CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Final Fantasy VII
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

Fic : Les Souvenirs Perdus

_betterav
_betterav
Niveau 8
28 juin 2006 à 00:33:32

C´est pas si long que ça!
A quand la suite?

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 13:48:07

Hey ! ça fait plaisir ça Betterav !^ ^
C´est ce que je pensais aussi à la base, mais quand j´ai vu tous leur regard éffrayés... :/
Je me sis dit que ça devait être pluis long que la moyenne des fics ici :rire:
(merci à toi d´avoir lu ! ^____^ )

Bon en tout cas la suite c´est maintenant !
Bonne lecture !

Chapitre 3 : La réunion.

Le château Ichigawa était une demeure imposante. Deux grandes tours l´encadraient et ses pierres étaient sombres, presque noires.
Il dominait Utaï de sa hauteur et tout en haut sur le chemin de ronde cerné de créneaux, flottaient fièrement dans le vent deux étendarts portant l´emblême des Ichigawas, un dragon doré sur fond noir.

Okito passa l´enceinte et entra dans le jardin qui entourait le château. Celui-ci, entretenu soigneusement depuis de nombreuses années, était constitué de magnifiques érables, de cerisiers, de pins et de sapins qui, au fil des saisons paignaient le paysage de chaudes et agréables couleurs. Le calme y régnait et tout était silencieux à cette heure-ci de le nuit. Dans le château, aucun bruits non plus. Pourtant, alors que tout était plongé dans le noir, une fenêtre était allumée dans la pièce adjacente au premier grand bâtiment qui se trouvait à la gauche d´Okito.
Face à elle se trouvait le bâtiment principal, au centre, et tout autour duquel étaient regroupés les différents bâtiments du château à savoir les écuries, les cuisines, les chambres et résidences personnelles. Et, un peu plus à l´écart, se trouvait le dojo et le temple.
Okito suivit l´allée principale et entra dans la pièce qui était éclairée.
Il s´agissait de la salle où se déroulait les fêtes ou encore certaines cérémonies.
Au moment où il posa le pied dans la pièce, les bruits de conversations prirent fin. Toutes les personnes présentent tournèrent leur regard vers le nouvel arrivant.
Un homme qui se tenait un peu à l´écart du petit groupe de dix personnes réunis debouts, face à la porte, s´avança alors et fut le premier à prendre la parole.

"- Te voilà enfin Okito ! Nous t´attendions, Sugara est revenu et...
- Oui je sais, le coupa Okito, je reviens du Da-Chao mais malheureusement je n´ai rien pu y découvrir.
Pourtant je préssens une attaque imminente ! Reprit-il avec un air grave.

Personne n´osait parler et attendait, non sans cacher une surprise sur leur visage, que Okito leur en dise plus.

- J´ai été attaqué en chemin par une bande des ninjas, expliqua-t´il, entre autre pour justifier son retard, Ils étaient plutôt faibles mais apparrement leur mission n´était pas de me tuer. Ils n´ont pas pu m´apprendre grand chose, ils ne savaient rien."

Des chuchotements s´élevèrent au milieu du groupe.
Okito s´ avança alors vers celui-ci. Les chuchotements cessèrent et on le laissa passer jus´qu´à une longue table en bois autour d´un bout de laquelle, ils étaient tous réunis.
Okito s´agenouilla en bout, tous les autres s´assirent alors également. En face de lui, l´ homme qui lui avait parlé à son entrée, Otaka Ichigawa, le père d´ Okito.
Il approchait de la cinquantaine et ses cheveux ainsi que la fine barbe de son menton, soigneusement coupée, grisonnaient.
Il reprit la parole.

"- Sugara se repose dans sa chambre, il a été gravement bléssé.
- Sukima m´a averti de son état, oui. C´ était au moment où je quittai le château. Vous étiez alors tous sur la rive est.
Je pensais qu´elle vous aurez averti de mon départ.
- Sukima ? s´étonna le père, incrédule, nous ne l´avons pas revu depuis notre retour.... Il parut réfléchir un instant mais il se reprit bien vite.
- Nous ne savons pas où elle est, elle n´est pas au château. Tsumiki aussi a disparu.... ajouta-t´il apres avoir hésité un moment."

Okito qui jusqu´à présent avait gardé cette expression de calme et son air grave parut défaillir un instant.

"- Nous nous demandions où tu étais toi aussi... Ta mission était de rendre compte des mouvements au Da-Chao.
- Je sais mais j´avoue en avoir profité pour étudier une stratégie et espionner , répliqua alors Okito qui s´était ressaisi.
- Mais je n´ai rien trouvé d´ intéressant qui puisse nous aider pour notre plan. C´est assez déconcertant...ajouta-t´ il, Quand à vous ? Demanda-t´il."

L´ un des dix hommes s´empressa de répondre.La conversation s´était déroulée entre le père et le fils j´usqu´à présent. Ils considéraient qu´ils avaient leur place ici eux aussi.

