merci
![]()
Hey, de rien ![]()
Bon, dernier
avant le post du prochain chapitre demain !
Et puis fredonnez avec moi ce refrain d´Indochine :
Alors, viens lààààààà
Soumesdoigts, sousmapeau, dansmonliiiiiiiiiit
![]()
Mouarf, super leur nouvel album ^^
Bon, c´est pas grave...C´est parceque je l´écoute en écrivant ![]()
C´était pour dire que ceux qui ont pas encore lu devrait rattraper leur retard...
Chapitre 8
A cet instant, le tonnerre sembla gronder à l’extérieur au-dessus de la mer, mais l’endroit calfeutré paraissait absolument isolé du monde. La vieille dame derrière son guichet restait fixer les deux jeunes avec un certain air hautain. Grandement impressionnées par la tenue imposée par ces lieux, aucune des deux files n’osa prononcer un mot pendant un moment qui parut interminable. Enfin, Fanny posa ses petites mains sur le bord du bureau et déclara sèchement :
« -Nous cherchons des renseignements sur les matérias rares.
-Et bien Vous trouverez votre bonheur aux rayons magies et arts cetras, troisième étage, étagères 306 et 329. Répondit froidement la documentaliste avant de replonger dans une lecture d’où nul ne semblait pouvoir l’extraire. »
Face à un accueil d’une telle froideur, Fanny et Olinda s’en allèrent sans même un remerciement. Elles se glissèrent dans l’étroit passage faiblement éclairé qui menait aux grands couloirs de livres. Une fois dans l’espace des étagères du rez-de-chaussée, les deux adolescentes restèrent un court instant ébahies devant un tel spectacle ; des murs de connaissance s’élevaient sur toute la surface qu’offrait la pièce ; des étagères faisant jusqu’à sept mètres de hauteur, des milliers et des milliers d’ouvrages fanés dans les arbres du savoir et seulement une poignée de personnes tournant du bout des doigts des pages jaunies ou poussiéreuses sous un éclairage tamisé ne permettant pas de distinguer grand chose…
Comme inquiétée par ce lieu de cauchemar culturel, Olinda invita Fanny à monter dans l’étroite cage d’escalier en ferraille qui se trouvait dans le coin de la salle le plus proche d’elles. Dans l’obscurité complète de cet endroit coupé du monde, les deux jeunes filles suivirent le conseil de la vieille dame et avancèrent à tâtons jusqu’au troisième étage. Olinda poussa la porte qui s’offrait alors à elle. Les deux amies se retrouvèrent ainsi dans une pièce aussi grande que celle du rez-de-chaussée, mais paraissant infiniment plus grande que celle-ci car les grandes fenêtres blanches sur la façade Ouest du bâtiment déversaient là des flots de lumières. Les lieux n’étaient plus animés du bruissement poétique des livres, mais de la plainte du vent et du gémissement de la mer, Fanny se sentit tout de suite dans son élément et toute inquiétude qu’elle avait pu accumuler en elle aux étages précédents se dissipa immédiatement.
* * *
Fanny sembla se réveiller soudainement. Elle était affalée dans un fauteuil de velours rouges depuis un temps qu’elle ne pouvait définir et dans ses mains qui reposaient sur ses cuisses se trouvait un livre rongé par la vermine. Une terrible migraine s’était emparée de sa tête. Elle reconnut alors la salle du troisième étage de la libraire, les grandes étagères et les fenêtres. Mais les vieilles lampes à gaz s’étaient allumées au plafond, diffusaient dans la salle la même lumière angoissante qu’au rez-de-chaussée et des rideaux rouges sang avaient été tirés. Elle se souvint en une fraction de seconde comment elle était arrivée là, et Olinda qui ne devait pas être très loin. Ensuite, elle comprit qu’elle s’était endormie en lisant un livre et qu’elle avait été faite prisonnière de la nuit qui assiégeait Junon.
Son premier réflexe fut de se débarrasser du livre qui lui encombrait les jambes puis elle se leva et marcha silencieusement sur le sol de bois pourri. Elle trouva Olinda derrière la première étagère, celle-ci semblait absorbée par la lecture d’un énorme livre illustré de gravures anciennes. Ses yeux sombres étaient décorés de terrifiantes cernes violettes, et la malheureuse ne semblait pas du tout consciente de la fatigue qui la terrassait. Fanny lui secoua le bras, ce qui sembla extraire la jeune brune de son demi-sommeil :
« -Olinda…Quelle heure est-il ? Demanda la jeune blonde en chuchotant. Sans mot dire , son amie vérifia la montre de son poignet et ouvrit de grands yeux pétrifiés de stupeur et d’épuisement.
