"La tranquillité avait repris ses doigts dans la forêt "
Ca c´est mignon aussi...
C´est la plus belle coquille que j´avais relevée
Et le chapitre 2 est écrit, mais il faut que je rectifie encore quelques choses. Je le poste peut-être ce soir donc, sinon demain sans faute.
Ah ouiii magnifique chapitre deux, enfin, y a un truc qui doit y etre pour beaucoup, faut croire que la classe, c´est inné
Bon, quand y sera posté bien sur :p
Voici le chapitre 2 !
Bonne lecture !
Chapitre 2 : Le crabe, le rustre et les tuants
-Je crois que maintenant, on peut dire qu’on est vraiment perdus… déclara Monarch.
Akirza souffla avec énervement.
-T’es vraiment nul ! Depuis déjà deux jours que l’on marche ensemble, tu fais que nous égarer !
Mais Monarch ne prêtait aucune attention à son compagnon de route : il était tout occupé au déchiffrage –manifestement laborieux- de la carte.
-Regarde, là, une plage on dirait !
Akirzo montra, après quelques pas, ce qui s‘avérait bel et bien être une plage. Monarch soupira intérieurement : voilà plusieurs heures qu’il démontrait à son compagnon son incapacité en tant que guide, et il craignait que celui-ci ne finisse par le lâcher pour rentrer dans sa forêt.
Leurs pieds foulèrent enfin le sable et leur regard se déporta dans l’univers maritime : l’océan était bleu saphir, resplendissant tel un diamant taillé d’un seul bloc par Dame Nature. La plage n’avait pas à être jalouse de l’océan son compagnon, et le sable semblait si fin et si doux qu’Akirzo ne put s’empêcher de se baisser pour le sentir couler sous ses mains. Quelques années plutôt et il en eut sans doute enfourner une pleine poignée. Mais ils n’étaient pas là pour se divertir, faire des châteaux de sable et encore moins de la plongée sous-marine. Ce fut en tout ce que Monarch tenta de rappeler à Akirzo. Mais celui-ci, tout émerveillé par ce paysage qui différait tant de sa forêt natale, ignora totalement le sans-ombre, et dans un élan libérateur, courut pour se fondre dans l’élément aquatique.
Et soudain, le soleil disparut, les deux compagnons perplexes regardèrent autour d´eux, avec l´impression irréaliste d´avoir soudainement été plongé dans un rêve. Ce fut un choc qui les ramena à la réalité, et le fait qu´à présent, un crustacé géant, d´une envergure de cinq mètres, se trouvait entre eux. Le rêve venait de virer au cauchemar.
Monarch empoigna son épée et fonça sur le crabe, mais au moment où la lame aurait dû rencontrer la chair, l’homme fut repoussé : cette cuirasse était incroyablement résistante. Akirzo prit à son tour son arme, une Dragonnade, lance longue et légère, belle et meurtrière. Il fonça alors sur son redoutable adversaire et tenta de le transpercer, mais ça ne provoqua qu’un impact superficiel. Paresseux, le crabe, d’un simple revers de la pince, envoya valdinguer le lancier dans l’eau.
-Bon sang, qu’est-ce que c’est que ces créatures ! vociféra Monarch. Même ma Monarch Heart ne parvient pas à franchir cette cuirasse… Qu’est-ce qui pourrait en venir à bout ?
Et c’est ainsi que Monarch se perdit dans une réflexion quasi-philosophique sur la nature de la carapace du crabe pendant que celui-ci s’amusait bien avec Akirzo, comme une petite fille qui tentait de démembrer une poupée. L’adolescent esquivait avec difficulté et effroi chaque coup du crustacé, et quelques minutes plus tard, Monarch sentit comme une petite pression sur son épaule. Il se retourna et vit avec stupeur le crabe à un mètre de lui, et qui après l’avoir interpellé avec sa pince gauche, abaissa brusquement la droite.
-C’est fou c’que c’est bon ces bestioles, tout de même, dit Akirzo.
-Huuuum, sans aucun doute ! Mais le prix est parfois élevé, et si je n’étais pas arrivé à temps…
-Oui, c’est bon, le coupa Monarch. J’étais perdu dans mes pensées… Merci de m’avoir sauvé la vie.