"- Nous avons repoussé l´assaut ennemi ! Leur attaque surprise a échoué !
Il semblait tout fier d´avoir fait son rapport et surtout de la victoire qu´il venait d´annoncer.
- Ceci grâce à Sugara ! C´est bien notre meilleur espion !
- Malheureusement pour lui, il s´est retrouvé dans une embuscade avec son équipe. Sur la rive ouest, dit encore un autre, mais le visage penché et le plus sérieusement du monde, sa réplique les attristant tous.
- Il est le seul survivant. Les ennemis n´étaient pas nombreux d´après lui. Ce nétait pas une attaque et il a néanmoins réussi à tous les éliminés...Mais à quel prix....
Otaka regardait le sol, son visage exprimée la souffrance car ses traits étaient tirés et son esprit probablement à nouveau perdu dans de sombres pensées. Sugara était son unique frère et le voir dans cet état plutôt accablant devait le troubler.
- Et Togô ? demanda Okito.
- Togô ? Il nous a affirmé que rien ne s´était passé durant notre absence voilà tout, assura son père. Mais pourquoi cette question ?
Cela fait tout de même deux heures que nous sommes rentrés. Notre réunion devant avoir lieu il y´a une heure, nous nous inquiétions.
- Comme je vous l´ ai déjà dit, j´ai eu un contretemps. Et sans celui-ci, Togô serait toujours à son poste !
Tous les visages exprimèrent une nouvelle fois une grande surprise accompagnée d´ incompréhension.
- Que veux-tu dire ?
- Ces sois-disant ninjas qui m´ont attaqué m´ont révélé être des espions. Ils revenaient du château, expliqua alors Okito."
Les chuchotements emplirent à nouveau la salle.
Ichigawa père ordonna le silence.

"- Oui, les ninjas nous surveillent et ceci vient confirmer mon préssentiment. De plus, l´un deux m´a affirmé que l´homme qui les avait recrutés venait du "Taï-Kaï´.
- Quoi ?! Le groupe d´assasins ! Qu´ont-ils avoir la dedans ?!
C´était l´ homme si fier de leur dernière victoire qui venait de s´écrier. Debout devant tous les autres qui le regardaient étonnés de sa brusque réflection, il se sentit honteux et quelques petites taches rouges apparaissèrent sur ses joues. Tout penaux, il se rassit et laissa Okito continuer.
- Ils ont du se rallier aux Kisaragi je suppose, lui répondit tout de même Okito, une nouvelle attaque se prépare, mais celle-ci semble bien plus organisée que celle que vous venez de contrer. Une attaque prévue depuis longtemps, exactement comme nous...
Il balaya les samouraïs assis d´un regard glacial qui voulait dire " demain sera un jour décisif, cette grande bataille scellera nos destins."
- Révisons alors notre plan !"
Et il se pencha sur une carte déroulée sur la table. Tous les autres se penchèrent également.

Il était trois heures du matin lorsque la réunion se termina. Elle avait durée environ quatres heures.
Okito sortit du bâtiment accompagné de son père.
Celui-ci se tourna vers lui.

"- Tes nouvelles sont pour le moins préoccupantes, si tu dis vrai, nous allons devoir nous battre plus que jamais.
Il se pourrait que ce soit notre dernière grande bataille contre nos ennemis. Avec le vainqueur, la guerre cessera.
Mais la paix ne reviendra pas forcément. C´est pourquoi nous devons vaincre ! Mon plan fera l´affaire, j´en suis sûr nous vaincrons !"
Okito pensa qu´il essayait plus de se convaincre lui-même en disant ces mots.

"- Tu sais mon fils, tu es un des deniers espoirs. Les ninjas sont des tricheurs, depuis toujours ils se cachent et attaquent en traîtres, ils n´ont pas d´honneur...Enfin, ce que je voulais dire c´est que nous contons tous sur toi...
- Je sais père..."
Otaka sourit tristement.

"- Comment se porte grand père ?
- Son état empire de jour en jour, j´ai bien peur qu´il ne verra jamais l´issue de cette guerre... Enfin, il compte sur moi pour remporter la victoire, saurais-je seulement m´en montrer digne et répondre à ses attentes...?"
Ce fut un homme abbatu qui se retourna et regagna sa résidence laissant Okito derrière lui.
Celui-ci ne se rendit pas à sa chambre immédiatement.
D´ ailleurs, il ne se sentait pas fatigué et tout ceci le tourmentait.
C´est alors qu´il repensa à Tsumiki.

Tout en se promenant dans le jardin, il atteignit un petit pavillon qui avait été construit prés d´ une rivière, sous deux cerisiers.
Okito sortit un petit briquet de sa poche et alluma deux bougies encastrées dans deux petites encoches placées à cet effet des deux côtés des piliers du kiosque, d´un beau bois d´ acacia vernis.
A peine les avaient-ils allumées qu´ une voix de femme retentit dans son dos.

"- Je savais que tu serais là.
- Je me doutais bien que toi aussi.....Tsumiki !"
Il se retourna et la femme lui sauta alors au cou.
Okito l´enlaça et l´embrassa tendrement.
Elle se libéra.
" - Où étais-tu ? ah...tu t´es battu cette nuit....
Elle éfleura sa joue sur laquelle il restait encore un peu de sang.
- Je crois que je pourrais poser la même question, répliqua alors Okito dans un grand sourire."
La jeune fille rougit.

Tsumiki n´ était pas très grande pour ses dix-neufs ans. Elle avait de longs cheveux noirs qu´elle attachait toujours en queue de cheval dans son dos.
Mais ce qui lui donnait le plus de charme, c´était ses grands yeux noirs et son petit sourire candide.

"- Je suis partie retrouver Sukima, elle m´a dit qu´il allait se passer des choses bientôt au château.
Toutes ces réunions et attaques répétitives, cette atmosphère tendue l´ inquiétaient beaucoup. Surtout à cause de son bébé.
Elle est donc allée chez sa soeur, à Kureno.
- Ta mère et tes soeurs ont raison de s´éloigner en ces temps de guerre. Je le comprends mais tu sais que Sugara, ton père...
- Oui je sais, je suis revenue pour rester à ses côtés ainsi qu´ aux tiens.
-...je crois que...
- Non tu te trompes et..."
Elle sarrêta net au milieu de sa phrase se mordant la lèvre et cherchant ses mots mais c´était trop tard, elle s´était dénoncée toute seule. Alors elle voulut partir, ses yeux fixés sur ses pieds mais Okito la retint par le bras.
Elle se retourna et le regarda droit dans les yeux.

