et puis comme je vous aime bien, je vous en mets un deuxième
Chapitre 8
Ce jour contrairement aux autres était très gris sur Gaïa. De l’humidité se propageait dans l’air et le tonnerre bien que muet semblait résonner dans toutes les ruelles de la cité. Le soleil ne semblait plus qu’une vague tâche de lumière derrière l’épais voile de nuage qui s’était dressé dans le ciel et un froid hivernal s’abattait sur toute la petite ville. Aux portes du lycée où divaguait une vingtaine de jeunes étudiants, une ambiance particulière régnait. Non pas de la sympathie ou de la fraternité, mais ce sentiment à la fois réel et indéfinissable de proximité entre les individus. Dans les allées dessinées par les bâtiments, les courants d’air se propageaient agilement et soufflaient la poussière qu’avait décantée la chaleur des jours passés. Une étrange teinte grise légèrement brune dépeignait ainsi dans l’établissement.
A l’intérieur du grand hall illuminé, l’ambiance était tout autre que celle de la veille. Le bruit se propageait dans toutes les directions, le murmure des centaines d’élèves ricochait sur les parois de verre à l’étage, une foule indénombrable se mouvait sans continuité. Rachel et Anna se retrouvèrent emportées par le flot intarissable de cet attroupement. Tâchant de rester groupées, les deux jeunes filles s’enlisèrent dans le couloir qu’avait indiqué Anna. Ainsi, à l’ombre du corridor, elles purent compléter la conversation qu’elles avaient eue en arrivant. Morgane n’était pas la même division qu’elles, Irvin et Stéphane étaient eux aussi dans leur propre classe. La journée semblait commencer par une heure de littérature, mais un flot si intense d’élèves était inhabituel ; Rachel comprit ces informations après avoir interprété les propos qu’elle avait reçus dans le vacarme empêchant la conversation.
« Quelque chose cloche…Annonça Anna en rangeant une longue mèche brune derrière son oreille. Viens, suis-moi. ». Les deux adolescentes parcoururent l’obscurité du couloir et passèrent devant plusieurs potes menant à un niveau supérieur. Le bruit sourd qui faisait vibrer les parois ne semblait présager rien de bon. Tout en suivant son amie, Rachel regardait vaguement autour d’elle avec un air abasourdi, elle sentit que quelque chose de grave se préparait. Le blanc crépu et recouvert d’ombre des parois l’inquiétait, mais ce bourdonnement perpétuel derrière elle agitait en elle quelque chose de plus solennel, son ventre lui brûlait et une migraine naquit dans les profondeurs de son crâne.
Enfin, Anna poussa une porte et emprunta l’escalier plutôt large qui montait d’un niveau, ainsi, les deux jeunes filles se retrouvèrent dans un long couloir déjà plus éclairé et ouvert sur l’extérieur, car d’un côté, le ciel pénétrait par de grandes fenêtres et de l’autre, les néons des salles de cours étaient perceptibles. « Ca paraît toujours extrêmement grand les premiers jours, mais dans une semaine, tu seras déjà blasée ! ». Rassura Anna en semblant chercher une salle en particulier. Lorsqu’elle arriva devant la salle qui figurait sur leur emploi du temps, les deux jeunes filles ne trouvèrent personne. Rachel resta toujours silencieuse derrière son amie, ne sachant comment réagir à cette énigmatique excitation…
« -Je ne comprends pas ce qui se passe…Peut-être devrions-nous nous rendre au panneau d’affichage…Hasarda Anna.
-Ce n’est même pas la peine d’y penser…Fit une agréable voix d’homme dans un recoin du couloir. Il y a beaucoup trop de monde !
-Bonjour Landry, tu as été jeter un coup d’œil avant nous ?
