xD
je sais... je sais... je dit faire mon dernier sujet, mais comment?! commennnnt???? comment s´empêcher de revenir sur ce forum haut en couleur et en humeur :p
hum. bref. je suis actuellement en train d´écrire une autre fiction (que voici) et m´est alors venu l´idée de vous la présenter, afin que vous me dévoiliez votre avis sur le sujet.
cette fiction n´a pas vraiment de rapport avec ff7, si ce n´est un univers fantastique, peuplé de magie, d´invocations, d´alliances, d´armées.
si c´est trop HS pour parkko, let´s erase it ^^´
bon eh bien, je vous laisse sur ces quelques mots, et bonne lecture.
Chapitre 1 : le retour
Le temps était maussade, le ciel était couleur argentée, ponctué de masses sombres en divers endroits. Des nuages se zébraient d´un trait de lumière éblouissant et sonore, faisant apparaître par cette lumière vive et éphémère, l´église de Prontera. Un jeune homme, d´une quinzaine d´année, se dirigeait à pas rapide, vers le bâtiment. Son imperméable sombre le protégeait d´une bonne angine, et la capuche rabattue sur son visage ne permettait pas de distinguer le moindre de ses traits. Ses pas battaient le pavé, avec une cadence sévèrement imposée, par l´averse soudaine qui s´était abattue sur lui. C’est avec soulagement qu´il poussa enfin l´imposante porte centenaire d´enceinte. Faisant quelques pas à l´intérieur, il soupira longuement et se défit de son manteau. Ses pupilles de couleur grises, lançaient des regards ça et là, afin d´apercevoir âme qui-vive. Ne percevant aucun signe de vie, il se repoussa ses mèches de cheveux bruns, tombant en masse sur son visage, dévoilant ainsi un visage malicieux et encore trop jeune d´expérience.
La chaleur du bâtiment était réconfortante. il se défit de sa tunique et l´apposa à la première chaise venue. "Enfin de retour" se dit il. Il emboîta le pas, vers la salle centrale, droit devant lui.
Le couloir était d´aspect froid. Les murs de pierres vieux de plusieurs centaines d´années, avaient sûrement dus voir passer des dizaines d´apprentis comme lui. Le soyeux tapis de velours rouge accueillit ses pieds, et le guida jusqu´à son objectif. Il déboucha sur une salle toute en longueur, barrée de quelques bancs destinés à la messe. Il se dirigea sans plus attendre vers l´autel du fond, et se déroba à l´intérieur d´une porte cachée derrière une tapisserie. Il déboucha dans une salle d´aspect sombre, timidement éclairée par quelques chandelles, posées aux points cardinaux de la salle. On pouvait y distinguer quelques bibliothèques engorgées d´ouvrages, d´autres livres ouverts sur un bureau depuis longtemps disparu sous les documents. D’autres, encore vierges, accueillaient la cire fondue des bougies suintantes. Une personne était assise au fond de la pièce, à demi recroquevillée sur elle même, tournant le dos à son jeune visiteur.
-Hum hum.
Le personnage se figea soudainement, comme foudroyé sur place. il se retourna lentement, tout en gardant le regard fixé droit devant lui, comme si il s´attendait à se faire poignarder par un quelconque pillard d´une seconde à l´autre. Quand il tomba face à face avec le jeune homme, il se détendit soudainement, les bras lui en tombèrent. Il se leva lentement de son tabouret et fit quelques pas vers le visiteur. Une fois à quelques pas de lui, il réajusta grossièrement ses lunettes et écarquilla les yeux. Son visage se fit éclairer par les bougies à proximité, et le voyageur put enfin distinguer ses traits, émaciés. Il était bourru, quelques kilos de trop lui tombaient sur le coin du visage. Une barbe bien fournie lui entourait tout le collet, et son embonpoint passait par dessus sa ceinture, depuis longtemps disparue sous les amas de graisses indésirables.
- Evans? C’est toi Evans?
- c´est bien moi, je suis enfin de retour... lâcha-t-il dans un soupir de soulagement.
l´action se passa en une fraction de seconde. Le vieille homme leva le poing et lui abattit droit dans l´estomac, Evans se retrouva à genoux, à même la pierre, crachant la bile qui lui était remontée le long de la gorge. Il n´eut pas le temps de réagir que le moine lui envoya un coup de pied dans les cotes. Le jeune homme perdit l´appui de ses poings, et se retrouva allongé en croix sur le ventre, le souffle court.
