a tein ia un nouveau lecteur
tant mieux ![]()
Désolé de mon silence prolongé, surtout pour un texte de ce calibre, je te ferais un commentaire de la plupart des chapitres que j´ai raté dans le week end, encore désolé de ne pas m´y être pris avant >_<
me vla avec 3 chapitres de retard ![]()
donc c´est toujours aussi bien et continu ![]()
Bon j´ai lu que le chapitre 1 mais pour l´instant je trouve ça pas mal du tout. Je vais lire le 2 en tout cas.
C´est toujours pas mal... et la fin du chapitre 2 ne peut que me donner envie de continuer.
Le chapitre 3 est toujours aussi bien ![]()
a quand le prochain chapitre?
Chose promise, chose faite, j´ai rattrapé mon retard, à moins que pendant ma lecture un chapitre se soit greffé subitement, dans ce cas je l´aurais au moins compensé...
Chapitre II :
Un début en douceur, quoi de plus normal dans un monde sensé incarner la perfection de la civilisation humaine ? Un beau lever de soleil, de la nature, des transports non polluants ( ce qu’est le tram normalement) . Et pourtant ça et là on sent que cette douce harmonie est fragile avec la répétition des termes violemment.
Rachel semble aussi être une incongruité dans un univers aussi bien réglé. Elle a un comportement erratique dans sa vie précédant sa venue, ce qui est étonnant dans ce monde où tout semble ordonner et qui fait donc dichotomie. On retrouve des traces de tes schémas d’héroïnes d’ailleurs, avec les cheveux longs, l’âge, la connaissance d’une personne qui l’introduit dans l’univers.
Univers qui semble d’ailleurs très autoritaire avec des lycéens coupés de leurs familles, comme pour mieux les soumettre à l’Etat, les coupant ainsi des influences autres que celles voulues par l’éducation et les manuels scolaires. Bref, pour moi qui fais des études d’Histoire, on se retrouverait presque dans les Jeunesses Hitlériennes et leurs avatars scolaires… Enfin le lycée semble être à l’image de ce monde, un havre de paix qui cache quelque chose, si on ne juge que sur l’attitude des lycéens quand ils découvrent ton héroïne…
Pour finir, une touche de folie dans un monde de douceur, ou presque avec la mystérieuse conversation qui ne semble pas troubler Rachel outre mesure, comme si elle était habituée à cet état.
Chapitre III :
Une fête. Quoi de plus surprenant et de plus logique ? Cela me semble assez intriguant. Surtout qu’on retrouve de la teinte rouge, chose qui était déjà présentée au début et dans le second chapitre avec le ciel rose. Visiblement une couleur qui semble revenir régulièrement dans ce texte.
Rachel se retrouve donc dans un univers très festif, un comme pour lui présenter tout de suite les bons aspects. Pas de visite plus poussée, comme pour lui cacher quelque chose. On remarquera aussi que l’alcool est banni XD. Sinon j’ai souri en voyant un Irvin qui semblait avoir le même caractère de coureur de jupon que son homonyme de Final Fantasy VIII !
Les doutes qui me plongent, te connaissant et sachant ce dont tu es capable scénaristiquement, sont bien exprimés : tout cela semble trop beau, malgré la présence de quelques dissonances ici ou là ( et d’horribles fautes qui résistent… le vers de jus de mandarine >_< )
Finalement le voile de perfection se déchire sur la fin, avec l’absence mystérieuse des colocataires et l’apparition de la jeune fille qui m’a fait penser à celle qui frappe par le biais d’une cassette vidéo XD ( oui je parlais bien de Ring^^).
Chapitre IV :
Un fantôme aux allures de conscience. Est-ce le poids d’un crime, d’un forfait commis par ton héroïne, voilà la première question que l’on peut se poser surtout quand elle évoque les menaces que la nouvelle arrivante fait peser sur ses colocataires par sa présence.
Après on se retrouve de nouveau assailli par un flot de mielleuse gentillesse, presque écoeurante tant cela peut sembler forcé. Cela accentue d’ailleurs le trouble du souvenir du fantôme, car s’ils sont réellement aimables, on se dit que l’auteur doit posséder une sérieuse dose de sadisme pour vouloir les faire souffrir autant. S’ils ne le sont pas, Rachel se retrouve donc prise entre un fantôme et la violence qui semble l’habiter et des personnages troubles, ce qui va lui rendre la vie si facile…
Enfin le tout, cette ambivalence entre perfection et trouble est caractérisé par les informations, avec une panne surprenante dans un univers si policé et qui semble si réglé. Mais la gestion de la ville et l’habilité des techniciens ne semblent pas rendre le tout gênant.