-Oui, je crois que les élèves sont fous de rage ce matin…Annonça Landry en avançant. Rachel découvrit en rougissant légèrement un jeune homme peut-être plus jeune qu’elle, aux cheveux châtains en bataille, portant une housse à guitare dans le dos. Mais son admiration prit fin lorsque celui-ci continua :
-Une expulsion a été prononcée à l’égard d’un élève qui aurait sauvagement agressé une petite nouvelle hier…
-Oh…Poussa timidement Rachel. Qui…Qui est cette nouvelle ?
-Ca serait pas toi par hasard ? Ironisa Landry. Rachel, c’est ça ?
-Non, ça ne risque pas d’être Rachel, on est restés toute la journée en appartement hier. Déclara avec naturel Anna en fixant les yeux de son amie pour s’assurer que les traces avaient déjà disparues de son corps.
-C’est…pitoyable ! Osa proclamer Rachel. Je crois que je suis d’accord avec l’administration !
-Ca reste entre nous, la nouvelle, mais garde-le pour toi, les autres n’aimeraient pas entendre ça…Tu sais, un truc du genre, ça arrive tous les trente-six du mois…
-Alors quand ça arrive, les élèves ont tendant à se faire solidaires…Compléta Anna en souriant.
-Oh…et bien j’espère que cette histoire se réglera au plus vite…Se justifia timidement Rachel.
-Si c’est pour les cours que tu t’inquiètes, commença Anna, ils devraient reprendre dans la prochaine heure, on n’a qu’à aller voir comment ça se passe… »
Anna et Landry épaulèrent leur sac et descendirent par le premier escalier. Mais Rachel ne les suivit pas, elle restait appuyée contre le mur. Son visage devenait très pâle et elle sentait une violente fièvre l’assaillir. Petit à petit, ses forces se dissipaient et ses jambes semblaient fondre sous son poids. Elle essaya à grand peine de faire deux pas dans la direction des escaliers, mais elle faillit trébucher. Elle s’appuya alors de nouveau contre le mur, attendant que son malaise passât. Anna revint en vitesse et trouva Rachel dans ce pitoyable état. En l’aidant à se tenir droite, elle la fit retrouver des appuis certains et en ignorant les questionnements et les apaisassions de son amie, Rachel articula péniblement : « Les toilettes…Quelqu’un peut me dire où sont les toilettes ? »
En silence, Anna accompagna Rachel dans la descente des escaliers et une fois arrivées au rez-de-chaussée, elles n’eurent qu’à ouvrit deux portes et traverser un couloir pour se retrouver dans un long espace carrelé jusqu’aux murs et dans lequel de nombreuses cabines se dressaient. « Allez, courage et reviens en un seul morceau ! ». Déclara la petite brune à son acolyte avec une tape dans le dos lorsqu’elle lui ouvrit la porte. Rachel se jeta à l’intérieur et referma avec précaution le portique.
Anna alla attendre son amie à l’extérieur avec Landry. Devant la foule qui semblait se presser un seul endroit, le jeune homme sortit sa belle guitare de sa housse et sans prévenir, il épela quelques accords.
« -C’est donc ça ta mélodie…Fit Anna.
-Oui, je l’ai composée moi-même !
-Je crois que tu as un réel talent avec cet instrument !
-Merci ! J’aimerais bien l’apprendre à Rachel et la jouer avec elle.
-Oui, elle ne nous l’a pas encore montré, mais elle m’a dit que la musique était son domaine…
-Je l’aime déjà bien, j’espère que le fait d’arriver ici ne va pas trop la perturber…
-Rachel ?! Oh non, c’est une gagnante ! »
Alors que Landry sortait de son instrument des notes enchanteresses, le bruit de la foule autour des deux adolescents semblait s’être estompé et n’était dorénavant plus qu’un vague murmure derrière le lyrisme de la belle mélodie…Après un quart d’heur d’attente, Rachel reparut, son teint s’était améliorée, et si elle paraissait encore assez faible, elle avait bonne mine et semblait faire preuve d’entrain. Landry avait rangé son instrument depuis un moment et ce fut lui qui proposa de se diriger vers la salle du prochain cours lorsque la jeune fille rejoint le petit groupe en se forçant à sourire. Les deux jeunes filles le laissèrent s’éloigner et discrètement, Anna se pencha sur Rachel et lui demanda si elle se sentait mieux.