- alors comme ça tu oses revenir, lui annonça le vieillard.
- qu.. quoi?
- tu oses revenir après avoir volé mes plus précieuses bouteilles de bourbon??
- .. hé.. hé hé
Le vieil homme, malgré son âge avancé, et ses cheveux gris se pointant, disposait d´une force dont nul ne pouvait se douter, et dont Evans se souvenait parfaitement. Le moine l´attrapa par le col de la chemise, et le remit debout d´une seule main. il lui posa une main sur l´épaule, et baissant les yeux, il vit que les plaies s´étant ouvertes sur l´abdomen du jeune prêtre étaient déjà cautérisées et avaient cessé de cracher leur liquide vermillon.
- Je suis heureux de te revoir gamin
J´ai lu. ![]()
C´est bien.
Nan sérieux, j´aime bien ton style d´écriture, c´est bien dit, et on a pas besoin de relire cinquante fois la phrase pour comprendre. ^^
Bonne chance pour la suite. :o
Encore une??? Mais bon c´est toujours un plaisir de te lire hanjynounet!
Bah pour le moment, on ne peut pas encore dire grand chose. Visiblement Evans est particulier, ce qui risque de l´entraîner dans un bordel monstre je présume.
Sinon j´aime toujours autant lire tes descriptions, c´est un régal^^
hell =)
fffana :p
merci pour vos commentaires
mais tu as raison, ff, on peut pas dire grand chose pour l´instant, alors je balance la suite tout de suite
Chapitre 2 : de mauvaises nouvelles
Un nouvel éclair traversa les nuages, accompagné de son éclatement sonore, quelques secondes plus tard. L’orage semblait se calmer peu à peu. Les cordes d’eau avaient laissé place à un fin filet, vaporisé par-dessus la capitale de Midgar, le seul continent encore aux mains des forces alliées. A travers un petit hublot, un moine regardait les changements climatiques, avec semblait-il un grand intérêt. Son regard se perdit dans le vide, l’esprit préoccupé, il se détacha de la fenêtre et fit quelques pas en arrière. Attrapant le dossier d’une chaise qu’il fit pivoter d’un habile mouvement du poignet, il se laissa tomber de tout son poids sur le frêle meuble. Il avisa l’étagère sur le coté, et en tira une bouteille poussiéreuse, aux reflets émeraudes. Il fit couler le liquide incolore dans un verra sale qu’il avait attrapé de son autre main, et le tendit à son hôte. A l’opposé de la table, un jeune homme, les cheveux tombants en de larges franges, devant des yeux d’un gris étincelant. Il portait une tunique blanche, cordée de filaments dorés aux coutures. Une veste ouverte sur son torse, recouvrait l’ensemble, habillant ses épaules de rouges, et ses bras, de longues manches blanches, aux ouvertures larges. Une ceinture de cuir marron foncé serrait à la taille, un pantalon blanc, ample, large aux chevilles, et couvert de deux runes mystiques, sur les cotés. Evans prit la boisson sans se faire prier, et la vida d’un trait, avant de claquer le récipient sur la table.
- Alors gamin, pourquoi es tu revenu ?
- arrête de m’appeler comme ça Thanero, je ne suis plus l’acolyte que tu as connu. Tu sais pourquoi je suis là.
Le vieux moine grogna, et se resservit une lampée d’alcool. Il reposa la bouteille sur la table en soupirant.
- Allons gamin, toi comme moi, savons que tu n’es pas de taille… dit-il en portant le verre à ses lèvres.
- Ça fait des années que l’on ne s’est pas vus et tu me juges au premier coup d’œil. Tu n’as vraiment pas changé, lâcha-t-il en croisant les bras. Donne moi des nouvelles des autres, dit-il sans détourner son regard, de l’étagère sur le coté.
Le moine parut surpris de cette question. Il posa son verre sur la table, une mine sombre imprimée sur le visage. Son apprenti connaissait cette expression, elle était de très mauvaise augure. Evans se redressa sur sa chaise. Attentif, il s’attendait à tout.
- Tu es le premier.