Chapitre V :
Enfin ça foire ! aurais-je envie de dire. Donc on commence assez calmement par une petite ballade dans notre univers si propret, où il fait, où les oiseaux chantent etc…
Puis on quitte le tout pour une boutique sombre, au marchand bien trop prévenant. Assez angoissant. Mais on y gagne un pamphlet, visiblement. Et en sortant on se rend compte que l’extérieur semble si parfait qu’il en paraît artificiel, du moins à mon sens.
L’étonnement de la jeune fille face au lycée m’amuse. Dans une société parfaite, ce que doit être Gaïa, un lycée n’a pas à craindre les déprédations donc peut rester ouvert. Tout simplement. Le lycée est à l’image de son monde, organisé et possédant un élément centralisateur. On y retrouve l’impression de luxe, de paix. Même si l’on est que dimanche.
Et finalement arrive le drame. Par, aussi étrange que cela puisse paraître, le seul personnage jusqu’à présent, l’avorton mis à part, mais il ne semblait pas être un adolescent, qui n’a pas un look de playboy…
Au final, on se retrouve donc encore dans un de tes univers si prenant, où tout semble cacher un drame, un lourd secret. Les fautes d’orthographes persistent encore, ce qui est dommageable pour une œuvre de ce calibre, de cette inventivité. Et enfin, ton intrigue se met doucement en place et semble seulement se dévoiler, laisser présager du pire pour ce qui est à venir
Bravo bravo_leader
la suite ![]()
C´est trop bien, t´arrête pas !
super!!! des nouveaux fans ![]()
oui grave. la preuve qui falais pas desesperer ![]()
TADA !
Me revoilà !! !
Bon, j´écris depuis le nouveau CDI qui sent tout le neuf et mon PC est chez le réparateur, je reprendrai donc les activités normales dans quelques jours et avec l´ADSL ^^ ;)
Je suis bien heureux de voir que vous m´avez pas oublié et que les nouveaux lecteurs affluent ! Je vous le dis haut et fierement : je n´ai pas chomé durant mon absence : j´ai avancé Brumes jusqu´au chapitre 11, où les éléments perturbateurs vont commencer à se bousculer...Mais vous n´en êtes pas encore rendus là...
Beaucoup de surprises à venir dans cette histoire, j´ai beaucoup aimé le come-back de fanatic avec un com que je vais garder dans mes anales ; tout est à peu près bon dans ce que tu as dis et je ne commenterai pas trop tes pronostics
Alors j´espère ne pas vous avoir trop manqués, Brumes reprend à partir d´aujourd´hui son cours normal avec le chapitre 6 où vous la situation ne va pas aller en s´améliorant je crois...Merci à tous de votre soutien durant mon absence, à très bientôt et excellente lecture ![]()
Je crois que ça va devenir palpitant assez bientôt...
Chapitre 6
« -Eh bien, tu en as eu de la chance ! S’exclama Morgane en soulevant le sac de glace pour s’assurer que l’ecchymose ne s’était pas aggravée.
-Il ne t’as pas ratée ! S’exclama Anna.
-C’est pas la peine d’en faire une montagne…Fit faiblement Rachel. Stéphane et Irvin étaient là pour m’aider.
-Je suis affreusement désolé, Rachel…Déclara Stéphane en tremblant. Je n’aurait pas dû te le présenter… »
Rachel était de retour dans l’appartement depuis une dizaine de minutes et, couchée sur son lit, elle se faisait aimablement soigner par ses colocataires tous répartis en cercle autour de son lit. Elle s’était sortie indemne de son étrange altercation avec Mathias, grâce à Irvin et Stéphane qui avaient été là pour maîtriser la violence du jeune homme. Elle avait la gorge un peu rouge et un vilain œil poché mais encore tout son esprit, bien qu’elle ne sut pas mieux expliquer que quiconque pourquoi ce type l’avait si violemment agressée au lycée.