-Mon dieu…Il est trois heures du matin ! S’écria-t-elle silencieusement en refermant brutalement son ouvrage historique.
-Quelle horreur ! Nous devrions être rentrées à l’internat depuis un long moment ! Ils…Ils vont nous tuer ! Paniqua Fanny en essayant de trouver un endroit où poser ses mains tremblantes.
-Pas de panique…pas de panique…Rassura Olinda. Je suis sûre qu’ils n’ont pas constaté notre absence…
-Merde ! Qu’est-ce qu’on peut être bêtes ! S’exclama vulgairement Fanny. Sortons d’ici d’abord !
-Mais pourquoi…Où irions-nous à cette heure-ci ?? !
-Nous allons rentrer en douce à l’internant et lorsqu’ils feront l’appel du matin, nous prétendrons avoir été présentes à l’heure du soir, si jamais ils nous font la remarque.
-Ils ne nous croiront jamais ; c’est leur parole contre la nôtre ! Nous sommes faites comme des rats… »
Les deux adolescentes quittèrent la salle en vitesse comme si le fait d’arriver quelqu’un minutes en avance pourrait les sauver et elles s’engouffrèrent dans la cage d’escalier. Arrivées au rez-de-chaussée, elles repassèrent devant la vieille documentaliste qui lisait toujours derrière son guichet et sans un regard, elles gagnèrent la rue. Dans l’avenue nappée de nuit, rien n’était pareil que le jour. L’océan étoilé au-delà des rambardes incertaines ne faisait qu’un avec le ciel d’encre et l’éclairage publique diffusait sur Junon une lumière de sodium. Cette lueur peu rassurante faisait de tous les bâtiments parfaitement alignés une seule façade à la couleur brune…
En regardant par-dessus la bibliothèque d’où elle venait de sortir, Fanny vit le quartier général de Junon, les étages des bureaux demeuraient regorgeant de lumière, mas l’internat sembla dormir profondément. Olinda la pressa de la suivre en la tirant par le bras. En se hâtant un peu, elles seraient à la station de tram cinq minutes plus tard et en dix minutes, elles pourraient regagner leur chambre. Au fur et à mesure que les deux amies évoluaient sur la chaussée, Fanny remarqua que beaucoup des fenêtres sur les cinq étages des bâtiments civils restaient allumées. Mais la situation s’avérait bien trop stressante pour payer attention à ce détail, il fallait arriver à station avant le tram, et pour cela, les deux jeunes filles hâtaient le pas en évitant de faire claquer leur pas sur le béton.
Enfin, elles arrivent au bout de la rue, au pied de la tour et en regardant vers l’Est, elles aperçurent le fronton de la bibliothèque dans la pénombre. Olinda souffla un peu et sourit à Fanny dont le visage se crispait toujours plus. « Ca va ? » Interrogea-t-elle en souriant amicalement, mais les yeux de la jeune blonde s’étaient focalisés sur autre chose ; une bande de jeunes hommes montaient à leur tour les marches de la station. Ils étaient trois et l’obscurité masquait leur visage. Au bruit de chaînette que faisait leurs pantalons en marchant, elles purent deviner qu’à une heure si tardive, personne ne pouvait vouloir faire du bien…Les trois personnes arrivèrent dans le halo de lumière du réverbère. L’un d’eux s’avança, une capuche masquait toujours son visage sombre, mais ses vêtements clairs et amples laissaient présager sa dévolution à la violence.
« -Et bien les minettes, Fit-il sur un ton provocateur. Que faites-vous ici si tôt ?!
-Cassez-vous…Murmura Fanny entre ses dents. Mais elle eut un sursaut d’effroi lorsqu’elle vit la matraque du deuxième adolescent qui pendant de son pantalon ; il s’avança et saisit son arme.
-C’est pas la peine d’avoir peur. Affirma le jeune homme en posant sa matraque sur la poitrine de Fanny. On est des gentils, on va vous réchauffer un petit peu…
-C’est pas la peine, on attend le tram. Répondit Olinda avec un sang froid impressionnant.
