Vu la nullité des premiers chapitres de ce qui fut mon initiation à la fic, j´ai donc décidé depuis quelques temps de reprendre les premiers chapitres, histoire de redresser le niveau.
Si j´ai choisi un nouveau sujet pour poster, c´est que pour ceux qui n´auraient pas eu le courage de lire la première mouture puissent s´y atteler sereinement.
Pour mes anciens lecteurs, ils verront que les chapitres sont plus étoffés, que leur nombre a diminué, et que l´intrigue a un peu changé sur le début. Sur ce bonne lecture à tous^^^
Prologue :
Qui sommes-nous ? Des oubliés.
Pourquoi sommes-nous encore là ? Pour reprendre ce qui nous est dû.
Qui va nous aider ? Notre mère Planète.
Suis-je là pour accomplir une destinée ?
Suis-je un jouet du Destin ?
Suis-je une marionnette empêtrée dans la trame d’une pièce que je ne maîtrise pas ?
La vie n’est que vacuité, la mort n’offre rien de plus. Mais je ne peux pardonner l’insulte, je ne peux pardonner le destin des miens. Aujourd’hui j’ouvrirai un nouvel Enfer. Et une fois que j’en aurai décidé ainsi, j’en appellerai un nouveau. Mes vœux, ma haine, craignez-les, fuyez-moi. Personne ne pourra venir à bout de ma colère !
Chapitre 1 : Souvenirs de l’Eternité.
Le Village Glaçon. Depuis la disparition de l’âme de Jénova et de son bras armé Séphiroth, la Planète a pu se guérir petit à petit. Quatre siècles ont permis au petit village niché au pied des montagnes les plus nordiques du monde de connaître les joies du printemps et de l’été, joies courtes, mais appréciées par le contraste avec les neiges éternelles des précédentes générations. Mais en ces mois de fin d’année, la neige tombait drue et recouvrait les rues d’un moelleux édredon immaculé. Le long des cheminements ne s’étendaient guère plus de villages que lors de la glorieuse équipée de Clad Strife et des siens. Quatre ou cinq, tout au plus. Les habitants n’étaient qu’une centaine, formant une communauté d’alpinistes et de skieurs chevronnés, parés à accueillir les riches touristes qui venaient jusqu’ici pour dépenser leurs gils chèrement acquis par leurs entreprises ou leurs bonnes actions, en bourse cela s’entend.
Le sud du continent accueillait un héliport, un service de taxis et un port d’où partait le ferry assurant les liaisons avec le continent midgarien et ses deux mégalopoles de Junon et de Midgar. En cette période, la mer commençait à devenir mauvaise, et l’on pouvait parfois tomber sur un iceberg qui profitait de la liberté qui lui était offerte pour découvrir l’immensité océanique. Peu de trafic en cette période, les touristes étaient plutôt rares ou venaient par hélicoptère, le moyen de déplacement le plus répandu dans les classes les plus riches de la société.
L’inconnu avait débarqué au petit matin, par le ferry de Junon. Personne n’avait pu faire une vraie description de l’individu, emmitouflé dans un lourd pardessus immaculé, la capuche cachant ses traits, mesure nécessaire pour se protéger de la neige. Il s’était dirigé vers la maison de Elmer Dragenhill, un vieil alpiniste qui se contentait de louer du matériel, chèrement, mais à la mesure des risques encourus par les solitaires et de la qualité de l’équipement fourni. Ce qui aurait étonné le moindre habitant du bourg, c’était que le prétendant à l’alpinisme s’était dirigé directement vers la petite maison de briques bleues, comme les trois quarts des maisons du coin, qui abritait le commerce. Or personne n’aurait pu avoir de souvenirs de l’individu, c’était la première fois qu’il mettait les pieds ici, le doyen du village et sa légendaire mémoire visuelle aurait pu en mettre sa main au feu.
Elmer s’étonna de trouver un tel énergumène dans sa boutique. Le temps était vraiment mauvais et tous les alpinistes attendaient au chaud le passage de la tempête. Il tentait bien de raisonner son client, mais celui-ci s’évertuait à garder un sourire désarmant, ses dents blanchies et les yeux bleus d’un éclat particulier et frappant étaient les deux seules choses que le vendeur pouvait voir distinctement, même dans la pièce centrale, au borde de la cheminée, l’homme gardait sa capuche et son pardessus. Au bout d’un moment, le vendeur s’emporta, s’exclamant qu’il ne louerait pas ses biens pour moins de cinq fois le prix normal, étant donné qu’il était sûr de les perdre. Son interlocuteur ne broncha pas et sortit une grosse liasse de billets qu’il tendit par-dessus le comptoir. Le vieil alpiniste retraité les prit, les compta et soupira. Il alla chercher un sac à dos où il mit deux piolets, trois rouleaux de cordes, qu’il précisa renforcées avec du fil de fer pour éviter qu’elles ne cassent, même s’il ne promettait rien par ce soir, deux baudriers et les autres accessoires utiles à l’ascension du mont.
