fffantic
: on aurait presque envie de publié ton post dans un magasin.
bravo_leader
: malgrés mes rares apparitions, je suis toujours là et j´attend la suite avec imppassience.
(désolé pour les "
:" je me suis tromper. c´est des
)
Oui, c´est vrai qu´ils sont chiant ceux-là ![]()
Bon ben j´ai relu plusieurs fois le com de fffanatic et c´est la tête dans les étoiles que j´ai écris le prochain chapitre d´une seule traite ! maintenant, je vais attendre que la pression retombe un peu avant de le poster demain ou lundi...
valeone
oui, c´est bien grâce aux lecteurs invisibles comme toi ou Khlaine que je n´arrête pas mes travaux en plein milieu
khlaine
pourquoi je t´enverrais par mail, tout est consigné sur le forum...
armiel
tous les volumes sont un peu en rupture, l´ellipse est plutôt importante
fffanatic
graaaah....fantastique ton commentaire ! je t´en fais fis par MSN, mais je tiens à le redire, c´est VRAI ce que tu écris, je reconnais parfaitement ce que j´ai pensé en écrivant !
Alors patience, la fin n´est plus très loin...
Et voilà, je me suis décidé à le poster dès aujourd´hui...Grand chapitre que j´ai écris d´une seule traite tant j´étais dans mon tripe. Ce chapitre est grand, ça, aurait du être la fin, selon la version basique dans mon imagination, mais les choses iront autrement...C´était la première scène que je m´étais imaginé en commençant à écrire sur Anna, mais j´ai peur de l´avoir ratée...En tous cas, ne manquez pas de me dire ce que vous en avez pensé
Chapitre 2
Désormais, rien ne permettait à Anna de se convaincre qu´elle était vivante, l´univers qui l´entourait n´était qu´une vague de couleurs tourbillonnante à toute vitesse, ses pieds avaient décollé de terre et alors qu´elle flottait dans cette fonte de la réalité, elle sentait toutes les molécules qui l´entouraient s´agiter dans une effroyable frénésie. Un sifflement perça la terrifiante cascade de bruits qui dansaient partout, et la jeune femme eut juste le temps de baisser la tête pour éviter une brique jaunâtre qui fusait à toute vitesse dans le vide et qui s´arrêta soudainement derrière elle à un endroit qui semblait prédéfini dans sa trajectoire de vol. Mais elle fut bientôt rejointe par des dizaines de briques similaires qui se placèrent chacune à des vitesses différentes à des endroits qui semblaient également déterminés, toutes s´emboîtèrent magiquement et en quelques secondes, un couloir s´étendant vers l´infini aux parois maladivement identiques fut bâti, le bruit se tarit et fut occulté par un silence religieux. Seul le grondement lointain du vide venait bruisser dans les oreilles d´Anna, à moins que ce ne fut son imagination…
Et elle se retrouva de nouveau devant cette personne. C´était son exact portrait, trait pour trait. Seule sa chevelure plus longue et son expression plus sombre permettaient d´écarter la thèse du miroir. Mais elle fut frappée de voir son corps, il était vêtu d´une longue robe rouge et noir, elles portaient la même…Anna l´avait déjà vu avant d´apparaître sur le bord de l´autoroute, elle s´appelait Alice. Alice s´avança lentement, solennellement :
" -J´ai compris.
-…Vous êtes celle qui change de forme ?! Faites-moi sortir de…Ou je vous tuerai !
-Alors toi non plus, tu n´as pas compris…L´autre jour, je me suis réveillée dans une forêt habitée par les fées, en plein cœur de la Chine.
-Ce n´est pas notre ennemi ?!
-Cela n´a rien à voir ! J´ai compris le message des fées, j´ai compris comment je m´étais retrouvée là, pourquoi elles m´avaient défendu de rejoindre les hommes.
-L´Homme est mauvais, hein…Moi aussi, j´ai compris ce message, mais sans les fées. J´ai vu mon meilleur ami mourir avec sa fille…N´avons-nous que les traits d´un visage en commun ?!