"- Je vais me battre !"

Elle avait dit ces mots avec une telle détermination qu´ Okito lui-même ne sut que lui répondre et lui lâcha le bras, sans vraiment s´en rendre compte.
Il sourit. Tsumiki faisait partie des rares filles qui avaient appris à manier le sabre et à se battre. Elle se débrouillait d´ailleurs très bien et surpassait de nombreux garçons.
Beaucoup allait même jusqu´ à dire qu´elle était la deuxième meilleure samouraï juste après... Okito !
Celui-ci était son cousin. Son père était le frère de Sugara, le père de Tsumiki. Celle-ci avait commencé l´apprentissage du kenjutsu à dix ans.
A cette époque, Okito avait déjà dix-neuf ans et était déjà considéré comme le meilleur samouraï du village.
Bien qu´ils étaient cousins, Tsumiki n´avait jamais rencontré Okito, elle l´avait toujours vu de loin.
Les années passèrent, Tsumiki devint toujours de plus en plus douée et forte. Elle avait un esprit combattif.

Puis un jour...

___________________

Voilà^^ fin du chapitre 3 =D ! Attention suspens !^ ^
arff en le relisant j´y comprends rien moi-même ! XD C´est pas un super chapitre, loin de là T___T
J´espère que vous n´avez pas attendu trop longtemps, je suis tellement lente -___- !

Enfin j´ai encore dû diviser un chapitre en deux ! XD Alors que le chapitre deux initial je l´avais déjà divisé en trois !
Je crois que c´est tout ce que j´avais à dire !
Oui aussi ! Petite précision sur cette cité de Kureno ! C´est une new cité^-^ qui existait à l´époque ! en fait elle se trouve pas très loin de l´ "actuel" village fusée ! ^^
Et elle faisait du commerce avec Utaï !
Sinon euuuu zut j´ai oublié ! XD
Ah si c´est bon ! ^^ le suspens ne durera pas longtemps car je poste la suite, qui est déjà faite, tout à l´heure ou demain^^ ! ^^
Voili ! ^^ Je remercie tous ceux qui me lise ! ^^ Bisous à tous ! ^^

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 13:51:08

Euh... les commentaires à la fin sont un peu périmés XD lol^^

Sinon, chapitre 4 ce soir.

S-Leonhart
S-Leonhart
Niveau 68
28 juin 2006 à 14:01:35

Je faisais pas encore les corrections non ?

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:04:08

T´as commencé les corrections à partir du chapitre 4

Pourquoi y´a des fautes ? xD

S-Leonhart
S-Leonhart
Niveau 68
28 juin 2006 à 14:05:45

Non j´ai pas regardé. Mais je me souvenais plus à partir de quand je faisais les corrections.

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:09:52

:ok:

De toute façon j´ai forcément laissé des fautes me connaissant xD

Ca me fait penser justement, qu´est-ce que tu fais pour les chapitres à venir ?
Moi je sais que je vais poster un chapitre toutes les semaines pour avancer plus rapidement.
Donc, t´auras pas forcément le temps de corriger, et puis t´en as peut-être pas envie non plus.
Enfin c´est toi qui vois.

Darkang1
Darkang1
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:30:00

Et zou! Les deux chapitres a la suite! :)

J´adore tes descriptions, j´arrive bien à imaginer visuellement les endroits ou les personnes que tu décris, ca me donne envis de connaitre très vite la suite! :p)

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:31:24

Merci Dark !! !! ^________^
Finalement tu lis vite^^ ça me fait plaisir^^.
Merci à toi !

Darkang1
Darkang1
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:38:31

Moi aussi ça m´étonne de lire si vite, ça veut dire que je m´ennuis pas en lisant

J´ai vu encore quelques fautes mais bon c´est pas bien grave, c´est couvert par la quantité :)

Axnyff
Axnyff
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:52:06

Dark le fayot euh :ok:

Darkang1
Darkang1
Niveau 10
28 juin 2006 à 14:58:16

Un fayot c´est tout petit, donc je peux pas en etre un, par contre toi..... :content:

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 23:02:01

Bon chapitre 4 ! ( les chapitres 4 à 10 ont été corrigés par S-Leo )

Chapitre 4 : Tous ces souvenirs....
 
Puis un jour, on vint trouver Okito pour l’informer d’une nouvelle importante....
 
~~
C’était une journée d’été. Chaque habitant vaquait à ses occupations, profitant de la chaleur qui donnait plus l’envie de se délasser sous de luxuriants pins et châtaigner plutôt que de travailler. Cependant les jours étaient paisibles et la vie bien agréable. Personne ne demandait plus que ce qui leur était offert. Le village n’était pas en guerre, "c´était déjà ça" pensaient la population qui songeaient aux différentes horreurs qui faisaient rage dans le monde.
La journée était déjà bien avancée lorsqu’un gardien de la cour vint prévenir Okito que son père l’avait envoyé le quémander.
Okito était de dos, dans le petit kiosque, observant comme à son habitude le sentier d’eau qui coulait un peu plus en contrebas ( c’était l’un de ses passe-temps favoris ).
Le gardien toussota tentant de faire comprendre à Okito sa présence. Celui-ci se retourna et observa le gardien, moitié surpris, moitié troublé.
 
