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*Légende des Forumeurs* Saison 1

Khlaine
Khlaine
Niveau 10
09 décembre 2006 à 10:13:46

hey, moi j´ai lut aussi

tu veux un commentaire c´est ça

et bah voila tu la eu :P

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
10 décembre 2006 à 19:29:18

Chapitre 13 : Des cendres

A peine Monarch et Cosmos furent sortis de Serenity qu’elle se pétrifia brusquement. Ils voyaient par la grande porte absolument toute la ville, comme fossilisée. La couleur blanche et si immaculée de la cité avait tourné au grisâtre. Les habitants ou les monstres en train d’agoniser étaient légions, mais figés.
Monarch lâcha Aurasmash, qui tomba lourdement au sol, puis pénétra dans la cité endormie. Il est vrai qu’aucun son ne venait perturber ce silence de mort. Dans sa marche pour revenir voir ce qu’il était advenu de Vincent, Monarch put contempler l’agonie de chaque sereintien, ou bien les cadavres qui ne se décomposeraient jamais. Dans des maisons détruites, où un feu avait commencé à s’embraser, les flammes étaient elles aussi ternes.
Mais il y avait comme une gigantesque statue, dans cette allée centrale. Comme si cet endroit semblait stratégique. Cette imposante statue était surtout composée de monstres tentant de grimper vers le sommet. A ce sommet, Vincent était figé. Son expression faciale démontrait une colère terrifiante. Comme si quelque chose lui avait échappé au dernier moment.
Au-dessus de Vincent, un lion ailé aux couleurs obscures, possédant une crinière ainsi qu’une croix immaculée sur le torse, attendait patiemment. Il était le seul être à ne pas avoir été pétrifié.
-Tu peux le sauver, dit-il à Monarch. Tu es le seul.
-Pourquoi ? Pourquoi a-t-il fait ça ? C’est… Il te l’a demandé ? demanda l’humain, avec une boule dans la gorge.
-Tu sauras bientôt l’essence de son être. C’est cette essence-même qui l’a poussé à agir. Et oui, il me l’a demandé. Mais au moment où mon sort allait figer toute la ville, cet homme à la faux m’a filé entre les griffes. C’est en voyant ça que Vincent a enragé, comme laisse en témoigner son expression.
-Comment puis-je le sauver ?
-Toi, possesseur de l’Ocarina du Temps et détenteur de mystérieux liens avec mon maître, tu peux contrecarrer ma magie qui est sans appel. Si tu joues pendant quatorze minutes de ton instrument, tu le libèreras de sa paralysie.
-Tout… Tout de suite ! balbutia le sans-ombre, cherchant à la hâte son instrument dans sa poche.
-Tu ne peux pas, humain, l’aurais-tu oublié ? reprit le fauve ailé. Tu en as fait gage de confiance à un Général maléfique.
Monarch se stoppa soudainement. Si au lieu de donner son ocarina bêtement à Gamemaniak il avait laissé Vincent se battre contre le Général de la Colère, est-ce qu’il aurait pu le défiger à ce moment-même ?
-Noble chimère, si je reviens dans quelques jours, pourrais-je toujours le sauver ?
-Chaque seconde qui passe sans jouer la mélodie sera une douzaine de minutes supplémentaire à jouer pour le sauver. Mon maléfice est bien trop puissant pour que je puisse le ralentir moi-même. Va, humain, j’attendrai patiemment ici. J’attendrai ton retour.

*

**

Lorsque Monarch rejoint Cosmos, Aurasmash et S-Leonhart étaient réveillés.
-Cosmos, on doit à tout prix aller à la Coterie, déclara le sans-ombre.
-Pourquoi cette envie… Monarch ? demanda un Aurasmash encore étourdi.
-Je dois retrouver mon Ocarina du Temps ! C’est le seul moyen pour défiger Vincent !
-Tu es bien pris de compassion à son égard, je trouve, dit Cosmos, froid.
-Il a sauvé Serenity de la destruction…
-Tu te trompes. Serenity a-t-elle l’air vivante ? reprit l’empereur. Certainement pas… Vincent n’a fait que figer à jamais la chute de la cité du Bien… Mais grâce à ce sacrifice aussi stupide que futile… Serenity sera à jamais un monument de ce monde, intemporel.
-Mais, j’ai besoin de savoir qui il est et qui je suis… Qui nous sommes l’un par rapport à l’autre.
-De toute manière, nous aurions dû aller à la Coterie une fois les Généraux du Bien revenus. Ne posez pas de question, je vous expliquerai une fois que nous y serons. Je vous expliquerai avec l’aide de Chaos.

*

**

Une journée s’était écoulée. Les quatre hommes ayant survécu à la tragédie de Serenity avaient marché longtemps, dans l’espoir de retrouver les cinq Généraux. Malheureusement, rien n’avait fait, ils s’étaient même mis à les chercher pendant une heure ou deux à l’endroit qui leur semblait le plus susceptible de les retrouver, mais sans succès.
Les nerfs de Monarch le tenaient difficilement, et il s’énervait pour un rien. L’excitation de S-Leonhart, sur le point de retrouver sa sœur, atteignait son apogée, et répondait avec violence aux excès de nervosité du sans-ombre. Aurasmash quant à lui réagissait aussi vite qu’une carotte dépressive et suicidaire.
Seul Cosmos tentait de faire progresser leur marche, en invoquant autour d’eux une protection sacrée contre les hypothétiques monstres.
Le crépuscule s’annonçait lorsque les quatre hommes, exténués, arrivèrent à leur plus grande surprise devant le château de la Coterie. Les distances qu’ils venaient d’avaler les auraient mystérieusement amenées ici, sans même passer par Aes Village ?
Quelques instants plus tard, ils pénétrèrent dans le château.