“ -Tu es sûre de ne jamais l’avoir vu auparavant ?! Demanda Anna avec un air grave.
-Certaine ! Protesta-t-elle, agacée, en se débarrassant du sachet de glace dont elle ne semblait avoir que faire. Il as pas dis quelque chose lorsque vous m’avez emmenée, les gars ?
-Euh…Commença Irvin. Il a continué à se prendre la tête et à se cogner la tête contre un pilier…
-C’est inquiétant ça ! S’exclama Morgane en essayant d’empêcher Rachel de se lever. Mathias ne réagit pas comme ça normalement…
-Ce…Ce n’est rien ! Se défendit Rachel. Ce bleu s’en ira rapidement et j’irai en cours demain. Mais elle paniqua lorsqu’elle vit la désolation sur le visage de ses amis. Quoi ?! Bien sûr que j’irai en cours !
-Écoute Rachel…Fit Anna. Si Mathias t’as agressée comme ça, comment peut-on être sûrs que personne ne recommencera ?!
-Mais parce que c’est ce type qui semble être complètement fou ! C’est bien la première fois que je déclenche une telle réaction chez quelqu’un !
-Rachel a raison…Déclara enfin Morgane qui s’était tenue à l’écart de la dangereuse conversation. Je crois qu’elle devrait se rendre au lycée demain, mais il faudra s’assurer que personne ne puisse lui faire de mal.
-C’est ridicule ! S’exclama Stéphane. Je ne vois pas poursuivre devrait diaboliser juste parce que un gars lui a sauté à la gorge !
-Je vais au lycée ou je m’en vais ! Affirma Rachel alors que la conversation avait commencé à s’envenimer autour d’elle, ce qui jeta instantanément un froid. Tous semblaient en fait inquiets pour elle. ”
Personne ne rajouta rien et la chambre des filles se vida jusqu’à ce qu’il ne restât plus que Rachel et Anna. “ C’est ridicule…Fit cette dernière simplement. Bien Sûr que tu iras en cours… ”. A ce moment, la voix de Morgane se fit entendre depuis la cuisine et Anna s’y rendit en vitesse. Dès lors, Rachel se retrouva seule dans la chambre commune. Son œil poché ne lui faisait plus aussi mal qu’au moment où elle avait pris le coup, mais en secret, elle ne cessa de se demander pourquoi ce parfait inconnu avait réagi ainsi. Peut-être était-ce parce qu’elle n’était pas de Gaïa, qu’elle voulût ou non. En silence, la jeune fille se dirigea vers la fenêtre entrouverte, dans l’embrasure passait un petit courant d’air. Elle l’ouvrit en grand et se pencha su le rebord.
En contre-bas, elle put voir un chemin sillonnant au milieu du bois en bordure duquel se trouvait un triste réverbère. En relevant le regard par-dessus cette étendue naturelle, elle aperçut la tour administrative du lycée avec ses bâtiments répartis tout autour. La cité de Gaïa semblait uniquement piétonne car depuis son arrivée, elle n’avait pas vu une seule fois la moindre automobile, sinon le tramway pour les déplacements d’un secteurs à l’autre. Au-delà de la cité étudiante, elle vit la ville en elle-même, elle paraissait bien plus grise que les douces pierres jaunes de l’univers périphérique et au centre de cette sage et silencieuse métropole, la gigantesque tour de Babel qui s’élevait avec ses étages en dégradés vers la voûte azure. Au-delà du grand mur devaient se trouver les grands jardins puis l’infini océan et enfin le monde bruyant et incertain dont les gens par ici ne semblaient avoir que faire…
Pensivement, l’adolescente s’assit à cheval sur le rebord de la fenêtre et du bout des doigts, elle écarta les livres qui avaient été déposés sur une chaise au bord de son lit, elle vit la fameuse œuvre qu’avaient achetée Morgane et Anna en cinq exemplaires, il s’agissait des “ Mondes Oubliés ” d’un auteur appelé Stanislas Henriet. Mais le livre qui l’intéressait était “ Gaïa ” qui lui avait été offert par l’homme de rayon de la boutique. Elle posa l’épais grimoire sur ses cuisses croisées et délicatement, elle souleva lourdement la première de couverture et le livre s’ouvrit sous ses yeux bleus pleins d’attention. Il n’y avait rien de noté sur les premières pages, sinon les noms de l’auteur et du livre. Rachel tourna de nouveau la page, mais elle ne trouva rien de nouveau ; la deuxième double-page était toujours vierge. Perplexe, elle tourna de nouveau, et elle troua toujours la page blanche. Frustrée, elle prit le livre à deux mains et le feuilleta à la volée, il n’y avait rien d’imprimé sur aucune page. Il lui faudrait retourner à la boutique pour échanger cet exemplaire. Avant de le remettre à l’endroit où elle avait trouvé le livre, elle revint aux premières pages et lut le nom de l’auteur : Stanley Henriet…