L’homme sortit avec un salut de la main et disparut sur la route qui menait vers les pics enneigés, hauteurs cachées par les nuages et la neige. Il faisait sombre malgré les onze heures du matin, la météo ayant pronostiqué la tombée de la nuit pour les alentours de dix-sept heures. Peu de temps pour que l’inconnu atteigne le mont qu’il souhaitait, se dit Elmer. Mais son locataire ne visait pas l’ascension complète d’une montagne. Il se dirigea d’instinct vers un pic, grimpant jusqu’à la mi-hauteur. Il ne fut dérangé que par un rapace charognard qui lui tournait autour avec insistance et dont il se débarrassa avec un sort de feu qui précipita la bête au sol. Il bifurqua vers l’est, avançant contre le vent qui lui projetait la neige dans les yeux et les cheveux. Il mit une heure et demie avant de tomber sur ce qu’il cherchait, une grotte dont l’entrée était encore à moitié obstruée par la neige.
Il s’y engouffra et découvrit la grotte. Il se corrigea lui-même, ce ne pouvait pas être une grotte naturelle, l’excavation avait été creusée par l’homme comme le prouvait les murs parfaitement droits et le plafond conique. Le lieu était étroit, deux mètres et un peu plus au plafond, cinq de large sur dix de long, pas de quoi faire de ce lieu un site touristique, cela avait dû sceller son oubli.
Partout lézardaient des fresques qui semblaient conter l’histoire d’un peuple humanoïde, aux ailes noires dans le dos. Les dessins étaient vieillis, les couleurs, principalement du rouge, du bleu et du blanc, commençaient à ternir. Il ne s’intéressa guère plus à l’écriture, vive, cursive, qui lui faisait penser aux textes des Achémarides. Ce peuple avait dominé la région de Junon des millénaires auparavant, les légendes en faisaient même les fondateurs de la cité. Leurs textes étaient encore impossibles à traduire, une équivalence faisant défaut. Ici c’était le même style, avec un rien de plus primitif dans la forme des caractères.
Au centre de la pièce, trônait un piédestal qui supportait une coupe large, aux bords surélevés, un cratère. L’inconnu s’en rapprocha, soulevant sa capuche, révélant ses cheveux noirs comme les plumes des corbeaux et son visage aux traits fins et séducteurs. Il fouilla dans une poche de son pardessus pour en sortir une matéria inhabituelle par sa teinte orangée. Il la posa au centre du cratère, qui s’illumina de caractères inconnus, seulement révélés par la réaction qu’il venait de provoquer. Ces caractères se mirent à rougeoyer, et finir par faire apparaître une créature éthérée. La silhouette d’une très belle femme, transparente et verte, planait au-dessus du récipient. L’inconnu s’agenouilla puis prit la parole.
- Sainte Mère, reprenez vos esprits par pitié, proclama-t-il.
- Que pourrait-il donc y avoir de si grave ?, ironisa la voix. Etant la Mère de toute chose, je saurais sentir le danger voyons.
- Mais vos enfants, les Humains…. Leur menace est donc si perfide que vous ne puissiez la sentir ?
- Ils m’ont débarrassé de ce parasite qui a si longtemps capté mes forces. Pourquoi seraient-ils eux aussi des monstres à mes yeux ?
- Ils vont vous détruire !, s’emporta l’homme.
- Allons, allons, tempéra la créature. Je ne peux faire intervenir mes protecteurs si tout ce que tu me dis n’est pas prouvé. Je ne sens rien, je ne vois rien, la Rivière de la Vie est sereine. Ne serais-tu pas un menteur ? J’aurai peine à le croire sachant que tu es venu dans ce lieu si isolé, si secret…
- Vous savez pourtant que vous n’êtes pas la seule à pouvoir profiter des bienfaits des créatures qui vous protègent, celles qui sommeillent au sein du Cratère Nord.
- Oui je le sais voyons. J’ai donné la possibilité de me protéger à quelqu’un, quand le parasite m’a frappé et que la guerre de la Vie a éclaté. Mais ce peuple est maintenant mort depuis longtemps, du moins, à ce que je te dis.
- Et vous n’êtes pas censé mentir puisque vous êtes la créatrice du monde.
- Exact, maintenant cesse de m’importuner !
- Une simple remarque, je sais que vous pouvez mentir, sinon personne ne le pourrait. Je vais vous prouver que je peux réveiller les Gardiens. Un seul me suffira pour balayer toute cette engeance de ce monde !