-La ferme, la brune. Lança le premier avec davantage d’hostilité.
-Allez, déshabille-toi, ordonna le troisième en regardant Fanny. »
La conversation n’alla pas plus loin, Olinda se leva du banc en u seul bond et fondit sur le jeune à la matraque, elle lui arracha l’arme des mains et la lui encastra violemment dans le crâne. Les deux autres furent surpris par cette attaque et entreprirent une riposte en s’armant de poings américain, ils se reprochèrent alors dangereusement des deux jeunes filles. L’un saisit Olinda par la taille et pendant que l’autre s’approchait de Fanny en souriant méchamment, la jeune brune fut bâillonnée par l’épaisse main moite de la brune. La petite blonde n’hésita pas longtemps, elle enfonça dans un bruit sourd son pied droit dans l’entre-jambe de son adversaire et brandit la matériau que renfermai son bracelet en direction de celui qui martyrisait Olinda. Sans somation, une lueur de rage au fond des prunelles, elle lança avec une aisance qu’elle avait longtemps recherchée en cours le sort de la pierre magique. Instantanément et sans savoir comment, la station fut balayée par un éclair vert et bleu et tout le monde fut projeté au sol. Olinda enfin libérée se releva et se jeta dans les bras de Fanny en pleurant, elles regardèrent alors les deux jeunes malfaiteurs à terre respirant avec difficulté. Le troisième s’appuyait incertain sur un mur à la lueur du sodium. Le bruit des engrenages du tram gagna l’ombre et avec des yeux pleins de haine et de menace, le dernier adolescent fixa les deux jeunes filles avec un air de psychopathe et lança : « Nous nous retrouverons… » Puis il s’en alla dès l’instant où les portes du wagon furent ouvertes. Fanny et Olinda grimpèrent à l’intérieur en se tenant par la taille : « Ne parlons de cela à personne… » Fit l’une d’elle.
* * *
Fanny dans son lit ne dormait toujours pas. Dehors, la couverture nuageuse s’était dissipée et le soleil inondait de nouveau sa chambre qu’elle avait pu rejoindre la nuit précédente sans problème. Mais elle ne souriait pas. De son visage n’émanait plus cette joie si particulière et le grain de sa peau n’était plus aussi clair... Elle venait de se souvenir dans son micro-sommeil de ce qu’elle avait apprit dans le livre à la bibliothèque…
Excellent
Joyeux Nowel bravo_leaderounet
![]()
Désolé Bravo-leader, J´ai pas trop le temps de lire en ce moment., Mais je te souhaite un
JOYEUX
ET UNE BONNE ANNÉE
:fete
![]()
Bôh pas grave, t´auras d´avanatage de plaisir à tout lire en une seule fois ^^
fete: ![]()
bon fin de ma lecture alors compte rendu :
4 fois grande dans une phrase
la jeune brune fut bâillonnée par l’épaisse main moite de la brune. sa le fait pas trop
sinon toujous aussi bien écris, j´adore ta desription de junon et le combat est pas mal donc continue c´est toujours aussi exellent.
sinon joyeux :noél: et bonnes
de fin d´années.
bravo c´est ![]()
"poings américain"? c où l´amérique dans FF?
vivment la suite, et bonnes fétes
![]()
et bien si, j´ai réussi à lire ton dernier chapitre
Toujours aussi bien écrit
Toujours de belles descriptions
Toujours aussi prenant
Toujours la phrase de fin qui nous donne envie de connaître la suite
Toujours aussi.....Bravo_leader
PS: j´adore ta description de la bibliothèque:
´Ce lieu de cauchemar culturel´
Aurais-tu quelques problèmes (inconscients) avec la culture ![]()
Merci ![]()
Oui, j´ai gazé pour la description de la bibliothèque, par contre, je saurai pas me justifier quant au cauchemar culturel ; c´est venu tout seul je crois
vspec
Boh quoi, ça arrive un ptit craquage de temps en temps...
Je vous fais le prochain chapitre pour Noel ?
Bon, je crois que j´ai amassé assez de commentaires pour passer à la suite...
