J´ai oublié !! !!
Merci ô fidèle lecteur !! ! ^^
de rien^^ merci à toi d´écrire plutôt (j´aurais toujours la flemme de faire plus de 2 pages soignées
,il en faut du courage )
C´est cool le kendo, j´y ai été initié par une espèce de samouraï l´été dernier^^
"une espèce de samourai" ? xD
Un type bizzare, sympa et un peu inquiétant!
Un japonais, dernier descendant mâle d´une famille de samouraïs (son grand malheur et de ne pas avoir eu de fils, j´ai un peu été son fils spiritueux xD), qui enseignait plusieurs arts martiaux (je crois que son grade au kendo était le sixième).
Il m´a offert un joli sabre en bambou, mais je me suis pas entrainé depuis.
elle est cool ma vie, hein? ^^
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Chapitre 7
Chapitre 7 : Le Taï-Kaï
Les paupières d’Okito se soulevèrent lentement, le jeune homme sortait tout doucement d’un profond sommeil. Le corps tout endolori, il se hissa péniblement pour tenter de situer où il avait atterri. Ses yeux encore tout embués de fatigue mirent un certain temps avant de s’accoutumer à l’obscurité des lieux et de lui permettre de discerner les alentours.
Il sentit que sa main droite était retenue contre une paroi rocheuse par ce qui semblait être un anneau de fer, rouillé et froid. Celui-ci l’empêchait de se relever et maintenait le samouraï dans une position très inconfortable, sa main devant rester en l’air et son corps assis, adossé contre la paroi ou à genoux, la main en arrière.
Okito tenta de libérer son membre prisonnier avec celui qu’il lui restait de libre mais il avait beau forcer, rien n’y faisait. Finalement, il décida d’abandonner ces efforts inutiles et observa les alentours. Apparemment, il était seul, retenu prisonnier au fond d’une grotte humide, vu l’eau qui filtrait des parois et glissait sur celles-ci, formant ainsi des petits ruisseaux luisants qui faisaient miroiter la roche dégoulinante.
En face de lui se trouvait l’entrée de la grotte, suffisamment large pour éclairer celle-ci entièrement et éblouir le prisonnier. Elle était la principale source de lumière.
Juste à gauche de l’entrée, il y’avait une ouverture sur une autre partie de la caverne, invisible aux yeux du samouraï.
Et à sa droite, tout au fond de la grotte, Okito distingua une sorte de rivière dont la consistance lui échappait totalement. Elle rayonnait et illuminait les lieux d’une douce lumière plus ou moins verte, projetant ainsi des ombres mouvantes lumineuses sur les murs de pierre. Ce curieux phénomène était très beau à voir. “Magnifique” même, pensa Okito.
Enfin, à sa gauche, juste à côté de lui et dans le coin de la caverne, se trouvait une petite source retenue dans un creux formé sur une sorte d’autel naturel de pierre. Okito eu plus la vision d’une minuscule fontaine, ou plutôt même, d’une flaque dans laquelle reposait un liquide rouge lumineux qui lui rappela étrangement, tout comme la petite bille verte dans le Da Chao, le bijou de Tsumiki.
Okito se pencha un peu plus, tout du moins, autant qu’il lui était possible, et observa le fluide étincelant. Sa surface était immobile, aucune ride ne la parcourait, et elle semblait solide, comme parsemée de minuscules cristaux.
Intrigué, Okito tendit sa main libre et plongea ses doigts dans le curieux liquide pour en sentir la consistance. La première couche ressemblait à une sorte de pâte visqueuse et collante alors qu’en dessous, le liquide était fluide et gelé.
Okito retira ses doigts de l’étrange mixture. Celle-ci dégoulinait dans sa main et un frisson parcouru le samouraï.
C’est alors qu’une voix, s’adressant à lui, le fit sursauter.
- Tiens, tiens ! Voilà notre seigneur de réveiller, un jeune homme aux cheveux rouges s’amusa-t-il de lui.
Il se tenait dans l’entrée, accompagné d’un autre homme, grand et mince aux cheveux courts et dont des mèches tombaient sur ses yeux, d’un noir de jais tout comme sa chevelure. Ils se tenaient tous deux faces à Okito, dans la lumière. Celle-ci éblouissait le jeune homme, contraint de lever les yeux vers ses geôliers. Il reconnut l’homme avec lequel il avait combattu avant l’incident de son père.
Tandis que l’homme aux cheveux bruns se tenait placide, le visage dénué de toute expression, son compagnon à la chevelure enflammée semblait ravis de se trouver ici, en situation de supériorité devant le dernier Ichigawa. Un léger sourire moqueur flottait sur ses lèvres et l’une de ses mains reposait sur sa hanche tandis que l’autre ceinturait la taille d’une jeune femme. Elle était retenue par cette étreinte, contre le ninja et ses mains étaient liées par une chaîne dont l’extrémité était enfermée dans la main du jeune homme. Elle semblait être du même matériau que l’anneau qui retenait prisonnier Okito.
Celui-ci reconnut Tsumiki et fusilla du regard son détenteur. La jeune fille quant à elle, avaient les yeux gonflés et rougis.
- Okito ! S’écria-t-elle quand elle eu reconnut son amant.
Okito était fou de rage, mais paradoxalement, il était également soulagé de savoir la jeune femme en vie.
- Okito, reprit-elle, ils... ils ont tués Otaka ! Et... et mon père... tout le monde..., sanglota-t-elle avant que de nouvelles traînées transparentes et salées ne reviennent glisser sur ses joues tremblantes.
- Ferme-la ma donzelle ! Jeta le ninja à l’adresse de sa captive, il n’y a pas que nous qui tuons. Ton compagnon, car c’est bien ton amant n’est-ce pas, n’est guère mieux.
- Surtout quand il s’agit de la mort d’innocents, ajouta-t-il en lançant un sourire goguenard à Okito.
Tsumiki questionna du regard celui-ci, mais Okito resta impassible.
Le ninja s’empressa donc de préciser avec ravissement, la mort de quelques habitants du village, reconnue comme étant le forfait du samouraï par leurs espions, ainsi que la mort d’Iko qui fut également endossée à Okito.
- Un vrai tueur, apprécia le ninja, ironique.
- Okito non ! s´effondra la jeune fille indignée, tu m’avais promis de ne plus tuer d’innocents !
- Salaud ! s’emporta le jeune homme, les dents serrées, jamais je n’ai tué Iko !
- Tu l’as abandonné, c’est pareil.
-...
Okito n’avait pas abandonné Iko mais il n’avait pas pu le sauver, il en était conscient. D’autant plus qu’il se souvenait de ses yeux suppliants auxquels il n’avait pas répondu, enfermé dans sa fureur et sa folie.
- pff tu ne dénies même pas. Aurais-tu honte de tes crimes à présent ? Cette fille te fait vraiment tourner la tête mon pauvre, s’amusa-t-il encore de sa proie.
Pendant un instant, il fit un signe de tête à son compagnon qui lui répondit de même et disparut par la pièce adjacente à celle où ils se trouvaient.
Puis le ninja se retourna vers Okito et se présenta à lui, maîtrisant au mieux sa détenue qui se débattait dans ses bras.
- Tu dois te demander ce que tu fais ici, toi et cette fille, tu le sauras bien assez tôt ne t’en fais pas. L’homme que tu viens de voir sortir et moi-même, appartenons au Taï-Kaï. De tous les assassins que constitue notre organisme, je suis le plus haut placé, déclara-t-il avec une pointe d’orgueil dans la voix, c’est moi qui dirige et à qui sont confiées toutes nos missions.
Il s’approcha un peu plus de lui et le regarda de haut, tout en se penchant doucement vers son visage, un sourire malicieux se logeant sur ses lèvres.
- Cela fait un bout de temps que je t’observe Okito Ichigawa. Je ne suis pas mécontent de t’avoir enfin à ma portée.
Dans ses yeux, Okito crut discerner le même plaisir sadique que lorsqu’il avait combattu avec lui dans le Da Chao.
Le ninja se releva et jeta Tsumiki sur le samouraï tout en gardant à la main, la chaîne qui la retenait prisonnière.
- Qu’ils sont mignons ! Huhu ! Je suis Kyo Hokawa, reprit-il, et mon compagnon, Tsu, qui ne devrait pas tarder à revenir d’ailleurs, s’occupe avec moi des missions que nous confie notre chef. Chef qui lui fait plus confiance qu’à moi. Aller savoir pourquoi, plaisanta Kyo en plaquant sa main contre sa tête, feignant la déception d’un enfant.
Il resta silencieux pendant un court instant, l’air ailleurs, puis, de nouveau, il se retourna vers ses deux prisonniers.
- Félicitations, tu as découvert le petit secret de ses chers Kisaragi. Surpris, hein ? On peut dire que vous, les samouraïs, vous êtes fait totalement ratatiner hé !
Ces paroles firent remonter en mémoire sa découverte à Okito. Juste avant qu’il ne sombre dans le sommeil. Ce qu’il avait trouvé dans cette caverne, caché dans le coffre, l’avait totalement stupéfié. Il avait été loin de s’imaginer une telle chose. Quand il avait soulevé le boîtier, il avait pu trouver des centaines, des milliers de petites billes comme celle du ninja ou celle de Tsumiki. Le coffre en était rempli et il brillait intensément de toutes ces petites lumières. Il y en avait même de couleurs différentes, des vertes, en majorité, des bleue-grise, des roses, des jaunes. Mais pas une seule rouge comme le fameux bijou de sa famille.
Okito avait déduit de cette trouvaille, que c’était grâce à ces petites billes que les ninjas pouvaient utiliser leur “magie”, car il s’agissait bien de pouvoirs surnaturels.
- C’est grâce à cela que nous pouvons utiliser la magie, expliqua Kyo pour confirmer ces pensées, comme s’il avait lu dans celles-ci.