Il se dirigea vers le côté droit de la pièce. La fresque y était théogonique à ce qu’il semblait. On voyait deux sphères rouges s’unir et donner naissance à la créature avec qui il venait de parler. Puis on voyait apparaître le monde. On y voyait aussi trois espèces autour desquelles volaient des fées, comme pour montrer une bénédiction de la Suprême Déesse. Il y avait un Tion, espèce un temps menacée d’extinction, mais sauvée grâce au charisme de Nanaki et à un groupe de généticiens, les humains et ces mystérieuses créatures aux ailes noires. Un peu sur la droite se trouvait un tableau des Enfers du peuple qui avait créé le lieu. Trois immenses créatures qui punissaient des monstres. L’individu sortit de son fourreau l’une de ses deux armes, un sabre assez court, et frappa plusieurs fois avec le manche sur la paroi, révélant trois petites cavités rondes, assez grandes pour recueillir des matérias.
- Voilà la serrure, lança-t-il. Et voici la clé, rajouta-t-il en montrant une deuxième matéria orange. Et voici Minos, Eaque et Rhadamanthe, finit-il en désignant les trois créatures de fortes statures en partant de la droite
- Mais ces trois trous révèlent des Gardiens bien différents de ceux que tu peux connaître par des textes des temps troubles. Je ne crains pas tes menaces futiles, un humain ne pourrait pas savoir ce qu’il faut faire.
- On verra cela, répliqua sèchement l’homme. De toute façon, vous ne pouvez pas m’arrêter, vous créez les choses, mais vous ne pouvez pas intervenir dans le flux de nos vies quand vous vous sentez en sûreté.
Laissant son interlocutrice le regarder faire, l’homme inséra la matéria dans la cavité centrale. Il voulait réveiller Eaque. La divinité le regarda narquoisement insérer la pierre magique dans le trou. Rien ne se produisit. L’homme ne broncha pas, ne se retourna pas. Son arme toujours au poing, il s’entailla la base de la paume, là où elle rejoignait le coude. Rangeant son épée, il utilisa les doigts de son autre main pour tracer un dessin compliqué, un enchevêtrement de pentagrammes, de cercles, de symboles cabalistiques. Cela ressemblait furieusement aux auras que provoquaient les Grands Héros quand ils invoquaient des créatures surpuissantes pour les adjuver. Un tremblement s’ensuivit et l’homme tourna son regard empli de mépris et de suffisance vers l’incarnation éthérée.
- Alors ?
- Impossible… Tu ne peux pas être ce que je pense. Tu ne sembles pas avoir leur marque… Au fond de toi, je ne peux voir qu’un voile obscur, celui qui baignait le monstrueux Séphiroth… mais son âme a été consumée par les Cetras et aujourd’hui il est paisible à jamais au sein de la Rivière de la Vie…. Jénova a disparu, qui peux-tu être ?
- J’aime cacher mon jeu. Et mon divin protecteur m’accorde le don de cacher ma nature à la Rivière de la Vie. Qui je suis ? Un oublié, un ignoré qui veut reprendre son bien. Le Chaos va m’y aider. Ironique n’est-ce pas que vous soyez celle qui me donne involontairement le moyen de déloger votre culte ?
La créature commença à se morfondre et à crier d’une voix étrange et suraiguë des flots de paroles qu’il ne saisissait pas. Des malédictions sans doute, mais il n’en avait cure. Aujourd’hui marquerait le premier jour de sa marche triomphale vers le divin. Il en était sûr. Il sortit de la cavité, dans la nuit qui tombait, avec des chutes de neige qui s’intensifiaient. Il se dépêcha de faire demi-tour, de regagner le village. Selon toute certitude, un « ami » devait l’attendre à l’héliport et il était pressé de quitter ce lieu discrètement. Si tout ce passait bien on le croirait mort, ce qui semblait certain s’il avait tenté d’atteindre le sommet.
Il se débarrassa du sac à dos dans un recoin, près d’une faille. Il l’avait sciemment éventré en plusieurs points afin de faire croire à une chute mortelle pour lui-même. Il s’enroula ensuite le plus possible dans son pardessus, cachant au maximum son visage en sortant une écharpe blanche et en remettant sa capuche dans la position qu’elle avait à son arrivée. Un craquement sonore se fit entendre, écho lointain d’une immense chute de pierre. Cela réveilla les villageois qui se précipitèrent vers l’est du village. Ils y virent une immense créature, masquée par la nuit, les nuages et la neige, s’avancer dans les eaux froides de l’Océan. Nul ne savait ce que cela pouvait signifier et s’ils n’avaient pas été si nombreux, ils auraient eu tendance à croire à une hallucination plus ou moins collective. Les bruits suivants furent beaucoup moins appréciés. Des milliers de rugissements, de glapissements, de cris animaux. Associés au choc qu’ils venaient d’entendre, la plupart comprirent que l’immense créature venait de faire sauter une partie de la paroi du cratère nord, bouchée depuis longtemps pour empêcher les monstres qui vivaient en son sein d’être tenté de sortir. Or là, la chute de tant de roches avait créé un moyen de sortir et ces bêtes féroces qui luttaient entre elles depuis toutes ces années se retrouvaient à l’air libre, avec la possibilité de dévorer la faune locale. Le problème c’est que dans la faune locale, se trouvait le village.