Les yeux de Rachel étaient entourés de profonds cercles rougeâtres, de grandes cernes s’étaient formées, son visage encore assez pâle contrastait beaucoup avec cela. Ses fines lèvres décolorées restaient entrouvertes. Au fond de ses yeux ravagés se trouvaient un énigmatique soulagement mais une profonde désolation, un certain anéantissement… « Oui, je vais bien. ». Affirma-t-elle en baissant la tête de façon à ce qu‘une mèche de ses cheveux châtains masque son regard…
Chapitre VII
Finalement, je disais auparavant que l´atmosphère se détériorait petit à petit, et là on voit l´obscurité qui surgit de manière plus frappante avec la disparition de cette illumination de la ville, encore plus marquée par ta mesure de couvre-feu. On s´éloigne de plus en plus de la cité utopique que voulait le sujet demandé par ta professeur XD.
La ballade nocturne prend des allures d´introspection, et me rappelle certains moments de ta longue oeuvre les Silences d´Anna, prouvant que tu maîtrises à merveille ce système, qui est aussi très réussi ici et qui rend la fin du texte très alléchante!
Chapitre VIII
Ou comment faire tourner une rentrée au lycée à l´aigre? Enfin on pourrait tenter d´interpréter cela comme une volonté de l´auteur de montrer qu´il déteste les jours de rentrée des classes ou la pseudo solidarité qui existe entre des lycéens qui ne pensent pas aux conséquences, mais on va s´arrêter là, sinon je serais bon pour gagner une zolie chemise avec des manches dans le dos et un séjour au Vinatier.
Bref, on se rend un peu plus compte de l´atmosphère délétère qui règne, avec des lycéens qui manifestent une sorte d´esprit de corps, peu favorables aux nouveaux, ce qui va grandement faciliter l´arrivée de la jeune Rachel qui semble si mal dans sa peau... La fin me ferait penser à quelque chose que je te confie sur MSN histoire d´éviter tout spoil malencontreux. Enfin on découvre un énième protagoniste ma foi porteur de notions presques eugénistes dans ses dires, et fort mystérieux
Bon, je suis bien incapable de faire un commentaire constructif, je veux juste dire
à Bravo_leader, et que j´attendrai la suite avec impatience, comme d´hab.
salut jujudredd !
au cas où tu l´aurais oublié, c´est à moi de vous remercier ^^
bon, j´en suis déjà au chapitre 12, moi...
voilà, petit ![]()
et bonne journée !! !
peut etre qu´un jour on pourra rajouter quelque chose a se que dit fffanatic
![]()
en tous cas c´est raiment bien mais je trouve bizarre les relation entre le fantome et l´heroine... donc je vais atendre tres vite la suite
Tu sais quoi ?
Eh ben comme tout le monde semble parler comme si tu avais écrit d´autres fic, j´ai fait une recherche des topics que tu avait créé, juste au cas où... Et bien j´ai trouvé de quoi m´occuper pour pas mal de temps ![]()
ne soyez pas jaloux de fff, je vous aime grand comme ça ! ^^
jujudredd
lol, bah bonne chance ![]()
Moi faudra que un de ces jours , je lise cette fic ![]()
hey, vas-y axnyff, je te paye uh verre après ![]()
Bah alors les gens, où vous êtes ? J´ai commencé le chapitre 13, je vous poste la suite demain ?