L’orage dehors semblait avoir laissé place à une légère éclaircie, filtrant à travers les masses cotonneuses. Quelques rumeurs quasiment inaudibles s’élevèrent de la capitale. La vie reprenait. Les enfants tentaient un regard au dehors, et évacuaient les battisses, pour se rejoindre en bande et commencer dans une jérémiades de cris aigus, une nouvelle partie de balle. Les marchands et autres forgerons, forts de leur expérience, ouvraient déjà leurs boutiques. On pouvait voir apparaître à présent toute une population émergeant des maisons. Quelques marchands étalaient le contenu de leur butin sur un linge propre, à même le sol. Tout en gardant une main sur leur hache, marteau, ou épée, au cas ou une personne s’intéressait de trop près à leurs objets. Potions écarlates, boucliers aux reflets dorés, épées gravées, exposées fièrement sur socles. Les guerriers aguerris étaient monnaie courante, et faisaient le tour des boutiques et des stands, afin de voir ce que proposaient aujourd’hui les forgerons et les marchands. Certains s’adonnaient au test d’une nouvelle épée, en faisant de grands moulinets, de la garde. Mimant un combat imaginaire avec un quelconque ennemi, en donnant de grands coups d’estocs dans le vide. La rumeur, devint un bruit, et le bruit devint une clameur. Le cœur de Prontera, une des dernières citées encore habitées reprenait vie.
Evans, encore adossé au dossier de sa chaise de cuir lacéré se remettait de la nouvelle. Le jeune prêtre se leva et fit les cents pas dans la réserve encombrée.
- Comment ça je suis le premier, ou sont donc passés les autres ?
Il n’eut pour réponse que le silence et le soupir prolongé du vieux moine.
- Réponds moi, cracha-t-il fermement. Tout en prenant appui sur la table de ses deux mains, il planta son regard dans celui de son ancien maître. Celui-ci tressaillit. Evans, avant, frêle acolyte, était devenu une montagne de charisme, une fois les années passées. Une aura bénéfique se dégageait de tout son être, et son vieux maître feignait ne rien remarquer, pour sauvegarder son orgueil.
- Réponds moi !
sa demande s’était changée en hurlement, tant la situation l’accablait. Sa phrase s’était terminée dans les aigus. Et lorsqu’il s’en rendit compte, il lâcha sa prise sur son maître et fit quelques pas en arrière, une mine défaite, imprimée sur son jeune visage.
- dit moi… Dit moi ou sont Taebin et Rinali… balbutia-t-il.
![]()
pas mal pas mal :p
c´est le debut donc bon on peut pas trop dire de chose, mais bon c´est bien écrit sur sa y a rien a dire, poste la suite :D
Chapitre 3 : le regroupement
Le ciel était découvert. Quelques rayons de soleil timides filtraient à travers les branches d’un chêne épais, jusqu’à atterrir sur le visage d’un jeune homme assoupis, au pieds de la souche. Soudainement surpris par la clarté planante, il ouvrit lentement les yeux, tout en poussant un grognement de dépit. Tout en retrouvant ses esprits, il porta la main devant les yeux, pour chercher un endroit abrité de cette agression lumineuse. Il avait le visage d’un adolescent. Des yeux d’une teinte noisette, cerclés d’un noir profond. Quelques mèches de cheveux bruns lui tombaient devant les yeux. Il les écarta d’un geste négligeant et se replongea dans sa stase sans plus attendre. Son corps était recouvert d’un vêtement d’un bleu profond. Ses habits gardaient le souvenir de nombreux combats qu’il avait livré par le passé. Une entaille au mollet droit, une manche à moitié déchirée, une plaie pas encore bien refermée sur la pommette. Il croisa les bras sur sa poitrine, et enfouit le menton dans son écharpe de la même couleur. Tout était si calme autour de lui. Il se délecta de ce moment et s’avachi un peu plus, le dos appuyé contre le tronc centenaire. Le monde basculait. Tout paraissait différent, et alors que sa conscience s’enfuyait, une voix retentit au loin. Une voix puissante. Il fit l’effort de décortiquer les syllabes qu’il percevait inconsciemment. Elles se répétaient et s’intensifiaient, dans un écho tourbillonnant… quel ennui… pensait-il.
- Taebin. Taebin !