Elmer se rua vers la mairie, le maire lui ayant donné les clés alors qu’il était comme figé par la menace naissante. L’ancien alpiniste se rua vers le deuxième étage, au milieu du couloir et de l’escalier assombri. Il ouvrit à la volée la première porte sur la droite. Il rentra dans une petite pièce, de quatre mètres sur quatre, meublée d’une table en bois et d’une chaise du même matériau. Là-dessus trônait un gros poste de radio, en permanence relié au centre de secours du continent de Midgar, le plus proche endroit où ils pourraient trouver de l’aide, vu que d’habitude, lors des catastrophes importantes en montagnes, des escouades supplétives de secouristes leur étaient envoyées. Le loueur l’alluma, attendit deux minutes qu’une voix ensommeillée daigne lui répondre, deux minutes qui lui parurent une éternité. Il alerta alors l’homme des dangers qui menaçaient sa communauté et il eut logiquement du mal à être cru. Quand il le fut, l’homme à l’autre bout de l’appareil relaya en direct le message à une base de l’armée qui assura l’envoi d’un jet de Junon pour survoler la zone et définir les troupes à envoyer, surtout leur nombre et leur type.
Elmer sortit tout tremblotant, mais un peu rassuré par le message. Pour preuve de leur bonne foi, les autorités militaires avaient assuré que l’avion de reconnaissance passerait au-dessus du village avant de foncer vers la Cratère Nord. De toute façon, les monstres les plus rapides ne mettraient pas moins d’un jour ou deux pour arriver, laissant le temps du déploiement des soldats nécessaires pour les repousser. Il était encore pris dans ses pensées quand il crut voir de la neige se mouvoir devant lui. Il regarda fixement la zone près de la bordure ouest de la ville, près du transformateur électrique qui assurait le chauffage et la lumière au village. Il revit bouger et distingua la silhouette de son client. Il voulut courir vers lui pour s’assurer que tout allait bien.
L’inconnu le vit arriver et, une fois à portée, lui plaqua la main contre la bouche pour l’empêcher de crier et le coinça contre un mur. Il sortit son sabre.
- Ainsi tu ne peux pas t’empêcher de fouiner. Mais tu ne feras pas échouer mon plan, tu vas mourir avant tes comparses, avant le reste de ta sale engeance, lança haineusement l’homme.
Avant de laisser sa proie tenter quoi que ce soit, il frappa plusieurs fois Elmer, le laissant tomber au sol en le sentant défaillir. La neige se teinta de rouge, mais il fallut que quelques minutes pour que les flocons ne fassent disparaître cela et qu’ils ne commencent à camoufler le cadavre. L’inconnu se rua vers l’héliport qu’il atteignit après dix bonnes minutes de marche. La silhouette noire et trapue de son véhicule était là. Un homme, vêtu du même type de pardessus que lui, en sortit et le héla.
- Tu as traîné Boss.
- Ouais je sais. Un gêneur, ils retrouveront son cadavre dans quelques heures, nous on sera loin et ils ne me soupçonneront pas. Ils vont se déchirer, ajouta-t-il avec un rire sinistre.
- On décolle vite fait et on pique vers la Costa del Sol, annonça le pilote. Un avion de l’armée est en route, il vient de Junon, je ne voudrais pas qu’il nous repère.
Les hommes s’engouffrèrent dans la carlingue, claquèrent les portes, laissant derrière eux le village éveillé. Ils n’avaient même pas à s’inquiéter de savoir si on les avait repérés, le gérant de l’héliport vivait au village et se tenait au même moment au milieu des visages inquiets des habitants. Ils furent soulagés de voir une silhouette dans le ciel, celle de l’avion promis qui se dirigeait vers le Cratère Nord et qui commençait son rapport, malgré sa visibilité réduite à une centaine de mètres tout au plus. Ceci dit, le rapport allait être incomplet, ni l’hélicoptère, ni la mystérieuse créature géante n’avaient été détectés.