-Je ne crois pas, Anna…Tu me connaissais déjà. Le soir où tu as trouvé les corps de tes parents en rentrant chez toi…J´étais là aussi.
-C´était toi qui les avait tué…C´est étrange, ça ne me fait rien.
-Ca ne te fait rien, parce que tu l´aurais fait toi-même."
Anna regarda Alice fixement, dans ses yeux s´était installée une inquiétude grandissante. Elle n´avait pas peur, mais elle s´emplissait d´un nouveau sentiment pour elle, comme ce que ressentent tous les hommes lorsqu´elles voient la main de la faucheuse se tendre vers leur visage tendu et sillonné d´une larme évacuant leur âme. Cette main s´approchait d´elle, mais alors qu´elle allait caresser sa joue, elle contourna son visage et vint se poser sur son épaule. "Maman, reviens, l´heure est bientôt venue". Fit Alice dans une voix terrifiante semblant avoir été empruntée au diable en personne, ce n´était pas une, mais deux voix qui étaient sorties de ses cordes vocales, et ses yeux brillaient d´une éblouissante lueur. Une nouvelle personne était apparue à côté d´Alice. Elle avait la tête baissée sur ses vêtements n lambeaux, un étrange sourire éclairait son visage ténébreux, ses yeux profonds qu´elle semblait cacher, sa chevelure était rase sur le crâne, mais tombaient dans une grande cascade par-dessus ses oreilles, masquant une grande partie du visage dans leur ombre. Cette personne, c´était de nouveau moi.
C´était moi, sous une nouvelle apparence, mais ce leur ne troubla pas la jeune Anna qui se jeta sur moi en levant le poing, profitant de ma ténébreuses posture. Mais sans un mouvement, sans un regard, elle s´arrêta net dans sa course, elle défit son poing pour porter la main à son cœur. Elle suffoqua un moment et malgré sa douleur, elle leva les yeux vers moi, elle était si voûtée qu´elle perçut l´éclat de mes iris dans l´ombre. Elle chercha l´aide d´Alice partout ; elle avait disparu…Anna essaya de murmurer une insolence à mon égard, mais la douleur de son cœur la rattrapa.
" -Ca fait mal…Lui fit-je remarquer.
-Geuh…Arrêtez ça !
-Tu te souviens, hein…Je t´ai fait mourir comme je t´ai fait revivre, je t´ai fait souffrir. Tu es ma poupée, je te contrôle comme un pantin !
-Gh…Qu´êtes-vous ? Articula Anna dans un ultime râle de souffrance.
-Que sais-tu des…Nephilims ? Demandai-je en me baissant à son niveau, de façon à ce qu´elle puisse se voir dans mes yeux.
-Je…commença-t-elle en constatant que son cœur battait de nouveau…Ils…sont surhumains. Ils sont d´un ordre divin, ils peuvent changer d´apparence, ils peuvent contrôler les gens, savoir ce qu´ils pensent…Oui, fit-elle en regagnant son zelle, ils sont immortels.
-Les Nephilims sont effectivement nés de l´impossible amour entre les anges et les hommes. Et ils ont été refoulés aux portes de ce que vous appeliez…le Paradis, refoulés par l´absolu.
-Cette haine était légitime !
-Mais moi, je suis devenue Nephilim. J´étais une humaine et de mon amour impossible avec un homme sont nées sept jumelles au sang de Nephilim.
-Vous êtes la mère de ces enfants. Vous viviez une aventure avec Marcus lorsqu´il vous a mêlé votre sang avec celui de l´ange, en même temps que lui, hein ? Mais vous n´avez rien pu faire pour empêcher vos filles d´être séparées…Déduit Anna avec mon émotion dans la voix lorsqu´elle me parlait…Vous êtes aussi un Nephilim.