Chapitre 9 déjà, ça y est, ça commence enfin à bouger ![]()
Avant de poster, je voulais vous souhaiter à tous un joyeux Noël
et que le vieux barbu vous apporte pleins de petits cadeaux
Autre chose pour Noël : je viens de lancer une nouvelle histoire toute partiulière sur le forum écriture que je vous invite à aller lire...Les chapitres seront plus courts et plus espacés que mes autres fics, mais allez jeter un coup d´oeil quand même ![]()
https://www.jeuxvideo.com/forums/1-58-63723-1-0-1-0-0.htm
Chapitre 9
Fanny fut étrangement réveillée par la sonnerie du réveil. Elle avait finalement réussi à dormir un peu et ce fut sans difficulté qu’elle se leva. Chose rare que ne manquèrent pas de constater les autres internes à la sortie des dortoirs. Le flot d’élèves porta l’adolescente vers le sas de sortie des chambres à coucher où se trouvait le pion chargé de pointer les jeunes. Ce ne fut qu’à ce moment que Fanny se souvint de son escapade nocturne, et de la remontrance dont elle allait être victime. Le surveillant était le jeune homme qui était venu la réveiller presque chaque matin de l’année, et il regarda passer devant lui la jeune fille de la même façon que lorsqu’il la trouvait baignée de soleil sous la fenêtre de sa chambre. Il lui adressa alors un sourire et ce fut avec un clin d’œil qu’il cocha le nom de Fanny sur sa liste.
Au grand bonheur de la jeune blonde, le pion avait remarqué son absence de la veille au soir mais ne lui en teint nullement rigueur ; ce jeune homme ne portait pas les ornières que l’administration lui imposait. Ce fut donc presque en lui disant merci que Fanny quitta le sas pour la salle de bain. Elle retrouverait Olinda au réfectoire et elles passeraient leur dernière journée à la bibliothèque. Car la semaine vacante touchait sa fin ; ce jour était le dernier accordé aux élèves avant que ne commençât un nouveau cycle scolaire. La liste des admis et de la nouvelle répartition des divisions ne serait affichée qu’à partir de la mi-journée sur la place d’Archital, les élèves recalés n’auraient alors qu’une après-midi pour faire leurs bagages et rejoindre le poste plus spécifique que lui aurait attribué la Shinra.
Le petit déjeuner dans la grande cafétéria se fit très vite entre les deux copines et à la descente des escaliers, Fanny ne s’arrêta pas sur la rambarde pour contempler l’océan au travers de la gigantesque baie virée ; chacune des deux adolescentes regagnèrent leur chambre respective pour se préparer et se donnèrent rendez-vous à l’entrée de la cour d’Achital dix minutes plus tard pour regagner la bibliothèque. Un quart d’heure plus tard, les deux amies occupaient deux places dans le tram plus chargé que la veille car il s’agissait là de l’heure de pointe du matin. Ce ne fut qu’une fois à la sortie du premier arrêt, le long de l’avenue où elles avaient été agressées par les trois brigands, événement qu’elles avaient rapidement occulté, que Fanny et Olinda échangèrent ce qu’elles avaient appris le soir d’avant.
Olinda avait trouvé dans un registre de finances datant de trois mois auparavant qu’une somme de 500.000 gils avait été débloquée au nom du département de la défense, la date correspondait avec la découverte d’un gisement d’énergie spirtuelle inexploitable au Mont Nibel. « C’est bien sûr ! Il s’agit à coup sûr de cette matéria ! » Réagit Fanny en décrispant son poing de la petite sphère aux reflets violets.
« -Mes recherches d’aujourd’hui devraient me renseigner sur la nature de cette matéria et savoir donc si elle représente un danger. Si tel était le cas, je crois que tu serais obligée de te dénoncer ou de t’en débarrasser…
-Au diable ! Déclara Fanny. Je ne suis peut-être pas ici de mon plein grès, mais je ne suis pas venu pour me faire renvoyer !
-Qui t’as parlé de te faire renvoyée ?! Ironisa la jeune brune. Il s’agit du département de la défense ! Ils te feront tuer… »
Cette dernière remarque jeta un froid dans la conversation, si bien que Fanny ne put ajouter ce qu’elle avait à dire, mais elles arrivaient de toutes façons sur le palier de la bibliothèque…Dans l’entrée, il faisait toujours aussi sombre, mais derrière l’épais guichet noir, la vieille dame avait disparu. La bibliothèque de Junon étant publique, les deux adolescentes estimèrent qu’elles étaient en juste droit de monter directement au troisième étage. La grande salle du rez-de-chaussée était inondée de la lumière du petit matin et au plafond se dessinait les vaguelettes des eaux illuminées par le ciel. De la sorte, le fond de la pièce davantage éclairé permit à Fanny d’apercevoir une deuxième salle séparée de l’espace des étagères par une grande arcade. Mais elle n’eut pas le temps d’explorer l’endroit ni même du regard car Olinda l’emportait déjà dans la sombre cage d’escalier.