Rachel ne manquerait certainement pas de rencontrer son professeur de littérature pour lui demander des renseignements quant à cet énigmatique écrivain. Gaïa semblait vêtue d’un impénétrable voile de mystère. Pourtant, le violent soleil et la brûlante après-midi ne laissait pas la moindre ombre pour se cacher. Dans le vaste ciel très dégagé se promenaient quelques cumulus solitaires et sur la crête des montagnes paraissaient furtivement le bout des pâles au sommet des mats des éoliennes. Sans trop de raison, Rachel quitta la chambre et ne prit pas garde au bruit de crayon griffonnant du papier qui se émanait de la chambre des garçons lorsqu’elle passa devant celle-ci puis rejoignit le salon où elle trouva Morgane et Anna debout, au milieu de la pièce, regardant la télévision.
Elles paraissaient plutôt anxieuses et si absorbées qu’aucune ne remarqua l’arrivée de Rachel. Il fallut que celle-ci se range à côté de Anna pour que les deux adolescentes la remarquassent.
“ -Quelque chose ne va pas ? Hasarda la jeune fille.
-J’allais t’appeler. Répondit Morgane sans relâcher ses doigts de son menton qu’elle semblait masser sans lassitude. Un deuxième réacteur hydraulique est tombé en panne à Junon…
-Mince…Fit Rachel en comprenant la situation.
-Ca veut dire que l’administration ne pourra plus prendre en charge l’intégralité de la surtaxe d’électricité ; nous allons devoir faire quelques économies…Fit Anna sans relâcher son regard grave de la télévision.
-Si c’est pour moi que vous vous en faites, ne vous inquiétez pas ! Affirma Rachel. Ca ne me dérange pas de me serrer la ceinture. Et puis on n’en est pas encore à s’éclairer à la bougie…
-La cité n’avait pas connu de pareille situation depuis seize ans, intervint la présentatrice du journal, le courant ne sera pas rétabli normalement avant six semaines, a déclaré Till Gueguermann par un communiqué de presse officiel ce matin en invitant tous les citoyens à économiser toutes les ressources électriques pour éviter la surtaxe que ne pourrait pas contenir toutes les administrations. La panne de deux réacteurs en deux nuits serait de même origine, il s’agirait, selon le bulletin des équipes de réparation, d’un déraillement des turbines sur leur axe, certainement à cause d’un débit d’eau trop important. La priorité est pour le moment de réenclencher les turbines pour rétablir le courant puis d’inspecter les canaux drainant l’eau jusqu’aux réacteurs pour trouver l’origine du dysfonctionnement…
-Ca m’a l’air extrêmement compliqué…Déclara Rachel en se frottant l’arrière du crâne.
Toutes les descriptions me rapelle " LE père Goriot" 0_o il me hante se livre :/ 400 page de description :´(
http://Zedenix.free.fr
De rien pour les commentaires, j´avais promis que je lirais ce texte, je tiendrais cette promesse.
Sinon ce chapitre est encore une fois excellent, avec une ambiance qui commence franchement à partir lentement en cacahouète. On peut voir les premières, même très légères elles apparaissent, dissensions au sein des colocataires, au sujet de Mathias ( qui porte le même prénom que Ryle, soit dit en passant
)
Et puis ces problèmes de réacteurs, comme s´il l´eau pouvait vouloir dérégler la volonté de l´homme de cette cité parfaite, athée comme il n´y a pas de lieu de culte, un peu à l´image de ton exemple de la Tour de Babel, tour qui dans la Bible avait été bâtie par les hommes pour chasser Dieu du Paradis et prendre en main leur destinée, tout un symbole.