- En fait, il s’agit de “matérias”. Voilà ce que devient l’énergie spirituelle de cette planète lorsque, au cours des siècles, elle se cristallise.
- ...énergie... spirituelle... ?
- ffu, tu ignores tellement de choses, sourit le ninja amusé, comme tellement de monde d’ailleurs.
Il soupira, et se retourna bien vite car par la salle où avait disparut Tsu quelques instants plus tôt, venaient de surgir trois nouvelles personnes, suivies de Tsu lui-même. Parmi les nouveaux arrivants, Okito reconnut le ninja qui l’avait capturé ainsi que le chef des Kisaragi, Misachi Kisaragi lui-même. Quant au dernier, il ne le connaissait pas, ni ne l’avait jamais vu. Kyo s’agenouilla devant l’inconnu en question et, une fois que l’homme lui ai ordonné de se relever, il se plaça aux côtés de celui qui devait être son maître, pensa Okito. L’homme confirma son raisonnement lorsqu’il s’adressa au samouraï.
- Voilà à quoi ressemble notre “esprit”, le plus doué des Ichigawa et de tous les samouraïs ! Même lui a succombé aux matérias, fit-il l’air satisfait en observant son prisonnier avant d’expliquer directement la situation à ce dernier.
Mais avant cela, il se retourna vers le chef des Kisaragi et le ninja qui l’accompagnait, le fils de ce dernier. Il les congédia, leur faisant savoir que tout leur serait expliquer quand ils en auraient fini avec leurs prisonniers. Puis il se retourna vers Okito.
- Je suis le leader du Taï-Kaï, fils de son créateur et te voilà dans l’une des grottes qui forment notre repère au travers des vastes montagnes d’Utaï.
Tu dois probablement te demander pourquoi nous t’avons fait prisonnier et retenu dans ce lieu n’est-ce pas ? C’est tout à fait normal et tu as bien le droit de savoir ce à quoi tu nous es destiné.
Comme je n’ai pas envie de parler, je vais laisser mon cher Kyo t’expliquer tout cela, fit-il en se retournant vers le jeune homme aux cheveux de braises.
Kyo soupira et obéit.
- Je t’ai déjà expliqué ce qu’étaient les matérias, maintenant, je suppose que tu as fait le rapprochement entre celles-ci et une certaine pierre rouge appartenant à cette demoiselle.
Tout en prononçant ces paroles, il tira sur la chaîne reliée à Tsumiki et attira la jeune fille à lui. Il se saisit du pendentif qui ornait son cou et le suspendit au-dessus du visage d’Okito.
- Cette pierre est également une matéria comme tu t’en doutais sûrement, mais ce n’est pas n’importe quelle matéria, les rouges sont très rares, celle-ci est la première que nous découvrons. Dire que vous ne saviez même pas ce qu’elle représentait alors qu’elle était en votre possession ! A vrai dire, seul nous, le Taï-Kaï, savons ce que représentent ces matérias rouges.
Chaque matéria est déterminée par sa couleur. Les vertes, les plus courantes, permettent d’utiliser la magie de base comme le feu, la glace ou... le sommeil par exemple, ajouta-t-il malicieusement, il en existe des milliers par delà le monde. Les jaunes permettent différentes commandes, grâce à elles, il devient possible pour n’importe qui de faire des actions dont il n’aurait pu être capable sans leur possession. Quant aux bleues, elles s’utilisent toujours avec une matéria de magie, elles la complètent en quelque sorte. Enfin, les roses donnent un “état” à son utilisateur. Je sais, tout cela doit paraître abstrait pour toi, mais tu dois avoir compris que les rouges sont les plus intéressantes ! Celles-ci permettent d’invoquer un esprit très puissant !
Kyo leva la bille en l’air et la regarda d’un air avide et rempli de satisfaction.
- Je te présente Léviathan ! Dieu des mers et Seigneur incontesté d’Utaï, veillant sur cette île depuis des siècles !
Okito avait du mal à comprendre tout ce que venait de dire Kyo mais il avait bien saisit que les matérias étaient de véritables outils de mort, surtout celle qu’était en train de lever au plafond le ninja. Celui-ci calma son enthousiasme et refit face à Okito.
- Utaï regorge de matérias, vous, les samouraïs ne connaissiez même pas leur existence !
Ceci le fit rire de bon cœur.
- Je me demande même si vous les auriez utilisées, vous et vos “codes d’honneur” !
Les Kisaragi ont réussi à pratiquement toutes les regrouper, notre alliance devenait inévitable contre un ennemi commun. Ennemi qui mérite bien son sort puisque ce sont les Ichigawa qui ont déclaré la guerre ! Tout cela pour garder le pouvoir, siffla-t-il, mauvais avant de reprendre.
- Nous nous aidons mutuellement. D’autant plus que nous en savons bien plus sur les matérias. Il existe une grande ville culturelle très développée sur l’un des continents à l’Est. Là-bas, Tsu, qui en est originaire, s’est bien renseigné car tous les chercheurs du monde s’y retrouvent pour faire des études approfondies sur les phénomènes étranges qui peuplent notre planète. Tsu nous a beaucoup appris. Les Kisaragi quant à eux, nous ont fournit des matérias. Bref, vous n’aviez dans tous les cas, aucune chance de ressortir vainqueur.
La tête révoltée d’Okito amusait beaucoup le ninja qui prenait un malin plaisir à sans cesse rabaisser sa famille.
- Maintenant que tu sais tout cela, tu vas pouvoir mieux comprendre en quoi tu nous es très utile mon cher Okito, reprit-il joyeusement comme si rien ne pouvait effacer cette joie vicieuse qui se répandait continuellement au travers de son être.
- Tu vois ce liquide étincelant juste à côté de toi ? C’est ce qu’on appelle une fontaine à Mako. Dans quelques siècles, la mako ou condensation naturelle de l’énergie spirituelle de la Terre, appelée “La rivière de la vie”, aura finie sa cristallisation et deviendra alors une matéria. Vue la couleur de celle-ci, ce sera une matéria d’invocation.
Les Kisaragi ne nous ont pas aidés sans raisons, ils veulent connaître le pouvoir de cette fontaine... Les imbéciles ! S’ils pensent que nous le leur dévoilerons ! Ils ne se doutent pas de la puissance qu’elle représente !
Le problème, cela étant dit, c’est qu’il faut des siècles à cette mako pour former naturellement une matéria. Mais...il existe un moyen plus rapide ! Précisa le ninja, au summum de sa perversité.
- Au cours de sa formation, une matéria d’invocation reçoit progressivement l’esprit d’un dieu, expliqua encore Kyo, mais si on arrive à placer directement un autre esprit dans cette mako, celle-ci sera “forcée” et la cristallisation sera plus rapide. Bref, tu vas former une matéria pour nous ! Ou plutôt, ton esprit va former cette matéria en interrompant le processus.
Mais pour que ton esprit ne rejoigne pas directement la rivière de la vie, comme tous ceux des défunts, il faut dans un premier temps, par un rituel, te rendre “immortel”.
Enfin, disons plutôt, rendre ton esprit immortel. Et l’immortalité passe par la mort...
Le rituel est assez simple, il faut que la matéria remplace ton corps, te serve de corps.
Elle devra abriter, accueillir ton esprit. Pour ça, il faut d’abord que tu... meurs...violemment !
Le sourire du ninja n’avait plus rien d’humain lorsqu’il prononça ces mots, il était incroyablement élargi et semblait se réjouir d’un plaisir défendu : goûter au délice de tuer.
- Tu comprends, reprit-il alors que le samouraï le fixait d’un regard noir et que Tsumiki jetaient des regards épouvantés vers son compagnon, ton esprit doit hanter les lieux.
Puis ton sang devra se mêler à la mako et finalement, être plongé dans la rivière de la vie qui constitue un flux d’énergie suffisamment puissant pour qu’un esprit emprisonné dans de la mako reçoive une partie de la “vie” qu’elle représente et recrée un être, immortel car dépendant aux flux spirituels ainsi qu’à la matéria elle-même. Cependant, nous n’avons jamais fait ça auparavant et nous ignorons si tout marchera comme prévu.
Kyo vit qu’Okito s’était retourné et observait la petite “rivière” qui coulait à sa droite.
Comme pour répondre à une question évidente mais restée muette, qu’il avait deviné de la part du samouraï, Kyo le réconforta dans ses pensées.
- Oui, c’est bien cela... La rivière de la vie ! Normalement, elle circule sous la croûte terrestre mais il arrive que, par endroits, elle fasse surface et se déplace ainsi à l’air libre.
Il resta songeur un instant et se retourna vers son maître et Tsu qui n’avaient pas bronché depuis leur arrivée, laissant à Kyo le soin de faire son exposé. Ce fut alors au chef du Taï-Kaï d’intervenir.
- C’est une chance inouïe que nous avons eu de trouver cette fontaine à mako ici. Elles sont si rares... Surtout celles d’invocation. Et maintenant, nous avons Léviathan !
Pendant la transformation, nous l’assimileront à la mako, couplant ainsi deux matérias.
Nous obtiendrons de cette manière une matéria à double esprit ! Bien plus puissante que toutes celles qui existent sur la Terre entière ! Nous serons les maîtres du monde !
Okito put voir ses yeux s’enflammer. L’homme avide de pouvoir sourit malicieusement, satisfait, et s’empara des armes de Kyo, deux katanas. Puis il retourna vers le jeune ninja et lui présenta ses armes. Ce dernier s’en accapara et, après avoir laissé Tsumiki à la garde de Tsu, se dirigea vers Okito.
- Je ne t’ai pas choisi au hasard pour servir d’ “esprit” à cette matéria, nous avions besoin de quelqu’un de très puissant. Et tu es le plus puissant des samouraïs de Utaï, cela sans même avoir à te servir de la magie...
- J’ ai beaucoup apprécié notre combat au Da Chao, reprit-il, aujourd’hui, je vais de nouveau savourer le plaisir de me battre contre toi ! Ne me déçois pas !
