Bon je suis en retard de... 48h, mais mieux vaut tard que jamais. En attendant une scène qui sera à priori l´une des perles de cette oeuvre, voyons ce qe l´on a:
Tout s´ouvre par une discussion complètement décousue et pleine de folie entre une fille complètement shootée, et une chenille qui veut^l´être. Un peu " la grenouille qui voualit etre aussi grosse qu´un boeuf" mais version produit hallucinogène...
On rencontre Voltaire, introduit par un jeu de mots... douteux ( nan franchement bravo, t´es sûr que tu consommes pas des trucs hallucinogènes???)
La rencontre entre la Caht de ( du ?) Chester et Alice permet de nous donner une scène encore une fois comique, avec un chat à côté de la case, juste bon à aller au cinéma
Bon après, tu es pour moi l´un des piliers actuels des fanfictions sur ce forum avec Capelle et Sugy, et El_Indyo. Alors fais une pétition pour l´ADSL d´ici Noël^^
![]()
Toujours aussi tordant!
Suis Ptdr!
Mhhh...c´est vrai qu´il est regrettable que je sois si absent du forum...
"Bon après, tu es pour moi l´un des piliers actuels des fanfictions sur ce forum avec Capelle et Sugy, et El_Indyo. Alors fais une pétition pour l´ADSL d´ici Noël^^"
Comment veux-tu que je ne rougisse pas...tu me compare à Capelle, à Indyo ! C´est géant, merci !
Bon, pour la suite, vous allez devoir attendre, pareceque j´ai une dissert d´histoire à faire et je bloque carrément...
Bon ben j´en avais marre de ma dissert alors j´ai pris les bonnes vieilles habitudes
et en une soirée, j´ai réussi à boucler ce chapitre !
Alors il est vachement long à vue de nez, mais vous allez rapidement comprendre pourquoi, c´est parceque j´ai voulu accentuer le non sens du passage dans l´oeuvre originale (comme j´aime bien le non sens, moi ^^) mais au final, je sais pas si c´est vraiment drôle :?
Bon bah bonne lecture
Chapitre 5
Alice arriva bientôt en vue d´une grande maison, si grande qu´elle grignota un bout de champignon grandissant pour gagner quelques dizaines de centimètres et se sentir plus à son aise. Elle devina tout de suite que la demeure appartenait au lièvre de mars car la cheminée avait la forme d´une oreille de lapin et les ardoises du toit était recouvertes d´une couche de fourrure. Dans le jardin qui séparait la jeune fille de la maison était dressée une grande table nappée de carreaux blancs et rouges, de nombreux et divers plats y étaient exposés ; des gâteaux très alléchants, très colorés, des cafetières, des boîtes entières de sachets de thé, des dizaines de carafes d´eau bouillantes, des galettes, des pots de confitures, des briques de beurres, des baguettes dont plusieurs étaient entamées, des dizaines de jeux de couverts répartis en deux tas ; les propres et les sales et de ce festin déjà délicieux pour les yeux émanaient les odeurs les plus appétissantes. Réunis et très serrés dans un seul coin de la table, le lièvre de Mars et le chapelier discutaient vivement, tous deux accoudés sur un petit loir profondément endormi. En s´approchant timidement, Alice fut frappée d´horreur et de surprise ; le chapelier réfugié sous ses lunettes que l´on aurait cru découpées dans un cul de bouteille et sous son proéminent chapeau à vendre pour dix livres et six pens, selon l´étiquette qui en pendait, le chapelier, c´était l´un des deux profs de philosophie du lycée !
Lorsque le lièvre vit Alice pour la première fois, sa réaction fut de se jeter sur les chaises qui se trouvaient à sa gauche en criant "Occupé ! C´est occupé !" Alice parut offensée et décida de s´inviter à ce buffet malgré l´interdiction et elle s´assit donc sur un confortable fauteuil rouge en bout de table, aux côtés des deux, ou plutôt trois, personnages étranges.
" -Voulez-vous du vin ? Demanda courtoisement le lièvre.
-Mais…Il n´y pas de vin ! S´exclama Alice. Je ne vois que du thé !
-Oh, magnifique ! Éclata le prof de philo qui ne semblait pas reconnaître l´adolescente. Je ne pourrai pas me faire coincer par l´Alcotest en rentrant chez moi !
-Dans ce cas, prenez donc du thé, et cessez de nous importuner ! Fit le lièvre."
Alice prit donc une tasse de thé et une part de galette.
" -Où en étions-nous ? Demanda soudainement le chapelier.