Enfin le livre, aux pages blanches. etranges quand on sait que l´un des garçons l´a trouvé très beau. On se sent pris dans un univers stéréotypé, peut-être des inflexions de pensées grâce à un formatage des esprits...
Enfin une petite remarque, je ne suis pas un génie en électromécanique, mais des turbines sur des rails????
je crois que il n´y a plus rien a dir ![]()
tous a ete parfaitement expliquer par fffanatic
On prit tous pour que l´internet de bravo_leader soit réparé !
c´est vrai fffanatic, nous a fait un bon commentaire auquel il est difficile de rajouter quelquechose
Mais bon, je vais critiquer sur la forme etc..... (beaucoup plus facile
) car il y a un retour des coquilles en force^^
J´ai dû mal à comprendre cette phrase^^
´Je ne vois pas poursuivre devrait diaboliser juste parce que un gars lui a sauté à la gorge´
Je crois que tu aimes beaucoup les ´s´ comme le montre cet exemple^^:
´il as pas dis´
Il y a encore comme coquille ´il se émanait de la chambre´
Donc fait attention pour tes chapîtres suivants, surtout s´ils sont déjà écrits depuis un moment, tu verras les coquilles facilement à la relecture.
mes critiques sont seulement faites pour améliorer la qualité de tes chapitres
car:
bravo-leader, J´AIME BEAUCOUP cette histoire et donc bonne continuation et vivement la suite
je part en vacances ce soir pour 2 semaines, mon accès à un ordinateur cera plus limité en temps, donc je ne pourrai peut-être pas lire les chapîtres suivants tout de suite ![]()
fffanatic
merci pour toutes les interprétations auxquelles je ne pense pas forcément en écrivant ^^ beaucoup de symboliques en effet
A tous, je vous confirme que internet sera de retour la semaine prochaine, à moins que mon sysytème ne soit pas assez puissant pour mon modem...
Armiel
je vais suivre tes conseils
et repassez les chapitres qui attendent de passer avant de continuer la rédaction
et tu en auras des chapitres à lire en rentrant
Je fixe le prochain rendez-vous samedi si je suis disponible, sinon en début de semaine prochaine ou dans deux semaines ^^
salut tout le monde !
Comme je suis flatté de voir que tout le monde était très angoissé pendant mon absence...
Bon, c´est moi qui ai foiré, le passage à l´ADSL s´est mal passé et je viens de prendre une nouvelle semaine de retard...
Mais bonne nouvelle
le réparateur a passé l´après-midi à la maison pour nous installer ce foutu modem et je me retrouve avec un haut débit de mes deux, mais je vais pas me plaindre : ça y est, internet est enfin revenu chez moi après 2 mois, jour pour jour d´absence ^^
Donc, à partir d´aujourd´hui (mais sous reserve de plantage) mes activités sur le forum reprennent leur rythme normal, si personne ne m´a oublié ^^
Je commence ce soir avec deux chapitres pour rattraper le retard, avec pleins de coquilles pour faire plaisir à Armiel ^^ et puis à l´occasion, il est probable que vous me voyiez apparaître sur le blabla et MSN...Voilà, bonne soirée à tous et vivement vos commentaires
Alors, le chapitre 7, j´ai pris un grand plaisir à l´écrire, très palpitant vous allez voir
Chapitre 7
L’heure était grave pour Gaïa qui perdit dans le cadre du plan d’économie son scintillement féerique dans la nuit qui suivit l’annonce de cette panne. Seul l’aéroport, la Tour et les principaux éclairages publics restèrent allumés dans la nuit qui précéda la rentrée de Rachel. Étrangement, elle semblait déjà remise de son périple et s’avérait plutôt hâtive à l’idée de recevoir ses nouveaux cours, à tel point qu’elle ne trouva jamais le sommeil dans l’obscurité. Ses yeux rivés sur le plafond ne parvenaient pas à se clore, elle ne ressentait pas ce malaise, son esprit ne tombait pas dans les abîmes du subconscient…Étendue sur son lit, la couverture parfaitement lisse, les mains croisées sur sa poitrine, les yeux légèrement rentrés dans leur orbite, le visage pâle, elle attendait que le sommeil l’emporte, mais cette lutte n’était pas la sienne.