Kyo se saisit d’une clé et ôta l’anneau de fer, libérant ainsi le bras d’Okito.
Le samouraï se laissa tomber à genoux sur le sol et frotta son poignet endolori par l´étau. Puis Kyo se dirigea vers Tsu qui lui tendit un sabre pour l’Ichigawa. Revenant vers celui-ci, il lui offrit son arme.
Okito s’en saisit, presque´ à contrecœur. Tout ce que venait de lui annoncer le rouquin se bousculait dans son crâne. Ainsi, si les ninjas avaient besoin de lui, c’était pour créer une matéria. Matéria qu’ils ne pouvaient, sans son “sacrifice”, obtenir avant des siècles et matéria qu’il hanterait de son esprit, devenant lui-même cette arme meurtrière mais pas par sa propre volonté. Tout ceci le répugnait, il n’avait pas peur de la mort mais l’idée de servir d’arme au Taï-Kaï lui était insupportable. A leurs yeux, il n’était qu’un objet choisit pour atteindre le pouvoir absolu. Il observa la seule femme qu’il ai jamais aimé. La jeune fille lui lançait des yeux horrifiés. La main de Tsu était plaquée contre sa bouche mais elle suppliait Okito du regard de ne pas commettre de folies.
Le samouraï fixa son adversaire. Il allait combattre. En fait, il n’avait pas vraiment le choix et il devait tenter sa chance, au moins pour sauver Tsumiki. Qui sait, le Taï-Kaï le sous-estimait peut-être et les effets de la magie ne l’handicapaient plus autant que lors de leur premier combat. Et si jamais il devait mourir, il ne mourrait pas sans avoir combattu et tenté de défendre celle qu’il aimait. Mais surtout, il voulait tuer Kyo, il était pris d’un désir ardent d’éliminer cet homme qui lui procurait tant de rage et de haine. S’ils voulaient le tuer, il faudrait qu’ils donnent tout ce qu’ils avaient, car le samouraï ne comptait pas se laisser abattre aussi facilement.
Il se plaça en position d’attaque.
- Je savais que tu saurais te montrer docile, le nargua l’homme aux cheveux de braises.
- Tu as tout fait pour ça n’est-ce pas ? Et bien soit ! Qu´il en soit ainsi. Mais sache que quelqu’aurait été la situation, j’aurais combattu ! Je suis un samouraï, descendant de Seiko Ichigawa ! Ma vie, tu ne l’auras pas sans y mettre le prix !
- Mais je n’en attendais pas moins de ta part, apprécia le ninja narquois.
Dans un saut, Kyo ouvrit les offensives et plongea, ses deux katanas en avant, sur le jeune Ichigawa qui se protégea des lames avec le sabre qui lui avait été donné.
Le violent choc entre les fers produisit une étincelle et le ninja se jeta en arrière.
Cette fois-ci, ce fut Okito qui s’avança et qui plongea sur le rouquin. A chaque coup porté par les deux hommes, des crissements de lames se faisaient entendre, amplifiés tout comme leur cris, par la résonance naturelle de la grotte, et ils se déplaçaient dans tous l’espace que constituait celle-ci, faisant reculer l’un ou repoussant l’autre.
Toutes les attaques étaient parées par les deux combattants puis reportées mais aucun des deux hommes ne réussissait à blesser l’autre, ni même le toucher. Le samouraï et le ninja semblaient de forces égales.
Alors que le combat ne semblait plus s’en finir, ils se repoussèrent mutuellement à chaque extrémités de la caverne, essoufflés.
C’est le moment que choisit Kyo pour utiliser ses matérias. Okito comprit et se prépara mentalement à l’attaque magique qu’il allait recevoir. Mais la vive douleur de cristaux de glace entourant et gelant son corps lui échappa tout de même un gémissement.
- Je ne veux pas utiliser mes matérias et me battre loyalement avec toi, seulement, j’ai ordre de tuer. Je n’ai donc pas le choix ! fit Kyo, qui pour une fois, semblait réellement désappointé.
Puis il se rapprocha du jeune brun et lui porta un coup. Okito tenta de l’éviter mais, affaibli par le sort, il fut tout de même touché au bras. Quelques gouttes de sang s’échappèrent de celui-ci et vinrent s’écraser, dans un petit clapotis, contre le sol minéral de la caverne. Okito ne se laissa pas pour autant déstabilisé, il reporta ses assauts contre la tête de feu mais ne parvint toujours pas à le toucher.
C’est alors que le ninja disparut subitement du champs de vision d’Okito. Il réapparut à une vingtaine de mètres devant lui. Il s’était en fait éloigné à une vitesse fulgurante. Avant qu’ Okito n’ai eu le temps de se remettre de sa surprise, il reçut une nouvelle fois une pluie de glaçons qui lui fut fort désagréable. L’utilisation de matérias donnaient un avantage considérable à son adversaire et les possibilités pour lui de l’emporter étaient devenues quasiment nulles. Cependant, bien que conscient de cela, il continuerait à lutter, quoi qu’il arrive ! Tant qu’il serait debout, il n’abandonnerai pas ! Jamais !
Il repartit à la charge et, une fois de plus, les lames s’entrechoquèrent. Kyo para d’une lame son assaut et de l’autre, il tenta de blesser le samouraï. Ce qu’il réussit à faire bien que dans un réflexe, Okito s’était écarté. Mais pas suffisamment rapidement malheureusement. La lame du ninja lui laissa une entaille dans le flanc. Okito hurla de douleur tandis qu’un flot abondant de son sang s’écoula de la plaie. Tout comme dans leur premier combat, Okito se laissait mener par le ninja. En l´occurrence, celui-ci se retourna et utilisa une nouvelle fois la magie “glace”. Et, bien qu’à bout, Okito reprit ses assauts. Il lui était difficile de se battre contre quelqu’un qui n’avait pas les mêmes techniques de combat. Mais la raison ne l’avait pas fui. Bien au contraire. Puisque son ennemi avait besoin d’être à une certaine distance du samouraï, mais surtout, nécessitait un temps de pause pour utiliser sa magie, il fallait qu’il ne lui laisse pas ces possibilités. Il ne devait surtout pas stopper ses attaques et devait rester près du ninja, en combat rapproché. C’est ce qu’il entreprit d’ appliquer au mieux.
Finalement, Okito réussit enfin à porter un coup à son adversaire. En plongeant sur lui, il l´atteint à la main et la violence de l’impact entre les deux lames éjecta le ninja à quelques mètres de lui. Quand il se releva, Okito replongeait déjà et il para le coup du mieux qu’il put. Mais, déséquilibrés, les deux hommes tombèrent tout de même à la renverse. Okito tenta alors d’immobiliser son adversaire au sol tandis que celui-ci souriait toujours tranquillement.
- Bravo ! Tu as réussi à me mettre à terre ! Mais... Je suis loin d’être vaincu !
Il se servit de ses jambes pour repousser Okito qui retomba lourdement sur le dos. Puis il se prépara à lui porter un coup mais le samouraï roula sur lui-même. Il tenta alors d’utiliser sa magie, mais n’y parvint pas non plus. Profitant de cette occasion, Okito porta un coup que le ninja tenta d’esquiver. Le sabre d’Okito lui lacéra tout de même l’épaule et le ninja serra les dents. Tous deux commençaient à être vraiment fatigués.
Mais leur rage de se battre était là et c’était une lutte pour la vie. Il fallait vaincre à tout prix ! Cependant, le ninja avait toujours un avantage sur Okito. Il restait donc confiant. Mais Okito lui, était tout de même très fort. Il ne fallait surtout ni négliger, ni perdre de vue, cette qualité qui faisait de lui le plus grand samouraï d’Utaï.
Okito, encouragé par ce coup enfin réussi, entama toute une série d’assauts qui firent reculer le ninja et le blessèrent de nombreuses fois.
Le sang des deux hommes salissait le sol et Okito s’arrêta enfin, essoufflé, tout comme le rouquin qui, visiblement, n’en pouvait plus non plus.
Mais celui-ci se reprit plus vite qu’Okito et lui assena un coup de poing, puis un coup de pied. Le samouraï croula sous les coups. Il était à terre et recevait les frappes avec d’immenses cris de douleur. Le ninja ne le ménageait pas, il le ruait de coups à mort, faisant reculer son rival juste à l’endroit où il avait été retenu. Pour finir, il envoya un sort de glace sur Okito qui hurla puis ne bougea plus, trop fatigué pour continuer.
Recroquevillé sur lui-même, il serrait son flanc gauche qui le faisait atrocement souffrir tandis qu’une coulée rouge s’en échappait, inlassablement.
Le ninja, euphorique, contemplait sa victime affalée dans ce si pitoyable état.
- A présent, meurs !
Au moment où l’arme du ninja aller achever Okito, un sabre se plaça juste au-dessous de sa gorge. Okito s’était miraculeusement, soudainement levé et avait pointé son sabre pour se défendre tandis que la propre lame de son adversaire, pendait pareillement sous la gorge du samouraï.
Les deux hommes se menaçaient de mort. La situation, extrêmement complexe, ne laissait d’issues ni pour l’un, ni pour l’autre. Ils se fixaient au fond de leurs pupilles qui reflétaient une haine réciproque.
Aucun des deux n’avait gagné, aucun n’avait perdu, ils étaient de forces égales et rien ne semblait pouvoir débloquer la situation. Cependant, le ninja semblait ravi de cet état des choses, quoique sa surprise avait failli lui faire perdre sa vigilance.
- Hum, tu ne m’as pas déçu ! Ce fut un plaisir de me battre avec toi !
- Kyo ! Arrête ça ! Je t’interdis de continuer ! Ordonna sèchement le chef du jeune rouquin.
Mais Kyo ne semblait pas vouloir l’écouter.
- Kyo !