-Voici mon oeuvre. Tous ce sang qui a coulé, toutes ces âmes parties errer dans l´absolu, voici ma vengeance…"
Puis tout s´éteint de nouveau. Le couloir, la lumière, moi, tout s´évanouit subitement et brusquement, seule Anna restait dans ce nouvel endroit, l´espace vide creusé dans l´absolu où elle avait rencontré Alice pour la première fois, elle le reconnut. Anna resta pensive et philosophe suite à cette conversation. Je symbolisait le mal pour elle, mais les choses qu´on avait faites à ma personne et la perte de mes sept filles justifiait auprès de sa faible et naïve personne la folie ravageuse qui s´était emparée de moi.
Anna se sentit rapetisser, c´est le mot qui lui passa par l´esprit car elle fut prise d´un soudain vertige et un déséquilibre la fit trébucher. Lorsqu´elle se releva, ce fut comme si elle venait de se réveiller d´un cauchemar. Le sommeil était enfin terminé, la réalité artificielle effacée. Le noir était parcouru par un reflet de lumière blanche, une ondée bleue à nuance vertes battait légèrement autour d´elle, un peu comme une onde boréale. Elle n´était plus dans l´absolu. Elle sentait en elle quelque chose de nouveau, et autour d´elle des présences. En aiguisant ses sens, elle entendit un léger bruit, un signal aiguë qui résonnait régulièrement, mais la durée de l´écho indiquait qu´elle se trouvait dans une pièce plutôt petite.
Anna était maintenant debout, scrutant d´un œil appréhendant son environnement enveloppé dans les ténèbres, le signal se répétait et elle sentait dans sa poitrine battre son cœur à une cadence infernale ; la présence se confirma, une silhouette se dessina face à elle, et lorsqu´elle se précisa, elle reconnut Alice. C´était la première fois qu´elle la rencontrait dans un monde qu´elle qualifiait de "réel" et elle était tellement brillante dans sa pâleur qu´elle put distinguer pour la première fois son visage, et elle vit dans ses yeux ce qu´elle avait toujours cherché ; le gauche était vert, le droit brun…"Je suis Alice" Dit-elle. Et alors qu´Anna allait dire quelque chose, elle vit se dessiner une deuxième silhouette encore derrière. Mais là, sa surprise fut sans égal. Elle n´éprouvait ni haine ni joie, mais une étrange satisfaction. La nouvelle femme qui venait d´apparaître portait la même robe qu´elle et qu´Alice, elle avait un visage très arrondi, avec de grosses joues, un petit nez arrondi et des cheveux noirs légèrement arrondis qui fourchaient au niveau de ses épaules, une frange faisant frissonner ses grands cils. Ses petits yeux en amande brillaient d´un bleu intense, comme artificiel. "Je suis Amely", fit-elle de la même voix.
Sous le regard entre émerveillement et bouleversement d´Anna, Alice et Amely se réunirent, et deux autres femmes apparent, celles-ci étaient strictement identiques ; toujours la même robe rouge et noire, le même visage rond, le même nez, la même expression. Les deux nouvelles étaient dotées de grands cheveux noirs aux reflets gris, à peu près les mêmes qu´Anna. Lorsqu´elles se rapprochèrent, la jeune femme remarqua ce qui les distinguait ; celle dont les yeux semblaient être une porte vers l´infini tant ils étaient clairs et d´un blanc pur se mit à côté d´Alice en disant de la même voix : "Je suis Ambre". Celle dont les yeux paraissaient hostiles et impénétrables tant ils étaient noirs et énigmatiques se mit à côté d´Amely en disant : "Je suis Agatte". Le bruit d´une respiration laborieuse vint corrompre ce silence religieux et on vit apparaître la jumelle dont le développement s´était mal passé, sa peau était blanche à éblouir, nul part sur son corps il n´y avait de poil et l´iris de ses yeux transparents, imbibés de sang. "Je suis Arza" Dit-elle en gonflant ses poumons à grande peine.
![]()
Qu´est ce qui ce passe après? Qu´est ce qui ce passe? ![]()
Quelles révélations mes aieuls! Les Nephilims ne sont pas 7 mais 8... Et moi qui pensait que la femme etrange etait Adeline...