-Il ne faut pas se promener de manière si insouciante sur cette plage ! Vous avez eu la chance de tomber sur un bête crabe, mais s’il s’était agi d’un Crabe à Poils Verts, vous ne seriez plus en vie actuellement. Enfin… On ne va pas parler avec des « si ». Vous êtes saufs, c’est le principal.
Ses deux interlocuteurs se sentaient un peu honteux, à la manière des enfants qui ont fait une bêtise, même en connaissant les interdits. Le lancier le dévisagea alors et constata à quel point les traits de leur sauveur étaient fins ; ses yeux bleus nacrés semblaient provenir de l’océan lui-même, et ses cheveux argentés reflétaient les nuages. Monarch, quant à lui, remarqua une lame magnifique, courbée, et il sentait une divine puissance en émaner.
-Tiens, reprends-en, j’ai l’impression que cette viande te plaît, dit-il en s’adressant à Akirzo.
-Bah c’est surtout original, j’avais jamais goûté à ça avant ! Le dragon, c’est bon, mais ça fait tout de même des années et des années que j’en mange.
-Ben tu arrives à tuer des dragons et pas des crabes ?
-La technique n’est pas pareille, se justifia Akirzo.
Monarch semblait songeur. Un individu si puissant ne pouvait appartenir qu’à deux catégories : soit un de ceux qu’il cherchait, soit un de ceux qui les recherchaient.
-On pourrait peut-être faire les présentations ? déclara soudainement le sans-ombre. Je me nomme donc Monarch, serviteur du roi de Serenity. Lui, c’est Akirzo, un jeune homme qui vivait jusqu’à il y a peu à la Forêt aux Dragons.
-Quels étranges personnages. Je me présente donc : Clad. Ma compagne, la lame qui vous a sauvé la vie, se nomme Zantetsuken. Je vous inviterais bien à venir vous reposer, ma demeure n’est qu’un peu plus loin sur la côte, mais je crois qu’il n’est plus temps. Alors que j’étais en bas âge, il y a une quinzaine d’années, une voyante m’a révélé mon avenir. Elle était au seuil de la mort et elle a usé de ses dernières forces pour moi. Elle m’avait annoncé qu’un jour viendraient deux hommes que je devrai sauver… Et ce jour-là je devrai les suivre. Je vous dis, toutefois, la seule partie qui vous concerne, car je dois bien vous dire que ce n’est pas la seule chose qu’elle m’ait dévoilé.
-Très bien… Je ne sais pas quelle est cette femme, mais je suppose qu’il ne doit pas être très agréable de vivre en connaissant sa vie… compatit Monarch.
-En effet, c’était un cadeau empoisonné, mais on finit par l’accepter. Nous partirons dès que vous serez prêts.
-Et quelle sera notre prochaine destination ? demanda Akirzo à Monarch.
-Et bien… Préfèrerez-vous vous rendre à Quilar ? Ou bien au Volcan Inferno ? Ou encore à la Plaine Glacée ?
Ses deux interlocuteurs répondirent en même temps Quilar et la Plaine Glacée.
-Et bien, pour nous mettre d’accord, nous irons au Volcan Inferno !
*
* *
-On devrait bientôt arriver… déclara Monarch, peu assuré de ses propres paroles.
-Il dit toujours ça quand on est perdu, murmura Akirzo à Clad88, qui se sentait amusé et effrayé à la fois.
-Bon, c’est un volcan que l’on cherche, non ? demanda le détenteur de la Zantetsuken.
-Oui-da, répondit le sans-ombre, un brin excédé.
-Alors est-ce que ce ne serait pas ça qu’on cherche ?
Clad88 pointa son doigt vers un volcan fumant qui devait se tenir à environ une vingtaine de kilomètres, vu sa petite taille apparente de là où ils se trouvaient.
-Euh… Bien vu… je n’y voyais rien avec toute cette végétation… essaya de se rattraper Monarch tant bien que mal.