Le troisième étage était absolument désert et le deux jeunes filles retrouvèrent même les livres qu’elles avait utilisés la veille au soir exactement là où elle les avait abandonnés. C’est pourquoi elles n’eurent aucun mal à reprendre leurs investigations. Cependant, Olinda n’alla pas reprendre son ouvrage sur les rapports à la limite du secret défense, elle resta devant Fanny et la dévisagea:
« -Tu ne m’as pas dit ce que tu avais trouvé dans ton livre d’histoire ?!
-Et bien…fit la jeune blonde comme si elle touchait à un tabou. Elle se rapprocha alors de son amie jusqu’à être corps à corps avec elle. Je crois bien que cette matéria nous ramène directement à la Calamité des Cieux. Tu te souviens du nom de la cour au pied de l’internat ?
-Archital, non ? Répondit Olinda l’air intéressée.
-Exactement. Archital était un philosophe Cetra, un grand magicien de son temps qui cultivait les Roses du Désert à Corel. Fanny baissa alors d’un ton, comme si elle craignait d’être entendue par quelqu’un, bien que l’espace était toujours absolument déserts…Ma documentation indique qu’il aurait traversé l’océan à la suite de la contagion du Jénova.
-Oui, Jénova…est-ce qu’Archital serait arrivé à Junon ?
-Absolument. Mais il semblerait qu’à l’époque, cette baie demeurait encore inexplorée, c’est pourquoi Archital y fonda avec ses fidèles la colonie qui porta son nom. Toutefois, Archital se retira bien vite du village érigé au bord de la mer pour s’isoler et méditer dans les hauteurs de la falaise. Et puis…Fit Fanny en cherchant la page de son livre miteux où elle s’était endormie la veille. Heu…Il découvrit ensuite une antre d’où émanait la lumière d’une matéria indépendante. La nouvelle de la découverte du patriarche ne tarda pas à faire le tour de la colonie, si bien que trois âmes malveillantes voulurent bientôt s’emparer de la pierre précieuse pour en faire fortune, c’est pourquoi pour imposer son autorité, Archital les tua par vingt coups de bâtons et les livra aux créatures de l’océan.
-J’ai déjà entendu parler de cette légende, ça ne s’arête pas là, non ?!
-Non, car les habitants terrorisés par la sagesse de leur patriarche et par l’arrivée du nuage de Jénova implorèrent Archital de leur offrir asile dans sa grotte, ce qui fut accordé. Mais trois lunes plus tard, Archital reçut un signal de cinq autres sages Anciens du Grand Nord. Il était temps pour lui de partir pour le cratère Nord et de sacrifier son corps pour la survie de l’espèce humaine.
-Oui, Archital ; c’est bien lui l’un des six magiciens qui emprisonnèrent Jénova dans les glaces du grand Nord…Alors je suppose qu’il est parti avec la matéria…
-Exactement, Archital n’est jamais revenu, ce qui voulut dire pour les Cetras qu’il avait accompli sa mission. La matéria qui avait servi à ériger la cellule de Jénova retourna à la rivière de la vie et fut reforgée au puit de Nibelheim où pendant des siècles, les humains qui s’y étaient sédentarisés la vénérèrent.
-Jusqu’au jour où Shinra mette la main dessus…C’est donc cela, leur dernière arme : la magie qui avait scellé la Calamité des Cieux.
-Attends, la fin du dossier indique qu’à son départ, Archital confia son autorité à une mage du nom de Junon, et la colonie, comme toutes celles qui s’étaient sédentarisées, perdirent peu à peu leurs pouvoirs et la source d’énergie spirituelle dans l’antre à matéria qui les avait protégés de la calamité des Cieux fut désacralisée au profit de la côte où la ville s’agrandit et devint le centre mondial de la marine…
-Où veux-tu en venir ? Interrogea Olinda en fronçant un sourcil.
-La ville de Junon a ensuite poursuivi son essor jusqu’à ce que les constructions gagnent la falaise et que l’antre ne soit oubliée…
-Mais alors la grotte à materia n’a pas été détruite ?!