- Non ! Pas question ! Répondit-il finalement. C’est mon combat !
- Kyo, tu avais pour ordre de tuer Okito, or dans cette situation, tu n’es plus en mesure d’accomplir cette tâche !
Kyo hésitait. Partagé entre le désir de finir son combat et s’il devait être vaincu, à mourir sous le sabre de son adversaire et entre le désir d’obéir à son chef. Il chercha à travers les yeux de l’homme à qui il faisait face, une sorte de réponse dont le visage froid et impassible de ce dernier, ne pouvait lui donner.
- Kyo ! C’est un ordre !
Malgré lui, le ninja abaissa son sabre et s’écarta d’Okito pour revenir auprès de son maître, passablement épuisé et couvert de blessures.
Mais son état était moins critique que celui d’Okito qui attendait toujours, à bout de souffle, la suite des événements.
- C’est bien Kyo. Tu es un bon élément, il aurait été dommage de te perdre. Ta fidélité envers moi sera récompensée, apprécia le leader du Taï-Kaï. Bien, prend la fille. Tsu, vas chercher les Kisaragi, nous allons bientôt pouvoir les accueillir comme il se doit. Quant à moi, je vais m’occuper personnellement de ce samouraï et régler les choses une bonne fois pour toutes !
Tsu s´exécuta et Kyo reprit Tsumiki qui regardait, affolée, un Okito en bien piteux état. Elle tenta de se libérer mais le ninja, bien qu’affaibli, gardait l’avantage sur elle. Il plaça l’un de ses katanas sous sa gorge ce qui eu pour effet de calmer immédiatement la jeune fille.
- Bien, finissons-en ! Adieu Ichigawa !
Le leader sortit son propre sabre de son fourreau et se dirigea vers Okito. Puis il se lança sur le samouraï qui para son premier coup et tenta de le toucher, mais son état et son adversaire, qu’il reconnut supérieur à Kyo, et qui devait probablement posséder, tout comme son précédent rival, des matérias, ne jouaient pas en sa faveur. Pourtant, à un moment, il réussit à le menacer.
- Hum, malgré ta fatigue, tu te défends bien et tu restes en mesure de combattre. Cependant, si j’étais toi, je ne ferais pas ça...
Il tourna son regard vers Kyo. Celui-ci augmenta la pression de son arme contre la gorge de la jeune femme et quelques gouttes de sang perlèrent sur sa peau pâle. Elle gémit.
- Lâche-la ! S’écria Okito, soudainement envahi par la panique.
- Vois-tu Okito, fit Kyo amusé, tu es peut-être le meilleur samouraï qui n´ai jamais existé et ta force est incomparable, mais tu as un immense défaut... L’amour !
Tu aimes une femme et c’est là ta plus grande faiblesse. Car il suffit que celle-ci soit en danger ou menacée de mort comme c’est le cas en ce moment, pour que je puisse faire ce que bon me semble de toi ! Je m’étonne que tu n’ai jamais pensé à cela. Il faut savoir protéger les gens que l’on aime. Apparemment, toi, tu n’en ais pas capable...
Là maintenant, tu vois, il me suffit d’appuyer encore plus sur sa gorge et... Si tu blesses ou tues mon chef, la fille mourra ! Alors bats-toi ou abandonne, et meurs ! Sinon, c’est elle qui y passe ! Dans tous les cas, tu seras perdant, mais c’est ta seule et unique destinée de toutes manières ! Que tu le veuilles ou non !
Les paroles de Kyo eurent le même effet pour Okito, qu’une centaine de couteaux que l’on aurait enfoncés dans sa chair. En effet, il n’avait jamais réalisé que son amour pour Tsumiki aurait pu les conduire à leur perte à tous les deux, qu’il aurait pu être une grande faiblesse pour lui. Il n’avait pas su protéger Tsumiki, il n’avait pas pu protéger ceux qu’il aimait et maintenant, ils allaient probablement mourir tous les deux, par sa faute.
Comment avait-il pu être aussi idiot ! Que faire à présent ? Il n’en avait aucune idée, il se sentait comme piégé, et cela par son aveuglement.
- Okito ! Le supplia Tsumiki, bats-toi ! Ne t’inquiète pas pour moi ! Sors-toi de là où ils feront de toi une matéria et t’utiliseront pour tuer ! Je n’ai pas peur de mourir ! De toutes façons, ils me tueront tôt ou tard alors que toi, tu peux encore t’en sortir ! Tue-le ! Tue-le pour moi !
- Hmmm que c’est beau l’amour, pouffa Kyo.
Mais Okito semblait perdu dans ses pensées, désemparé. Il ne voyait aucune issue et son état était critique. Mais il voulait se battre jusqu’au bout. Seulement, il ne voulait pas que Tsumiki meurt par sa faute. Il ne savait vraiment plus quoi faire. Les révélations de Kyo, qui étaient exactes, l’avaient complètement abattu.
- Bon, puisque tu ne sembles plus en mesure de faire quoi que ce soit, je vais t’achever sur le champs, fit soudainement le leader du Taï-Kaï, sortant ainsi Okito de son état d’anéantissement et de ses obscures pensées.
L’homme s’élança et Okito se défendit à peine, il se servit de son sabre pour stopper le coup lancé. Mais il avait du mal à tenir, son adversaire exerçait une telle pression sur lui qu’il ne savait pas combien de temps il pourrait lui résister.
Avec tout ce qu’il avait enduré depuis qu’il avait été libéré, cela tenait du miracle qu’il réussissait encore à tenir debout. Lui, il était à bout, gravement blessé, tourmenté, et affaibli, alors que son adversaire se tenait devant lui, déterminé à le tuer, énergique, avantagé par les matérias et sans la moindre blessure. D’un instant à l’autre, il porterait son coup final et Okito deviendrait alors son arme, son petit joujou aux pouvoirs meurtriers. Cela, Okito le refusait du plus profond de son être. Il ne se laisserait pas tuer pour servir à ses assassins. Et surtout, l’idée de mourir sous la lame de cet homme lui était insupportable.
Cependant, comme il n’avait à présent plus aucun espoir de s’en sortir et qu’il était conscient que, désormais, quelle que serait la tournure que les choses prendraient, il mourrait, il jugea préférable de se porter lui-même le coup de grâce.
Ainsi, le Taï-Kaï n’aurait pas véritablement gagné et par la confusion que son suicide provoquerait, Tsumiki aurait encore une chance de s’en sortir.
Ainsi, il se punissait de ne pas avoir été à la hauteur. Il avait failli à son devoir et sa mort était la meilleure solution qu’il avait trouvé pour tenter encore de la protéger alors qu’il n’en avait pas été capable.
Découragé, fatigué, usé, il céda finalement à la pression de l’homme et tomba à genoux sur le sol froid et humide.
Et subitement, devant les regards surpris de tous, il s’enfonça donc la lame dans son propre ventre.
- Vous n’aurez ni l’honneur, ni le plaisir de me tuer... Fit-il à l’adresse du Taï-Kaï, avant de s’écrouler, agonisant.
- NON !! ! S’écria Tsumiki qui se libéra violemment d’un Kyo plus que surpris, et se précipita vers Okito.
Le chef quant à lui recula, satisfait de la mort d’Okito alors que Kyo se précipitait, de rage, sur Okito qui était toujours agonisant et perdait une quantité importante de sang à une vitesse affolante. Il aurait pourtant dû se douter de cette réaction de la part du samouraï !
Tsumiki était penchée sur lui. Ses larmes s’échappant en un flot continu, se mêlaient au sang, lavant la souillure et formant un mélange amer de souffrances aux teintes roses pâles du doux destin qui s’éloignait au fur et à mesure que la vie quittait le corps du jeune homme. Elles noyaient la mort pour l’adoucir, alors que planait tout autour d’eux, le forfait douloureux de la fatalité.
- Pardonne-moi... Tsumiki, murmura Okito au visage déformé par le chagrin, qui était penchait au-dessus de lui.
Ce furent ces derniers mots. C’est alors que soudainement, Kyo se précipita sur lui avec son sabre, le releva et lui enfonça son propre katana dans le ventre, comme pour se venger alors qu’Okito était déjà condamné. En réponse, Okito, de ses dernières forces, l’éventra avec le sabre qu’il avait gardé à la main. Le ninja rugit et les deux hommes basculèrent. Okito s´effondra sur la fontaine à mako et se retint à celle-ci. Mais Kyo tomba en avant et le sang des deux hommes se mêla à la mako, la mako à eux.
Le chef du Taï-Kaï donna alors un coup de pied dans les deux corps et les envoya rouler dans la rivière de la vie. Tsumiki comprit par cet acte, les intentions de l’homme. “Je dois à tout prix l’empêcher d’utiliser Okito” pensa t’elle. Mais elle ne voyait vraiment pas comment faire. A présent, l’homme plongeait ses mains dans le sombre liquide miroitant, teinté de la couleur du sang qui venait de le souiller. Il retint prisonnier au creux de ses mains, un peu de la mako et la plongea dans la rivière de la vie.
Un énorme tremblement envahi soudainement la grotte tandis qu’un phénomène étrange se produisit devant lui et Tsumiki. La rivière de la vie semblait bouillonner, d’énormes bulles rouges s’en échappaient dans un grondement qui emplissait toute la caverne, recouvrant tout autre bruit. Puis le chef du Taï-Kaï sortit une boule rouge de sa poche. Léviathan ! Tsumiki reçut comme une décharge à la vue de la matéria. Un frisson soudain l’avait envahi mais elle savait maintenant ce qui lui restait à faire.
L’homme allait la jeter dans la rivière de la vie quand Tsumiki se précipita sur lui et le renversa. L’homme en tombant, lâcha la bille et, tous deux à terre, la jeune femme s’empressa de la prendre. Mais l’homme était déjà en train de se relever, prêt à l’attaquer. Tsumiki serra alors la petite pierre entre ses mains ligotées et tenta, bien qu’elle ne l’avait jamais fait, d’invoquer le gardien de la matéria, le grand Léviathan.