*

**

Pour Aurasmash et Monarch, il s’agissait de leur première venue en ces lieux funèbres. Ils furent évidemment impressionnés, tout comme S-Leonhart la première fois.
A l’intérieur, droit et insondable, Zell-2 patientait, ses bras croisés. En les apercevant, un nuage de sable souleva le général, et une main de la même matière que le nuage leur fit signe de le suivre.
Ceux qui ne l’avaient jamais vu trouvèrent le numéro fort amusant, mais S-Leonhart qui connaissait les capacités de cet homme savait que ce sable n’avait rien de drôle.
Ils montèrent des escaliers et arrivèrent dans la salle du trône. Leur surprise fut alors au moins aussi grande que leur joie, puisque attablés se trouvaient les cinq Généraux du Bien.
Lorsqu’ils eurent remarqué les nouveaux arrivants, ils sautèrent de joie, en particulier Tyranos, heureux de revoir son meilleur ami et Acro, toujours content même quand il fallait être triste.
Celle qui ne participa pas à ce déluge d’enthousiasme fut Linoa, qui ne savait pas comment réagir en revoyant son frère. Un mois d’absence… Ca pouvait paraître peu, mais pour eux deux, il s’agissait de la plus longue période qu’ils aient vécu sans se parler.
Ils se regardèrent longtemps, puis elle se leva et s’avança vers lui. L’agitation qui les entourait s’était estompée et tous avaient les yeux rivés sur eux deux. Quelle ne fut pas la surprise de chacun en voyant la réaction de Linoa, qui mit une gifle monumentale à son frère, qui tomba sous la puissance de l’impact.
-Crétin ! Un mois ! Un mois sans nouvelles ! Je me faisais un sang d’encre ! Même pas une lettre ou un je ne sais quoi, et lorsque je te revois ici, tu ne me dis absolument rien !
Linoa tourna ses talons et s’en alla sans laisser à personne le temps de comprendre.
S-Leonhart se releva, la joue rouge. Il scruta tour à tour Monarch, Aurasmash, Tyranos, Clad, Akirzo et Acro.
C’est ce moment que choisit Gamemaniak pour entrer dans la pièce.
-Toi ! dirent S-Leonhart et Monarch en même temps.
-Mon ocarina ! reprit de plus belle le sans-ombre.
-Tu m’as menti ! Tu n’as pas fait passer la lettre, surenchérit le frère de Linoa.
Le concerné ne cilla pas, mais il mit quelques temps à comprendre.
-Veuillez vous adresser à votre animal de compagnie, répondit-il simplement en pointant Acro, qui, pour une fois, avait perdu toute son énergie à faire ou raconter des bêtises.
Après quoi, Gamemaniak se rendit près du trône, à côté de Zell, comme s’ils attendaient quelque chose.
Pendant ce temps, tous les regards s’étaient braqués sur Acro.
-Acro… Acro a oublié…
-C’est pas vrai, dit Monarch. Tu avais mon ocarina pendant tout ce temps et tu ne me l’as pas rendu ?
-C’est… Pas faute à Acro, répondit lamentablement l’accusé qui commençait à se recroqueviller sur lui-même.
-Alors si ce n’est pas de ta faute, c’est de la faute à qui ? hurla enfin Monarch qui sortit de ses gonds et attrapa violemment le Général de la Force par le cou. Cette réaction brusque stupéfia tout le monde.
-Je commence à en avoir plus qu’ASSEZ de tes manières ! Tu fais le pitre à longueur de temps, mais tu commences à nous insupporter ! Tu comprends ça au moins ? Si tu m’avais rendu mon ocarina, j’aurais pu sauver Vincent ! Donne-le moi tout de suite !

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
10 décembre 2006 à 19:29:35

Acro commença à étouffer et échappa quelques larmes. Il ne pouvait pas accéder à sa poche contenant l’ocarina et la lettre. Monarch le lâcha soudainement. Acro ne fit pas attention à la douleur provoquée par la chute, il se dépêcha de rendre au musicien son instrument et à S-Leonhart sa lettre. Après ça, il alla se réfugier derrière le trône, et se fit tout petit. Il pleura longtemps derrière ce siège.
-Je vais libérer Vincent, ajouta Monarch, furieux.
Personne ne s’y opposa et le laissa passer.
-Je ne l’ai jamais vu dans cet état, murmura Cosmos.
-Je ne serais pas allé aussi loin pour ma lettre, en tout cas, ajouta S-Leonhart en tentant de détendre l’atmosphère.
Un silence de quelques minutes régna jusqu’à ce que Perfect-Keeper, Soccer-Cyborg, Nanaki40 et Chaos apparurent.
-Il semblerait que cette communauté ne soit pas aussi bien soudée qu’elle ne le prétend, annonça Chaos, avec un sourire. Ca fait plaisir de te revoir, mon frère, dit-il à l’intention de Cosmos.
-Le plaisir est partagé, répondit Cosmos. Il manque Linoa et Monarch mais je suppose que l’on peut commencer sans eux ?
-Bien sûr. Les informations concernent un peu tout le monde, et mes Généraux sont là uniquement pour faire bonne impression. Gamemaniak, je t’en prie, va parler avec Linoa, si elle ne veut pas encore revenir, et bien explique-lui la situation. Nanaki, tente de rattraper Monarch.
Les deux généraux s’exécutèrent, et tandis que le premier partait à pied, le second fit apparaître un miroir, et y pénétra, après quoi le miroir disparut. Chaos s’installa sur le trône et demanda à Acro de sécher ses larmes pour mieux l’écouter.
-Chers Généraux ennemis, je vais enfin vous expliquer la raison de votre existence. La lutte entre le mal et le bien est futile. Il ne s’agit que d’une question de point de vue irrésolue. Vous avez affronté des adversaires en tant qu’épreuve. Maintenant, vous avez des qualités de Général indéniables. Toutefois, le véritable adversaire n’est pas celui auquel vous croyez. Je suppose que vous êtes tous passés par Aes Village n’est-ce pas ? Je le lis dans vos yeux, vous frissonnez à ce simple nom. Le cristal que vous avez aperçu, ce cristal sombre et terni, était le sceau de Thanatos.
-Thanatos, reprit Cosmos, était un Général des anciens temps. Il fut emprisonné par son supérieur. Il nous a toujours apparu comme le plus marginal de tous les Généraux, sans réellement que l’on sache bien pourquoi.
-Vous avez dit que Thanatos était un général de l’ancien temps, mais n’y avait-il pas que dix Généraux ? coupa Clad.
-Et bien, il y avait en tout quinze Généraux, reprit Chaos. Cinq étaient du Bien, cinq étaient du Mal, cinq étaient partisans de la neutralité… Leur rôle était de réguler la guerre. Si un général venait à tomber, il était immédiatement remplacé par l’un des cinq Généraux neutres. Tout comme vous, ils ont eu des descendants, hormis Thanatos. Du moins, on imagine qu’il n’a pas pu se réincarner.
-Les qualités de la neutralité étaient les suivantes, continua Cosmos. Loyauté, Vengeance, Mélancolie, Fureur et Mort. Thanatos était sous le signe de la Mort. Si toi, Aurasmash, ou bien toi, S-Leonhart avez des pouvoirs si puissant, c’est car vous en faites partie.
Les deux concernés ne réagirent pas tout de suite, comme s’ils ne comprenaient pas ce qu’on venait de leur annoncer.
-Vous voulez dire que je suis un Général ? demanda S-Leonhart.
-Et précisément celui de la Mélancolie, ajouta Chaos. Et toi celui de la Fureur, Aurasmash. Monarch est celui de la Vengeance et je vous laisse deviner pour Vincent.
-Qu’est-ce que vous souhaitez nous expliquer en fin de compte ? demanda Clad.
-Notre mission est d’affronter et vaincre Thanatos, dit Cosmos. Il a déchu Serenity, nul doute qu’il compte s’attaquer à la Coterie avant longtemps, puis, qui sait, à toute la planète ? Ses motivations sont troubles, mais il marche sur les traces de son essence : la mort. Si la vie disparaît, bien et mal ne seront plus que des mauvais souvenirs.
-Pour récapituler, fit Aurasmash, vous nous demandez de coopérer pour de nouveau sceller Thanatos ?
-Précisément, sourit une dernière fois Chaos.