“ - Pardonnez-moi de vous importuner messire mais le seigneur Otaka vous demande, il vous attend au dojo, s’expliqua alors le messager.”
Puis il s’inclina bien bas, si bas qu’il faillit tomber en avant. Avec de grands gestes qui avaient pour but initial de stopper la chute, il se redressa tant bien que mal et après un signe de tête maladroit adressé à Okito, il s’éloigna d’un pas rapide.
“ D’où l’a t-on encore sortit celui-là...” Soupira un Okito exaspéré avant de se diriger vers le dojo.
A l’intérieur de celui-ci, il n’y avait pas grand monde. En effet, en fin d’une journée de plein été, les gens préféraient rester chez eux avec leur famille principalement pour boire rire et paresser. Hormis quatre ou cinq personnes dont une jeune fille à laquelle Okito ne prêta pas grande intention, il n’y avait rien d’autre que les habituels objets qui ornaient la pièce. C’est-à-dire deux bancs coincés au fond, contre le mur. La pièce était divisée en deux grâce à un panneau mobile. Okito se dirigea dans là seconde pièce, tout au fond à droite de l’entrée
 
Tsumiki, portant sur elle un hakama bleu foncé qui laissait ses chevilles à découvert et un kimono de la même couleur qui recouvrait tout le haut de son corps, était en train de s’entraîner avec son maître. Lorsque Okito pénétra dans le dojo, ses yeux se posèrent sur l´élégant intrus.
Elle reconnut son cousin bien qu’ils ne se connaissaient pas et, comme elle ne l’avait jamais vraiment vu, en tout cas, jamais d’aussi près, elle l’observa plus attentivement.
Il était assez grand et son visage aux traits fins, malgré l’autorité qui s’y reflétait avait un petit quelque chose que Tsumiki n’arrivait pas à définir, une sorte de douce lumière s’en dégageait. Ses longs cheveux noirs lui plaisaient. Elle se dit qu’il était plutôt mignon mais tout de même un peu trop âgé pour elle.
Après qu’il eut quitté la pièce, elle reporta toute son attention sur son adversaire.
 
“-Te voilà Okito !
Otaka qui était assis à un bureau recouvert de papiers sur lesquels s’entassaient une quantité importante de signes écrits à l’encre noire, se leva, ses bras l’invitant à approcher, et s’avança pour l´accueillir.
-Vous m’avez demandé père ? Répondit le jeune homme d’une voix morne.
-Oui, je vais t’envoyer régler un problème qui est survenu hier. Le Taï-Kaï a encore frappé, reprit-il dans un regard sombre.
Okito attendit silencieusement de savoir ce qu’allait lui demandait son interlocuteur.
Celui-ci continua, voyant que son fils attendait plus d’explications.
- Hier soir, deux soldats qui se promenaient sur la plage dans un état plutôt... enfin tu vois, ont été surpris par le groupe armé. L’un des deux à pu s’enfuir mais l’autre y est resté. Nous ne savons pas ce qu’ils faisaient ici mais il semblerait, d’après le survivant, qu’ils s’étaient donné rendez-vous pour attendre de nouvelles recrues, c’est en tout cas ce qu’il a entendu. Dans la confusion de tous, il a tout de même réussi à trouvé ce morceau de papier qui était tombé par terre. Heureusement que les effets de l’alcool qu’il avait ingurgité s’étaient déjà dissipé...
Enfin bref, voici le bout de papier. Il a été un peu mouillé par la mer mais le principal est lisible. Nous savons qui est leur prochaine victime. Il s’agit de l’ambassadeur de Kureno qui doit venir nous voir aujourd’hui pour discuter de la situation commerciale entre nos deux cités. Il arrivera ce soir aux alentours de vingt-trois heures. Comme tu le sais, le Taï-Kaï ne s’attaque pas qu’à d’innocents habitants du village mais aussi à tout ce qui peut avoir un lien avec notre famille. Voilà pourquoi je t’ai convoqué, je vais t’envoyer, accompagné de nos deux nouveaux meilleurs éléments disponibles du dojo pour empêcher cet assassinat. Je sais que tu aurais pu te débrouiller seul mais je pense que c’est aussi un bon moyen de faire progresser ces nouveaux soldats.
Ne crois-pas pour autant que je ne prends pas la situation au sérieux, il s’agit d’une tentative de meurtre! Rajouta-t’il précipitamment.
- Bon, quand dis-tu ? Lui demanda-t’il après avoir marqué une courte pause à la fin de cette explication pour le moins complète. Viens, je vais te présenter ceux qui t’accompagneront ce soir.
Okito était resté silencieux pendant tout ce temps, concentré sur ce qui venait d’être dit. Il suivit son père dans la première salle, celle par laquelle il était arrivé et où se battaient toujours les personnes qu’il avait entr´aperçut tout à l’heure.
-Voici Tsumiki et Iko ! Lui présenta son père en s´arrêtant devant les personnes qu’il venait de citer.
Okito se pencha en avant pour les saluer et les deux autres en firent autant sans trop savoir à qui ils avaient à faire ni pourquoi.
- Tsumiki, ma nièce est un très bon élément, elle ira loin. C’est d’autant plus remarquable qu’elle n’a que seize ans et qu’elle est la seule fille avec l’une de ses sœurs à avoir appris à se battre.
Quant à Iko, il s’est déjà distingué des autres à de nombreuses reprises pour ses talents à anticiper les intentions de ses adversaires.
- C’est essentiel dans un combat fit remarquer Okito, annulant ainsi le compliment.
- Exact, mais Iko est le plus doué de nos élèves à ce niveau.
- Pourquoi nous avoir appelé Senseï ? Demanda alors le jeune homme en question.
Il était nettement plus âgé que sa compagne mais on ne lui donnait tout au plus qu’aux alentours de vingt ans. Il était très grand, bien plus qu’Okito et ses cheveux châtains étaient attachés dans son dos.
-Okito vous expliquera lui-même, répliqua le seigneur dans un sourire.”
Puis ils les laissa pour retourner auprès du tas de feuilles empilées sur son bureau.
 