-Seulement ensevelie ; je suis absolument certaine que cet tombeau existe toujours là, dans la falaise, sous la ville !
-Tu voudrais donc restituer la matéria à la rivière de la vie plutôt qu’à la Shinra, hein ?
-C’est exactement ça, Olinda ! Approuva Fanny en refermant son livre.
-Fais attention à toi, je t’en supplie…La Shinra le saura sûrement et ils feront tout pour t’en empêcher…
-Pourquoi parles-tu comme ça ? Nous sommes toutes les deux, non ?
-Je voulais te le dire ce matin, mais je n’en ai pas trouvé le temps ni le courage…Le pion au pointage m’a demandé des explications quant à mon absence d’hier soir. Je lui ai raconté la bibliothèque sans citer ton nom…En plus de ce grave manquement au règlement, l’administration a jugé mon dossier inapte à passer au niveau supérieur ; j’ai un avion demain pour Midgar…Je suis désolée Fanny, mais tu devras passer cette année et toutes les épreuves qui t’attendent toute seule… »
slt bravo
cette fois j´ai pas vus faute donc merci fana ![]()
alors la sa demarre vrément, pas mal la legende. Ya beaucoup moins de description que d´habitude mais c´est pas grave j´aime toujours autant ![]()
continu et invite plus de lecteur a te lire
![]()
bravo, rien à dire, c super, allez la suite ![]()
kikuchi
oui, pas trop de descriptions parcequ´il fallait que je fasse tenir tout ça dans 2 pages word
par contre, je n´aime pas inviter des gens à lire mes fics, c´est agressif, comme les pubs à la télé...Je suis aussi bien à rester dans un huis clos de gens très sympathiques plutôt que d´imposer ma fic à la première page du forum et recevoir des fouteurs de merde et les floodeurs ;)
vspec
ouais mais bon, la suite, il va falloir attendre, parceque là c´est la trève de Noël et tout le monde ne lit pas le jour même ^^
Merci pour tout les gens ![]()
et joyeux noel ![]()
bravo
oui c´est breaucoup mieux que de nous rabacher sur le blabla toutes les 5 minutes de lire ta fic. Pas comme vincevalentine.
Très , très bien
Que d´aventures qui s´annoncent ![]()
Oh! Mais qui voilà donc?
Et oui, c´est moi. Vous avez bien vu, je vous assure.
Si je laisse un message ici, c´est bien parce que j´ai rattrapé mon retard. Je crois que c´est bien la première fois que je suis une de tes fics à ce point -sans être être 10 ans en retard.
Donc, au niveau du scénario c´est super. L´aventure débute. Néanmoins un truc qui m´a choqué, au chapitre sept. Tu dis :"La poremière semaine de septembre" et plus loin tu spécifie que c´est le printemps. Hors, en septembre, c´est encore l´été. Mais j´ai comme l´impression que Fanny va avoir un allié -et beaucoup d´ennemi. Va-t-elle lâcher l´école afin derestetiuer la matéria à la Rivière de la Vie?
Sinon quelques fautes et coquilles, mais rien de bien grave, je l´admet. C´est seulement pour te taquiner.
Bonne continuation, Laurent. Joyeu Noël ^^
Comme tu peux le voir, je commence à tenir ma promesse, tranquillement pas vite. =P
Bonjour tout le monde !
Comme vous avez pu le constater, j´ai été absent la deuxième semaine de ces vacances, à cause d´un problème informatique ; j´étais donc absent pour la fête de fin d´année et pour assurer la survie de ma fic...J´ai cependant pu poursuivre le cours des deux fics
Je vous adresse mes meilleurs voeux, que vous continuiez à suivre mes histoires malgré ce contre-temps parceque toutes les autres fois où j´ai eu un problème pour venir sur le forum, j´avais été abandonné
J´espère que ça ne sera pas le cas avec vous, vous m´avez tellement manqué
Je répondrai aux commentaires plus tard, j´ai l´urgence à gérer pour le moment !