L’homme commença alors à paniquer mais elle devait faire vite si elle ne voulait pas qu’il ai le temps de la faire sombrer sous son fer.
Cependant, bien que cela semblait difficile , elle s’était déjà, au cours de ses trois années de possession, familiarisée avec la petite bille.
Au prix d’une immense concentration, elle parvint finalement à ses fins. Son esprit ne fit qu’un avec l’énorme amphibien tandis qu’une lumière rouge aveuglante, l’enveloppa progressivement dans un sifflement. Alors, devant les yeux horrifiés de l’homme, son corps disparut au profit du Dieu aquatique. Il lui sembla ne faire qu’un avec lui. Mais elle ne sentait plus les choses, ni même son propre corps, comme si elle n’était plus qu’âme. Cependant, elle avait beaucoup de mal à le commander et à lui imposer ses pensées. Elle parvint tout de même à lui faire exécuter ce qu’elle voulait, c’est-à-dire, la destruction de la grotte et de l’ignoble assassin qui se trouvait devant elle.
L’immense poisson long et fin, aux écailles bleues nacrées qui jetaient de doux reflets en tous sens, battit de la queue, détruisant les parois rocheuses. De gigantesques rochers se détachèrent du plafond et vinrent se fracasser contre le sol dans un vacarme assourdissant. Puis une vague immense sortit de nulle part et inonda la grotte, détruisant le reste. Tout cela ne dura que quelques minutes, et enfin , Tsumiki retrouva son corps. Tout autour d’elle, la grotte tombait en morceaux. Elle se laissa aller à son destin et s’écroula, à demi-évanouie. Ce qu’elle voulait, c’était mourir, sa vie n’avait plus aucune importance à présent. Sa main entrouverte libéra la pierre qui roula à quelques centimètres d’elle et puis, plus rien. Le vide total.
Quand Tsu, Misachi Kisaragi et les quelques membres de sa famille arrivèrent devant la grotte, ils la trouvèrent condamnée.
De nombreux rochers bouchaient l’entrée, rendant l´accès à l’intérieur complètement impossible. Tous se demandaient ce qui avait bien pu se passer. Le chef des Kisaragi fit appeler plusieurs de ses hommes et, tous ensemble, ils commencèrent à déblayer l’entrée.
Quand enfin, ils purent pénétrer dans la petite caverne qui avait été entièrement détruites, ils ne trouvèrent que deux corps sous les décombres. Tout près de l’un des deux, il y’avait une matéria rouge. Misachi Kisaragi s’en empara et la garda sur lui. Puis il ordonna à ses hommes d’emporter les deux corps et de les ramener dans le village. Ils fouillèrent encore longuement ce qu’il restait de la grotte, mais ne trouvèrent rien d’autre. La fontaine à mako avait été détruite et la rivière, bouchée par des rochers.
Durant les temps qui suivirent cet incident, Misachi Kisaragi, qui s’était désigné chef d’Utaï, fit reconstruire le village. Il y’ eu quelques modifications d’apporter mais le principal fut gardé tel quel.
Le Da Chao fut entièrement nettoyé, les corps des soldats morts au combat furent retirés et enterrés.
Et enfin, à la place du château Ichigawa, qui fut entièrement rasé, une pagode et un temple bouddhique furent construits.
Après de telles destructions dans le petit village, Misachi devait à tout prix faire remonter l’économie et la prospérité du pays. Lourde tâche pour laquelle, le peuple lui semblait une bonne voie à suivre. Il déclara donc que les citoyens Utaïtes pourraient choisir leur chef, ce qui fut une grande révolution dans l’histoire du petit village. Kisaragi savait cependant qu’avec tout ce qu’il avait fait et apporté pour le village, ainsi que pour sa reconstruction, il aurait de bonnes chances d’être choisi comme chef pour longtemps.
Il regretta malgré tout, que les habitants qui s’étaient enfuis avant et pendant cette guerre ne soient pas revenus. Ce qui avait eu pour conséquences, une large diminution de la population.
Utaï reprit ainsi un nouveau départ, oubliant même, avec le temps, le règne des samouraïs et des Ichigawa qui avaient pourtant gouverné pendant de nombreux siècles sur la petite cité.
La paix était revenue et tout le monde ne désirait qu’une chose, qu’elle dure le plus longtemps possible...
Le dernier commentaires que j´avais imprimé et qu´il m´est donc possible de vous retransmettre^^ :
"
Voilà c´était la................ FIN
Non je plaisante^^. J´ai bientôt fini mon chapitre huit^^ mais je ne donne pas de date cette fois-ci XD
En fait, comme certains le savent déjà, il s´agit quand même bel et bien d´une fin. La fin de mon chapitre deux initial XD. Au début c´est vrai, les chapitres 2, 3, 4, 5, 6 et 7 auraient dû être un seul et même chapitre. Finalement je me sis rendue compte que j´avais besoin de faire une véritable petite histoire. Voilà pourquoi je me retrouvais sans arrêts en train d´allonger, de diviser des chaps quand je me rendais compte que j´avais mal estimé la longueur dont j´avais besoin.
Normalement je me réfaire à un scénario, mais là je me suis retrouvée à approfondir l´histoire au fur et à mesure que je l´écrivais.
Je pense que c´est ce qui se passera aussi pour la suite...
Sinon j´espère que vous n´avez pas trouvé l´histoire trop tirée par les cheveux. Je tiens aussi à m´excuser si j´ai fait des erreurs par raport aux matérias, à la mako etc...
C´est que j´ai un peu oublié mes cours de sciences ff7ielles
Donc si vous trouvez des erreurs et bien, je n´ai pas fait exprès, c´est que j´ai un peu oublié tout ça et il faut dire que dans le jeu, c´est aussi assez difficile à comprendre... la première fois qu´on y joue surtout XD
Et bien voilà !^ ^.
A bientôt et merci de me lire !^ ^
Laissez-moi des commentaires please !! ! "
Ptdr c´est abusé le nombre de chapitres d´un coup et leur taille. :|
"une matéria à double esprit ! Bien plus puissante que toutes celles qui existent sur la Terre entière ! Nous serons les maîtres du monde !"
Il est naïf ce type, il y a déjà une matéria à treize esprits bien plus puissante que son machin :p
Beau combat, mais le lecteur frustré ce demande toujoir "Cékoilrapor?"
Lecture des deux chapitres a la suite X_X, ça m´apprendra à dormir pendant un jour et demi
Ca fait beaucoup de page tout ça, heureusement que c´est bien, suspence (à part sur la défaite des Ichigawa qui était prévisible) mais la mort de Kyo je l´ai pas vu venir celle là, bravo :hap
Tout cela est encore une fois magnifiquement raconté, j´attend la suite avec toujours autant d´enthousiasme ^_^
Zell
![]()
Mais si je poste tous mes chapitres d´un coup, c´est parce-qu´ils doivent tous être postés avant dimanche :s
Betterav
Merci pour ton commentaire !! !
Euh, une matéria à treize esprits... t´as vu ça où ? xD
"cékoilrapor" héhé !^ ^ Tu verras, mais pas avant longtemps xD Faut être patient xD
Dark
Oh merci pour ton commentaire à toi aussi !
Et oui la défaite était prévisible^^ mais je suis contente de t´avoir surprise pour Kyo^^
Et puis tu les enchaines mes chapitres !! ! Alors ça fait plaisir^^
Sinon la suite maintenant^^ ( mais c´est pas forcément le bon moment ^^´)
Chapitre 8 donc !^ ^ (encore faut-il quej´arrive à le diviser correctement xD)
Avertissement !! ! A voir absolument avant de lire ce chapitre :
Je précise bien qu’il n’ y a, ni qu’il n’y aura d’histoire d’amour entre Clad et Zack ! Il n’existe qu’un désir d’aider l’autre et une grande amitié entre les deux hommes. ( même si ça peut paraître surprenant vu qu’ils viennent juste de se rencontrer. Mais Zack est d’une nature à aller vers les gens^^ et Clad n’est pas encore à l’aise avec Zack.). Rien de plus^^. Même si j’aime beaucoup les yaoï et shonen-ai, il n’y aura rien de ce genre dans cette fiction. Alors pas de sous-entendus please ! Merci d’avoir lu.
Chapitre 8 : Arrivée à Midgar
La croisière se déroula sans encombres pour nos deux amis. Au loin, la masse imposante de Junon se dévoilait au fur et à mesure que le bateau se rapprochait.
Sur le pont, penché à la barrière, Clad regardait avec les yeux d’un enfant, le paysage qui s’offrait à lui.
Le vent frais lui caressait le visage et se faufilait entre ses cheveux, s’amusant à les soulever en tous sens.
- C’est grand !
- N’est-ce pas, fit Zack à côté de lui, heureux de voir le jeune homme impressionné.
Mais ce n’est rien comparé à Midgar, crois-moi.
Clad se retourna vers son ami, étonné. Il connaissait tellement plus de choses que lui.
Il avait vraiment hâte d’arriver à Midgar.
Au loin, la sombre silhouette du gigantesque canon, fierté de la ville, se dessinait de plus en plus imposante et massive.
Autour d’elle, l’immense ville en hauteur, avec ses immeubles, ses nombreux bars, ses échoppes, son artillerie et son illustre tour à l´emblème de la Shin-Ra, se profilait à l’horizon. La ville militaire, bétonnée et fortifiée, allait bientôt accueillir les voyageurs du continent central.
- Dis-moi, tu sais... Je voulais savoir... Pourquoi... Pourquoi moi ?
- Comment ça ?
- Je veux dire, pourquoi avoir fait tout ça pour moi ? Tu m’as secouru, aidé, tu es venu vers moi sans que rien ne t’y oblige. Alors je t’en suis très reconnaissant mais je ne comprends pas très bien.