Lorsque la nuit arriva, le trio sortit du château et se dirigea vers le port situé en dehors de la ville, au sud.
 
Okito était toujours silencieux ce qui exaspérait la jeune fille qui aurait aimé, autant que son compagnon, en savoir plus sur leur “mission”.
Mais Okito qui détestait, il faut le dire, faire équipe et encore moins qu’on le dérange sans arrêts pour lui poser des questions qu’il estimait inutiles, surtout quand on sait qu’il faisait l’effort d’ouvrir sa bouche uniquement quand il l’estimait réellement nécessaire, ce qui expliquait qu’il ne parlait quasiment jamais. Mais il n’aimait pas parler pour ne rien dire.
Finalement Tsumiki éclata, et laissa emporter sa colère contre cet homme qui était son cousin et qui semblait n’en avoir absolument rien à faire.
Iko tenta de la calmer mais cette peine fut rendue totalement vaine lorsque Okito daigna enfin l’ouvrir pour lui dire que si elle ne pouvait pas se tenir tranquille, elle pouvait retourner au château, il se passerait largement d’elle.
 
“- Nan mais c’est pas vrai ! J’vais l’étrangler ! C’est quoi ton problème ?! ! Pourquoi tu dis pas tout de suite que tout ce que tu veux c’est qu’on soit pas là ? Ca te pose tant de problèmes que ça d’être accompagné ? Oui, monsieur veut faire bande à part ! Nous, on n’est que deux ptits rien du tout qui dérangent monseigneur ! Ca te crèverait d’avoir un peu d’attention pour les autres, juste de remarquer que t’es pas tout seul au monde ? Hey ! Répond !” Explosa la jeune fille furibonde.
Elle était excédée. Elle avait lâché tout ce qu’elle avait sur le cœur et l’habituel silence qui s’en suivit finit par la décourager et elle se tut. Okito pourtant savait qu’elle avait raison, ses dernières paroles l’avaient troublées, il était c’est vrai, seul et ne portait pas d’attention aux autres, il aimait ça la solitude mais à cause de ça, toutes les histoires qu’il avait eu avec des filles n’avaient jamais duré longtemps, malgré son côté ténébreux et sa grande beauté qui les faisaient toutes craquer. Mais il se disait aussi qu’il n’avait jamais vraiment aimé pour de vrai.
“- J’ai horreur qu’on me tutoie, sortit enfin Okito en guise de réponse.”
Tsumiki tressaillit mais elle avait décidé de jouer au même petit jeu, elle ne dirait plus rien elle non-plus.
Iko, observant ses deux compagnons qui se taisaient, chacun dans leur coin évitant bien de regarder l’autre, ne savait plus quoi faire. Il souffla et se mit à la hauteur des deux autres.
 
Lorsqu’ils arrivèrent en vue de la plage Okito s’arrêta. Puis il s’adressa à la furie qui lui avait explosé à la figure un peu plus tôt.
 
“- Il vaudrait mieux que tu nous attendes là maintenant, ça risque d’être dangereux. Avertit-nous seulement si tu vois arriver des ennemis, lui conseilla t’il froidement.
C’était plus qu’il n’en fallait pour faire littéralement hurler la jeune fille au risque d’attirer sur eux les ennemis. Mais là s’en était trop ! Il allait trop loin !
- QUOI ?! !!! Commença-t’elle avant qu’Iko ne lui plaque sa main contre la bouche pour éviter qu’ils ne se fassent repérer.
Mais la demoiselle, piquée au vif se libéra et fixa Okito pour lui répondre, néanmoins plus calmement. Quoique les tremblements qui la parcouraient trahissaient sa fureur.
- J’ai horreur qu’on me tutoie ! Répliqua-t’elle non sans une pointe d’ironie. Mais s’il y’a quelque chose dont j’ai bien plus horreur encore, c’est qu’on sous-estime ma valeur sous prétexte que je suis une fille !
Elle avait dit ces mots sur un ton qui montrait clairement que sa décision était prise et que ce n’était pas lui, ni personne d’autre d’ailleurs, qui la ferait changer d’avis.
- Comme tu voudras, soupira Okito, je ne doutes pas de ta valeur ni de ta détermination mais plutôt de tes capacités physiques...
-C’est ça ! Lui cracha t’elle.
- Je n’ai pas envie de m’étendre la-dessus mais si tu veux venir, tâche au moins de te retenir de crier !
Commença à s’emporter Okito.
- C’est ce qu’on appelle être têtu ! Tu te bases sur des préjugés ! Oh et puis je ne sais même pas pourquoi je te parle ça ne sert à rien !
- Décidément j’aurai bien mieux accompli cette mission tout seul !
- Chut ! S’interposa celui qui avait été complètement estompé par les deux autres durant cette querelle.”
Le pauvre garçon qui se demandait vraiment ce qu’il faisait au milieu de ces deux enragés, avait tenté d’intervenir dans cette dispute pour les arrêter mais sans succès. Il fut pourtant contraint de les interrompre en apercevant un petit groupe d’hommes encapuchonnés, tout vêtus de noir.
Immédiatement tous se turent et observèrent la troupe qui marchait dans leur direction, sur la plage. Apparemment, ils avaient été repérés. Fort heureusement, le bateau de l’ambassadeur n’était pas encore arrivé.
Le trio s´élança. Arrivé à leur hauteur, les hommes en noirs entamèrent directement les offensives. Iko avait été écarté dans la bataille, de ses deux compagnons qui se battaient dos à dos de leur côté. Le groupe d’homme était bien plus nombreux qu’eux, ils étaient environ quinze hommes. Un si grand nombre pour un ambassadeur ! Okito pensa qu’ils avaient prévus qu’ils seraient là pour les en empêcher. Mais c’était sans compter la présence d’Okito qui venait à l’instant d’achever un sixième homme. Il observa Tsumiki et fut obligé d’admettre qu’elle se débrouillait plutôt bien. Puis il s´intéressa à Iko. Celui-ci gérait parfaitement la situation.
Un des hommes se dressa contre lui, Okito lui transperça aussitôt le ventre. Encore un en moins. Lorsqu’il reporta son attention sur Tsumiki il s’aperçut que l’un des tueurs s’était placé derrière elle et s´apprêtait à lui porter un coup en traître. La pauvre qui devait déjà lutter contre deux hommes à la fois ne pourrait éviter le coup. Au moment où la lame allait s´abattre sur sa tête, Okito intervint et blessa le sournois à la main ce qui lui fit échapper un cri de douleur. La jeune fille se retourna alors et découvrit Okito et, à terre, près de son sabre, se tenant une main ensanglantée, un homme qui exprimait encore sa douleur en se tordant sur lui-même. Okito n’allongea pas plus longtemps l’horrible spectacle et planta son propre sabre dans la gorge du meurtrier. Tsumiki n’eut pas le temps de remercier son sauveur car Iko accourut en pointant du doigt un bateau qui arrivait mais pas en direction du port, en direction des montagnes. On pouvait aussi voir un grand nombre d’hommes semblables à leurs agresseurs se dirigeait vers ces montagnes.
Qu’est-ce qui pouvait bien amener le bateau à vouloir accosté par-là ? C’est alors que tout devint clair pour Okito, le Taï-Kaï sachant que les Ichigawa, mis au courant de leur projet par le bout de papier perdu la veille, avaient modifié leur plan, ils tueraient bel et bien ce soir mais pas l’ambassadeur, les transporteurs de grès qui se servaient sur l’île et repartaient ensuite en direction de la cité de Kureno. Ils ne venaient pas directement au port car les montagnes étaient difficiles à franchir et pour transporter le grès, il aurait fallu passer par de petits ponts suspendus dont la solidité laissait à désirer. Le trio était donc tomber dans une embuscade !