*

**

-Tu veux dire que mon frère est d’une autre sorte de Général ? demanda Linoa, accoudée sur le garde-fous du balcon.
Après tout, pourquoi pas ? Ils s’étaient toujours sentis un peu seuls dans ce monde. Il arrivait souvent qu’il se mette à pleuvoir dès que son frère ressentait de la mélancolie autour de lui. Du moins, il prétendait qu’il y avait quelqu’un de malheureux auprès de lui, et systématiquement il se mettait à pleuvoir. Quand on l’avait sorti de ses gonds, fait rare et exceptionnel, Linoa se souvint qu’il y avait eu ce soir là un orage ravageur à Quilar. Il avait plu pendant deux bons mois par la suite sans interruption, car les dégâts qu’avait provoqués S-Leonhart tuèrent de pauvres victimes ayant fait naître en lui un sentiment de culpabilité qui mit du temps à guérir.
Mais ce n’était pas tout. S-Leonhart comprenait également quand elle, Linoa, se sentait mal. Quand elle doutait sur les gens autour d’elle, sur ceux qu’elle aimait, sur sa véritable nature et le pourquoi de son existence. Et des fois, elle s’enfermait dans sa chambre pendant quelques jours, sans manger, sans boire, simplement pour réfléchir. Maintenant qu’elle y pensait une fois de plus, quand elle regardait par la fenêtre pendant ces moments de solitude, il pleuvait toujours.
-Plus j’y pense et plus ça me paraît logique, déclara-t-elle.
Gamemaniak était resté sur le seuil de la porte. Il avait tout le loisir de contempler la femme. Depuis qu’il l’avait rencontrée à Quilar, selon le fruit du hasard, il n’avait cessé de penser à elle. Il la désirait plus que tout, et il commençait presque à en avoir marre que la conversation tourne autour de son frère. Pourtant, il devait bien en parler.
-Pendant qu’on l’entraînait ici, débuta le Général de la Colère, ton frère nous a cassé les oreilles. Chaque conversation qu’il entamait avait pour thème sa « grande sœur adorée ».
Maintenant qu’il y repensait, Perfect-Keeper s’y était intéressé. Il avait d’abord demandé si elle était canon, soumise et avait de bons goûts (car ce bonhomme prétendait qu’une fille avec de mauvais goûts ne pourrait pas s’intéresser à lui). Tout de suite après, S-Leonhart se mettait en rogne.
-Lorsque nous sommes partis pour nos temples respectifs, reprit Gamemaniak, il m’a demandé de te faire passer une lettre.
La réaction de Linoa fut immédiate. Elle se retourna et plongea son regard directement dans celui de l’homme, qui fut pris au dépourvu par une telle réaction et détourna la tête une seconde ou deux.
-Tu l’as ? demanda-t-elle.
-Non. Je l’avais remise à Acro en même temps que l’Ocarina du Temps de Monarch. C’est lui qui n’a pas fait la commission.
Acro. Le regard de Linoa se durcit. Ses sourcils se froncèrent.
-Il va m’entendre celui-là !
Aussitôt eut-elle dit cela qu’elle partit en direction de la salle du trône.

*

**

Dans la salle du trône, dès que Chaos eut fini son discours, il demanda à tout le monde d’être présent le lendemain matin dans cette salle. Après quoi, ils étaient tous partis dans leur chambre, à part Acro, qui restait tapi dans son coin en disant « Acro… Méchant… » sans arrêt.
-Acro ! hurla une voix enragée.
Le jeune homme sursauta et regarda discrètement la salle en faisant attention de rester caché derrière le trône. Visiblement il n’avait pas été suffisamment discret, puisque Linoa le remarqua aussitôt.
-Donne-la moi ! Cette lettre ! Tout de suite !
Acro n’eut pas le temps de répondre, Linoa fut sur lui et le gifla plus fort encore que pour son frère, avant de recommencer sur l’autre joue. Le maladroit s’était remis à pleurer.
-Acro… Vilain Acro… Mais Acro va se rattraper… Acro a donné lettre à frère de Linoa… Et l’ocarina à… à…
Et il pleura de plus belle. Linoa culpabilisa en le voyant se morfondre dans ses larmes. En le voyant dans un tel état, elle s’adoucit. Un sentiment de nostalgie s’éveilla également en elle. Voir quelqu’un se morfondre en larme lui faisait vraiment mal, mais également peur.
-Acro… Je suis désolée. Tu as rendu l’ocarina à Monarch ?
En entendant ce nom, Acro partit se cacher derrière l’autre côté du trône.
-Monarch a déjà puni Acro… Et maintenant Linoa a puni Acro… Mais Acro a encore boulot avant d’être définitivement pardonné.
-Qu’est-ce qu’il t’a fait ?
-Ca fait pas mal, ça fait plus mal. Mais Acro a encore peur.
Il renifla vite avant de s’enfuir finalement.