Au bout d’un effort qu’il jugea transcendantal, le garçon ouvrit les paupières, et découvrit devant lui, une femme, une jeune femme. Campant ferme, dans une position qui dénotait une certaine notoriété, ainsi qu’une autorité apparente. Les deux mains posées sur les hanches, elle le fixait, sans pouvoir réprimer un léger sourire du coin de la bouche. Elle portait une veste de cuir marron, bordée de fourrure au col ainsi qu’à la naissance des manches. Un foulard d’un rouge intense entourait son avant bras, et flottait au gré du vent. Sa poitrine apparaissait saillante, à travers un tissu, supposé anciennement blanc, qui donnait plutôt un aspect poussiéreux et ancien à présent. Un cordage noir traversait son torse en diagonale, pour aller attacher dans son dos, un carquois ainsi qu’un arc, rodé d’expérience. Une large ceinture de cuir à la sangle de métal attachait son short court à sa taille. Un dénoué de courbes effilées, entraînaient le regard des hanches incurvées, vers ses pieds fins, pris dans des bottes de cuir montantes. Une épaisse chevelure blonde entourait un visage angélique, de fins traits, un nez aquilin, et des lèvres pulpeuses ne manquant pas de reflets humides. Lorsqu’elle vit que le jeune homme la regardait de la tête aux pieds, une moue apparut sur le coin de sa bouche, et elle lui donna un gentil coup sur l’épaule, pour le sortir de sa contemplation.
- Hey, te gênes surtout pas !
Le garçon fit mine de masquer sa gêne, et repris d’une voix chevrotante.
- Hum bon… euh, qu’est ce qu’il y a Rina ? Lâcha-t-il.
- Tout le monde t’attend. Ne fais pas mine de ne pas savoir.
- Hmm j’arrive. Laisse moi une minute.
- ne traîne pas, sinon je m’occupe de toi.
La jeune sniper partit sur cette remarque, d’un pas presque dansant. Elle s’éloigna du chêne, et se dirigea vers une modeste battisse sur le coté. Taebin se surprit à laissait voleter son esprit, à travers les courbes langoureuses de la jeune fille, lorsqu’elle disparut dans l’encadrement de la porte, il fut comme rappelé à la réalité, et se secoua la tête pour se donner un nouvel élan. Il se leva enfin et étira longuement ses muscles engourdis. D’un regard aux alentours, il contempla ce qui avait meublé toute sa vie. Un petit lieu de paradis appelé Payon. Une ville reculée, vivant à moitié dans les herbes. Les maisons laissaient place à des cabanes. Les arbres venaient ci et là comme bon leur semblait dans le village. Le ciel était obscurci d’un épais feuillage, qui laissait filtrer par endroit un fin trait lumineux. Le tout restait calme, et harmonieux. Un concert naturel se formait, par la sonorité des remous du fleuve proche, et par le bruissement des feuilles, dans la brise matinale. Un peuple en accord avec la nature. Il était là à ses débuts, et il pensa que si il devait mourir aujourd’hui, il serait heureux d’avoir vécu ici et pas ailleurs. Il remonta d’un pas léger vers le nord du village, et passa l’embrasure par laquelle Rinali avait disparue quelques minutes plus tôt. Une douce chaleur vint se frotter à sa peau. Une lumière ambrée l’accueillit, dans une pièce de rangement. De forme rectangulaire et longue de quelques mètres, étaient entreposés ici divers équipements. Armures, armes, potions, ainsi que quelques ornements décoratifs. Le tout était disposé en ligne, sur des socles solides de bois, étagères, et autres armoires. Dans le coin gauche de la pièce, avait été aménagé un bar, ou un homme d’une quarantaine d’année s’employait à essuyer quelques verres traînants. Sur l’étagère au dessus de lui siégeaient fièrement quelques bouteilles des alcools les plus rares du pays. Ces boissons étaient vendues comme procuratrices de courage, et avaient un succès fou auprès des guerriers itinérants. Le jeune garçon traversa la pièce, pour atteindre la porte sur le mur opposé. Le barman, le connaissant depuis des années, lui adressa un léger hochement de tête pour le saluer, et pour l’appuyer en même temps. Lorsqu’il eut atteint la lourde porte de bois épais, cerclée de métal, il appuya un regard au vieil homme, et s’engouffra dans l’ouverture. Ses bruits de pas se répercutaient longuement sur les parois abruptes qu’il longeait. La porte avait donné