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 23:02:37

Tous les trois coururent vers les montagnes laissant derrière eux deux survivants au milieu d’un tas noir recouvert de taches rouges, mais ils savaient qu’ils n’arriveraient jamais à temps. Lorsqu’ils coururent sur le pont, il céda sous le poids auquel il n’avait pas depuis longtemps eu à faire. Okito rattrapa Tsumiki par le bras et la hissa sur la terre ferme. De l’autre côté du pont ils virent Iko remonter la falaise. Sous ses pieds, il y’avait bien tout de même mille mètres de vide. Une fois qu’il fut lui aussi remonter, il leur lança bien fort pour qu’ils l’entendent, qu’il allait chercher de l’aide. Ils n’avaient qu’a continuer.
Okito et Tsumiki acquiescèrent de la tête et continuèrent leur course sur un rythme endiablé.
Enfin arrivés à l’endroit précis, un effroyable spectacle s’offrit à eux. La baie était recouverte de sang, une dizaine de marins gisaient à terre, morts. Ils avaient échoué. Le bateau était déjà repartit avec ses rescapés qui devaient encore se remémorer ce qu’ils venaient de vivre. Les hommes du Taï-Kaï étaient tous partis hormis un petit groupe qui était encore visible et se dirigeait vers l’intérieur des terres, probablement pour rejoindre les autres, dans leur cachette. Okito ne fit ni une ni deux, il s’élança à leur poursuite, si vite que Tsumiki qui courait moins vite que lui, ne put le rattraper et le perdit de vue.
Elle avait finalement abandonnée l’idée de courir pour marcher à son rythme, tout en reprenant des forces lorsqu’elle entendit des bruits de bataille. Des fers qui se croisaient, des hurlements sauvages, elle tenta de voir d’où ils provenaient. Elle déboucha sur une autre plage et put voir Okito qui se battait contre un immense guerrier, entourait de trois hommes qui reposaient à ses pieds.
Okito semblait en difficulté, une large entaille dans son flanc droit laissait s’échapper un liquide rouge qui se collait à sa peau et ses vêtements et venait souiller la plage de sable fin.
Quant à son adversaire, il faisait bien trois têtes de plus que lui. Il était gigantesque.
Tsumiki s’empressa de descendre sur la plage mais alors qu’elle s’approchait pour lui venir en aide, le lourdaud s’écroula de toute sa hauteur et elle put voir ses yeux grands ouverts regarder devant eux, dans le vide. De son côté le vainqueur lui aussi s’affala.
Quelque chose de doux le ranima, c’était froid et apaisant à la fois. Il ouvrit les yeux et découvrit la jeune fille au-dessus de lui. Posant ses mains sur sa blessure, elle appliquait une sorte de pommade à base de plantes médicinales.
Okito se redressa et la remercia mais lui assura qu’il allait bien et que ce n’était pas la peine de s’inquiéter pour lui. Il fit quelques pas mais s’arrêta bien vite. Tsumiki le vit chanceler.
Heureusement pour elle, le corps d’Okito n’était pas trop lourd car celui-ci venait de tomber dans ses bras, évanoui. Rassemblant toutes ses forces elle le porta jusqu’au lieu du précédent massacre. Là, Iko ainsi que ses compagnons du dojo se précipitèrent à leur rencontre et débarrassèrent bien vite la frêle adolescente de son fardeau. Elle s’aperçut que les corps des marins avaient été enterrés.
Tous ensemble, ils rentrèrent donc à Utaï alors que le jour commençait à se lever à l’horizon.
 