Moi, je suis fidèle au poste maintenant que j´ai rattrapé mon retard, donc pas de soucis pour un nouveau chapitre. Et mes commentaires ne sont pas si complets que cela, vous avez encore pleins de choses à dire j´en suis sûr ![]()
et tose encore nous demander si on veux le prochain chapitre apres tous se que l´on ta dit?
bien sur que tu le poste le pus vite possible ton chapitre
bravo_leader, as-tu pensé à mettre tes fics sur un site web (pas un blog, un vrai site web) ? Sinon, pourrais-je mettre tes fics sur le mien (qui est en cours de construction http://julien.darthenay.free.fr/ludique ) ?
jujudredd
oui, je poste également sur fictionpress.com
j´ai un blog qui est topmbé en friche depuis le temps que je m´en occupe plus et je pense pouvoir le remettre à jour ce week-end
et puis pour ton site, ya pas de problème
Bon, voilà le chapitre 9, un peu superflux, c´est pour faire arriver une nouvelle ambiance dans le roman, je sais pas si c´est très bien rendu, mais ça fait lentement avancer la trame...voilà, bonne lecture !
Chapitre 9
« J’ai vraiment l’impression que quelque chose se prépare… » Avait dit Morgane en voyant le ciel orageux. Un petit tonnerre sembla gronder quelque part derrière les crêtes et de petites tâches sombres se formaient sur le bitume à l’endroit où étaient tombées les dernières gouttes de pluie. Rachel n’avait étrangement pas envie de découvrir les gens qui l’entouraient dans sa nouvelle classe. Sa tête sur ses épaules semblait aussi lourde que le ciel sur la ville, lorsqu’elle détournait son regard sombre du professeur qui parlait inlassablement, ce n’était que pour trouver ceux des autres élèves qui la dévisageaient tous sans exception. Dans les petits yeux noirs et fourbes de certaines, elle sentait de l’animosité instinctive, de la haine involontaire et dans les prunelles d’autres, elle rencontrait une sorte de pitié, une attention de tous les instants prête à la secourir d’une menace omniprésente qu’elle ne discernait pas. Les jeunes hommes tout comme Landry paraissaient au contraire figés derrière un voile de gène, Rachel semblait dégager dans ce cas une inquiétante aura la protégeant de ce monde incertain. Inquiète, elle se pencha discrètement vers Anna et en regardant autour d’elle, la jeune file demanda :
« -Pourquoi les filles et les garçons sont si distants ? L’école n’est pas encore mixte ?!
-Non, mais si Landry te fait les yeux doux, n’hésite pas à aller lui demander de l’aide ! Répondit ironiquement Anna.
-Je n’ai pas trop envie de rire, pourquoi tout le monde me regarde comme ça ?! S’interloqua Rachel.
-Ne t’inquiète pas pour ça, je te présenterai deux ou trois personnes bientôt, je ne vois pas pourquoi tu serais la malvenue parmi nous… »
Rachel acquiesça et à l’annonce de l’ouverture de la nouvelle séquence du cours sur les « Mondes oubliés », Rachel s’empressa de prendre en main le fameux livre de Stanislas. Le grand homme barbu quitta brièvement son estrade et parcourut les quelques rangs qui le séparaient de la nouvelle pour se mettre à sa hauteur et lui assura que si quelque chose n’allait pas, elle n’aurait qu’à le lui dire. La jeune fille ne sut comment interpréter cet aveu et ce ne fut pas dans les yeux de Anna qu’elle trouva sa réponse. Les murs gris dépeignaient sur les rideaux de velours poussiéreux et l’absence de soleil aurait plongé la salle dans la nuit complète si les néons ne scintillaient pas faiblement au plafond.