Peut-être parce-que je ne suis pas habitué à tout ça.
- Ah ah ! Très bonne question ! Et bien... Tu m’es sympathique ! Répondit le soldat dans un grand sourire chaleureux. En fait, je ne sais pas vraiment. Tu es différent des autres. Quelque part, je me sens proche de toi.
Il fit une petite pause pendant laquelle il semblait perdu dans ses pensées, les yeux fixés sur les immenses flots et les vaguelettes coupées par la carène qui troublait la quiétude de la mer. Clad attendait, le visage tourné vers lui. Il continua.
- Il était naturel que je vienne à ton secours, sinon, je ne sais pas ce qu’il serait advenu...
Comme bien des jeunes de ton âge, tu voulais faire tes preuves. Tu n’as pas évalué la difficulté du combat. Mais c’est normal, tu es encore jeune et inexpérimenté. Tu n’es pas préparé à affronter le genre de situations que tu viens de vivre.
Mais tu n’as pas avoir honte de toi, nous sommes tous passer par-là et tu as voulu secourir ces gens. Et cet acte est en soi, un acte très honorable.
Tu sais pourtant, tu es réellement très différent des autres. J’ai vu cela dans ton regard. Je ne sais pas vraiment comment expliquer ça mais dans tes yeux brûle une lueur indéfinissable. Comme de la mélancolie ou de la tristesse et un profond désir de montrer de quoi tu es capable. Comme si tu cachais quelque chose au fond de toi...
On dirait que tu as plus souffert que les autres qui partent à l’aventure sans même connaître la réalité et la dureté de la vie... Tu es aussi différent parce-que, contrairement aux autres, tu me semble sincère. Tu as quelque chose à prouver et tu ne le fais pas sans raisons. Je ne connais pas tes motivations, mais quelles qu’elles soient, je pense sincèrement que tu iras loin... J’estime, et j’ai sans doute raison, que tu ne reculeras devant rien pour atteindre ton but. Les personnes comme toi sont rares.
C’est pour ça que tu me plais ! Tu es vraiment diffèrent...
Il lui sourit.
- Et puis, je veux te venir en aide parce-que ça me fait plaisir de pouvoir aidé quelqu’un. Surtout que tu me sembles bien en avoir besoin. Rajouta-t-il pour finir.
Clad ne lui répondit pas. Pendant un moment, il resta silencieux. La réponse de Zack le laissait pensif. C’est alors qu’il songea à Sephiroth.
- Dis-moi, le questionna le jeune blond, as-tu déjà rencontré Sephiroth ? Tu fais bien partie du SOLDAT non ?
- Sephiroth ? C’est vrai que ce héros est mondialement connu. Mais non, je ne l’ai jamais vu. Tu sais, même si j’appartiens au SOLDAT, je ne suis que soldat de troisième classe. Sephiroth est un soldat de première classe ! Il a toujours d’importantes missions à accomplir. Alors, on ne le voit pas vraiment. Mais peut-être un jour aurais-je cette chance. Si je deviens comme lui.
- Et j’y compte bien ! Rajouta-t-il confiant, avant de se mettre à rire de bon cœur.
Clad était déçu. Cela voulait dire que lui non plus ne pourrais pas le voir. En tout cas, pas avant très longtemps.
- Tu aimerais le rencontrer toi aussi, n’est-ce pas ?
- Oui, avoua Clad.
Il se replongea dans un labyrinthe de pensées sinueuses qui torturaient son esprit de doutes et de questions sans réponses. Bien que c’était l’un de ses rêves les plus chers, il ne savait si un jour il pourrait se réaliser. Il se dit qu’il ferait tout pour ça. Lui aussi deviendrai un héros et tout le monde parleraient de lui. On serait obligé de reconnaître sa valeur et son existence.
Le bâteau accosta enfin et les passagers commencèrent à descendre.
Junon ! “ Cette ville est gigantesque !” Pensa Clad alors qu’il posait les pieds sur le quai.
Puis Zack le rejoint et ils se dirigèrent vers l’intérieur de la ville bétonnée.
- Il y’a beaucoup de militaires ! Constata Clad étonné en voyant circuler de nombreux soldats au travers des rues.
- Oui, cette ville est principalement une ville militaire. Comme elle est face à la mer et à flanc de côte, elle a une importante place stratégique et une bonne défense.
Clad acquiesça silencieusement.
Junon était une ville vraiment grande. Mais avec une seule façade, face à la mer. Elle était construite de manière assez simple. Toute de béton, une grande voie principale la traversait horizontalement. D’un côté de cette route, il y’avait des bars, des échoppes, des immeubles et casernes, et de l’autre, une multitude de canons qui faisaient face à l’étendue maritime. Un peu plus en hauteur, il y’avait des quartiers généraux et une grande tour de la Shin-Ra, à qui cette ville représentait une position stratégique et une grande puissance militaire. Ce pourquoi elle fut construite.
L’énorme canon qui dominait toute la ville représentait bien cette idée.
Sous cette façade offensive, se trouvait le village d’origine, aujourd’hui pollué par la mako et les constructions d’acier, de fer rouillé. Les habitants y vivaient misérablement, laissés à l’abandon comme des ordures. Mais rien ne leur aurait fait quitter le village où ils étaient nés.
Après avoir déambulé dans une partie de la ville sur l’axe principal qui la traversait de part en part, Zack s’arrêta sur une zone délimitée par un immense cercle, marqué avec de la peinture jaune sur la route. De cette même peinture, il était écrit en grosses lettres majuscules “ TAXI ”, au centre du cercle.
Trois ou quatre hélicoptères étaient au sol dans cette zone et la foule qui venait de sortir du paquebot se précipitait, en majorité, vers les véhicules aériens pour sortir de la ville.
- Et ben ! On va avoir pas mal de temps à attendre.
- Eu... Commença Clad, hésitant.
- Quoi ?
- j’avais pensé faire un tour dans la ville en attendant.
- Okay, vas faire tes courses ! Plaisanta Zack en riant. On se retrouve tout à l’heure !
Clad s’éloigna rapidement et parcouru la ville le long de la voie. Il s’arrêta finalement devant l’un des magasins qui peuplaient la grande rue.
Bien qu’il n’y avait aucune vitrine, une enseigne lumineuse, qui par moment se mettait à grésiller et clignoter avant de retrouver son état normal, affichait en grosses lettres, “ MAT RIA => COME IN”. La lumière était d’un bleu blafard et on ne voyait plus le E, qui devait être cassé.
Le jeune homme poussa la grosse porte d’acier et pénétra dans une minuscule pièce toute délabrée. Sur les murs, la peinture défraîchie et salie par l’humidité qui laissait des traînées noires détachées sur un jaune passé, laissant à supposer que la couleur d’origine avait dû être du blanc fut un temps, se caillait et se décollait, découvrant par endroit le béton qu’elle camouflait. Sur le côté droit de la pièce, s’étendait une étagère de bois pourri qui menaçait de s´effondrer vu l’incroyable entassement d’objets en tout genre qui la recouvrait. Tous recouverts d’une épaisse couverture de poussière et empilés les uns sur les autres dans un bazar monstre, ne laissant plus même la place pour un petit mouchoir d’y être “rangé”.
Cette tonne d’objets faisait dangereusement pencher le meuble vers l’avant et tout l’ensemble bringuebalant semblait si fragile qu’on aurait pu craindre qu’un simple coup de plumeau puisse faire dégringoler le tout.
L’air était également très lourd. L’odeur du moisi et de l’humidité accompagnée d’un peu de la sueur des clients et du commerçant, ainsi que le renfermé et la chaleur dans cet espace confiné, rendait l’atmosphère étouffante.
Clad s’avança d’un pas peu assuré jusqu’au comptoir. Celui-ci était coincé contre le mur du fond et l’homme qui se tenait derrière quitta son air maussade pour offrir un sourire grotesque à son client, espérant de cette manière qu’il ne reparte pas sans avoir acheter quelque chose. Clad constata que la boutique avait dû être aménagée dans un ancien garage vu les flèches de direction bleues qu’il était possible de suivre sur le sol.
La lumière aussi trahissait la vétusté des lieux. Au plafond pendait une ampoule et au-dessus du comptoir, un néon diffusait une lumière éblouissante, comme on en voit dans les hôpitaux, accompagnée d’un grésillement continu qui vous bourdonnait dans la tête.
Il observa la vitrine du comptoir à l’intérieur de laquelle était exposées différentes matérias. Il n’en avait jamais utilisé qu’une seule, de foudre. C’était une matéria que sa mère lui avait offert avec le peu d’argent qu’elle avait économisé pour son fils, sachant que celui-ci se passionnait pour le combat. C’était un grand luxe d’en posséder une. Mais il ne savait pas encore très bien l’utiliser car il ne connaissait pas vraiment leur fonctionnement.
Il opta pour une matéria “restaurer”. Comme ça, s’il devait combattre seul, il pourrait se soigner lui-même de manière efficace. Et puis aussi parce qu’elle restait dans ses moyens. Le voyage en bâteau avait coûté cher ! Maintenant, il ne lui restait plus que cinq cent gils pour cet achat.
Après avoir réglé, Clad s’empressa de sortir du magasin. Une fois à l’extérieur, il respira à pleins poumons l’air marin. La boutique lui avait donné mal à la tête et l’air frais le soulagea. Au loin, il vit Zack lui faire un signe de la main et il le rejoint, tout excité par l’acquisition de sa nouvelle matéria qu’il avait hâte d’utiliser, tout comme de voir Midgar.
Zack et Clad se dirigèrent vers un taxi-hélicoptère libre. Zack paya le pilote, voyant que son compagnon avait quelques problèmes financiers. Et après être montés à bord, l’hélicoptère décolla dans un bruit assourdissant et ils s’éloignèrent de Junon.
Emerveillé, Clad colla son visage contre la vitre et observa la puissante cité rapetisser dans le lointain, au fur et à mesure qu’ils avançaient.