Dorénavant et jusqu´à nouvel ordre, je poste su CDI
et sans perdre une minute de plus, je vous poste ce chapitre avec une semaine de retard
Chapitre 10
Et c’était en effet…Les vingt coups de la haute société junonienne sonnaient à la marie et debout, presque parallèle à la grande feuille qui rampait sur la moitié du mur pourtant assez haut, Fanny parcourait du regard la liste restreinte liste des élèves admis dont elle faisait partie, et dont Olinda était absente. Plus rien ne serait pareil à l’internat, la sortie nocturne, le petit déjeuner, les inter-cours, la matéria, Fanny allait tout affronter seule. Elle sentait encore la douce caresse des cheveux de son amie lui effleurer le cou et sa douce voix se glisser jusqu’à ses oreilles. Olinda avait cependant eu beaucoup de chance d’être acceptée au centre d’administration du complexe Mako de Corel, malgré son insubordination. Elle se souvenait encore de la façon dont elle l’avait invitée à se reposer sur son épaule, et comment ses doigts avaient épongé les larmes qui coulaient sur son frêle visage pâle.
La voix pleine d’émotion, elles s’étaient donné rendez-vous à jamais et au pied des portes de l’embarcadère, Fanny et Olinda s’étaient séparées pour toujours, espérant chacune que leur amitié ne puisse en souffrir. Fanny appartenait désormais aux faibles et serait happée par l’échec inéluctable de ce cycle, elle n’appartiendrait pas à la prochaine promotion, elle serait discriminée des autres étudiants dont le seul proche était toujours en lisse pour cette dérisoire course à l’honneur. Elle serait rattrapée par la Shinra et à la prochaine visite des Turks, elle serait démasquée et abattue comme une chienne. Heidegger prononcerait son jugement devant les regards scandalisés du monde entier au centre duquel serait placé ses parents dont le visage avait depuis longtemps été occulté par le temps, il ne s’agissait plus que d’une vague impression, une improbable silhouette, un triste fantôme traînant ses chaînes dans l’obscurité, à peine capable d’un minimum de chaleur, sachant que son père avait dû émigrer vers la région de Mythril pour gagner un misérable salaire de mineur sous la tutelle de Shinra, deux mois avant son départ forcé dans de sombres conditions pour cette école de Junon où un minimum de dignité lui serait assurée, toujours grâce à Shinra...
Tous ces démons qui la hantaient passaient en ricanant dans sa chambre, ils avaient tiré le rideau, boudant la lune et l’empêchait de dormir. Trempée de sueur, se retournant dans tous les sens dans son lit à l’ossature grinçante, Fanny essayait de trouver le sommeil, mais l’image teintée d’Olinda appelait ses larmes, son sourire, ses yeux, tout dans l’âme de la jeune blonde était dénudé de toute personnalité et pourtant encore si palpitant. Elle se demanda si elle avait versé une larme lorsqu’elle s’était vue pour la dernière fois agitant la main en direction de sa mère restée sur les quais orangés de Kalm. Jamais elle n’avait pleuré ses parents depuis qu’elle était enfermée derrière les épaisses portes de bois de cet établissement, mais Olinda avait érigé en elle un sentiment plus puisant que l’amitié, plus sage que l’amour…
Fanny se leva soudainement, épuisée de mimer le sommeil, frustrée par ces prolixes pensées. Elle fit le tour de la petite pièce sombre et faiblement éclairée de bleu par la lune, en brassant l’air chaud, elle chassa les démons, à tour de bras, elle arracha tous les posters, les planisphères. Dans un mouvement de rage excitée par le bruit de déchirement de tous ces papiers, Fanny se laissa massivement tomber sur sa chaise et sur son bureau, elle écarta tous les dossiers, les classeurs, les affaires qui traînaient, tout se fracassa sur le sol dans un terrible bruit, il ne restait sur son plan de travail que le support et la lampe de bureau qu’elle ne voulait surtout pas allumer sous peine de troubler ce moment de plénitude et de paix étrangement agréable qui l’habitait alors.
Cette atmosphère de douce folie fut bientôt éclairée par le scintillement de la petite sphère violette qu’exposa l’adolescente à son visage. Elle regarda la matéria comme elle aurait respecté quelqu’un, cette chose était une entité, une âme toute entière. “ Puisque je n’ai plus aucune chance en ce bas monde, je vais me vouer à toi… ”. Murmura maladroitement Fanny en espérant que dans son esprit, ces mots puissent adopter une quelconque tournure philosophique, un pacte qui lierait les deux entités de deux ères différentes jusqu’à la mort.
