FFIX est un excellent petit bijou de Square qui utilise un trame digne des premiers FF . Il ressemble peu au précédent,à part l´histoire d´amour et encore .
Ce qui m´a frappé le plus c´est ce charadesign enfantin mais génialissime qui nous permet de rêver . En effet d´après le titre, les FF devraient être tous fantastiques . Les intrusions des hautes technologies ne sont pas énormes, à peu près comme dans FFVI ce qui rend le jeu plus attractif . Rien que de voir la ville de Dollet et les monstres mécaniques me donnaient de l´urticaire . Cid est toujours à son poste d´ingénieur et ,même s´il est non jouable (comme dans FFVI
la scène où il sauve Celes et se retrouve mourrant sur un lit dans une chaumière abandonnée), il a acquis en charisme . Devenu Roi (Cid sigifie Seigneur en vieux castillan), il semble prendre en main les affaires du royaume, au détriment de son physique (enfin lui ne fume pas comme son homologue de FFVII) . Son escadron volant est bienvenu pour aider nos héros à affronter Shinryu (petit rappel de FFV) .
Tout semble rappeler d´ailleurs les anciens FF . Notamment le vieux Garland qui faisait office de Seigneur du Chaos dans FFI . Son introduction dans le jeu est un peu bizarre mais nous montre qu´il y a toujours quelqu´un qui tire les ficelles, Kekfa dans FFVI, Jénova dans FFVII . Son disciple, Kuja, se révèle être un ennemi redoutable, froid et vengeur . Signalons qu´il n´est pas seul dans sa quête ce qui fait enfin de compte l´un des ennemis les plus fragiles de tous les FF .
Le parallèle entre l´origine de Clad et Sephiroth d´une part, et Djidane et Kuja d´autre part, nous font entrevoir que souvent les pires ennemis sont dans la famille, ou qu´ils partagent les mêmes aptitudes .
Djidane est un être assez complexe, qui n´avoue que tardivement réellement son amour envers Dagga . Il a besoin de protéger les autres mais ne semble pas comment si prendre . Lorsqu´il apprend ses origines,il devient tout autre, et même si je ne trouve qu´il reste complexé,il devient lucide (le dialogue avec Garland est mémorable) .
La princesse Grenat di Alessandra a une histoire elle aussi mystérieuse, puisqu´il s´agit de la soeur d´Eiko l´Invokeuse, recueillier par la Reine Branet .Cette dernière assume son rôle jusqu´au bout de mère protectrice, envoyant Steiner à la poursuite de Grenat, puis reléguant le grenat permettant d´invoquer Bahamut à sa fille,par l´intermédiaire d´une femme qui a aussi du caractère .
Bibi est un personnage qui ressemble à Cait Sith mais son existence est encore plus dramatique . Alors que la machine diseuse de bonne aventure de FFVII se suicide pour aider ses amis, Bibi lui meurt un peu plus chaque jour .
Eiko est une mignonne petite fille,tenant cependant plus de Youffie que de Aéris en caractère .
Steiner est le modèle type du Chevalier protégeant sa Reine . Il me semble un peu ridicule avec son accoutrement mais il est diablement fort, surtout couplé avec Bibi.
Freija la dragonne a perdu l´amour de sa vie et a retrouvé en Djidane l´ami qu´elle avait croisé autrefois . Elle est très humaine sentimentalement parlant contrairement à Tarask .
Kweena est irrésistible en raison de ses attitudes humoristiques . Qu´elle mange en paix les monstres parce que sa langue baveuse ne m´inspire pas confiance .
Les villes sont richement décorées et au moins ne se traversent pas en 5 minutes . La musique de Tréno reste un must .
Le bestiaire de FFIX est très riche, entre des Behamels tueuses et chocobos tous aussi mignons . Quant aux boss, ils peuvent donner du fil à retordre . Les mogs ont une quête à eux qui est divertissante . Le quizzeur-fou Raitime est délirant tandis que Lovecraft et Gaia attendent tais dans un coin pour nous trucider vertement .
L´on ne peut finir le commentaire sans parler des invocations et du fabuleux jeu de cartes, beaucoup passionnant que le Triad de FFVIII . Quant au système de jeu, il est clair qu´il ressemble à celui de FFVI avec FFVII qui est passé par là i.e. les armes,armures et mêmes accessoires permettent d´apprendre des compétences très diverses et les compétences restent acquises .
Voilà 