Alors ils se dirigèrent en silence vers le volcan. Au fur et à mesure qu’ils avançaient, la chaleur les gagnait. L’atmosphère pesait et leur progression se faisait à travers une jungle étouffante, réputée pour sa réapparition récente. Pourtant, malgré cette ambiance tropicale assez repoussante pour le commun des humains, les monstres ne s’y étaient pas installés. Akirzo remarqua même que les champignons n’appréciaient guère ce climat.
-Au fait, vous connaissez la rumeur qui circule à propos de ce lieu ? interrogea soudainement Monarch.
Clad88 et Akirzo secouèrent la tête en signe de dénégation, et Monarch reprit.
-On raconte qu’un dragon, en installant son nid au centre du volcan, avait provoqué la fureur du Dieu qui l’habitait. Celui-ci déclencha une éruption qui eut une incidence jusqu’à plus d’une centaine de kilomètres à la ronde, avec pour conséquence de faire fuir ou de tuer le dragon, la fin du lézard ailé dépendant des personnes qui racontent l’histoire. Suite à cette éruption, la terre stérile depuis des dizaines d’années devint fertile et une jungle tropicale s’y développa. Pour expliquer l’absence des monstres, les populations s’accordent à dire que même les monstres, depuis ce temps, ont peur de pénétrer le sanctuaire du Dieu, tel le saurien.
-Et tu nous racontes ça que maintenant ? s’inquiéta Akirzo.
-De toute façon, je suppose qu’il y aura quelqu’un pour nous sauver, ironisa Clad.
-Logiquement, oui… répondit Monarch.
Ils poursuivirent leur marche d’obstacle. Ils approchaient du pied du volcan, ce qui ne les réconforta guère, car la jungle y était encore plus étouffante qu’auparavant. Ils gravirent ensuite le mont de feu, et ce fut l’endroit où ils se plaignirent le plus : le sol qu’ils foulaient devenait ardent, parfois friable. Comme le volcan ne sommeillait plus depuis son réveil qui datait de quelques années, il y avait parfois quelques coulées de lave, lentes et prévisibles, donc sans réel danger, mais les cendres que recrachait le volcan épaississaient l’air et rendaient plus pénible l’ascension. Bientôt, un bruit sourd se mit à rugir en continu, et des séismes miniatures vinrent perturber les trois alpinistes d’un jour.
Le sommet, jusqu’alors caché par un nuage de fumée et de poussière volcanique, se dévoila enfin à leurs yeux. Akirzo courut alors jusqu’au bord du cratère, et, en levant ses bras au ciel, commençait à sauter en hurlant « J’ai gagné, j’ai gagné ! », ce qui dépita ses deux compagnons.
-Tu sais que c’est dangereux, par ici ? Il aurait suffi d’un petit séisme et tu aurais pu te retrouver au cœur du volcan, désintégré par une lave qui ne demande qu’à sortir depuis…
Une secousse plus puissante que les précédentes coupa Monarch et prit au dépourvu Akirzo qui perdit son équilibre et s’initia aux joies du saut à tentacule de Kraken (monstre marin ressemblant au poulpe, bien connu pour la propriété de ses tentacules dont l’élasticité n’est plus à démontrer) sans tentacule de Kraken. Il chuta donc vers le cœur du volcan en criant désespérément au secours.
-C’est pas vrai ! Bon sang, quel imbécile, celui-là ! s’exclama Clad88. Il est perdu…
-Je dois avouer que nos chances de le récupérer en chair et en os sont bien maigres, fit l’homme sans ombre en s’approchant prudemment du cratère.
Il vit alors un étrange personnage au fond du volcan. Celui-ci se déplaçait d’une manière fulgurante et avec une aisance singulière : il prenait appui sur les parois sans doute brûlantes du cratère et se propulsait à travers ce trou au diamètre démesuré. Il récupéra au vol Akirzo l’imprudent et en continuant son jeu de rebonds, le puissant et rapide individu se retrouva bien assez tôt aux côtés de Monarch et Clad88 qui affichaient une mine stupéfaite.
-Ca c’est du sauvetage express, remarqua ce dernier.
-Oui, toutefois, il aurait très bien pu le laisser tomber, fit son compagnon, sarcastique.