C’était un spectacle grandiose. Clad n’était jamais monté dans un hélicoptère, il était vraiment impressionné et excité comme un gamin qui vient de découvrir un nouveau mot.
Le pilote se retourna vers ses deux passagers et ôta son casque.
- Quelle destination ?
- Midgar, répondit Zack.
- Okay, c’est partit, répondit le pilote sur un ton las qui exprimait le plaisir familier qu’il trouvait dans son travail de va et vient quotidien, à longueur de journée.
- Eh toi ! Assis-toi bien et enlève tes doigts de la vitre ou tu vas laisser des traces ! Lança-t-il irrité à l’adresse du blondinet assis à l’arrière.
Clad se retourna bien vite sur son siège, plaqua ses mains sur ses genoux et ne bougea plus. Ce qui amusa beaucoup Zack qui se mit à rire de bon cœur pour taquiner le jeune homme. On aurait dit un frère veillant sur son cadet.
Après deux heures de vol, Midgar commença à apparaître devant eux. Dans à peine quelques minutes, ils seraient arriver.
- Hé ! Regarde Clad ! Fit Zack à l’adresse de ce dernier.
Clad se pencha à la fenêtre.
- Tes doigts ! Le réprimanda le pilote énervé.
Mais Clad n’écoutait pas, un spectacle époustouflant s’offrait au jeune garçon. Jamais il n’avait vu de ville aussi titanesque, aussi impressionnante !
Midgar ! L’immense ville qui ressemblait à une gigantesque toile d’araignée, s’étendait sous leurs yeux. Eblouissante, effrayante même, elle offrait toute sa grandeur au jeune passager.
- Ouah ! C’est gigantesque ! S’exclama-t-il surpris et admiratif.
Fasciné, Clad ne pouvait plus détachait ses yeux, tous écarquillés, de l’immensité ténébreuse qui s’étendait devant lui. Son cœur battait la chamade. L’excitation ? Ou la peur de l’inconnu ? La toile d’araignée, d’un noir de nuit, avait en effet quelque chose d’effrayant.
Même s’il avait souvent entendu parler de la monstrueuse Midgar, cité de modernité, ce qu’il avait devant les yeux dépassait l’image qu’il avait pu en avoir. Il fallait la voir pour s’en faire une idée.
Tout autour d’elle, tout était mort. Sur des kilomètres, s’étendait une terre noire, sans vie.
Noire, comme les nuages orageux masquant le bleu de ciel, attirés par le complexe technologique qu’ils recouvraient d’une éternelle ombre nappée de teintes de désespoir.
Noire, comme la sinistre tour qui s’élevait et se distinguait au centre de la toile.
Noire, comme si la vie lui avait été aspirée.
Et une sorte de dégradation pouvait ainsi être vue, allant de la ville ou l’obscurité était la plus profonde, vers l’extérieur des terres où, au bout d’une centaine de kilomètres, subsistaient encore quelques pousses d’herbe qui avaient survécues, pour le moment tout du moins, à la marée n’en finissant pas de s’étendre et qui s’étalerait encore, toujours plus loin, à la conquête de territoires pleins de vie à dévaster.
Le noir était bien la couleur de Midgar qui s’en enveloppait de toute part.
La ville, en elle-même, était formée en cercle. A l’intérieur, tout convergeait vers le cœur où se dressait fièrement la tour Shin-Ra, grande compagnie économique dirigeant toute la cité, ainsi qu’une grande partie du monde. Mais c’était à Midgar que siégeaient ces tyrans, dominant orgueilleusement la ville dans leur puissante tour d’où ils pouvaient tout contrôler. La Shin-Ra n’avait pas seulement le pouvoir économique mais également militaire et pouvait donc agir à sa guise.
Clad remarqua les réacteurs mako qu’il énuméra au nombre de sept, encerclant la ville et fonctionnant à plein régime pour apporter à l’immense cité, divisée en sept secteurs, chacun comportant son propre réacteur, l’énergie suffisante pour le confort de ses habitants et pour l’utilisation massive de la technologie qui régnait en maîtresse dans la ville.
Au fur et à mesure que leur taxi descendait vers la cité, Clad distinguait mieux la structure de l’agglomération. Les habitations étaient de grands immeubles, collés les uns aux autres sur plusieurs centaines de mètres. La zone urbaine reposait sur de colossaux piliers d’acier qui soutenaient des plaques sur lesquelles elle avait été construite.
- C’est une ville flottante... Fit alors Clad.
- Oui... C’est aussi comme ça qu’elle est appelée, expliqua Zack.
Le pilote entama son atterrissage sur une zone réservée, identique à celle de Junon mais largement plus grande.
Clad se repencha sur la vitre.
- Pour la dernière fois ! Enlève tes sales doigts de cette vitre !! ! S’étrangla le pilote qui, décidément, était bien maniaque.
Les deux passagers sortirent du véhicule. Puis l’hélicoptère redécolla, ébouriffant les cheveux des deux hommes avec son hélice.
- Voilà, nous y sommes. Déclara Zack. Je crois que c’est le moment de nous quitter. Qu’est-ce que tu vas faire maintenant ?
- Je sais pas. Je vais d’abord essayer de trouver du travail et où loger. Après, j’essaierai de me faire engager comme soldat pour la Shin-Ra.
- On pourra se revoir là-bas alors. Eh ! Si tu ne sais pas où te loger cette nuit, je veux bien t’héberger en attendant.
- Eu... Ben...
- T’inquiète pas, ça ne me dérange pas. Et puis comme ça, tu verras à quoi ressemble le milieu.
- Ben... Je sais pas. Je te devrais combien ?
- Ah ah ! Mais rien du tout ! Aller, suis-moi, recommanda Zack à son compagnon, je vais t’emmener directement là-bas.
Clad suivit Zack sans un mot et ils prirent un nouveau taxi, une voiture cette fois-ci, qui les amena directement au centre de la ville.
Ils s’arrêtèrent non loin de la tour Shin-Ra, devant une caserne qui s’étendait en hauteur, coincée entre de nombreux autres bâtiments militaires.
L’aspect extérieur n’était pas très soigné, un simple revêtement de ciment habillait la façade. Zack pénétra dans le bâtiment suivi de Clad et emprunta le couloir principal.
- Tu peux dormir ici cette nuit si tu veux, en attendant de te trouver un appart’. Après, tu devras te débrouiller tout seul. Ici les résidents n’ont pas le droit d’héberger un invité plus de vingt-quatre heures. Mais si tu t’engages rapidement dans l’armée, tu seras logé gratuitement, comme nous tous. Alors, qu’est-ce que tu décides ?
- Eu, non ! Je ne peux pas accepter, s’empressa de répondre Clad gêné, tu as déjà fait beaucoup pour moi, je ne veux pas m’imposer plus longtemps.
- Ne t’inquiète pas pour ça ! Ca me fait plaisir, et puis, t’as plus d’argent, lui répondit-il dans un grand sourire.
- Dans ce cas... j’accepte. Merci.
- Yo ! Salut Zack ! De retour !
- Salut les mecs ! Répondit le jeune homme à deux autres soldats, à peu près du même âge que lui, qui s’avançaient dans leur direction.
- Passer de bonnes vacances ? Eh ! Qu’est-ce que tu nous as ramené là ! Un p’tit nouveau ?
- Oui, c’est qui lui ?
- je vous présente Clad. Répondit Zack. C’est la première fois qu’il vient à Midgar, il compte s’engager dans le SOLDAT.
- Hé hé, okay ! Salut toi !
- Salut le nouveau !
- Eu, salut. Répondit Clad un peu intimidé.
- Bon aller les mecs, on y va nous ! A plus !
- Ouais, à plus Zack ! A au fait ! Je crois que tu es convoqué par M. Daskovitch.
- Convoqué ? Fit Zack perplexe.
- Ouais, ton nom est sur la liste. Bon, tsiao !
- J’espère que c’est pas une mauvaise nouvelle au moins, fit Zack, préoccupé, tandis qu’ils arrivaient au bout du couloir.
Ils s’arrêtèrent devant un petit bureau derrière lequel une jeune femme avec de petites lunettes rectangulaires se limait les ongles avec une concentration infiniment profonde.
- Vraiment rien d’autre à faire... Trucs de nanas..., marmonna Zack d’une voix à peine perceptible.
- Eu... Elma...
- Quoi ? Fit la jeune femme avec un enthousiasme à se rendre à un enterrement.
- Oh ! Salut Zack ! Comment vas-tu ? Rajouta-t-elle comme soudainement réveillée lorsqu’elle reconnut le jeune soldat.
- Ca va, merci. Je suis rentré de permission et j’ai avec moi un ami qui va passer la nuit ici.
La dénommée Elma se pencha sur ses dossiers.
- Alors... Voilà ! Okay c’est bon ! Ah oui aussi, j’ai deux documents à ton nom. Tu es convoqué à dix-neuf heures ce soir chez M. Daskovitch. N’oublie pas ! Tiens, ta convocation, et j’ai aussi une lettre de tes parents, l’informa-t-elle en lui tendant les deux enveloppes.
- Merci Elma. Tu sais de quoi il s’agit ?
- Non, aucune idée.
- Bon, tant pis... Salut !
- Et n’oublie pas que ton ami ne doit pas rester plus de vingt-quatre heures ici ! Rappela-t-elle à Zack qui s’éloignait déjà.
- Oui, oui. Répondit le jeune homme.
Ils empruntèrent un ascenseur qui les mena au deuxième étage.
- Les deuxième, troisième et quatrième étages sont réservés aux chambres, expliqua Zack, les autres, ce sont les bureaux, les salles d’entraînement etc... Voilà, on y est.
La porte de l’ascenseur s’ouvrit et ils sortirent. Puis Clad suivit Zack dans le couloir où ils croisèrent trois autres hommes.
- Salut Zack !