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
11 décembre 2006 à 19:18:29

Bon, dans l´espoir de recueillir les commentaires plus fréquemment après la publication de cette saison 1, je continue de poster.

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
11 décembre 2006 à 19:28:30

Chapitre 14 : La grande conjuration

Solution… Trouver une solution… Monarch enrageait. Il errait dans des plaines qu’il n’avait jamais vues et avait l’impression qu’un infernal sortilège luttait efficacement contre sa progression. Ca n’arrangeait ainsi pas sa colère. Il avait passé ses nerfs sur Acro mais tout n’était pas sorti.
Un miroir se matérialisa. Un homme s’en extirpa, altier et nonchalant, ce qui ne manqua pas d’agacer Monarch.
-J’en ai mis du temps pour te retrouver, dit Nanaki. Il était impensable que tu ailles si loin en à peine quelques minutes.
Il donna un coup dans le miroir qui se dissipa aussitôt.
-Qui es-tu ?
-Nanaki, Général du Désespoir et Chaos m’a envoyé car il te reste une dernière mission avant de partir libérer Vincent.
-Dois-je obtempérer ? sourit le sans-ombre avec une pointe de cynisme.
-J’ai bien peur qu’on ne t’en laisse pas le choix, car tu es le seul à pouvoir la mener à bien. Quant à moi je serai ton auxiliaire, et ne crois pas que ça me réjouisse plus que toi. En outre ta colère passagère t’a empêché d’assister aux explications de Chaos et Cosmos.
Alors que le sans-ombre allait répliquer, le Général du Désespoir commença à raconter sans laisser à son interlocuteur d’autres choix que de l’écouter.
-Je suis un Général moi aussi, donc ? Et Vincent, Aurasmash et S-Leonhart également ?
Le sans-ombre comprit alors les paroles de Chronos. L’essence de Vincent, la Loyauté, l’avait poussé à se sacrifier pour protéger ses principes.
-En effet, répondit le maître des miroirs. Notre mission est d’aller trouver vos joyaux dans les temples qui vous sont consacrés.
-Et où pouvons-nous les trouver ? demanda Monarch.
-On sait déjà où ils se trouvent, mais celui qui a scellé les cinq temples à la fois, les a scellés avec l’aide de l’Ocarina du Temps. Tu es le seul à pouvoir pénétrer à l’intérieur.
Sa fureur était quelque peu passée, la surprise ayant chassé la tension qui implosait en lui. Il déclara être prêt à se rendre aux temples des Généraux neutres, et Nanaki claqua des doigts après quoi un grand miroir apparut sous eux. Ils s’enfoncèrent aussitôt et se retrouvèrent dans un endroit sombre, où cinq imposantes structures étaient érigées. Sur chaque structure une chimère était gravée, fière de représenter son Général. L’impressionnant Marthym, le puissant Arkh, l’imposant Orbital, l’insaisissable Chronos et le terrifiant Hadès étaient tous les cinq ternis par la blancheur du marbre dans lequel ils avaient été sculptés.
Autour des cinq structures un fin écran azur, dispensateur d’un bruit grésillant agaçant, bloquait leur progression et les empêchait d’approcher ce sanctuaire sacré.
-Allez, le joueur de pipeau, étale ta culture, railla Nanaki.
Sans même répondre, Monarch s’était déjà approché et avait observé tout le paysage avant de sortir son ocarina. Il aimait bien cet endroit, il n’y avait pas de soleil, il y faisait noir, mais par magie le sol et les temples se voyaient très bien, de même que Nanaki.
Comme si un soleil obscur éclairait cette terre.
Portant le bec de l’instrument à sa bouche, le sans-ombre souffla, et en jouant avec ses doigts, délivra une mélodie légère qui envoûta le général du Désespoir, malgré son refus de tout ce que les hommes peuvent faire de beau.
Le charme se brisa au bout de quelques minutes, laissant enfin l’accès aux temples.
-Je te laisse visiter ton temple et celui de Vincent, je m’occupe des deux autres, dit calmement le misanthrope.
Il disparut dans un de ses miroirs, laissant Monarch seul. Haussant les épaules, le musicien prit la direction de son temple.
Une fois à l’intérieur, il constata un halo de lumière blanche qui occupait le trône. L’impression qu’en ressentie le sans-ombre fut, avant tout, l’impression de retrouver son ombre, perdue depuis des temps immémoriaux. Cette sensation de chaleur qui le remplissait toujours plus à chaque pas chuta aussitôt qu’il empoigna ce qui illuminait le temple.
Dans sa main faible, qu’il sentait pourtant si forte à ce moment précis, se devina, au fur et à mesure que l’intensité de la lumière baissa, une lame qui scintillait de mille feux. Cette merveille d’épée semblait forgée dans un minerai étrange, capable d’émettre sa propre énergie. La garde se révéla agréable au toucher et sa prise en main unique assurait des mouvements aussi agréables pour le bourreau que mortelles pour le condamné.
Mais cette impression ne dura pas longtemps. Quelques minutes après l’avoir empoignée, Monarch constata que l’arme ne produisait absolument plus aucune lumière. Ombre d’elle-même, la lame avait perdu tout son éclat. Mais alors, que faisait-elle ici ? S’il ne pouvait l’utiliser, à quoi bon la conserver dans son temple ?
Il dirigea son attention vers le joyau de son essence qui n’attisa que peu l’intérêt du sans-ombre après sa singulière découverte. Il l’attrapa rapidement et partit tout de suite vers le temple de Vincent.