C´est pas mal ![]()
Merci, en fait je ne suis toujours pas satisfait, mon scénario est faiblard, mais c´est le problème de la fic de départ, là j´ai juste colmater les principaux problèmes^^
Fffanatic ou le don de dissuader de lire à la vue de la taille du chapitre... ![]()
Zell-2
Meuh non c´est pas si long et puis tu as le temps de lire y a aura pas souvent le remake est aps ma priorité (croise les doigts pour que Aibe ne lise pas ce post)
Tu t´ennuie avec tes fic, tu a trop de temps libre alors tu t´attele a remaitre a jour tes vieilleris? ![]()
Sinon j´aime toujour, mais j´avais deja lut le prologue modifié il y a longtemps ![]()
Ryle
non c´est pas du temps libre en trop, mais un travail que j´avais commencé cet été, pendant que je n´avais pas internet, donc j´étais en vacances à vrai dire... Et les chapitres se font lentement, très lentement...
Ok, mais tu avais deja changer les premier chapitre que tu avais posté sur fanfiction je me rapelle, tu a refais encore une troisieme edition? ![]()
Oui c´est en quelque sorte une troisième édition, la première ayant été bouclé en trente huit chapitres je crois, la seconde a été stoppé par les partiels d´anthropo après trois chapitres, la dernière va finir la reprise des chapitres 10 et 11 voire 12 dans le cinquième chapitre de la nouvelle version
Ah bon bon , commentons ce début...
Bon eh bien, je n´ai pas envi de me lancer dans une sorte de tableau où je donnerais une à une toutes les différences entre la version original et ce "remake" (vive l´angliscisme)
Il est presque inutilie de préciser l´amélioration de grammaire de synthaxe et de style entre les deux versions. La première version étant digne de sans vouloir être méchant Cid le puissant, et cette version même si je la situe en dessous de ce que tu écris habituellement et en tout cas beaucoup mieux.
Pourquoi je la situe en dessous? Pour deux raisons, la première raison car tu reprends une base faible en essayant de remanier les imperfections et de combler les trous du scénario. La deuxième raison est que ayant déjà lu l´histoire, je n´ai plus de surprise ou de suspense ce qui ôte un peu de son intérêt à ton histoire ^^
Néanmoins ça se laisse lire ^^. Quant à la taille ce n´est ni trop long, ni trop court. Sauf pour ce bon vieux Zell qui ne lit pas quand ça dépasse le simple post. Eh oui
chacun ces lubis, moi je ne poste pas de chapitre en dessous de trois posts
Bon eh bien pour un premier chapitre je pense que j´ai fait le tour. Je ne me réatarde pas sur le scénar étant donné que j´ai déjà lu ta fanfiction auparavant ^^
Mais non j´ai pas oublié. Enfin seulement ici^^
Chapitre II : les marques de la colère.
Si l’avion n’avait pas pu voir l’immense créature qui dessinait sa silhouette au-dessus de l’océan qui séparait les deux continents, la plupart des poissons et autres créatures marines fuyait le dernier arrivant dans leur habitat. Depuis Emeraude, rien de plus monstrueux n’avait été croisé, si ce n’était en de rares occasions des immenses structures métalliques qui faisaient un bruit épouvantable quand on les rencontrait.
Mais cette fois, c’était différent. Une taille semblable à ses sœurs depuis longtemps, et pour le bonheur des humains, disparues. L’eau ruisselait sur un corps long, massif, couvert d’écailles unies en un assemblage crénelé et couvert de cals. Le tout prenait une teinte noire, avec des inserts blancs en quelques endroits, comme pour marquer sa présence au sein de la nuit noire.
Sa gueule dragonesque était munie de fortes dents aiguisées et prêtes à frapper. Son regard à la couleur pourpre cherchait déjà à distinguer le continent où ses premières attaques allaient avoir lieu. Baigné dans la Rivière de la Vie, Eaque avait connaissance de tous les points de convergence de ce que les vils humains appelaient le Mako, l’essence constitutive de toute vie. Il sentait bien devant lui diverses structures côtières, mais toutes étaient vides. Quelques dizaines de kilomètres plus au centre des terres, un immense gisement humain était clairement établi, un vrai régal pour la Rivière de la Vie en perspective. Il atteignit le rivage où il étendit toute sa taille. Ses longs bras, un rien reptiliens, se balancèrent régulièrement le long de son torse tandis que ses jambes massives, presque celles qui auraient pu équiper un robot de dessin animé, si ce n’était le tissu écailleux qui servait de peau, lui permettait d’avancer à un rythme assez rapide.
Un peu plus loin au Sud, la ville de Midgar dormait paisiblement. Un arrêté municipal avait réduit l’expansion de la cité à son enceinte bâtie quelques siècles plus tôt, au temps de la splendeur de la Shinra. Toutefois, les aménagements avaient été nombreux depuis l’arrêt de la compagnie, ruinée par la fin de l’exploitation du Mako. Certes les deux étages coexistaient toujours, mais d’immenses puits de lumière avaient été percés dans l’épais manteau d’acier qui soutenait les secteurs supérieurs. Les réacteurs avaient été remplacés par divers panneaux solaires, une fois que le smog fut suffisamment dissipé pour permettre la capture des rayons que dardait l’astre du jour. Les jours d’été, cela entourait la cité d’une aura lumineuse, le reflet de la lumière sur les cellules photoélectriques.