ouverture sur un petit couloir, terminé par un escalier, qui l’emmenait dans des profondeurs alarmantes. Il entendait sa propre respiration, revenir à ses oreilles. Une certaine anxiété naquit en sa poitrine, mais il la réprima sauvagement en se donnant un coup de poing non modéré dans l’estomac. Après tout, ce n’était pas la première fois… Les parois se resserraient sur lui à mesure qu’il avançait dans les cavités rocheuses. Il atteignit finalement une autre porte. Faite d’un bois blanc pur, elle donnait naissance à quelques filigranes de bois clair, en sa longueur. Une poignée de métal artisanal, illustrait une tête de lion, à la courbure sauvage, montrant les crocs. Il la saisit d’une poigne de fer et tira dessus d’un geste brusque. Le battant s’ouvrit avec fracas, et donna accès à une pièce gigantesque. Toujours faite de la même matière granuleuse, elle abritait de nombreuses personnes. Plus d’une cinquantaine. La caverne avait été aménagée en lieu de vie. Certaines personnes s’étaient nichées contre les murs, pour s’adonner à une petite sieste, d’autres siégeaient autour d’un feu de camps, tout en jouant bruyamment aux cartes. Dans l’air, planait une nervosité apparente. Une grande partie des gens restaient immobiles, le regard dans le vide. Lorsqu’ils entendirent l’entrée de Taebin, tous les bruits cessèrent. Les assoupis se redressèrent. Les joueurs jetèrent leurs cartes. Les nonchalants subirent un coup de fouet mental, qui leur fit porter le regard sur le jeune homme, maintenant avancé devant eux tous. Un silence planant s’installa dans la foule. Rinali prit place aux coté de Taebin, et croisa les bras avec animosité. Alors que celui-ci toisait chacun de ses hommes du regard, il sortit une dague de métal noir, et hurla en la brandissant au ciel.
- POUR LA GUILDE !! !
Une foule entière reprit son cri dans un déchaînement vocal assourdissant. Le sol de la caverne tremblait à présent de cette vocalise groupée, et chacun savait que leurs cris se répercutaient jusqu’à la surface. La guilde des guildes arrivait…
merci de ta lecture khlaine ![]()
c pas mal on prend plaisir a lire
tant mieux ^^
Trop long ! 
naaaa :O feignasse!
^^´
Chapitre 4 : le choc
Toute la guilde était sortie de sa tanière et s’était rassemblée aux abords de Payon. Taebin passait en revue chacun de ses compagnons. Tous ces combattants, dévoués, prêts à se battre jusqu’à la fin… Il prit brusquement conscience qu’il avait en face de lui l’œuvre de toute sa vie. Tous ses amis, rencontrés aux fils des ans. Tant de souvenirs. Ils allaient aujourd’hui croiser le fer, se lier dans le sang. La dernière des batailles peut-être. Malgré le poids de la situation, tous affichaient un visage serein et confiant, misant tout ce qu’ils avaient sur leur chef. Certains avaient déjà sortis leurs armes, et s’échauffaient le poignet en faisait quelques moulinets. D’autres révisaient leurs sorts, accroupis dans un coin, en murmurant quelques paroles inaudibles, et en mimant la gestuelle appropriée. Les plus expérimentés n’en étaient pas à leur premier affrontement, et discutaient tranquillement, tout en sachant que ce serait peut-être leurs dernières paroles. Ils avaient acquis ce qu’on appelait communément « le goût de la mort ». Cette fameuse expérience qui nous fait prendre conscience de notre force, qui nous fait cesser de trembler devant la vue du sang. Ce courage intérieur, cette explosion téméraire et enragée, qui nous transcende une fois sur le champ de bataille. Des bourrasques de vents balayaient la place et faisaient onduler l’herbe au sol. Un autre orage s’annonçait, Les arbres se courbaient sous la force des fouets immatériels. Mais la guilde ne bougeait pas d’un centimètre. Chacun, attendant un ordre de Taebin. Le jeune garçon pesait chacune des secondes passées, attendant le moment propice, pour lancer son groupe dans la lutte acharnée. C’est lorsqu’il leva un bras, pour réclamer le silence, que tous s’immobilisèrent. Le vent lui-même se calma brusquement, comme dompté par le charisme du chef de la guilde. Aucune respiration n’osait se manifester, tout mouvement devenait prohibé. C’est d’une voix calme et d’un sourire enjoué qu’il annonça ses ordres.