*

**

Nanaki avait récupéré les deux joyaux sans rien noter d’extraordinaire. Il s’était logiquement dirigé vers le temple de Thanatos à travers ses miroirs ensorcelés, et il avait constaté que Monarch l’y attendait déjà.
-Tu les as récupérés ? lança rapidement le Général du Désespoir à celui de la Vengeance.
Sans répondre, celui-ci montra les deux précieux objets en question. Ils s’avançaient tous deux vers le joyau de la dernière essence, mais un malaise soudain les empêcha de faire un pas de plus.
-Nous nous revoyons, ainsi donc, susurra une voix empreinte d’une sordide délicatesse. Venga… Et tu m’amènes Destello en prime, voilà de quoi me repaître en attendant la vivisection des autres Généraux.
Les deux hommes reculèrent rapidement, et une silhouette armée d’une faux se dévoila à cet endroit-même. Vêtue d’une toge noire et cagoulée, gantée, rien ne pouvait laisser entrapercevoir l’être qui se cachait dessous.
-Est-ce mon joyau que vous désirez ? Qu’en ferez-vous ? Connaissez-vous seulement la réponse à cette question ?
-On m’a ordonné de venir le récupérer, déclara Nanaki, et je le récupèrerai.
-Quelle agaçante réplique. Alors, Venga tu me reconnais ?
Le sans-ombre, figé, n’arriva pas à ouvrir la bouche. Il sentit une légère brise frôler sa nuque, qui lui procura des frissons. Il se retourna lentement et découvrit Thanatos, le véritable Thanatos, celui qui n’avait pas besoin d’emprunter le corps de Tyrion.
Nanaki hurla le nom de Monarch et celui-ci réagit enfin, tirant sa Monarch Heart. Il arrêta de justesse la faux de son adversaire, adversaire qui lui aurait arraché un cri de frayeur si le Général du Désespoir n’avait pas été là.
-Aurais-tu peur Venga ? Pourquoi ne cries-tu pas vengeance ?
-Le véritable Monarch est une poule mouillée, siffla le misanthrope. J’aurais cru faire du bon boulot avec toi mais ça m’a l’air raté… Thanatos, l’heure de notre affrontement n’est pas venu, nous nous reverrons bien assez tôt alors patience.
Le Général de la Mort fixa Nanaki. Mais celui-ci était trop loin pour voir le véritable visage de leur adversaire.
-Qui a dit que j’allais vous laisser partir ?
-J’ai récupéré le cinquième joyau, répliqua l’homme aux miroirs. Il est inutile d’envisager le combat tout de suite. Nous partons.
Et d’un claquement de doigt, il fit apparaître deux miroirs qui les emportèrent. Nanaki ne le vit pas à ce moment précis, mais le sans-ombre fut aux premières loges. Le regard que lança Thanatos suffit à lui fit perdre conscience. Le sans-ombre le vit, ce regard, tout droit sorti du plus effroyable des cauchemars.

*

**

Lorsque Monarch revint à lui, Nanaki attendait à côté de lui.
-Tu n’es qu’une larve, lança-t-il. Tu n’as rien fait de ce que j’aurais pu espérer. Donne moi tes joyaux maintenant que tu es réveillé.
Sans mot dire, le regard vide, la bouche toujours bée, le sans-ombre avait fouillé dans une de ses poches avant de donner son dû au Général du Désespoir. A ce moment-là, le sans-ombre prit la parole.
-Oui, je n’ai rien dit ni rien fait, déclara-t-il, mais c’est parce que tu ne l’as pas vu. Je serais curieux de connaître ta réaction une fois que tu l’auras face à toi… Je ne te verrai pas à ce moment-là, j’en suis attristé. Mais je sais que tu en tireras, tel que moi, de superbes sueurs froides. Thanatos n’est pas le Général de la Mort pour rien. Je prie pour que ton esprit s’en repentisse.
Après quoi, les deux généraux se quittèrent, Nanaki refroidi par les paroles du sans-ombre.

Aurasmash
Aurasmash
Niveau 10
11 décembre 2006 à 19:33:03

Beh... euh... V´la un commentaire xD j´ai réellement de truc a rajouter par rapport a ce que j´tavais dit, mais les miroirs, c´est le Staïle xD

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
11 décembre 2006 à 19:37:32

Ouais moi je trouve aussi :ok:

Perfect-Keeper
Perfect-Keeper
Niveau 11
11 décembre 2006 à 20:54:57

Hum je suis drôle et charmeur dans cette fic :ok:
!b ons chapitre !b v Momo... !o b demain

Sugy
Sugy
Niveau 10
12 décembre 2006 à 02:48:30

J´ai tout lu :]

rien à dire, sauf qu´il doit faire peur Thanatos O_O

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
12 décembre 2006 à 18:14:49

Chapitre 15 : Lorsque l’espoir et la lumière du jour ont disparu

Tyranos frappa à la porte de chambre d’Aurasmash mais il n’y eut aucune réponse. En cette soirée, de funestes évènements allaient surgir, et il devait raconter au seul être en qui il avait confiance la réalité du combat contre Perfect-Keeper.
Presque au bord des larmes, Tyranos repartit vers sa chambre. Ce couloir était long et morne, et la soirée du jeune homme le serait également.
C’est sans le voir que le Général de la Charité rentra dans celui de la Foi. Ce dernier remarqua tout de suite la détresse dans laquelle était plongé le plus jeune de tous les Généraux.
-Quelque chose ne va pas ? demanda Clad, tremblant.
-Aurasmash n’est pas là. C’est trop tard.
-Qu’est-ce qui est trop tard ? répondit l’interlocuteur.
Tyranos agrippa alors Clad, et laissa les larmes couler. Ce mélange de déception, de tristesse, de mélancolie, cette spirale de malheur, irrévocable et inaltérable, le poids de trop de responsabilité pour une si petite personne qui n’avait jamais demandé rien d’autre que des gens qui l’aimeraient. Et la seule personne qu’il aimait au monde, de la manière qu’il aurait souhaité qu’on l’aime, n’était pas là.
L’adulte posa une main sur les cheveux doux du jeune homme, en le regardant avec compassion.
-Trop tard ? N’est-ce pas plutôt trop tôt ? Tout ce qui t’arrive aujourd’hui… Tout ça arrive trop tôt. Un enfant de ton âge ne devrait pas avoir à se battre ainsi contre une horreur sans nom.
Et il lâcha une larme à son tour. Ils s’étreignirent une poignée de minutes, hors du temps et de l’espace. Ils ne se comprenaient pas en définitive, mais ils partageaient le pire moment de leur existence. Ca valait bien tous les trésors du monde.
-Pourquoi pleures-tu ? demanda Tyranos.
Quelques sanglots étouffèrent Clad alors qu’il voulut répondre.
-Car j’ai peur, répondit-il après plusieurs essais.
-Pourquoi ?
-Car je vais mourir ce soir, dit-il en reniflant.
-Mais pourquoi ? insista Tyranos, qui, en d’autres circonstances, aurait été un enfant comme n’importe quel autre.
Clad lui expliqua alors cet événement dramatique, qui en plus de modifier sa vie, le traumatisa dans tout son âge d’or, puérilité à jamais perdue. Cette cartomancienne qui lui avait annoncé comment se déroulerait sa vie, comment elle se finirait et le moment précis de son trépas.
Il ne voulait pas le lancer à ce garçon qu’il serrait dans ses bras, mais il avait tellement peur… Cette vision de sa mort le poursuivrait maintenant sans pitié. Mais à ce moment-là… Tous les évènements qu’il avait vécus dans sa vie, tout ce qui constituait son vécu et ses souvenirs, il les revoyait comme s’il n’y avait eu qu’une seule et si minuscule seconde entre son passé et son présent.
Pourquoi ce lendemain ne serait pas un lendemain banal, comme par exemple celui de Tyranos ?
Clad le savait. Tyranos survivrait, bien sûr. Il se sentit devenir jaloux envers ceux qui vivaient, vivraient, ou survivraient à cette funèbre soirée.
-Désolé, dit-il à Tyranos. Je suis fatigué, je vais m’allonger un peu. Sois prudent.