Alors elle décrocha son regard du sombre plafond et regarda dans la direction de Morgane, celle-ci n’était qu’un corps inanimé et respirant lentement sous des draps bleus et Anna aussi était partie vers un monde lointain outre les nuages. Rachel regarda le réveil sur la table de chevet où reposait le livre des « Mondes Lointains », il indiquait vingt-trois heures et quinze minutes. En voyant à l’extérieur l’éternel lampadaire éclairant faiblement l’allée en bordure du bois, elle délibéra ; elle pouvait rester dans son lit et attendre le sommeil puisque après tout, elle avait encore toute la nuit pour dormir ou bien se lever et aller faire une promenade qui lui changerait les idées dans le bois enrobé d‘un énigmatique manteau de ténèbres, sous le regard bienveillant des réverbères.
En silence, elle enfila dans son lit les vêtements qu’elle avait sélectionnés pour le lendemain et en faisant le moins possible de bruit, elle se leva, posa les pieds sur le sol, laça ses chaussure et quitta la chambre. Dans la parfaite obscurité du couloir, le centre de son champ de vision devenait opaque, elle pivota alors légèrement la tête pour se guider jusqu’à la porte qu’elle ouvrit et avant de se retrouver sur le paillasson, elle prit sa grande veste verte sur le porte-manteau. Une fois dans le grand hall de l‘immeuble, elle se trouvait toujours dans le noir complet, mais le fait de pouvoir se déplacer sans craindre de déranger quiconque la rassura. Elle descendit donc du premier étage sans peur et dans le hall vitré, elle gagna la porte vitrée par où transparaissait la mythique lumière pure de la lune et discrètement, elle la poussa et après être passée devant le digicode dont elle connaissait désormais le numéro, elle foula le sable de la cour dont le tintement semblait différent dans cette douce nuit…
Le chant des grillons résonnait depuis les profondeurs obscures des bois et le murmure électrique d’un tram passant à plusieurs rues vers le sud troubla momentanément le lourd silence de la nuit calme. Les étoiles dans le ciel ne scintillaient plus autant que la veille, pourtant la ville éteinte dormait profondément. Rachel frissonna légèrement puis enfouit les mains dans ses poches avant de se mettre en route sur le petit chemin qui faisait le tour de la barre et menait au bois. Lorsqu’elle eut marché une vingtaine de mètres en regardant ses pieds, elle leva le regard vers le mur de l’immeuble ; toutes les fenêtres demeuraient éteintes et elle reconnut dans ces embrasures noires celle qui surmontait le lit où elle était supposée dormir. A côté se trouvait le vaillant lampadaire, sous son aura de lumière jaunie dansaient fébrilement une nuée de moustiques, les seuls habitants de la nuit.
Rachel s’enfonça dans l’allée encadrée par les arbres épais. Au travers de leur feuillage, la lune était muette et seule la lumière des quelques lampadaires semblait apporter un peu de chaleur à ce long et sombre couloir menant vers le cœur du bois. Rachel traversa ainsi trois halos de lumière et s’arrêta lorsqu’elle se retrouva à un carrefour où un banc de bois massif trônait à la lueur d’un réverbère. La jeune fille étendit alors ses bras le long du dossier et la tête penchée en arrière, elle ferma les yeux pour enfin apercevoir sous ses paupières la fatigue. Elle poussa un long soupir et écouta encore un peu plus les grillons qui chantaient partout autour d’elle, un grésillement strident et omniprésent dans la nuit.
Dans le silence, elle regarda vers le ciel où le rayonnement de la lune paraissait de façon évanescente entre les épais branchages et en fermant les yeux, elle se projeta dans son passé. L’époque où elle ne connaissait pas encore ses colocataires et où elle trépignait à l’idée de retrouver Anna semblait si lointaine qu’elle se perdit dans les étoiles. Si cela ne faisait que quelques jours qu’elle était à Gaïa, ses souvenirs d’avant la mer de brumes semblaient déjà effacés de sa mémoire, c’était une étrange impression dont elle ne pouvait discerner les formes…
Soudain, les lampadaires s’éteignirent. Le filament dans l’imposante ampoule resta incandescente pendant quelques secondes, mais la lumière lentement se tamisa, mourut et s’éteignit, abandonnant définitivement Rachel dans le royaume des ombres. Le couvre-feu imposé par les mesures d‘économie prenait effet à minuit moins le quart... Autour d‘elle, il lui sembla que les grillons aussi s’étaient endormis, la douceur s’était envolée et un courant d’air fit frissonner les grandes branches agrippées à la nuit. Cette plongée subite dans les ténèbres effraya légèrement Rachel arrachée à ses rêveries nocturnes dans les premiers instants, mais elle se rassit rapidement sur le banc et elle attendit en sachant très bien que ses yeux s’accoutumeraient bientôt à l’obscurité. Lorsque sa pupille fut contractée au maximum, elle sentit que le moment était venu pour elle de se lever et de se mettre en marche vers l’appartement où elle retrouverait son lit pour dormir en paix.