- Salut.
- C’est qui lui ? Fit l’un d’eux, incrédule. On le connaît pas !
- C’est Clad, un ami, répondit Zack.
- Bah alors Zack ! Tu nous as pas présenté à ta p’tite amie ?
Les trois hommes se mirent à rire bêtement.
- C’est vrai qu’elle est mignonne ! Une vraie tête d’ange ! Bon aller, on vous laisse ! Ne faîtes pas trop de folies cette nuit ! Fit encore un autre et ils s’éloignèrent en ricanant.
- Qu’est-ce qu’ils sont cons... Soupira Zack. Aller, t’en fais pas va, ils sont bêtes mais pas méchants, on arrive.
Ils continuèrent jusqu’à une porte sur laquelle était inscrit le numéro B8-03.
- Voilà ! C’est chez moi ! Fit Zack en rentrant dans la pièce.
Celle-ci n’était pas bien grande mais tout de même assez luxueuse.
Il y’avait une pièce principale dont le sol était une sorte de vieille moquette grise. La peinture sur le mur, était beige et encore en bon état. Et juste en face de la porte, il y’avait une fenêtre avec des rideaux bleus foncés. Elle devait sûrement donner sur l’arrière du bâtiment. Juste au-dessous de cette fenêtre, coincé dans l’angle droit de la pièce, il y’avait un petit lit une place. Simple mais confortable.
Dans l’ensemble, l’endroit était plutôt propre. Si on exceptait les quelques chaussettes et pantalons qui traînaient un peu partout dans la chambre, les bouquins d’art martiaux à même le sol, ou encore, les restes d’un repas ou des petits avions de papier qui trahissaient les occupations du jeune homme quand il n’avait rien à faire.
Clad observa ce désordre et resta à la fois sidéré et perplexe.
- Eu... Ouais, fais pas trop attention au bordel, s’excusa Zack, un peu embarrassé. Sinon, c’est pas mal hein ? Arf, c’est pas le grand luxe mais c’est toujours mieux que ce qui est donné à un simple soldat. Plus t’es gradé, plus tes appart’ son confortables. Les membres du SOLDAT de première classe ont le droit à de véritables suites ! Eux, ils logent au quatrième étage. Les secondes classe au troisième et les troisième classe, ici, au deuxième. Alors, voyons voir.
Il posa son épée dans un coin de la pièce et se dirigea vers une grosse étagère sur laquelle régnaient toutes sortes de bouquins. Clad remarqua des mangas, des livres sur les entraînements, sur les monstres les plus dangereux, sur la soupe au miso et poissons frits, des livres d’arts-martiaux comme il y’en avait sur le sol, des magazines de jeux-vidéos, des matérias de légende, de... Quoi ?! De sexe ! Bon passons !
Zack poussa un peu l’étagère et attrapa un futon, enroulé derrière le meuble.
- Tadam !
Il poussa un peu ses affaires et déposa le futon au milieu de la chambre.
- Voilà, j’te laisse le lit, je dormirais ici cette nuit.
- Eu non ! Garde ton lit ! Je prendrais le futon, protesta le jeune homme.
- T’es sûr ?
- Oui, je t’en suis déjà très reconnaissant de me loger pour cette nuit alors que je n’ai plus d’argent, je ne vais pas non plus prendre ton lit.
- Bon, comme tu voudras. Il y’a des toilettes et une douche dans la pièce d’à côté si tu veux, précisa-t-il en désignant une porte, en face du lit.
- D’accord, répondit Clad.
Le jeune guerrier se laissa tomber sur son lit.
- Ah ça fait du bien d’être rentré ! Bon, voyons ses lettres. Fit-il en ouvrant les deux enveloppes.
Clad s’approcha de sa table de nuit. Dessus, il y’avait un réveil et un cadre contenant la photo d’un homme et d’une femme souriants et saluant de la main.
- Ce sont tes parents ? Demanda Clad.
- Hum ? Ah oui ! Fit Zack en se redressant, je les ai quittés il y’a deux ans, à l’âge de quatorze ans. Ils habitent à Gongaga, mon village natal, mais je garde toujours le contact avec eux. Nous correspondons par lettres. Parfois, quand j’ai une permission, je viens leur rendre visite.
- Et toi, tes parents ? Lui demanda Zack en retombant sur son lit.
- J’ai laissé ma mère seule à Nibelheim, répondit Clad, une note d’amertume dans la voix. Je n’ai jamais connu mon père, il est mort avant ma naissance.
- Ah... Désolé.
On n’entendit plus que le silence pendant un instant dans la petite pièce. Jusqu’à ce que finalement, Zack se redresse.
- Bon, je vais y aller. Je ne sais pas trop quand je vais revenir, alors en attendant, fais comme chez toi !
Il se dirigea jusqu’à la porte et l’ouvrit.
- Aller, j’te laisse, à plus ! Lança-t-il à Clad avant de refermer la porte sur lui.
Le jeune garçon s’assit sur le lit et prit sa tête dans ses mains. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Il avait été loin de s’imaginer que les choses se dérouleraient de cette manière. Tout c’était passé si vite ! Malgré tout, il était content d’avoir rencontré Zack, son premier véritable ami. Il se sentait moins seul depuis qu’ils s’étaient rencontrés à Costa Del Sol. Il était également extrêmement reconnaissant au jeune homme pour toute l’aide qu’il lui avait offert. Il faudrait qu’il s’acquitte de ses dettes envers lui un jour. Mais pour le moment, ce n’était pas sa principale préoccupation. Il allait enfin pouvoir s’engager comme soldat, ce serait le début de tout pour réaliser ses rêves.
Il se leva et alla jusqu’à la fenêtre. Derrière la vitre, la nuit commençait à tomber et on y voyait plus très clair dans cette ville ensevelie par l’ombre. Dehors, il put voir tous les autres logements midgariens. Logements en capsules, empilées les unes sur les autres. Clad admirait toutes les petites lumières de la ville qui resplendissaient plus que jamais dans l’obscurité qui s´approfondissait. Celles de ces lieux de vie, les lampadaires qui éclairaient les rues, les voitures, les bars, les casinos, les grands magasins, les hôtels, les spots et panneaux publicitaires lumineux... Tout cela brillait intensément et les étoiles qu’il était impossible de voir dans le ciel nuageux, semblaient s’être décrochés de la voûte et avoir élu domicile dans la ville elle-même. Ce n’était plus vers le haut que le regard se tournait, mais vers la terre, vers la puissante cité.
La fenêtre donnait donc bel et bien sur une partie de la ville. Clad détacha finalement son regard de cette mer de petits points lumineux, chercha un interrupteur des yeux dans la pénombre de la chambre et alluma la lumière.
Puis, comme Zack ne revenait pas et qu’il ne savait combien de temps il devrait l’attendre, il chercha un bouquin à lire.
Une heure plus tard, alors que le jeune homme parcourait tranquillement un livre sur les techniques de combats, la porte s’ouvrit à la volée et se fut un Zack au sourire radieux qui fit irruption dans le studio.
- Bonne nouvelle ! Déclara-t-il tout excité, je viens d’être muté ! On vient de me donner les résultats du concours que j’avais passé il y’a quelques mois, et je l’ai réussi haut la main ! Désormais, je suis un soldat de seconde classe ! S’exclama-t-il au bord des larmes.
Clad se remit un peu de sa surprise. L’entrée fracassante de son ami l’avait fait sursauter.
- Bravo ! Le félicita le blondinet tout en se levant, ça veut dire... Que tu vas quitter cet endroit ?
- Oui ! Dès demain soir, je vais avoir un nouveau logement à l’étage au-dessus.
Tiens ! Fit-il à Clad, toujours aussi enthousiaste, en lui présentant un o-bentô de sômen*, je nous ai rapporté à manger.
Clad remercia son compagnon et ils commencèrent à manger.
Zack alluma une petite télé, qui constituait, avec le lit, la table de nuit et l’étagère, les quatre seuls meubles du studio, et écouta les informations.
- Oh, t’as une télé ! Fit Clad admiratif, il n’y en avait pas chez moi, maintenant que tu l’as allumée, je comprends mieux ce qu’était que cette boîte carrée.
- Oh c’est qu’une petite télé. Je l’ai un peu bricolée parce qu’elle ne marchait pas très bien. Mais pour te dire la vérité, je ne l’utilise pas très souvent.
Clad observa les personnages qui se mouvaient sur l’écran et cela le fascinait énormément. Même s’il savait ce qu’était une télévision pour en avoir déjà vu chez d’autres gens, c’était la première fois qu’il pouvait la regarder.
Au bout d’un moment, ils allèrent tous deux se coucher. Clad, sur son petit futon, s’enroula dans ses couvertures et ferma les yeux, épuisé par cette journée. Il ne tarda pas à s’endormir, tout en sachant que le lendemain serait sûrement une journée tout aussi éreintante.
Les sômen sont une variété de nouilles. Il s’agit de fines pâtes de blé très blanches, au parfum délicat, qui accompagne facilement tous les plats. Elles sont très appréciées des japonais en été. ( D’accord c’est l’hiver mais bon >-<)
( Source : JAPON, bibliothèque du voyageur, Gallimard. )
Euh, une matéria à treize esprits... t´as vu ça où ? xD
CDLTR, ils sont pas 13?
Bon, let´s read!
Je me souviens pas qu´il m´avait fallu 3 posts la dernière fois ! oO
J´ai oublié les commentaires cette fois encore^^"
Mais surement que je vous remercier de me lire !! ! ^^
Bravo encore une fois, j´adore, de bonnes descriptions, en plus y´a Zack on le voit très cool, super sympa et très protecteur avec Clad, exactement comme je l´imaginais
J´ai hate de découvrir la suite de l´histoire pour savoir ce qui va arriver à Clad
Sinon je vois toujours pas quel rapport il peut y avoir entre les deux histoires, à moins que? Non en fait ^^