*

**

Ils étaient bien, là, tous les deux. Linoa entourait le torse de son frère de ses bras.
-Je suis tellement désolée, frangin.
-Désolée de quoi ? répondit-il, sans comprendre de quoi parlait sa sœur.
-Quand on a été séparé, j’ai été tellement égoïste. Je m’inquiétais pour toi, mais mon inquiétude ne concernait que moi. Qu’allais-je devenir sans toi ?
S-Leonhart ne répondit rien.
-Et… Quand j’ai commencé à m’intégrer avec les autres… Je t’ai éloigné de mes pensées…
-S’il s’agissait du seul moyen pour que tu ne t’inquiètes plus, alors c’était une bonne chose.
-Mais toi, tu n’as pas arrêté de penser à moi ! Et lorsque je t’ai giflé, c’était encore une crise d’égocentrisme…
Le frère passa une main dans les cheveux soyeux de sa sœur. Il la regardait dans les yeux, ni gentiment, ni méchamment.
-Je m’en veux tellement… Pour toi… Je n’avais pas besoin de te faire endurer une épreuve de plus alors que je les ai négligées, ces épreuves. Et puis, je m’en veux aussi pour Acro… C’est la première fois que je le voyais pleurer.
-Je pense que de ce côté-là tu as été gentille par rapport à Monarch.
Il y eut un silence.
-Linoa, dit S-Leonhart en rompant l’inertie sonore, je ne t’en veux pas. Pour rien au monde je ne t’en voudrai. Et rien au monde ne vaut ta présence ici, à mes côtés. Crois-moi, je suis comblé.
Mais Linoa avait finalement perçu un son qui la gênait depuis quelques minutes : de fines gouttelettes frappaient le carreau de la fenêtre.
On toqua à la porte. S-Leonhart, sentant la gêne de sa sœur, se leva et alla ouvrir la porte. Il se retrouva face à Gamemaniak, et sortit en le bousculant. Un grand coup de tonnerre éclata alors.
-Bonsoir jeune demoiselle, lança le Général de la Colère.
-Bonsoir, répondit-elle, préoccupée par son frère, mais également contente de voir l’homme.
Il vint s’asseoir à côté d’elle.
Le tonnerre gronda toute la soirée.

*

**

-Tire la chevillette et la bobinette cherra, pouffa Perfect-Keeper.
Aurasmash entra, sans partager la bonne humeur du Général de la Paresse.
-J’ai besoin de savoir une chose précisément.
-Eh, tu me demandes même pas si je vais bien, s’il n’y a rien de neuf à raconter, et s’il y a quoi que ce soit de beau ?
L’ami de Tyranos agrippa son interlocuteur par le cou et le souleva violemment.
-Je n’ai pas spécialement envie de rire, alors je te demanderai de céder à toutes mes requêtes.
Perfect-Keeper attrapa le bras d’Aurasmash comme si de rien n’était et y exerça une légère mais suffisante pression qui fit aussitôt relâcher sa proie au Général de la Fureur.
-Empêcher le fainéant de paresser, c’est mettre sa vie en jeu. Je peux répondre à tes questions, mais ce n’est pas toi qui imposes les règles.
Encore surpris par la force du personnage, Aurasmash eut du mal à entamer la conversation.
-Alors ? s’enquit le paresseux.
-Euh… Je voulais savoir la réalité sur ton affrontement contre Tyranos.
Le regard benêt de Perfect se fit menaçant.
-S’il y a une chose que je déteste c’est que l’on estompe ma paresse. L’effort est maléfique et ce qui n’est pas de moi, qui suis divin, est maléfique. Lumos, lorsqu’il est venu m’affronter, a vraiment fait de son mieux. Je n’avais rien contre lui et je n’avais pas le droit de le tuer, alors je lui ai simplement donné le pendentif, preuve que sa mission était un succès.
-En d’autres termes… Tu n’as pas combattu ?
-Exactement.
Aurasmash fit vite le rapprochement. Si son ami avait perdu la raison en sortant du temple, c’est qu’il avait été meurtri dans son amour-propre. Comment comprendre après tout ? Tomber sur quelqu’un de tellement fort que l’impression d’être faible et insignifiant va jusqu’à écraser tout le reste…
-Je suis désolé, dit Perfect-Keeper. De toute manière, peu importe le général que j’affronte, aucun n’est suffisamment puissant.
Son interlocuteur n’avait plus le temps de discuter, il devait à tout prix retrouver Tyranos. Que pourrait-il faire ? D’un côté il n’en savait rien, mais il sentait que le cadet des combattants avait besoin de lui. Mais au moment où Aurasmash s’élança, une secousse retentit dans tout le château.

Perfect-Keeper
Perfect-Keeper
Niveau 11
12 décembre 2006 à 20:30:28

hum bon chapitre. !b v quelle classe le SPK... comme dans la vraie vie soour

Sugy
Sugy
Niveau 10
12 décembre 2006 à 21:54:00

Ohhh que du suspense à la fin! ^^
Oui, je sais, je suis peu intéressante, dans mes commentaires. C´est la vie. C´est qu´il n´a rien à critiquer ^^

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
13 décembre 2006 à 16:03:34

Bah j´espère qu´il y aura plus de critiques intéressantes à la fin, car si ça ne provoque pas beaucoup de réactions, j´ai comme l´impression de ne pas avancer beaucoup :|
Bon, enfin, je continue ma publication tranquillement moi.