Une embrasure entre la fenêtre et le rideau laissait passer un faible halo de lumière. Rachel sentit sa migraine s’amoindrir à mesure que son regard se fondait dans cette faible empreinte de jour. Les paroles de l’enseignant se perdaient dans l’immensité de l’esprit de la jeune fille à ce moment-la. Mais la lumière du jour apporta autre chose, un grondement sourd et lointain fit vibrer la plus petite des parcelle de sa conscience. Le tonnerre qui grondait au loin dans les montagnes grimpait lentement les décibels. Si ce songe demeurait imperceptible, Rachel le recevait, une sensation extra-sensorielle envahit son âme et soudainement effrayée par ce murmure de l’horizon, Rachel se réveilla en sursaut ; la sonnerie venait de retentir et la trentaine d’élèves qui ne semblait avoir prêté attention qu’à elle durant cette heure entière se levèrent en même temps. Un flot se forma autour de la sortie et après s’être discrètement préparée à s‘en aller, Rachel rejoignit Anna dans la petite foule, pressée de sortir. Elle irait voir le professeur une autre fois pour s’entretenir de Stanislas Henriet…
Mais une fois dans le couloir, la prédiction de Morane fut vérifiée. Le passage était absolument bloqué par un attroupement incroyablement dense d’étudiants. Pourtant, aucun chahut ne s’élevait de cette foule. Une lueur sombre et écrue se dégageait des grandes lampes au plafond et en regardant vers l’extérieur, Rachel fut interloquée par l’obscurité précoce qui baignait la cour. « Viens, on va faire le tour. ». Fit Anna en la prenant par la main. Les deux jeunes filles remontèrent le couloir en amont de l’affluence. Elles revinrent ainsi dans le grand couloir desservant le bâtiment où elles s’étaient retrouvées bloquées. Entre les cloisons souterraines, l’attroupement qui avait lieu aux étages supérieurs résonnait dans l’air humide. Un grondement indéfinissable semblait se diffuser dans ce couloir dont la sortie apparut bientôt. Anna et Rachel se retrouvèrent bientôt dans le grand hall principal où se trouvait l’incroyable condensation d’élèves paralysant la circulation dans le lycée.
« -Tu crois que c’est pour l’agression, cette manifestation ? Demanda Rachel lorsqu’elles furent arrêtées aux abords d’un escalier aux marches occupées par des visages amorphes et perplexes.
-Oui, certainement…Confirma Anna avec quelque chose de tremblant dans la voix laissant présager qu’elle avait dit ça pour se rassurer. »
Rachel ne prêta pas attention à cela et tenta de s’aventurer dans l’impénétrable foule. Elle se hissa de la sorte jusqu’au seuil de la grande porte vitrée. Elle entraperçut entre les épaules et les nuques de tous ces jeunes gens la cour bitumée quasiment déserte. Sur le béton s’étaient formées des milliers de tâches très noires et très petites ; la pluie tombait à flots. Mais le ciel semblait s’être revêtu d’une teinte très inquiétante. L’épaisse strate nuageuse très grise déclinait toutes les nuances du jaune sal à cause du puissant soleil qui illuminait le firmament de l’autre côté. Les nuages chargés de foudre semblaient pourris. Le tonnerre gronda de nouveau derrière les crêtes déformées par la tempête.
Soudain, un impressionnant flux électrique aux reflets bleus intenses déchira le ciel. Instantanément, la puissante détonation du tonnerre s’écrasa sur la ville. Un sursaut fit en chœur reculer la foule d’un pas alors que le sourd grondement s’éloignait vers l’océan. L’écho se répercuta longuement sous l’imposante voûte nébuleuse qui siégeait sur Gaïa. L’orage semblait redoutable et la journée de cours fut dans l’heure qui suivit suspendue ; les étudiants purent rester dans l’établissement où l’accueil était toujours assuré ou bien regagner leur domicile en se protégeant de la violente pluie. L’orage dura pendant toute la journée ce ne fut que lorsque le soleil s’était mit à saigner très fort sur les nuages le long de la ligne d’horizon que les deux adolescentes rejoignirent leur appartement où elles trouvèrent Irvin et Stéphane.