Bon sinon c´est vrai que ce chaoitre n´est pas ton meilleur, mais tu n´es pas à blâmer de ce que tu as écrit, quelques fautes d´orthographe de ci, de là encore.
Et mon intuition pour Alice/Anna était juste
Bon ce message est court, surtout parce que je n´ai pas envie de faire de spoilers! A quant la suite?
et oui ![]()
c´est comme ça avec moi...
c´était la surprise de l´hisoire ![]()
la suite, c´est pas pour tout de suite (genre fin de semaine), mais je pense qu´elle révélera les pouvoirs d´Anna...
Attendre la suite est une torture ![]()
lol je prends ça pour un compliment ![]()
Bon, je vais essayer d´en écrire une grande partie ce soir pour poster samedi, pourquoi pas ![]()
tchao !
Bon, moi j´ai une bonne et une mauvaise nouvelle...
la bonne, c´est que j´ai fini le prochain chapitre que je posterai comme d´habitude samedi, la mauvaise, c´est qu´en le relisant, j´ai été frappé d´une vision, une illumination qui m´a montré comment finirai l´histoire ![]()
Ca y est...J´approche de la fin ![]()
Bon bah allez, un petit chapitre pour la route, pour s´immerger dans le rebondissement...Pour note, je pense que ce volume se terminera aux alentours du chapitre 8...ça veut dire qu´ilo reste un bout de chemin avant la fin ! Bon, bonne lecture tout le monde !
Chapitre 3
Anna se palpa attentivement les joues, son visage puis son nez. Jamais elle n´avait eu autant l´impression de ne pas être celle qu´elle croyait. Devant elle, Agatte la regardait avec cet air béat, presque machinal. Et son regard se reflétait dans les yeux de toutes ces sœurs ; ses sœurs. Tout ce qu´elle avait cru, tout ce qu´elle avait appris, tout ce qu´elle avait compris lors de ses vingt ans venait de s´effondrer brutalement, ses parents, ses croyances, son être…Mais elle n´était nullement bouleversée. Simplement envahie d´une colossale envie de tout savoir de ses sœurs…Ces êtres si étranges qui lui faisaient face. C´était une drôle de sensation que de savoir qu´elle ressemblait à cela…Elles étaient juste terriblement déshumanisées par leur ressemblance, leur regard était toujours glacial d´un visage à un autre, et aucun sourire n´en émanait.
" -Je…J´ai bien peur d´avoir compris…Fit-elle timidement.
-Tu le savais depuis toujours. Affirma Ambre de la même voix.
-Oui. J´ai toujours senti qu´on me mentais, la nuit, quand j´étais seule, je vous entendais parler, j´ai toujours pensé que papa avait quelque chose à m´avouer…Peut-être attendait-il que je fusse plus…grande…
-Anna. Commença Agatte en se mettant à sa hauteur, et bien qu´elles fussent strictement identiques, elle se sentit écrasée par cette femme qui semblait bien plus vénérable et sage qu´elle. Elle les aurait tué avant de mettre la main sur toi. La voie que tu as empruntée n´était qu´un détour.
-Oui…Cette femme nous a enfantées. C´est notre…mère…Nous sommes tous souillés du sang de cette créature qui est tombée du ciel, alors ?
-Souillées ! Intervint brusquement Alice. Comment oses-tu ?! La chose qui est tombée du ciel trois siècles avant notre naissance était un archange, une créature témoignant du pouvoir et du savoir-faire de l´absolu ! Alice Rejoint l´hémicycle que formaient ses jumelles autour d´Anna et continua : Il apportait la volonté de l´absolu. L´humanité était vouée à l´extinction de toutes façons.
-Attendez…Vous voulez dire qu´en tant que nephilim, nous allons faire de nos mutations génétiques, de nos capacités surhumaines, des armes de destruction attentant à la survie de notre propre espèce ?!
-C´est un peu dur à accepter, mais tu l´as dis toi-même, c´est schématiquement cela...