A le voir, le sauveur était on ne peut plus atypique. Il avait comme une longue crinière brune qui lui descendait jusqu’au bas du dos, son visage arborait des signes indigènes peints à la poussière et au sang, et il était vêtu avec des peaux de lézards qui ne lui cachaient que le torse et les cuisses. Il portait également deux bracelets, un à chaque poignet, et ils semblaient renfermer un mystérieux pouvoir si l’on se fiait à la fine aura orangée qu’ils dégageaient.
-Drôle de personnage, confia Clad à Monarch.
-Bonjouuuuuuuuuuuuuuur ! hurla l’individu qui paraissait provenir de l’âge de pierre.
Akirzo s’était évanoui quand il s’était rendu compte qu’il avait oublié ses tentacules de Kraken, et lorsque le brun les salua, il le fit avec un tel enjouement, qu’il réveilla aussitôt le jeune homme qui regrettait alors sa forêt, ses dragons et ses champignons.
-Comment t’appelles-tu, bonhomme ? demanda Monarch, un peu sur ses gardes face à un tel phénomène.
-Il s’appelle Acro ! Hé hé, vous êtes rigolos vous ! Acro veut jouer avec vous !
-Rigolos ? Jouer avec nous ? Euh… Qu’est-ce qu’on fait, Monarch ? demanda Clad.
-On refait sauter Akirzo.
Le jeune homme qui s’était à peine remis de ses émotions fortes fut à nouveau bousculé dans le cratère, où l’étrange Acro bondit vivement. Quelques secondes plus tard, il rapportait l’adolescent terrorisé.
-Encore, encore ! réclamait le brun à la crinière.
-Si tu veux continuer à t’amuser avec nous, faudra nous suivre et être sage, d’accord ? demanda alors Monarch.
-Ca veut dire qu’Acro va quitter cette jungle ? Acro veut pas !
-Y aura plein de choses à manger à Serenity, poursuivit l’homme sans ombre.
-Manger ? Serenity ? Acro veut aller à Serenity, car Acro veut connaître !
-Ce voyage risque d’être long, surtout s’il veut s’amuser sur tout le trajet, murmura Clad, dépité. Dis… Akirzo, tu vas bien ?
C’est alors qu’ils remarquèrent que le concerné s’affairait à vomir ce qui avait dû être son dernier repas dans la grande cuvette qu’était ce cratère. Il lança un vague « traître » à Monarch qui ne lui répondit pas et s’adressa directement au prétendu sauveur du sauvé.
-Avant de partir d’ici, Acro, tu sais ce qu’est devenu le dragon qui a habité temporairement ce volcan ?
-Ah, vilain dragon ! Pas rigolo, alors Acro l’a puni et l’a mangé et a fait un joli maquillage avec son sang et de jolis vêtements avec sa peau !
*
* *
-Monarch sait où on va ? Hein Monarch ? Monarch est triste ?
-Je sais qu’on est encore perdu, mais je vous en supplie, c’est pas de ma faute, alors ne le laissez plus s’approcher de moi, ne le laissez plus ouvrir la bouche, ou je vais faire un malheur !
Acro regardait Monarch comme s’il n’avait pas compris ce que venait de dire le sans-ombre.
-Je l’avais prévu, dit Clad.
-Qu’on allait se paumer ? répliqua Akirzo. Ca aussi je l’avais prévu.
L’ambiance n’était pas au beau fixe dans la troupe qui gambadait encore une fois au milieu des collines qui formaient le paysage du continent Catédrania. Les trois « recrues » de Monarch avaient choisi d’aller à la Plaine Glacée car ensuite ils pourraient se reposer à Quilar. La Plaine Glacée était réputée pour avoir un nom qui ne colle pas avec le lieu. En effet, le soleil était rarement contrarié par les nuages, et l’herbe qui y poussait semblait régulièrement tondue tant elle ressemblait à un gazon de jardin que pouvaient s’offrir les plus riches habitants de Serenity.
-Pourquoi elle est Glacée la plaine ? demanda Acro. Raconte Monarch ! Raconte, raconte, raconte !
-Raaaaaaaaaaaah ! Elle est Glacée parce qu’on y vendait de la glace dans le temps ! hurla enfin Monarch, ce qui eut pour effet d’imposer le silence pendant tout le reste du trajet.
