Un jour dans la fusillade, galopant à l'inconnu;
Nous marchions en cavalcade, tu étais mon camarade,
Celui que j'aimais le plus,
Celui que j'aimais le plus.
Un cavalier par bravade, des siens le plus résolu
Me porta son estocade. Ce fut toi mon camarade,
Ce fut toi qui l'a reçue,
Ce fut toi qui l'a reçue.
J'ai vengé l'estafilade que ce coup t'avait valu,
Mais très tard dans la nuit froide, j'ai pleuré mon camarade
Près de son corps étendu,
Près de son corps étendu.
Je suis ma route maussade et je chevauche sans but.
Au hasard d'une embuscade, j'ai perdu mon camarade.
Je ne rirai jamais plus,
Je ne rirai jamais plus.
Prince écoute ma balade et mon appel éperdu.
Prie le dieu des cavalcades de placer mon camarade
A la droite de Jésus,
A la droite de Jésus.