-Mais nous ne pouvons pas ! S´exclama Anna en écartant les bras, comme mue par son seul désespoir. Mais…Mais je pensais que nous serions la seule solution pour combattre la mort et la désolation et…"
Pendant que la pauvre Anna s´époumonait à déverser ses espoir déchus, Arza avait rejoint le groupe de ses sœurs et sous le sol qui était en fait de verre s´ouvrit une sorte de porte, une grande trappe qui révéla un spectacle éblouissant sous leurs pieds. Il était évidemment destiné à Anna qui plongea dans le monde qui s´ouvrait à elle, déversant un flot de lumière sur son visage. Il y avait la Terre. On la reconnaissait à ses innombrables boursouflures blanchâtres qui correspondaient aux mécanismes météorologiques, et à ses grands océans de bleu. Mais les continents n´étaient plus verts comme elle avait pu les voir de si nombreuses fois ; une épaisse couche de noir parcouru de fissures rouges s´était formé par-dessus, comme si elle avait simplement été carbonisée. D´épais et menaçants panaches de fumée s´élevaient dans l´atmosphère et le grondement qui émanait des derniers humains à l´agonie était presque perceptible.
"Non !" Éclata Anna en se masquant le visage. "C´est impossible !" . Elle s´échappa, mais elle pouvait aller où elle le voulait ; cette vision d´apocalypse était toujours là, sous ses pieds, au travers de la couche de verre. Aucune de ses sœurs jumelles ne bougea pour la réconforter ; c´était leur oeuvre, la réalité des choses, le destin tragique des hommes. A plusieurs mètres de cette assemblée, Anna reprit lentement son souffle et elle demanda doucement dans un petit sanglot : "Pourquoi ? Vous aviez le pouvoir d´arranger les choses en faisant le bien. Des millions d´innocents morts pour le compte de l´humanité…" Il régnait un silence religieux, comme si personne ne pouvait répondre à cette question. Anna s´énerva soudain, elle se leva et les yeux injectés de sang, elle se rendit auprès de la première sœur qu´elle vit, Amely et hurla : "Et pourquoi, vous, vous ne dites rien ?! Pourquoi êtes-vous comme moi ?! Pourquoi ai-je été ainsi conçue ?! Pourquoi je ne sens pas en moi ces pouvoirs de nephilim ?! Je me sens si seule ! ". Anna aurait frappé Amely si elle ne s´y était pas reconnue au dernier moment. Alors elle arrondit les sourcils et réussit à se calmer. Derrière elle, Agatte était revenue, elle lui posa doucement la main sur l´épaule et lui susurra à l´oreille :
" -Ne te sens pas si seule ; nous sommes toi.
-J´aurais préféré me suffire ! Grogna la jeune femme en repoussant la fine main. J´ai peur, vous comprenez ?!
-Aujourd´hui est un jour nouveau pour l´humanité, Anna…Nous sommes le fruit de la seule alliance entre la perfection de l´homme et la sagesse d´un ange. Aucun humain ne peut prétendre nous être supérieur.
-Mais c´est ridicule ! Je refuse d´entendre ce discours, ça ne veut rien dire ! Implora-t-elle.
-Mais c´est ça…Fit Arza, légèrement voûtée. Sa pâleur et son expression de mort-vivant étaient terrifiantes. Bientôt, nous serons les derniers précurseurs de notre espèce. Nous porterons honneur en nous fondant dans l´absolu, ce qu´ils appelaient le "Paradis". Tu comprends maintenant l´importance de notre mission.
-Folles…Vous êtes toutes folles…Je ne suis pas comme vous ! Je vous en empêcherai ! Dit Anna en se serrant les dents. Si j´étais vraiment un nephilim, j´en aurai les pouvoirs. Pourquoi ne les ai-je pas ?!
-Si, tu les as toujours eu en toi. Tu sauras les trouver bientôt…
-Comment ça, bientôt ?
-Nous ne sommes que six…commença Alice. Une de nos sœurs avait compris à temps que le monde allait sombrer dans le chaos. Alors elle a cherché ses pouvoirs et les s´en est servi pour nous échapper. Elle se cache quelque part sur la Terre. Elle peut devenir qui elle veut, elle peut se cacher dans un passé ou dans un futur, si elle en maîtrise les règles mais surtout, elle sait nous échapper.