Fanny glissa délicatement la sphère dans la poche de sa robe et s’arma d’un poignard caché dans un tiroir de son bureau et de deux matérias foudre et glace du cours de Fender. Sans hésitation, elle se dressa sur son lit et ouvrit en grand la fenêtre de sa chambre, elle sortit sur la maigre corniche. Sous ses pieds grondaient le fracas des vagues déchaînées sur les rochers, la jeune fille n’avait que quelques centimètres à parcourir avant d’atteindre le balcon où elle sembla méditer longuement en hommage à Olinda. Puis en s’introduisant dans quelques couloirs parcourus d’inquiétants courants d’air et en franchissant plusieurs barrières au moins aussi hautes qu’elle, elle se retrouva dans un coin de la cour d’Archital, au pied de l’internat ; sa fugue pouvait commencer…
Le calme pesait lorsqu´elle arriva sur le seuil de la grande arche à la sortie de la cour. Seul le murmure lointain des vagues derrière les hauts murs de l´internat venait troubler l´atmosphère. Fanny fit deux pas vers la sortie et soudain, une silhouette humaine surgit de derrière un pilier. L´adolescente sursauta mais retint son cri de terreur. L´homme s´approcha d´elle, il avait deux tête au moins de plus qu´elle et la fixait dans les yeux. Un tel homme avec une taille de titan, de courts cheveux noirs légèrement ébouriffés, de petits yeux châtaigne très fatigués ne pouvait être étranger à Fanny ; c´était le pion qui était venu la réveiller presque tous les matins de l´année, celui qui avait couvert sa sortie à la bibliothèque auprès de l´administration…
“ -Et bien jeune fille…Puis-je savoir où allez-vous par une heure si tardive ? Demanda-t-il dans une posture dominatrice, son buste collé à la poitrine de l’adolescente.
-Allez vous en…Ragea-t-elle en serrant les dents.
-Je ne crois pas que cela puisse être si facile, mademoiselle…Voyez-vous, vous êtes déjà en troisième cycle…
-Deuxième. Corrigea-t-elle.
-Je vois…Je ne pense cependant pas que vous ignoriez le système…souvenez-vous de ces réveils, ce n’est pas toujours facile, et puis la nuit où je n’ai signalé votre absence à personne…
-Vous avez bien dénoncé, Olinda !
-Cela valait-il la peine de la couvrir ? Vous pensez bien que j’étais au courant du refus de son dossier alors que le vôtre état admis…
-Où voulez-vous en venir ? Demanda Fanny en apercevant l’objectif de son interlocuteur.
-Je vous ai couvert à multiples reprises pour ne pas vous voir évincée de Junon parce que je sais ce que vous voulez, ce que vous aimez et ce n’est pas sans émotion que je me souviens de tous ces matins où je suis arrivé dans votre chambre pour me pencher sur votre lit où je vous trouvais toujours divinement illuminée de soleil, et ce petit sourire qui éclaire votre visage si morose le jour…Vous êtes si belle…Vous comprenez, c’est pour vous que j’ai fait tout cela, car je suis très désireux de vous voir une nouvelle année dans cet établissement…
-Non…Je ne peux pas…Comment pouvez-vous…
-Allons…Pourquoi aurais-je pris tous ces risques inutilement ? Pour vous voir partir la veille de la rentrée ? Questionna le pion en se rapprochant encore plus dangereusement.
-Ça suffit ! Laissez-moi passer ! Lança Fanny cette fois réellement gagnée par la panique.
-Je vous laisserez peut-être partir, mais vous comprenez qu’il y aura une condition…Affirma le pion en glissant sa main sur la cuisse de la petite fille. Vous êtes si belle…Répéta-t-il. ”
Les yeux de l’homme fondaient dans ceux de l’adolescente, ils brûlaient d’un violent désir qui affolait la pauvre adolescente, elle essaya de s’en aller par la force, mais l’étreinte des bras massifs s’était resserrée sur elle.
Ce ne fut qu’alors qu’elle essaya d’hurler pour appeler du secours, mais ses lèvres rencontrèrent la paume moite de l’homme. Dans un ultime élan de désespoir, elle tenta d’attraper le poignard dans la poche de sa grande robe, mais en vain, le pion la retenait prisonnière en lui caressant les cheveux, plein d’une fausse tendresse. “ N’ai pas peur…Je ne te veux que du bien… ”
rien à critiquer et toujours l´art et la manière de nous laisser sur notre faim
bravo
bravo, tjr aussi bien.
Bonne année et bonne continuation.