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
13 décembre 2006 à 16:09:10

Chapitre 16 : La mort a fredonné une berceuse

Cette tendre mélodie le réveilla. Calme, douce et enchanteresse, elle l’effraya. Soccer-Cyborg se leva, tremblant, lui qui n’avait jamais tremblé. Il marcha à tâtons, dans l’obscurité du château, à la recherche de celui qui jouait la mélodie. Ou plutôt de celle qui jouait cette mélodie, car Soccer la connaissait très bien.
Un souffle glacé rassura le Général de l’Orgueil. Shiva l’entourait de ses deux bras bleutés. Ils avançaient tous les deux, de nulle part vers nulle part.
Ils descendirent ce qui s’apparentait à des marches, gravirent des murs effrités, et surprirent enfin celle qui jouait cette musique.
La silhouette émettait une lueur fascinante, et offrait son dos aux arrivants.
-Dors mon enfant, chuchota cette voix caverneuse.
-Thanatos, nous t’attendions, déclara Soccer.
-Vous m’attendiez ? répondit le sus-nommé en se retournant lentement. Mais qui m’attendait ? Vous, Généraux ? Ou vous, Soccer et ta chimère ?
Une prison de glace enferma Thanatos, du moins à ce que pensa Soccer, car des bruits sourds, semblables à ceux d’une ombre qui tente de s’échapper, perturbèrent l’orgueilleux.
Shiva bloqua la faux de Thanatos, prête à s’abattre sur la nuque du Général. Celui-ci tira en vitesse une épée de glace maladroite et difforme, qui s’abattit sur la nuque de son adversaire. Un craquement sonore prévint Soccer qu’il venait de lui briser l’échine.
Apparemment, ça ne gêna pas Thanatos puisqu’il se servit de son bras pour remettre sa tête en place.
Shiva vint vers Soccer, qui procéda à la fusion de leur corps. Il enfonça délicatement l’épée dans le torse de la déesse de glace ainsi que le sien. Une douleur vive les surprit, leur sang se mélangea et de deux ils ne firent plus qu’un, dégageant une aura des plus froides.
C’est ce moment que choisit Thanatos pour soulever sa capuche.
-Dors mon enfant, souffla-t-il.
La fusion prit conscience de l’effroyable réalité de leur adversaire : une tête de mort les observait, souriante, inquiétante. Le malaise qui les inonda fut tel qu’ils se séparèrent, leur concentration volatilisée, vampirisée par leur peur.
-Dors mon enfant, car tu as oublié ton épée.
Les forces de Soccer et sa chimère les abandonnaient rapidement. Celui-ci regarda sa chimère, qui pleurait, laissant s’échapper de fins cristaux brillants. L’épée qui les transperçait pour leur permettre la fusion n’avait pas bougé d’un pouce et leur subtilisait le fluide vital.
Shiva, aussi douce et froide que peut l’être un glaçon, prit la tête de son maître entre ses mains, et l’embrassa sensuellement. Le goût du sang empli aussitôt la bouche du Général. Ils rayonnèrent tous les deux.
Thanatos, surpris par cet événement, remit sa capuche. Son sortilège avait presque fonctionné.
Face au squelette animé, un être imposant, androgyne, et nettement plus puissant que le précédent, flottait, impatient d’en découdre avec l’ennemi.
Une dizaine d’aiguilles gelées naquirent dans le creux de sa main droite, qui les envoya aussitôt sur Thanatos. Les armes rencontrèrent le sol sans toucher la cible initiale.
Une vague de froid inonda la salle, mais cela n’affecta nullement le squelette. La fusion lançait des milliers de dard glacés, mais aucun n’accomplissait sa mission. Les dards devinrent bientôt des stalactites, des stalagmites, puis d’immenses colonnes, mais aucun ne blessait Thanatos, qui n’avait pas bougé d’un millimètre.
-Maintenant, tu peux dormir, susurra-t-il, toujours souriant.
Il lança sa faux de toutes ses forces. Elle pénétra sans difficulté le torse de la fusion. Celle-ci se sépara lentement en tombant sur le sol.
La douleur qui surprit l’homme ce fut cette violente mélancolie, mélancolie d’un être majestueux, qui perdait à jamais son invocateur. Shiva, sa chimère était vouée à ne plus vivre que dans un cadavre, et les pleurs de la Déesse des Glaces retentirent dans sa tête longtemps.
Puis il s’endormit pour toujours, bercé par la diabolique mélodie que la Mort fredonnait.

---

Chapitre court, en effet, ce sera également le cas du suivant (je préviens).

Aurasmash
Aurasmash
Niveau 10
13 décembre 2006 à 17:34:37

Death Whispered A Lullaby, j´la réecoute maintenant, mais c´est une des seules que j´aime bien et que j´arrive a ecouter entiere, faudrait que je tente le reste

Sinon, monstrueux Thanatos :/

Sugy
Sugy
Niveau 10
13 décembre 2006 à 20:09:11

Bon, désolé de mes commentaires encore futiles. Pardonne-moi, mais je sors tout droit d´une dissertation explicative critique de 4h30. J´y étais de 8h00 à 12h30, à débattre sur un homme, Claude, qui ne ressent pas seulement du mépris pour son père atteint de la maladie d´Alzheimer.

Bref. Vous êtes chanceux de pas avoir cette stupide épreuve uniforme de français. Tout les Québécois, rendus à ce stade, ont fait cette épreuve ce matin, en même temps :o (<- bonhomme surpris MSN :D Faisait longtemps).

Breffons. Le chapitre en lui-même est court, mais ça n´enlève rien au charme. La mort de Soccer est plutôt impressionante et on voit qu´il combat pour la vie et, à un moment, on croit même qu´il va y échapper. Est-ce que ça veut dire que l´un des 5 généraux devra la remplacer?