-eh bien… allons y.
Le vent tournait. Un homme, assis sur quelques marches de pierre blanche, leva le regard au ciel, pour observer les changements météorologiques. Après un long soupir, il enfouit son visage dans son col de veste et se dégourdit les doigts avec quelques exercices de sorts. Evans se posait des questions. Le regard dans le vide, il se remémorait les dernières paroles de son maître. Elles trottaient dans sa mémoire, comme un filet de fumée informe, et se modifiant constamment. Elles résonnaient en son for intérieur, avec une distance incalculable.
- Taebin… il a décidé de…
- quoi ? dit moi tout vite ! S’impatienta-t-il.
- il veut… libérer… il veut le libérer, souffla le vieux moine.
- … tu es sérieux ? dit-il, un soupçon d’incrédulité et de désespoir dans la voix.
- il fait ça pour nous tous. Il s’est passé beaucoup de choses en ton absence.
Evans se cala le menton entre les paumes de main, et se frotta consciencieusement les tempes. C’était de la folie se répétait-il, de la pure folie… finalement il n’avait pas changé. Il se leva du seuil des marches, et dépoussiéra rapidement ses vêtements, de quelques coups de mains énergiques. Il pivota sur lui-même, et fit face au gigantesque bâtiment se dressant devant lui. Se cassant la nuque pour espérer voir le sommet de ses tours, il sourit timidement. Voila qu’un homme se dressait enfin face au titan de béton. Cela lui ressemblait bien finalement.
Le bâtiment aurait pu être qualifié de monument, tant il paraissait ancien et poussiéreux. Des tonnes de gravures enluminaient sa face droite, et sans défauts. Quelques statues polies par le temps gardaient fièrement l’entrée. Les quelques marches sur lesquelles se tenaient le prêtre, se prolongeaient plus haut, en un tapis de pavés de marbre, jusqu’à atteindre la porte massive en bois, croisée de métal, mesurant plusieurs mètres de hauteur. Une gigantesque rosace avait été formée à l’aide des arceaux de fer, représentant quelques anges gracieusement inclinés afin de former une symétrie parfaite, tout en respectant la forme ronde de l’œuvre. La représentation était d’une ironie parfaite, sachant ce que la place abritait maintenant. Evans sentit le sang battre en ses veines. Toute cette excitation lui rappelait les croisades anciennement menées, ces compagnons à ses cotés. Il se retourna vers l’allée de pierre, tournant le dos au bâtiment, et murmura dans un souffle quelques paroles.
- à nous deux.
Toujours dans sa sombre pièce, bordée d’armoires en acajou, Thanéro venait de déboucher une nouvelle bouteille. Il fixait la lueur tremblante des flammes de bougies blanches d’un air absent. La machine était lancée pensait-il. Quand ces deux là allaient se retrouver… il s’interrompit dans sa pensée, et vida son troisième vers d’un trait. Il se replongea dans sa réflexion, et ne préférant pas aller plus loin, prit la bouteille au goulot et la vida d’un trait.
Rinali marchait avec ses compagnons. Elle jetait quelques regards discrets à travers les rangs de cette marche silencieuse et solennelle, pour apercevoir quelques unes de ses connaissances. Le premier sur lequel elle se fixa était Vedd. Il accompagnait les pas du groupe, avec une certaine détermination. Le visage haut, ses yeux d’un vert intense, braqués droit devant lui. Sa chevelure était ternie par le ciel assombri, mais laissait quand même paraître quelques reflets d’un blond éclatant. Revêtant lui-même l’habit des prêtres, il s’occupait les mains, en faisant ces quelques tours de passe passe pour lesquels il était devenu très connu dans la guilde. D’une nature enjouée, il ne refusait jamais de mettre une bonne ambiance au sein du groupe. Ses pouvoirs effrayants n’avaient dès lors jamais étés remis en question, et ne méritaient aucune démonstration, tant une aura de magie diffuse s’étendait autour de lui. Même les plus grands pratiquants se refusaient à un affrontement avec lui. Lorsqu’il aperçut le regard de la chasseresse sur lui, il lui adressa un sourire chaleureux ainsi qu’un clin d’œil complice. Elle lui rendit un sourire et tourna la tête aux alentours. Ils marchaient en pleine rue de Prontera. Leurs pieds battaient le sol avec un bruit sans retenue. L’armée était en marche. Les rues d’habitude pleines à craquer étaient à présent désertées. Certains auraient pu croire que c’était à cause de l’orage menaçant, mais il était évident que tout le monde se doutait ici, que quelque chose de grave allait se produire dans les heures qui suivraient. L’instinct avait prit le dessus sur la raison, et sentant la menace proche, les habitants s’étaient cloîtrés chez eux, tentant parfois un regard timide à travers une vitre. Rinali, tout en accélérant la cadence, rejoignit Taebin, en tête de file. Celui-ci avançait tranquillement. Malgré la nature de l’objectif, il avait toujours su garder un sang froid exemplaire, ce qui inspirait à tous ses subordonnés, cette confiance interne. Ses longs vêtements bleus en lambeaux flottaient derrière lui, au rythme du vent. Rinali s’avança vers lui, et sortit son arc, pour en ré ajuster la corde principale.