La partie supérieure de la ville possédait encore certaines marques des beaux jours de la Shinra. L’immense canon trônait toujours, immense tube rouillé, privé désormais d’utilité quelconque puisque privé de munitions. Le vieux building, qui avait pendant longtemps porté les marques de l’attaque de l’une des sœurs d’Eaque, était toujours aussi inaccessible. Le bruit courait qu’il abritait diverses expériences génétiques qui survivaient, se reproduisaient, vivaient en fait. La milice locale, puissante, héritage de la guerre des Consortiums, veillait au grain, personne ne pouvait sortir, personne ne pouvait espérer découvrir les secrets de l’immeuble, désormais surnommé le petit musée des horreurs. L’armée de la cité avait d’ailleurs parsemée la muraille d’armes lourdes, mesure vue comme futile par une population qui ne se pensait plus que jamais à l’abri de toute menace.
Sur la partie Nord du mur d’enceinte, plusieurs échauguettes avaient été montées, facilitant le travail des équipes de veilleurs, en fait chacune de ces petites casemates, très confortables pour le travail qu’il s’y faisait, accueillait deux veilleurs. Ces derniers trouvaient là des sièges moelleux, histoire d’être assis sans gêne pour leurs longues nuits d’observation, des frigidaires remplis par les soins de la mairie. Le salaire était bon, le travail avait une cadence peu pénible, seuls les horaires des veilleurs de nuit les gênaient pour avoir une vie de famille poussée. En bref, chacun taisait son impression d’inutilité vis-à-vis d’une surveillance qui leur semblait aussi vaine que futile.
C’était le cas de Graham. Solide gaillard d’une trentaine d’années, son passé de mercenaire lui avait permis de décrocher ce poste lors de son arrivée dans la mégalopole, une fois que sa famille naissante lui avait fait comprendre que la situation exigeait de lui qu’il trouve un poste beaucoup moins exposé que celui qu’il occupait, s’occupant de chasser les monstres qui gênait des autochtones. Son visage carré, musclé, avec quelques rides autour des yeux, s’était illuminé quand on lui avait annoncé que sa candidature était retenue. Aujourd’hui, ses yeux noirs étaient désabusés, face à un travail aussi terne que ses cheveux bruns. Il avait tu ses cris de dépit, lui restait un homme d’action malgré tout, le contraire du vieil homme, voûté, les cheveux gris, peu robuste, qui lui servait de coéquipier dans les tours de veille.
Depuis deux jours, il était de service de nuit, ce qui l’empêchait de voir sa petite Tomoé dans la journée. Son moral s’en ressentait, sa femme, Kaoru, et sa fille lui manquaient. Il regrettait son engagement il y a un an, mais savait parfaitement que son goût de l’action était désapprouvé par sa femme, soucieuse de ne pas toucher une rente qui marquerait la mort de son époux. Il ballait d’ennui, son compère était parti dans l’autre partie de la petite construction afin de dormir un peu. De toute façon, pour ce que cela servait de veiller… Il suffisait de se partager les heures de sommeil, afin que les vérifications radios soient faites.
Au bout d’un moment, il entendit un bruit sourd, une sorte de ronflement continu. Il sourit, pensant que c’était le vieux Marc qui dormait ainsi. Il ne dit rien, mais au bout d’un quart d’heure, il se décida à aller secouer son voisin qui devenait un peu trop bruyant à son goût. Il eut une mimique de stupeur en rencontrant sur le pas de la porte. Chacun avait pensé que c’était l’autre qui somnolait ainsi. Les deux se précipitèrent sur leurs jumelles pour scruter l’extérieur. Pendant un long moment, rien ne put être visible. Puis des taches blanches apparurent à l’horizon. Graham régla le grossissement pour découvrir l’immense créature qui s’avançait vers la ville.
Sans attendre plus, il se rua sur l’émetteur qui relayait les alarmes au centre de la garnison. Son annonce fut accueillie par un éclat de rire du planton qui les envoya promener. Après plusieurs nouvelles tentatives, cela exaspéra l’opérateur radio qui demanda à un gradé quelconque d’aller calmer les deux fous qui hurlaient au monstre. Ce fut un lieutenant insomniaque qui en fut chargé. Il arriva à la casemate une dizaine de minutes après la première alerte. Il consulta sa montre qui indiquait quatre heures du matin. Il soupira, se demandant ce qu’avaient absorbé les deux ahuris qui l’obligeaient à quitter son ordinateur et la partie où il était entrain de terrasser une civilisation utaïte, ses robots armés de lasers surpassant largement les samouraïs et les ninjas envoyés par l’autre civilisation, gérée par une intelligence artificielle qui semblait désastreuse. Une fois entré, alors qu’il allait leur passer un savon dont il avait le secret, il fut tiré par les manches vers les jumelles de veille. Il ne put que voir la créature qui s’approchait peu à peu, encore très loin.