Et ils trouvèrent la Plaine Glacée. Elle s’étendait jusqu’à l’horizon et, conformément à sa réputation, ne semblait pas du tout gelée.
Peut-être trouveraient-ils des réponses à ce mystère en poursuivant leur route. Ils traversèrent donc le paysage. Les collines avaient disparu, et ils marchaient rapidement sans se fatiguer. Plus tard, alors que le crépuscule s’annonçait, les quatre compagnons trouvèrent enfin quelque chose d’intéressant. Devant leurs yeux, un serpent, d’une grosseur et d’une longueur à faire pâlir un mort, se dressait contre deux humains. Le premier avait l’air petit et affichait un sourire enfantin. Il tenait dans sa main une épée qui arborait une teinte grise, et un côté de la lame était composé en dents de scie. Le deuxième paraissait plus mature, plus grand, plus âgé. Il utilisait une sorte de double épée, mais de loin, elle semblait briller.
Akirzo, Clad, Acro et Monarch se rapprochèrent, mais arrivés à une certain distance, environ une vingtaine de mètres, ils ne bougèrent plus et admirèrent.
-Allez, ma grande, on va s’occuper de toi, envoya joyeusement le plus grand des deux inconnus au serpent.
Le monstre rampant fonça alors à une vitesse insoupçonnée sur celui qui l’avait provoquée. Elle n’avait sûrement pas compris ce qu’il disait, mais comme c’était celui qui s’excitait le plus, elle l’avait choisi pour proie, ou plutôt pour prédateur.
L’homme sauta alors au-dessus de la tête du serpent et au moment où il la frappa sur le crâne, il y eut des éclairs qui la parcoururent. Elle semblait avoir été électrifiée avec la double épée. L’autre homme, qui ressemblait plus à un adolescent, se jeta à son tour sur le monstre et tournoya rapidement, tranchant la créature en deux.
-Allez, c’est maintenant que ça commence, Aura, lança le plus petit à son compagnon.
-Ouais, quelles saletés ces Guivres de la Pénombre…
Clad crut alors voir l’ombre du serpent se mettre en mouvement, ce qu’Acro fit rapidement remarquer.
-Bouge ! L’ombre bouge, pourtant gros serpent est mort !
-C’est bien ce qu’il m’avait semblé, dit Monarch. J’en avais vaguement entendu parler mais c’est la première fois que j’en vois une. C’est une Guivre de la Pénombre, et une fois morte, son âme, au lieu de quitter son corps, rejoint son ombre et l’anime. Elle est bien plus dangereuse, car si elle ne peut plus dévorer les corps, elle peut en revanche dévorer les âmes.
-On va voir ce qu’ils valent, alors, continua Akirzo en parlant d’Aura et de son compagnon.
Et ils virent. La mort de la Guivre avait entraîné l’arrivée de nuages menaçants, noirs, mais qui ne faisaient que couvrir la lumière du soleil. L’ombre du serpent grossit de plus en plus et semblait même palpable. Ses yeux diffusaient une lumière rouge inquiétante. Le sourire des deux humains qui combattaient avaient disparu, et lentement, ils commençaient à rayonner, comme si le Soleil leur avait prêté un peu de sa splendeur et de sa puissante lumière.
-C’est de la foudre ! Ils utilisent tous les deux la foudre ! s’exclama Akirzo.
-Forts ! déclara Acro.
Le plus petit adversaire de l’ombre aux yeux rouges libéra un halo de lumière dorée autour de lui, provoquant quelques scintillements qui se dispersèrent autour de lui, et un éclair jaillit de sa main droite qu’il avait dirigée vers l’ombre. Un roulement de tonnerre accompagna le rayon foudroyant, et la Guivre fut prise de spasmes, quelques secondes seulement, mais bien assez pour que son autre adversaire puisse la contourner et lui sauter dessus. Chez lui, toute la foudre était concentrée dans sa double lame, et Acro concrétisa les surprises de chacun en hurlant : « Il tient la foudre ! ».
L’ombre avait vu le coup arriver et, contournant avec vivacité son assaillant, elle tenta de dévorer son âme, mais en plein dans son saut, Aura se retourna et ce qui semblait être jusqu’alors une double épée s’allongea et devint un long fouet qui projetait une myriade de lumières. La nouvelle arme enveloppa ainsi la créature, qui en poussa des cris rauques assourdissants.