- Alors… on y est presque. Tu es sur de ce que tu fais ? L’interrogea-t-elle, tout en tordant son arc, pour tester sa flexibilité.
- Je n’ai jamais été aussi sur.
- Finalement, on aura passé nos meilleurs moments tous ensembles, soupira la jeune femme.
- A t’entendre, on dirait que l’on ne va pas s’en sortir, releva-t-il.
Elle se tourna vers lui, et contempla son visage. Il affichait un sourire à présent emprunt de détermination. Il était évident pour lui qu’ils allaient réussir. Rinali saisissait à présent toute l’importance de la force d’esprit d’un chef. Taebin était devenu impressionnant, pensait-elle.
- …qu’est ce qu’il y a ? Lui dit il en remarquant son air.
- euh.. ri.. rien bégaya-t-elle timidement.
- ne t’inquiète pas, tout se passera bien.
Ils arrivèrent en vue du château. Le ciel était à présent dans les teintes grises. Les nuages tourbillonnaient, se mélangeaient, se transformaient, chargés à bloc de cette pluie qu’ils n’allaient pas tarder à lâcher sur ce pauvre monde. Lui, qui par le passé resplendissait, donnait à présent une vision de chaos et de misère. Le château se faisait furtivement éclairer par les trames lumineuses qui parcouraient à présent les masses cotonneuses, dans un grondement sonore et vibrant. Taebin s’engouffra dans l’allée principale de pavés, donnant accés au batiment, suivit des quelques dizaines d’hommes qui l’avaient suivis depuis le début. On pouvait à présent entendre au sein du groupe, le raclement des lames, tirées hors de leur fourreau, le réajustement des armures, le bandage des arcs, ainsi que les prières de certains. Taebin se stoppa net, suivit instantanément de toute la guilde. Un homme se tenait assis sur le bord des marches. Enveloppé dans les pans de sa veste large, il donnait l’image d’un gardien, venu se dresser contre leur futile rébellion. Il se leva. La colère du ciel se tu, les nuages s’immobilisèrent. La tension était palpable, à fleur de peau. Tout était à présent calme, plus aucun bruit, néanmoins, la menace se sentait proche, comme dans l’œil du cyclone. Le sang de Taebin et de Rinali ne fit qu’un tour. Ils se figèrent sur place. Tout en s’appuyant sur les genoux pour se relever, et levant une main devant lui, Evans prononça d’une voix légère
- En garde…
lisez si vous avez le temps ![]()
Ouch, le probleme avec toi c´est que tu post plein de chapitre d´un coup :O
Mais je lirais, en meme temps que celle de momo ![]()
sympa
mais tu verras rylou, ça se lit vite ![]()
je persiste ![]()
J´imprime et je lis ça au chaud!
Sympa le vieux, frapper le gamin pour quelques bouteilles...
Pour le moment, j´aime bien les descritpions mais je commenterai demain une fois tout lu! ![]()
Bonne continuation!
(et Project 0 alors?
)
yo
tout d´abord merci de ta lecture
ensuite, project 0, le projet couve, mais je n´ai pas la volonté de l´abandonner
je pense le reprendre plus tard ![]()
allez faite que quelqu´un lise
![]()