Lorsque le soir vint, Rachel regarda attentivement par la fenêtre, observant pensivement les petites gouttes s’écraser sur le verre avec de petits bruits presque imperceptibles. Dans la ville, les ténèbres s’étaient assis et presque plus aucune lumière n’éclairait les rues. Même la structure coruscant de la Tour semblait tendre à s’éteindre à cause de la saturation du ciel. Dans la pièce commune, seule une lampe posée sur une table de coin éclairait faiblement les jeunes étudiants. La télévision était allumée, Till Gueguermann affirmait derrière un riche pupitre que l’orage de la journée n’avait provoqué aucun accident, le trafic des transports ayant été interrompu au bon moment. Derrière lui, une grande baie vitrée offrant la nuit gorgée de pluie était visible.
Alors qu’un nouveau coup de tonnerre gronda dans le lointain, la faible lumière dans le coin de la pièce grésilla un court instant. « Quelle belle tempête ! » S’exclama Irvin lorsqu’il entendit la pluie redoubler d’intensité à l’extérieur. Morgane fit alors le tour de la table du regard, les bras croisés sur sa poitrine. Dans ses prunelles bleues dormait une certaine anxiété, puis en souriant d’une drôle de façon, elle lança à Rachel :
« -Tu n’as toujours pas eu cours, alors…
-Si, répondit-elle, littérature en milieu de matinée, mais je ne suis pas sûre que ça m’intéresse vraiment.
-Ne t’inquiète pas du regard des autres, je te les présenterai demain. Assura Anna en se faisant craquer nerveusement les doigts sous la table.
-Excusez-moi, je vais essayer de voir sur Internet si Hermann a senti passer la tempête à Junon…Fit Stéphane en se levant. Après avoir poussé sa chaise sous la table, il quitta la salle commune avec son jeu de couverts avant de disparaître dans la cuisine de l’autre coté du couloir.
-Hermann est un vieil ami qui vit dans les quartiers de Junon. Fit naturellement Anna en relevant le regard. On l’a rencontré sur Internet.
-Il y a un accès Internet ici ?! S’exclama Rachel en ouvrant de grands yeux surpris.
-Oui, répondit Irvin visiblement touché par la surprise de son amie. Mais les opérateurs sont dépendants des administrations et les gens ne semblent pas avoir un très grand intérêt pour cela dans la cité…
-Je vais avec lui, j’ai aussi envie d’avoir des nouvelles de Hermann ! Annonça Morgane en s’exécutant exactement comme Stéphane. »
Lorsqu’il ne resta plus que Rachel, Anna et Irvin autour de la table quasiment débarrassée, le silence pesa et seul le grondement du déluge sur le balcon se faisait entendre. En se laissant bercer par ce sensuel chant, Rachel sembla se décrocher de la réalité et sa tête bascula légèrement sur son épaule gauche pendant que ses yeux aux cernes rougies se fermaient légèrement. Elle ne vit bientôt plus que la lampe dans le coin de la pièce et Irvin qui posait son regard interrogateur sur elle. Soudain, l’attention de Rachel fut happée par un violent coup de tonnerre dans la nuit et sous la puissance de la détonation, la vitre vola en éclat, répandant des milliers de morceaux de verre dans la pièce. Ils coupèrent au passage les fins rideaux blancs en lambeaux qui flottèrent dans le vent de pluie.
« Rachel, tu joues de la guitare, non ? ». Coupa Anna d’un air intéressée. La jeune fille se réveilla soudainement. Le chimérique grondement de la pluie continuait de s’abattre, mais la baie vitrée les en protégeait toujours et les grands rideaux pendaient paisiblement de leur glissière.
« Euh…oui, en effet… » Répondit Rachel attardée.
Quel rythme soutenu tu nous fournis là! Est-ce pour compenser ton absence prolongée pour cause de défaillance d´ordinateur?
Bon tu nous livre encore un chapitre à l´ambiance toujours aussi glauque, s´éloignant de plus en plus de la cité utopique initiale, comme si tu voulais utiliser ton texte pour démontrer l´impossibilité d´une telle ville. Le principal problème qui est posé est celui de l´intégration, curieux écho de ce qu´on peut entendre parfois autour de nous avec des histoires de discriminations positives et de quotas, bref les conneries qu´on nous pond régulièrement. je ne sais pas si c´est fait exprès, mais ici cela contribue tellement bien à ton ambiance.