Quelques jours après l’incident, Okito était de nouveau sur pieds. Désormais, il avait pris l’habitude d’accomplir les missions que lui confiait son père avec Tsumiki et Iko. Cela n’était plus un problème pour lui. Et chose encore plus étrange, il s’entendait bien avec Tsumiki et lui parlait bien plus. Iko remarqua même qu’elle était la seule personne qu’il connaisse à laquelle Okito parlait le plus. Ce qui ne voulait pas dire qu’il était devenu bavard pour autant. Ca il était encore très loin de le devenir un jour et ce n’était certainement pas ce qu’il voulait non plus.
 
A l’aube d’une des dernières journées d’été, Tsumiki trouva Okito assis sur un banc sous le petit kiosque. Elle savait qu’il aimait bien se rendre à cet endroit et le rejoint pour savoir ce qu’il faisait.
Elle vit alors le vaillant combattant en train de lire un livre, paisiblement ( et oui, les samouraïs pouvaient aussi aimer lire !)
Il ne lui accorda pas même un regard mais, au contraire, baissa encore plus sa tête sur les pages du bouquin. Derrière lui, les éblouissants rayons du soleil jetaient des éclats dorés et l’endroit fut bientôt entièrement illuminé.
Tsumiki le salua mais Okito resta silencieux. Il l’ignora royalement. Ce qui eu pour effet d’irriter la jeune fille qui, tout comme lors de leur première rencontre, s’exaspéra face à ce silence.
“- Pourquoi faut-il toujours que tu sois aussi renfermé ! Bon ! Puisque ça ne sert à rien de rester ici à “parler” à un mur, je m’en vais !” Et elle commença à s’éloigner. Des larmes coulaient sur ses joues. Mais Okito qui s’était levé lui saisit le poignet.
Se fut un visage couvert de larmes qui se tourna vers lui. Ses yeux, devenus rouges et gonflés qui le regardaient, semblaient remplis de reproches.
- Laisse-moi ! Pourquoi tu fais ça ? Pourquoi tu m’ignores, tu fais comme si je n’existais pas quand je suis avec toi ! Alors que moi,....tout ce que je veux.....c’est un peu, de considération ! Alors que moi je, je........JE T’AIME !! ”
Ces mots étaient sortis de sa bouche malgré elle. Mais ça avait été plus fort qu’elle, elle s’était écriée, libérant ainsi ce qu’elle avait sur le cœur, libérant ainsi toute la haine et toute la passion qu’elle lui portait. Elle sentit la main qui retenait son poignet relâcher pendant un court instant son étreinte. Okito regardait, confus, l’adolescente en pleurs, sur son visage, on pouvait lire la surprise. Ses yeux la fixaient profondément et sa bouche était entrouverte. Mais bientôt, il esquissa un petit sourire.
Il resserra sa main sur le poignet de la jeune brune et l’attira à lui.
Tout se passa ensuite en un instant. Ses lèvres se refermèrent sur les siennes et, alors que le soleil culminait dans le ciel azuré et zébré de fins nuages blancs, ils s’étreignirent, brûlants de passion.
 
C’était il y’a trois ans. Depuis, ils ne s’étaient plus quittés. Bien sûr, ça n’avait pas plut à tout le monde. Deux cousins ensemble ! Les gens n’avaient vraiment rien d’autre à faire que de juger en permanence. Mais la guerre était aussi survenue, un an auparavant, aussi sournoise et imprévisible qu’elle l’avait toujours été. Et elle était devenue le principale sujet de préoccupation.
 
~~
 
Okito émergea de ses souvenirs. Quelqu’un parlait.
Elle répétait ce qu’elle venait de dire car elle avait bien vue que le jeune homme avait la tête ailleurs.
 
“- Pourquoi n’es-tu pas allé avec eux ? Ils avaient besoin de toi là-bas ! Où étais-tu passé ?
- J’avais des choses à faire.... Se contenta-t’il de répondre.
- Pourquoi faut-il que tu sois toujours aussi mystérieux.... Elle soupira et baissa les yeux.
- C’était un ordre de mon père. Ecoute, lorsque le jour se lèvera, comme tu le sais, nous allons attaquer directement au Da Chao. Grâce à ton père, nous connaissons l’emplacement de leur base. Hélas, nous ignorons ce que eux savent de nous....Il est probable que cette bataille soit notre dernière bataille. C’est-à-dire qu’elle sera décisive pour nous tous et....
- Tu pourras dire tout ce que tu voudras, je t’accompagnerai, anticipa-t’elle en lui souriant, je veux me battre pour les Ichigawa ! Pour ma famille !
- Je comprends, répondit simplement Okito.
- Je ne me le pardonnerai jamais s’il devait t’arriver quelque chose !” Dirent-ils ensemble, au même moment. Ce qui eu pour effet de briser la conversation et un silence gênant s’installa.
Dans un premier temps, Tsumiki resta silencieuse mais elle finit par rompre cette pause embarrassante.
“- Tu es......décidément trop bête ! Dit-elle soudain avec un grand sourire sur les lèvres.
Okito lui répondit par un sourire également.
- Toi aussi !”
Ils échangèrent leur regard et finalement Okito décida de rentrer. Il s’avança mais Tsumiki le retint.
- Juste, je voulais te dire que je suis allée au temple ce matin, comme me l’avait conseillé maman et je voulais que tu saches quelles étaient les prédictions du prêtre...., mais tu sais, je ne sais pas si c’est vrai ou non et peu m’importe, s’empressa-t’elle d’ajouter, mais sache qu’il m’a prédit que...notre enfant sera probablement un garçon....
Okito la regarda tendrement. Il prit une mèche de ses longs cheveux noirs, détachés à l’avant de son visage, et la fit glisser dans ses doigts. Puis il lui déposa un baiser sur le front.
Tsumiki fit alors demi-tour et disparut dans la nuit.
 