C´est un fou Thanatos, ils doivent l´anéantir XD

Dernière chose, j´aime bien le titre du chapitre, ainsi que la dernière phrase. Ce sont deux belles figures de style -et, là, honte à moi je ne me rapelle plus du nom. Ce n´est pas une métaphore, mais quand quelque chose ne se peut pas, par exemple un bras qui parle... Une personnification? M´enfin...

Vivement le prochain chapitre et j´espère que tu ne te décourage pas, même si y´as pas des tonnes de commentaires. Le forum est plutôt mort ces temps-ci, tu le sais bien ^^´ J´irais harceler Fanachou et Mat! :P

Bisous mon grand pou!

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
13 décembre 2006 à 20:32:04

Aura -> Death Whispered a Lullaby est superbe. D´ailleurs, dans le chapitre, il y a une autre référence à la musique : la mort répète quatre fois "Dors mon enfant", or, dans la musique du même nom (vive Opeth) le refrain est : "Sleep my child". Et franchement, faut à tout prix que t´écoutes night and the Silent Water :coeur:

Sugy ->

"Bon, désolé de mes commentaires encore futiles. Pardonne-moi, mais je sors tout droit d´une dissertation explicative critique de 4h30. J´y étais de 8h00 à 12h30, à débattre sur un homme, Claude, qui ne ressent pas seulement du mépris pour son père atteint de la maladie d´Alzheimer."

->Sacré Claude ! Je comprends ton amorphité, mais en attendant, ton commentaire est plus élaboré, donc j´en conclus que c´est bénéfique xD

"Bref. Vous êtes chanceux de pas avoir cette stupide épreuve uniforme de français. Tout les Québécois, rendus à ce stade, ont fait cette épreuve ce matin, en même temps :o (<- bonhomme surpris MSN :D Faisait longtemps)."

->Là, par contre, je n´en suis pas aussi sûr ! Je ne fais pas 4 h 30 d´affilée, mais 4 h, le bac blanc de français je l´ai eu lundi dernier, de 8 h à 12 h, et une fois passé, je me suis dit que les vacances n´étaient plus qu´à deux pas. Et même que moi j´ai eu droit à La Fontaine, Florian et Victor Hugo, l´apologue est loin d´être le sujet le plus compliqué en même temps, donc je ne me plains pas.

"Breffons. Le chapitre en lui-même est court, mais ça n´enlève rien au charme. La mort de Soccer est plutôt impressionante et on voit qu´il combat pour la vie et, à un moment, on croit même qu´il va y échapper. Est-ce que ça veut dire que l´un des 5 généraux devra la remplacer?

C´est un fou Thanatos, ils doivent l´anéantir XD"

->De ce côté-là, je suis assez content de cette critique, car entre l´idée que je me faisais du chapitre et le rendu après l´avoir écrit, je me disais que tout allait trop vite (et c´est sans aucun doute vrai). Seulement, je n´arrivais pas à développer, donc j´ai laissé le chapitre relativement court. Après tout, Soccer-Cyborg est classe comme personnage, mais il est également le plus futile de tous.
Et je suis d´accord pour qu´ils anéantissent Thanatos, mais il y a encore un problème : c´est qu´il est très fort :-d

"Dernière chose, j´aime bien le titre du chapitre, ainsi que la dernière phrase. Ce sont deux belles figures de style -et, là, honte à moi je ne me rapelle plus du nom. Ce n´est pas une métaphore, mais quand quelque chose ne se peut pas, par exemple un bras qui parle... Une personnification? M´enfin..."

->Donc, comme dit plus haut, il s´agit d´un clin d´oeil à Opeth, un de mes groupes préférés, à l´univers relativement mélancolique et sombre. Ce n´est d´ailleurs pas la première fois que j´emprunte un nom de chanson d´Opeth pour un de mes noms de chapitre. Le chapitre 14 "La grande conjuration" est tiré de "The Grand Conjuration" (pas dur, mais je concrétise).
Le titre original est donc "Death Whispered a Lullaby", et ce n´est pas la première, ni la seconde fois, que je fais une référence à un nom de musique dans mes chapitres, courage pour ceux qui souhaitent chercher ! xD
Et comme ça te tient à coeur, Sugy, je réponds à ta demande :hap: Certes, on pourrait appeler ça une métaphore, mais c´est plus que ça. On pourrait également appeler ça une allégorie, mais c´est le personnage de Thanatos lui-même qui en est l´allégorie, de son nom jusqu´à ses pouvoirs. La figure de style employée est donc la prosopopée, à défaut de faire parler une personnification, je la fais chanter, c´est à peu près la même idée.
Te voici renseignée !

"Vivement le prochain chapitre et j´espère que tu ne te décourage pas, même si y´as pas des tonnes de commentaires. Le forum est plutôt mort ces temps-ci, tu le sais bien ^^´ J´irais harceler Fanachou et Mat! :P

Bisous mon grand pou!"

-> Si tu peux harceler, je t´en serai reconnaissant, mais de toutes manières, ce n´est pas ça qui m´empêchera de poster, n´aie crainte xD Sauf le jour où j´aurais plus du tout de commentaire, mais j´espère que ça arrivera le plus tard possible oO
Bisous à toi aussi !

Sugy
Sugy
Niveau 10
13 décembre 2006 à 20:52:38

Alors dans ce cas, ma mission, est de te bombarder de commentaires, quite à faire des pseudonymes secondaires XD (ouais, j´avoue, c´est stupides comme idée ^^).

Merci pour les infos sur les figures de style, je n´avais pas tout à fait tort alors!

  • vient d´harcerler Mat*

En voilà au moins un! Manque Fanacho ^^

Perfect-Keeper
Perfect-Keeper
Niveau 11
13 décembre 2006 à 20:57:04
  • Perf arrive à cheval sur Epona sur le Hyrule Theme*

Perf habillé en Link: Hum c´est un bon chapitre. Thanatos est bien glauque brrr :$ *sort son épée et son bouclier*. Bon j´y vais j´ai un monde à sauver moi :$

  • Perf s´en va affronter le boss de fin*

TP c´est cool :$

Aurasmash
Aurasmash
Niveau 10
13 décembre 2006 à 21:14:40

J´vais le tuer ... >_<

sinon j´prend note et je m´en vais de ce pas l´ecouter, sauf si il y a hurlement, et la ma petite fleche risque de glisser sur la petite croix rouche

La vidéo du moment