-Maintenant, Tyranos ! rugit celui qui empoignait la foudre à mains nues.
Celui-ci s’activa et leva ses mains au ciel. Les nuages déjà sombres s’obscurcirent davantage. La plaine était ni plus ni moins plongée dans une nuit artificielle, et la foudre arrosait le paysage dans un grand feu de joie et dans un tintamarre abrutissant. Le petit Tyranos rassembla ses forces et un gigantesque signe hiéroglyphique s’illumina sous ses pieds. Monarch réagit alors.
-Bon sang, c’est un sceau ! Il a déjà réussi à prendre le contrôle de sa chimère !
-Une quoi ? s’égosilla Clad pour se faire comprendre par Monarch.
-Regarde, c’est ça une chimère !
Une superbe licorne descendit alors des nuages, accompagnée par une myriade d’éclairs et le vrombissement sourd du tonnerre. Sa course était majestueuse et l’animal féerique semblait glisser sur une piste invisible ; à chaque coup de sabots dans le vide, une gerbe de lumière s’élevait. Rapidement, l’équidé, à la corne extravagante et impressionnante à la fois, qui était alimentée en électricité selon les éclairs qui la longeaient, rejoignit celui qui venait de l’invoquer. Une fine fumée qui semblait parcourue par des tensions au vu des petites lumières qui la parcourait sortit de ses naseaux.
-Allez, Ixion, en route !
Tyranos et la chimère partirent alors en même temps sur l’ombre de la Guivre, qu’Aura gardait encore sous son joug étincelant, et tandis que la licorne projetait une décharge salvatrice sans commune mesure, l’adolescent, qui avait fait briller son épée, donnait un coup ascendant, lançant en même temps un éclair d’une puissance transcendante.
L’ombre de la Guivre explosa d’un coup sous l’intensité des charges qui s’entrechoquaient. L’explosion propulsa Aura et Tyranos, qui furent récupérés par Clad et Akirzo. Acro récupéra l’épée à dents de scie que l’adolescent avait lâché sous la violence des évènements, mais l’échappa aussitôt qu’il l’eut empoignée.
-Aaaaaaaaah, brûlant ! Epée brûlante, vilaine épée !
Ixion se scinda alors en deux rayons lumineux qui rallièrent les nuages sombres. Ceux-ci se dissipèrent alors et le Soleil put de nouveau régner sur la plaine.
Aura et Tyranos remercièrent Akirzo, Clad et Acro pour les avoir rattrapé eux et l’épée de Tyranos.
-Nous sommes désolés de vous avoir fait patienter, dit le plus grand des deux combattants de Guivre. Je me nomme Aurasmash…
-Et moi Tyranos ! dit ce dernier en coupant son compagnon. Qu’est-ce que vous venez faire ici, y a rien d’intéressant à la Plaine Glace…
Monarch s’avança et regarda Aura droit dans les yeux.
-C’est pour vous que nous sommes venus. Je vais faire le point avec vous tous. Ce que j’ai pu raconter à Akirzo, je n’ai pas eu le temps de le raconter à Clad et Acro. En même temps, je vais faire les présentations.
Le sans-ombre scruta tout le monde du regard. Ils étaient en cercle autour de lui, impatients.
-D’abord, il n’est pas difficile de remarquer que vos pouvoirs et vos caractéristiques sont bien singuliers. Akirzo, qui venait de la Forêt aux Dragons, avait pour habitude de chasser du dragon. Clad, qui habitait sur la Plage aux Crabes, reconnue pour ses crabes succulents mais excessivement violents et dangereux, y vivait tranquillement, sans craindre ces gros crustacés. Acro, qui provenait du Volcan Inferno et qui y avait terrassé un dragon… Et maintenant… Toi, Tyranos, qui survit dans la Plaine Glacée tout en tuant des Guivres avec Aurasmash. Ma mission est de tous vous ramener à Serenity, où l’empereur Cos13 vous révèlera enfin la vérité sur ce que vous êtes… Mais d’abord, il reste une dernière personne à aller chercher… A Quilar.