Okito n’était doux et affectueux qu’avec une seule personne, c’était elle.
Il resta encore un moment sous le pavillon, songeur, puis il se décida enfin à regagner ses appartements. Il éteignit les deux bougies et rentra. Mais il ne réussit pas à s’endormir. Le jour n’allait pas tarder à se lever et il attendit simplement celui-ci, immobile, face à sa fenêtre.
 

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 23:04:06

commentaires périmés XD :

"Voili voilou ! ^^ !

C´était la partie romantique de ma fic XD ! Moi j´adore ces passages mais je suppose que certains doivent s´ennuyer à lire ça. Dans ce cas je suis désolée mais moi, j´ai pas pu résister ! =). Quoiqu´il y´avait quand même pas mal d´actions^^.
Cette partie ne devait pas être aussi longue à la base mais j´ai eu tellement de mal à trouver comment ces deux là s´étaient retrouvé ensemble que finalement je me suis dit "je fais ma ptite histoire comme ça ce sera clair^^"
Non mais vraiment ! Je me suis creuser la tête pour trouver comment ils étaient tombés amoureux ! J´arrivas pas à me décider ! XD
Enfin voilà ! C´est mimi quand même =D ! Non ?
Désolée à tous ceux qui avaient espéré que ce soit moins long mais je sais qu´en fait mon style d´écriture est un style qui ne peut pas "faire court" si vous voyez ce que je veux dire...
En même temps pour moi ce que j´ai fait c´est tout petit ! XD Mais de toute façon quand j´écris, je ne me dis pas "il faut que je fasse tant de pages etc..." J´écris c´est tout.
Et en okus j´écris lentement XD !

Ah oui aussi pour les 1000 mètres sous le pont, j´ai une très mauvaise notion des nombres alors je ne sais pas du tout à quoi correspond 1000 mètres dans la réalité ! Mais ça me semblait être assez haut :ok: ! XD

En même temps, on en apprend plus sur le Taï-Kaï et l´amour que se portent Tsumijki et Okito est aussi importante pour la suite de la fic ! POur moi c´est donc un chapitre important.
Et je voulais aussi m´excuser pour le moment où Tsumiki lâche finalement tout ce qu´elle a sur le coeur à Okito parce qu´il n´y a pas vraiment de raisons pour ça ! C´est un peu bizarre en fait ! Enfin bon, il fallait bien qu´elle le lui dise un jour de toute façon^^.

Et encore une précison : ça peut paraître surprenant la réplique "Tu es.....décidément trop bête" mais en fait ce que je voulais montrer c´est qu´ils se comprennent tous les deux. Je ne voulais surtout pas de répliques classiques et écoeurantes (tout du moins pour moi) du genre :
"- Ne t´en vas pas !
- Si, il le faut !"
:nah:

Vous avez peut-être aussi remarquer que je détaille plus les descriptions. Depuis que j´ai lu la fic de Sugy, je fais en effet plus d´effort ! Au passage je fais de la pub pour elle ( ben oui XD lol ) : "Allez voir sa fiction La Dernière Sérénade, elle est géniale !"
Voilà ! ^^

Gros bisous à tous et un grand merci à mes lecteurs ! ^^"

Fin des commentaires périmés ! lol
Et en plus j´ai été obligée de les réecrire, parce que je ne les avais pas sauvegarder -___-
Tant pis pour moi XD

A + !^ ^

Darkang1
Darkang1
Niveau 10
28 juin 2006 à 23:31:24

Hum, ca passe toujours aussi vite cette lecture, j´adore, les éléments s´enchainent bien, comme d´habitude, tu as réussi a ne pas transformer le passage romantique en drame a l´américaine.

Pour faire court je veux la suite!!! :)

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
28 juin 2006 à 23:32:49

T´es roh adorable Dark ! ^^
Merci^^
Tu sais pas à quel point ça me fait plaisir !^ ^
La suite demain ^^ ( les chapitres 5 et 6 )

_betterav
_betterav
Niveau 8
29 juin 2006 à 00:04:35

bon alors ma première (courte) critique: c´est très décousu!^^
Ce n´est pas forcément un mal, j´aime bien quand ça part dans tous les sens, mais ça aurait quand même été pas mal de soigner les transitions! C´est un si bel art que celui des transitions, surtout si elles sont tirées par les cheveux!^^
Sinon, 1000 mètres, je crois bien que ça fait 1km... il doit avoir mal au bras le Iko XD

A part ça c´est très bien, facil et agréable lire malgré quelques fautes bêtes parfois.

KimieVII
KimieVII
Niveau 10
29 juin 2006 à 00:12:56

Betterav :d) merci à toi aussi de me lire ! :-d

C´est très décousu, c´est normal^^
Niveau transitions, j´ai toujours étaient nulle en transitions T__T Mais je crois comprendre ce que tu veux dire. Mais comme ma fic n´est pas vraiment linéaire... je vois pas l´interêt de transitions XD

1000 mètres, 1 km, ça me donne aucune idée de ce que sa représente dans la réalité (vi, j´ai vraiment une très très mauvaise notion des nombres ^^") mais apperement, c´était bel et bien suffisant ! XD :rire: ^^

Oui, je crois que c´est ma spécialité ça les fautes bêtes^^"
Pardon donc :s
En me relisant tout à l´heure, j´ai encore trouvé une faute et je pensais la corriger mais... j´ai oublié XD c´était "entourés" quand je décris Okito sur la plage en train de se battre contre le géant !

Voilà ! Merci beaucoup pour ce commentaire !^ ^

S-Leonhart
S-Leonhart
Niveau 68
29 juin 2006 à 00:14:13

1000 metre c´est la distance que je fais tout les jours pour attendre un pote qui habite lui à 4KM du lycée :o

La vidéo du moment