-Laissez-moi deviner…Vous ne pourrez pas vous en allez sans la septième nephtys, hein ?
-C´est vrai. Et c´est toi qui va aller la chercher.
-Mais à quoi bon ? Si elle peut nous échapper…
-Parce que tu la connais.
-Quoi ?
-Oui, Anna, tu as compris…
-…
-…
-…Adeline…
-Nous t´attendions car tu es bien la seule qu´elle ne fuira pas lorsque tu la retrouveras.
-Mais comment le pourrai-je ?! Je ne sais pas par où chercher, je ne sais pas où elle est ; je pensais qu´elle était morte !
-Tu la trouveras. Conclut Agatte en posant sa main sur l´épaule d´Anna. Maman t´aidera. Mais tu la trouveras et tu la ramèneras."
juste un petit message pour te dire que j´ai lu ton nouveau chapitre. Toujours aussi bien ![]()
De mieux en mieux
J´adore cette ambiance pré-cataclysmique ![]()
mh...apétissant, n´est-ce pas ? ![]()
hier, en dessinant quelques illustrations pour cette fic, mon cerveau a été bombardé d´idées pour la suite de l´histoire ! Je suis en pleine ébullition ![]()
Rapprochons-nous une nouvelle fois de la fin avec ce nouveau chapitre que j´ai soigné...Ca va commencer à devenir bizarre, et attention aux bouleversements ![]()
Allez, bonne lecture !
Chapitre 4
Sans qu´elle ne puisse savoir comment, ni en combien de temps, Anna se retrouva au milieu de terres meurtries, le sol noir et stérile qui s´étendait à des lieues autour d´elle semblait parfaitement stérile, des fougères ou quelque basse végétation qui y vivait jadis se trouvait carbonisé, un petit panache fumée en émanant, tremblant fébrilement au vent froid qui balayait cette étendue de mort sous un ciel gris que le soleil ne percerait certainement plus jamais. Anna se trouvait au milieu de ce désert, se demandant pourquoi c´est là qu´elle avait été envoyée. Il n´y avait rien à voir, sinon la désolation que ses sœurs avaient semée sur les collines. Non loin d´elle gisait un tas de gravas qui semblait avoir été une maison jadis. En s´y approchant, elle constata qu´un voile de fumée l´isolait de l´atmosphère de soufre qui palpitait fébrilement partout autour de la jeune femme.
" -C´est là que vivait Adeline, tu te souviens ? Demanda une voix derrière elle.
-Oui. Je me souviens.
-Alors penses-y.
-C´est si présent dans ma mémoire qu´y penser ne ferait rien de plus.
-Fonds-toi dedans, reviens sur tes pas, concentre-toi…"
Anna suivit le conseil et se fondit dans ses souvenirs. Elle ferma les yeux fortement, le picotement dû au soufre omniprésent disparut et il ne resta bientôt plus qu´elle et ce souvenir. Elle sentit au plus profond d´elle-même ce quelque chose qu´elle avait toujours senti, un germe de vie qu´elle avait protégé depuis toujours en attendant de l´enfanter. Cette chose jaillit soudainement de son cœur et l´illumina. Elle se sentit nouvelle, neuve et elle n´eut qu´à rouvrir les yeux pour se retrouver dans la chambre d´Adeline, en face du tiroir ouvert dans lequel elle venait de fouiller. Ébahi, elle inspecta énigmatiquement ses mains et découvrit sur elle les vêtements qu´elle portait ce jour-là. Devant elle, dans le tiroir, il y avait la photo de sa sœur jumelle qu´elle avait à l´époque prise pour la sienne. "C´est ça…Murmura-t-elle en souriant…Pourquoi n´y ai-je pas pensé plus tôt…"
Anna venait de mettre le doigt sur quelque chose qu´elle avait toujours caché en elle depuis sa naissance sans n´avoir jamais su la retrouvé. C´était le trésor de sa vie, la révélation de sa personne. Elle se précipita à la fenêtre et vit le soleil éclater dans le ciel du grand nord américain, l´herbe était verte, les maisons éclatantes et les gens dans la rue plus insouciants que jamais. Anna venait de reculer de trois mois et cinq jours dans le temps, elle avait le pouvoir de voyager dans sa mémoire. Elle descendit précipitamment les escaliers qui l´avaient menée jusqu´ à la chambre et traversa en coup de vent la salle de vie pour se jeter dans la rue où elle manqua de peu d´éclater de joie ; elle se contenta de regarder vers le ciel en irradiant l´air autour d´elle de bonheur. Elle était si joyeuse de sortir de ce cauchemar. La fin du monde ne lui était finalement pas imposée et elle pouvait vivre à l´abri de ses sœurs maléfiques, dans le passé.