Il resta près de cinq minutes, le temps de voir que la créature avançait à près de un kilomètre par minutes. Ce qui d’après ses calculs la mettrait à portée de tir général dans une vingtaine de minutes. Sans perdre de temps, il sortit un mobile de sa veste, composa un numéro en vitesse et fit son rapport. Son interlocuteur incrédule, eut du mal à digérer les informations. Il maudit le fait que le maire fût parti à Mideel, en raison d’une négociation économique. Cinq minutes plus tard, une sirène lugubre retentit dans l’air calme de la cité, extrayant violemment les habitants de leur sommeil paisible.
Les gens regardaient éberlués les combattants se rendre à leur poste. Rien ne les avait prédisposé à connaître de nouveau les affres de la peur qui avait baigné la ville, deux fois assiégée longuement durant la guerre des Consortiums. Rien que de penser à ce que pouvait dire les livres sur le sujet, pas mal d’autochtones eurent des coulées de sueur froide dans le dos. Les rumeurs parlaient d’une créature gigantesque, peut-être une Arme, chose qui ne fut pas pris au sérieux par les gens, le temps de la Grande Catastrophe avait vu l’anéantissement de quatre Armes par les Héros, aucune libérée par la planète n’avait subsisté. Quelle valeur pouvaient-ils donc donner à cette rumeur ?
Sur le toit du petit musée des horreurs, un puissant projecteur fut allumé dans la direction de la menace. Cela tétanisa encore plus les habitants, qui ne pouvaient pas voir au-dessus des enceintes et qui avaient appris que l’évacuation n’était plus envisageable. La panique gagna une partie de la foule qui partit se murer dans leurs demeures respectives. Les soldats en position virent bientôt Eaque s’approcher et le sourd ronflement pris sa signification, c’était le bruit des bras qui frottaient contre le sol.
Eaque sentait que la ville s’agitait. Un instant, il s’arrêta, ébloui par le gigantesque projecteur. Quand son regard se fût habitué à l’éclatante lumière qui jurait avec une nuit rendue plus sombre par les lourds nuages, il aperçut que des milliers de fourmis s’agitaient là-bas dans la cité ronde. En fait, en se rapprochant, il se dit que ce n’était finalement pas des fourmis, mais bien des humains, parés à en découdre. Il aurait pu, il aurait ri de cette situation où lui, le plus fort guerrier forgé dans les profondeurs du Temps, se retrouvait en situation d’être attaqué par de misérables avortons sûrs d’eux. Il décida de les laisser jouer, de les laisser attaquer. De toute façon, son secret lui permettrait de ne rien avoir au sortir de cette bataille.
Il s’approcha le plus possible, agrémentant le tout de quelques rugissements surpuissants, histoire de les pousser à attaquer. Ce qui fut fait, les batteries de canons de la ville se mettant en marche, lançant leurs projectiles vers la menace géante. L’explosion projeta quelques morceaux plus ou moins grands d’écailles dans toutes les directions et souleva un nuage vert, très odorant, les restes des zones touchées qui brûlaient. Il y eut une clameur de joie entre les créneaux, les humains se pensaient efficaces, clameur vite effacée dans un silence pesant. Eaque ne semblait pas atteinte du tout, bien au contraire, son tissu épidermique n’avait pas une marque.
Ce fut au tour d’Eaque de montrer sa puissance. Sous les obus, les missiles, les roquettes, il commença à faire pleuvoir ses sorts sur les portes de la cités, les bloquant sous les décombres des immeubles avoisinants qu’il fit exploser par des sorts de terre ou de feu. La milice cherchait bien à répliquer efficacement, mais fut considérablement gênée par la panique qui gagnait la populace. Les myriades de fuyards bloquaient les routes d’accès à la zone où se trouvait Eaque, quand on y parvenait enfin, il avait bougé vers les autres portes et il fallait refaire tout ce cirque.