Silencieusement, elle revint sur ses pas dans l’allée bordée des massives silhouettes de troncs. Dans le cœur du bois, la nuit était profonde et buvait tous les sons qui pouvaient émaner de ce qui vivait encore. A plusieurs moments, la jeune fille se retourna dans un sursaut, convaincue d’avoir entendu un bruissement dans un buisson alentour. Après cinq minutes de marche, elle se retrouva un carrefour qu’elle ne se souvenait pas avoir traversé à l’allé. Sur les bords du chemin se dressaient des lampadaires qu’elle n’avait pas vus tout à l’heure. Rachel se rendit à l’évidence ; elle s’était trompée de chemin et maintenant, elle semblait perdue. Avant de sombrer dans l’effroi, elle se souvint des paroles d’Irvin comme quoi il suffisait de traverser le bois pour se retrouver au lycée. Elle n’avait donc qu’à avancer toujours dans la même direction pour en arriver à sortir du bois à un moment ou un autre et gagner la première rue piétonne qu’elle trouverait pour retrouver le chemin du campus.
Mais quelque chose n’allait pas ; le carrefour en face duquel elle se trouvait ne semblait pas éclairé de la même lune que celle qui régnait vaillamment dans le ciel sombrement étoilé. Prudemment, Rachel sortit du chemin et se dissimula derrière un tronc d’arbre. A la croisée des chemins se trouvaient quatre bancs répartis à chaque intersection. Après s’être convaincue que tout allait bien, l’adolescente revint sur l’allée, se rendit au croisement et examina les quatre possibilités qui s’offraient à elle. Pendant qu’elle réfléchissait, une lueur s’était allumée derrière les arbres qui masquaient l’une des allées. Intriguée, Rachel pivota légèrement la tête, espérant voir surgir quelqu’un qui l’aiderait à retrouver son chemin. Mais ce fut Elle qui arriva. Se regardant d’une étrange façon, aucune des deux filles ne prononça un seul mot lorsque le fantôme errant surgit du bois et alla s’asseoir sur l’un des bancs.
Rachel resta dressée sur sa position, impuissante et ne sachant que faire devant cette intrigante apparition. L’envie de fuir ne fut pas légitime, elle se sentait cette fois mystiquement happée par le spectre. Cependant, elle ne trouva rien à dire et lorsque le fantôme à la robe blanche l’invita à prendre place à côté d’elle le banc, elle accepta et en silence, elle reposa à côté de l’étrange chimère.
« -Tu es perdue, hein…Fit le fantôme.
-Oui, il faudrait que je retrouve mon chemin…
-Pourtant ça fait longtemps que tu es perdue.
-Une vingtaine de minutes, depuis l’extinction des réverbères, je crois.
-Oh, je ne crois pas…Ca remonte à plus loin que ça, tu sais, ta vie d’avant…
-J’ai beau essayer, je ne me souviens pas…Je crois que je suis venue dans le bois pour voir la nuit, il paraît qu’elle porte conseil, alors j’ai voulu essayer…
-Oui, mais tu n’as pas trouvé la réponse.
-Non, tu as raison, je suis perdue…
-On cherche tous des réponses, Rachel, alors retourne chez toi et réfléchis, retrouve ton chemin.
-Oui, je m’en vais. Affirma Rachel en se levant subitement du banc.
-En marchant tout droit dans cette direction, tu arriveras dans cinq minutes à la vingt-troisième rue. Déclara Elle en levant vaguement le bras vers l’est.
-Merci. A bientôt. Dit Rachel en s’éloignant dans les ténèbres.
-Et Rachel, fais attention, ils ne te le pardonneront pas. »