Mais elle fut brutalement interrompue par un haut le cœur à un coin de rue ; une main se plaqua sur son torse, la stoppant net dans sa course vers le bonheur et lorsqu´elle vit à qui elle avait affaire, son visage se décomposa littéralement ; c´était le fantôme à l´imperméable. Cependant, ce dernier ne tarda pas à enlever sa capuche et j´apparut vêtue de l´imposante veste.
" -Sache que se réfugier dans ses souvenirs pour échapper à la réalité peut devenir un jeu très dangereux…Regarde autour de toi. Lui fis-je remarquer, et en effet, tous les passants avaient arrêté leur marche et regardaient Anna avec d´étranges regards. Tous ces gens qui ne te connaissent pas ne seront pas toujours de vieilles personnes sans histoires…Certains peuvent devenir très violents à la vue d´un nephilim. Ca pourrait s´avérer très dangereux si tu comte vivre assez longtemps…
-Lâchez-moi…C´est donc ça le pouvoir de nephilim ?
-Ce n´en est qu´une infime palette…n´as-tu pas l´impression d´avoir oublié quelque chose ?
-…ma guitare ! Elle devrait être sur le lit !
-Il n´y a pas de temps à perdre…retournes-y !"
Et Anna disparut pendant que moi, je m´esquivait dans la pénombre de la ruelle. Elle revint ainsi sur ses pas et lorsqu´elle se retrouva en haut des escaliers, sur le seuil de la chambre d´Adeline, elle hésita un instant, comme si elle sentait en elle le besoin de frapper avant d´entrer, comme si il y avait déjà quelqu´un poussa lentement la porte qui s´ouvrit dans un lugubre grincement et dans l´embrasure se à l´intérieur qu´elle n´aurait su déranger. Elle dévoila, sur la douce soie du lit, baignée de lumière, la takamine d´Anna, la précieuse guitare au bois noir et luisant. A la fois quelques instants et plusieurs mois les séparaient. Contrairement à tout ce qui se trouvait dans la pièce pleinement éclairée, l´instrument luisait puissamment, affranchie de la fine couche de poussière qui retenait tout prisonnier. Le temps semblait s´être arrêté autour de la guitare, et Anna eut beaucoup de mal à se rendre compte qu´elle n´était en réalité là que depuis cinq minutes, la dernière fois qu´elle l´avait vue remontait à si loin…
La jeune femme s´assit prudemment à côté du corps de bois, comme si elle craignait de le réveiller. Elle caressa doucement le manche et l´empoigna pour enfin la hisser sur ses mollets. Les doigts de sa main gauche cherchèrent en tremblant la première note tandis que sa main droite se plaça sur la troisième corde. Anna se souvint fébrilement de l´air et gratta la musique que son père avait composée pour elle le jour où l´instrument lui avait été offert. Mais au milieu du premier couplet de la nostalgique mélodie, la musicienne s´arrêta. Quelque chose n´était pas normal. Une légère douleur vint lui pincer lui pincer les entrailles, elle ressentait de nouveau cette impression de mal être…
Anna se défit de la guitare et l´observa attentivement, il lui semblait qu´elle essayait de lui dire quelque chose. C´était une énigme qu´elle n´aurait su résoudre lorsqu´elle se croyait humaine. Car un sens la guida vers la solution. Sans qu´elle ne puisse dire pourquoi, ce qui l´avait guidé à faire ça, elle desserra les troisième et quatrième cordes jusqu´à les détendre complètement. De la sorte, elle put passer deux doigts par l´ouïe de l´instrument, mais sa terreur face à ce sixième sens qu´elle venait de découvrir fut indescriptible ; ses doigts ramenaient hors de la guitare une lettre qui était resté fixée à l´intérieur même du corps. Horrifiée, haletante, tremblante, Anna s´empressa de déplier le message que son nouvel inconscient lui avait montré. Elle lut attentivement la noire écriture torsadée.