Une fois cette partie de son œuvre achevée, le soliste se mit à jouer sa symphonie meurtrière, lançant pêle-mêle des sorts élémentaux, feu, glace et foudre ayant sa prédilection. Ainsi, alors que sur les remparts, on se battait avec énergie, l’enfer gagnait tous les quartiers, le bas de la ville subissait aussi des attaques violentes qui s’engouffraient dans les puits de lumière. Cette partie de son jeu accomplie, Eaque se mit à penser qu’il prenait trop de temps pour raser cette colonie de microbes. Il aperçut l’un des piliers, allongea son bras et l’arracha. Il regarda, avec un brin de satisfaction perverse dans son regard, tout l’ensemble se détacher et le secteur entier s’effondrer sur son jumeau inférieur. Il sentit qu’il n’y avait plus de survivants ici et s’attaqua à une autre partie de la cité. Plusieurs fois il répéta l’opération et plusieurs fois, les grincements du métal qui se tordait montraient la réussite de l’acte. Il se satisfaisait de cette besogne rapide et peu coûteuse en énergie. Si toutes les cités étaient ainsi, sa tâche serait accomplie en une dizaine de jours, ce qui laissait espérer un repos bien mérité assez rapide. Il était plongé dans ses considérations d’avenir quand une salve de cartouches manqua de lui crever un œil, lui faisant regretter sa suffisance. Il chercha son ennemi…
Graham regardait le désastre s’étendre sous ses pieds. La plupart de ses camarades gisaient sûrement dans un coin de la ville, des remparts, ou sous une masse de décombres. Il pleurait la perte de la ville, de ce secteur numéro cinq qui avait abrité sa femme et sa fille. Il avait compris qu’il ne se faisait que des faux espoirs en voyant le gigantesque agresseur dédaigner poursuivre son attaque sur le secteur. Le monstre devait savoir qu’il n’y avait plus aucune personne vivante sous les décombres. Les larmes coulaient naturellement sur ses joues, il ne pouvait pas les empêcher de ruisseler, de toute façon il ne le cherchait pas. Il courut hors de sa casemate, laissant son camarade qui avait une longue tache liquide sur son pantalon ainsi que son lance roquettes qui s’était révélé peu efficace. Il courut le long de la muraille, le chemin de ronde possédant lui aussi son lot de morts.
Le dernier îlot d’humains en état de combattre était assez loin. Graham put se faire une idée de la dévastation de la cité, se demandant si elle pourrait être reconstruite un jour à l’identique. Enfin elle l’avait bien été en à peine un an et demi après la Grande Catastrophe… Seul le pilier central résistait encore, soutenant le building Shinra. On sentait une immense pression contre ses vitres, de nombreuses silhouettes semblaient vouloir en sortir et le veilleur se demanda pourquoi cela n’avait pas été le cas. Si les monstres étaient toujours enfermés, c’est que les gardes étaient toujours à leurs postes. Contre un tel ennemi, il aurait fallu laissé tout le monde se battre, histoire d’avoir une chance face à ce qui devait être une Arme. Graham avait suivi les cours, la période de la Grande Catastrophe était sa partie préférée avec son côté épique et ses héros, dont Nanaki, le patriarche Tion qu’il avait pu rencontrer une fois au Canyon Cosmos, là où il avait rencontré sa femme… Tous ces souvenirs qui affluaient ne le rendaient que plus hargneux, plus déterminé à faire chuter le monstre qui menaçait le monde si ordonné qui avait été le sien. L’Arme allait payer cher sa forfaiture.
Il finit par mettre la main sur quelque chose d’utile, une mitrailleuse lourde. Améliorée, munie d’un chargeur à munitions explosives, elle était réservée à une équipe spéciale même si un seul homme appuyant sur la gâchette suffisait à son utilisation. Il chercha l’équipe qu’il découvrit désarticulée en contrebas. Cela expliquait les traînées noires sur le sol, résidu sans doute d’un sort de feu. Il prit place sur le fauteuil du tireur, ramena l’arme pour viser son ennemi. Il prit la décision de viser, la tête, le torse ayant fortement résisté à tous les projectiles qu’il avait encaissé. Il vit la traînée lumineuse de son attaque s’élancer vers l’œil gauche du monstre, le faire frémir. Il comprit que tout était vain, contre une telle force, un seul homme ne pourrait rien. Il vit le bras se lever et commencer sa descente vers lui. Au moins il ne souffrirait pas et ne serait pas trop longtemps séparé de ses deux amours…
Eaque n’avait pas tergiversé longuement avec l’insecte qui l’avait défié. Il n’avait pas que cela à faire et son adversaire, même s’il avait du courage et du cran. Il finit sa besogne tranquillement, peu dérangé par un quelconque obstacle. La seule chose qui l’intriguait encore était cette structure centrale qui débordait, selon ce qu’il pouvait sentir, de créatures non humaines, ou plutôt pas tout à fait humaines. Il ne prit toutefois pas le temps de la pitié, ses objectifs étaient clairs, mettre à mort l’espèce humaine, tant pis pour ces métis, eux aussi avaient du sang humain. Il émit plusieurs sorts de feu pour calciner la dernière parcelle intacte de la ville, avant de partir dans le matin débutant.