-Et comment êtes-vous sûrs que c’est moi ? demanda Tyranos.
-Tu as invoqué Ixion.
-Comment savez-vous que ma chimère s’appelle Ixion !
-Une licorne qui commande à la foudre ne peut être qu’Ixion… Et de toute façon, si vous nous suivez, vous aurez vos réponses…
-En somme, vous nous demandez de quitter notre terre natale et de suivre un inconnu ? demanda Aura, qui était le plus prudent.
-Si vous ne me suivez pas, vous rencontrerez d’autres personnes moins sympathiques. De par votre statut vous ne pourrez jamais rester éternellement ici car vous êtes destinés à de grandes choses.
-Il a raison, continua Akirzo. S’il n’était pas arrivé à temps, je ne sais pas où je me trouverais actuellement, mais ce qui est sûr c’est que je serais entre de plus mauvaises mains…
-Alors, Aura, qu’est-ce que tu en penses ? demanda Tyranos.
-Gentil, Monarch gentil ! Acro aime jouer avec Akirzo et Clad intelligent ! Ces personnes pas mauvaises ! Et Acro sait que Aura et Tyranos gentils aussi !
Aura le regardait avec méfiance.
-Et que pouvons-nous avoir comme gage de confiance ? demanda-t-il.
Le sans-ombre réfléchit quelques instants et déclara alors.
-Si on me considère comme un guerrier et que l’on considère que l’âme d’un guerrier est son épée, alors je vous laisse ma Monarch Heart jusqu’à Serenity. Que je mente si je dois la récupérer avant.
Aura fut surpris d’une telle sincérité. Il accepta donc l’épée qui dégageait de merveilleuses lueurs violines.
-Et bien, je pense qu’on peut y aller, maintenant, dit Clad, presque ému par le geste de Monarch.
-Non ! Acro veut savoir pourquoi plaine s’appelle Plaine Glacée !
-Il est plein de vie celui-là, remarqua Akirzo.
-La Plaine Glacée est encore un grand mystère de notre époque… commença Aurasmash. Enfin, selon beaucoup de personnes… En réalité, mon maître, qui a maintenant disparu depuis longtemps, m’avait conté que c’était à cet endroit-même que combattirent le Dieu de l’Eau et celui de la Glace. Durant des années, ils s’envoyèrent sans magie des répits de leur élément respectif, mais tout ce qu’ils firent c’est arroser et geler la plaine, ou plutôt les nombreuses collines qui la constituaient… Suite à la lutte, les terres s’affaissèrent, et on raconte que ce fut le Dieu de la Terre qui fit, de ce terrain alors miné, une plaine verdoyante. Et depuis, la plaine, en mémoire du combat divin acharné, a gardé le nom du Dieu qui vainquit…
Comme j´disais, la classe c´est inné lol ca change de l´ange bleu, et tant mieux :d
Ptdr Acro, quel personnage ! ![]()
Et pauvre Akirzo aussi. ![]()
Hé! On avait dit 3 tours, car jamais 2 sans trois
Non sérieux trop fort le chapitre ![]()
Ouep, superbe chapitre, et j´aime beaucoup Acro!^_^
Très joli chapitre ^^
La suite la semaine prochaine c´est ça ? ![]()
Nan demain.
La classe vient d´apparaître ?
Alors attendez le chapitre trois les Z´amis :p ![]()
vous dite n´importe quoi, la classe incarner on la vu dans le prologue, vous êtes rien vous....
sinon acro en indigène un peut attarder sa colle bien au personne :D
pff vous avez aucune idée de ce qu´est la classe
vous verrez bientot .. ![]()
J´avais oublié de laisser mon commentaire
Génial
Continue comme ça ![]()
De la classe?Pfff!N´importe quoi:p
Des brutes epaisses!
La vrai classe..N´est pas prêtre d´arriver ici! ![]()
Bonne année !! Plein de bonheurs que ce soit de santé, scolaire, professionel et d´amour !!
![]()
J´ai crée un topic pour Jerem ^^
Masis bonne année quand même ^^
Et la suite on l´aura quand ?
Dans la semaine ( enfin j´espère ^^
)