"Ma chère Anna.
Lorsque tu liras ces lignes, ça voudra dire que tu as tout compris, qu´ils m´ont eu. Mais ainsi vont les choses…Ta mère était stérile, notre amour ne suffisait à nous donner un enfant par la voix que la nature avait ouverte à tous les êtres de ce monde. Alors lorsqu´au laboratoire, nous avons décidé de faire disparaître les sept petites filles qu nous venions de mettre au monde contre le grès de la nature, je n´ai pas pu m´empêcher d´adopter celle aux yeux verts qui avait été baptisée Anna. Nous t´avons élevée comme si tu étais notre enfant, avec tout l´amour dont nous étions capable. Tu étais souvent étrange, les jouets que tu avais disparaissais souvent, ceux suspendus au-dessus de ton lit se mettaient à tournoyer lorsque tu approchait en poussant des cris de joie, la nuit quand tu faisais tes dents, ta souffrance faisait grésiller tout le système électrique de la maison et les disjoncteurs explosaient lorsque tu tombais dans une colère noire. Les années passèrent et tes pouvoirs auxquels je ne croyais pas dans les premiers jours s´éteignirent progressivement. Mais au fond de moi, je savais que tu ne serais jamais normale et que tu nous attirerait tôt ou tard la vengeance de ceux qui t´ont conçue…
Pendant ce temps, je m´étais résolu à ne plus revoir mon ami Morgenstern qui avait émigré au Canada avec Adeline, mais il était dans notre projet de t´enseigner à toi à ta sœur, l´écriture en maintenant un contact régulier par courrier entre vous. Si bien que sans ne jamais voir que son écriture, Adeline est devenu ta meilleure amie. Nous t´avons odieusement caché la vérité quant à toi-même, et c´est pour savoir que je mourrai l´âme lavée de ce fardeau que je t´ai confiée cette takamine qu´on se léguait de générations en générations dès que tu as eu l´âge d´apprendre la musique en y glissant ces lignes que jamais tu n´as pu trouver dans ton existence passée.
Maintenant, tu sais tout, maintenant, je peux reposer en paix et te dire qu´où que je sois, je pense à toi, que je t´ai toujours aimée autant que ta mère. J´espère que tu es allée loin dans tes études, que tu es une brillante demoiselle…
Ton père. "
Me laissez pas festoyer tout seul :o)
j´ai fait mes comptes et il ne reste que...2 chapitres en plus de celui que j´ai sous le bras ![]()
Alors est-ce que je les poste séparément ou je prends mon temps et je vous fait une soirée spéciale pour la fin en postant tout en même temps ? Je vous laisse décider ![]()
1- ça c´est du rebondissement
2- Anna a les mollets mal placés
, normalement on pose une guitare sur les cuisses quand on est assis. Enfin c´est vrai, elle n´est pas vraiment humaine.
3- s´il y a des petits fours et du champagne pour la soirée spéciale, je suis partante.
4- t´es sûr que c´est le dernier volume ![]()
Tu pourrais nous faire ´Vingt ans après´, comme Alexandre Dumas. ![]()
je te fais un petit ![]()
Mwarf ^^ ca c´est gentil ^^
Je repasse tout à l´heure pour poster le prochain chapitre !
La soirée spéciale, je l´organiserai samedi prochain :ouin: pour dire adieu à Anna...