Le tout est amplifié par la manifestation qui démontre un dangereux esprit de corps des étudiants via l´ancienneté dans la cité. ca sent l´eau dans le gaz, et on pourrait dire qu´il y a de l´orage dans l´air pour se raccorder à la météo qui coïncide si bien dans ton texte! On reste sur notre faim vis-à-vis de la manifestation et cela paraît être tant mieux vu comme ton texte est prometteur de chausses-trappes pour ton héroïne.
On retrouve la presque perfection de ta cité sur la fin, avec un orage qui n´a pas provoqué de dégâts, à priori, et Irvin qui s´extasie devant ce dernier. Toutefois, on sent quelque chose de louche et cela va aller en s´intensifiant, avec le cauchemar de Rachel.
Bref, on reste largement sur notre faim, pour la bonne cause et en attendant une suite très très prometteuse
( Ceci dit, Hermann c´est à cause des JO ou d´un castor? o_O ( parce que j´ai toujours rêvé d´avoir un castor qui s´appelle Hermann à la maison))
Bravo_leader...
Mais avant de le faire, quelques petites chose :
- d´abord je n´y mettrai qu´une histoire que j´ai déjà lue en entier (donc je peux encore rien mettre
)
- où récupérer la version de ta fic la plus aboutie au niveau orthographe ?
- bien sûr, je vais pas dire que c´est moi qui les ai écrites...
, quelles informations sur toi doit-je mettre (mail ? ton pseudo bravo_leader ? tes vrais nom et prénom ? etc...)
- je pense mettre pour chaque fic le lien vers la première page de son topic sur ce forum. Si tu es contre ou si tu vois d´autre(s) lien(s) à mettre dis-le-moi !
Voilà et encore ![]()
Et je vois pas trop pourquoi c´est toi qui devrais nous remercier de prendre plaisir à lire ta fic...
salut tout le monde ! alors pas mal de bons commentaires pour ce chapitre, merci...
fffanatic
non, ce n´est pas pour rattraper mon absence que je vous fais des chapitres aussi..."bons", je tiens à préciser que ce que je poste en ce moment, je l´ai écrit depuis déjà quelques semaines, je travaille actuellement sur le chapitre 13... On reste sur la faim, ouais, c´est vrai...Je ne sais pas quand tout cela va éclater, mais c´est vrai que ça devient une atmosphère très tendue, qui, je ne vous le cache pas, va aller de pire en pire...
Sinon, désolé pour ton castor, greg, mais ça n´a rien à voir, lol, arrête la fumette, c´est tout
jujudredd
désolé pour l´orthographe, mais dans la mesure où j´ai horreur de me relire, je trouve ce que je fais horriblement nul, mais il n´existe pas de version améliorée pour Brumes...Cependant, il existe une version remastorisée des Silence d´Anna sur fictionpress.com :
http://www.fictionpress.cs.com/read.php?storyid=2066284
mail ![]()
bravo_leader@hormail.fr
prénom ![]()
laurent
nom ![]()
leberre
je sais pas si je devrais donner mon identité en public comme ça ![]()
voilà ^^
Oui, je pensais plutôt que tu allais m´envoyer un mail (en cliquant sur mon pseudo sur ma carte de visite...)
Pour l´instant je lit un peu de ta première Fic (Aéris, fille de Cetra.). Enfin je pense que c´est la première car c´est le topic ayant le dernier message le moins récent...
Je parlais plutôt du fait que tu nous fournis trois chapitres en quelques jours, je ne juge jamais un texte avant de le lire. Et non je ne fume pas, les castors c´est sympas non?
( Pour ton identité, pour l´une de tes nouvelles sur le forum Ecritures, tu l´avais deja en partie revelée je te rappelle)