-Je disais que l´existence telle qu´elle jaillit des récents travaux publics de Poinçon et Wattmann d´un Dieu personnel quaquaquaqua à barbe blanche quaqua hors du temps de l´étendue qui du haut de sa divine apathie sa divine apathie sa divine athambie sa divine aphasie nous aime bien à quelques exceptions près on ne sait pourquoi mais ça viendra et souffre à l´instar de la divine Miranda avec ceux qui sont on ne sait pourquoi mais on a le temps dans le tourment dans les feux dont les feux les flammes pour peu que ça dure encore un peu…
-…et qui peut en douter mettront à la fin le feu aux poutres assavoir porteront l´enfer aux nues si bleues par moments encore aujourd´hui et calmes si calmes d´un calme qui pour être intermittent n´en est pas moins le bienvenu mais n´anticipons pas des recherches inachevées n´anticipons pas des recherches inachevées mais néanmoins couronnées par l´Acacacacacamédie d´Anthropopopométrie de Berne-en-Bresse de Testu et Conard il est établi sanq autre possibilité d´erreur que celle afférente aux calculs humains qu´à la suite des…
-Recherches inachevées inachevées de Testu et Conard ? Demanda soudainement le loir dans sa barbe, comme si il parlait dans son sommeil."
Alice resta abrutie devant cette conversation, mais même en mobilisant toutes ses capacités intellectuelles, elle n´avait réussi à comprendre le moindre mot de l´échange philosophiquo-saispastropquoi entre les trois parleurs. Mais elle réussit cependant à se convaincre que c´était tout bonnement incompréhensible. Alice profita alors du blanc qui s´installa momentanément pour prendre une tasse de thé et déclara :
" -Hm ! Ce thé est délicieux ! Mais au fait, quelle heure est-il ?
-Mais enfin, il est l´heure du thé ! Dit le chapelier avec un geste de la main exprimant tout son dédain.
-Et quel jour sommes-nous ? Fit soudainement le lièvre.
-Bah, on est vendredi, je sortait d´Espagnol, là…
-Cruche ! Je demandais la date, pas le jour !
-Nous sommes en mai, cher ami. Affirma le chapelier en regardant sa montre de poche. En regardant par-dessus son épaule, Alice fut stupéfaite de découvrir une telle montre ; elle n´indiquait pas l´heure, mais bien le moment de l´année et ce, sans donner la date précise !
-Ouah, trop de la balle ta montre ! Pourquoi elle donne pas l´heure ?
-Mais bien parce qu´il est l´heure du thé. Intervint le lièvre en accentuant le "thé". Et lorsqu´il est l´heure du thé, il est nécessairement dix-sept heures !
-Mais comment saurez-vous l´heure qu´il sera dans deux heures dans ce cas ? Interrogea Alice qui comprenait de moins en moins.
-Enfin ! Quelle idiotie ! Dans deux heures, il sera l´heure du thé ! répondit le rongeur furieux. Que vous apprend-on à l´école ?? ?!
-Mais vous n´allez pas prendre le thé pendant tout ce temps !?
-C´est qu´ici, le temps est fortement contrarié ! Intervint le chapelier. Cela fait des semaines qu´il indique l´heure du thé !
-Tu veux dire que le temps s´est arrêté !?
-En quelque sorte, mais ce n´est pas pour me déplaire, j´apprécie l´heure du thé, mais imagine un instant si le temps s´était arrêté durant notre sommeil ; nous serions morts !
-Mais comment se fait-il que le temps se soit arrêté ?! Insista Alice, incrédule.
-C´est par ordre du syndicat des éléments. Souffla le lièvre. Le temps n´était plus très bien rémunéré et en plus il avait du temps devant lui, alors il s´est mis en RTT. Que voulez-vous ? Il n´y a rien de mieux qu´une grève du temps pour ennuyer les gens.
-C´est vrai…Mais ça n´a aucun sens !
-Reprendrez-vous une part de tarte au cannabis ? C´est ma spécialité ! Invita le chapelier qui semblait ennuyé de cette conversation sur le temps.
-Ah bah oui, je vais goûter ! S´exclama l´adolescente en se penchant sur la table pour s´emparer d´une part de gâteau. "
Ils mangèrent avec appétit pendant un long moment, puis le lièvre de mars s´exclama soudain :
" -Quel jour avez-vous dis que nous sommes ?!
-Nous sommes au mois de mai ! Rétorqua le chapelier.
-Ne fait-il pas un peu doux pour un mois de mai ?!
-C´est vrai…maintenant que vous le dites…Marmonna-t-il en regardant sa montre d´un air songeur.
-Elle est bien remontée, au moins ? Conseilla la jeune fille derrière.
-N´était-ce pas toi que j´avais chargé de graisser le mécanisme dernièrement ?! Gronda le chapelier en direction du lièvre.
-Si, effectivement ! Mais je l´avais fais avec le meilleur beurre ! Affirma-t-il en faisant signe de lui passer l´objet.
-Du beurre ! S´exclama Alice.
-Idiot ! Je t´avais dis de la margarine, pas du beurre salé !
-Du beurre salé ! refit-elle pleine de dégoût.
-Mais enfin…Soupira le lièvre en prenant la montre qu´il colla à son oreille.
-Ou alors as-tu utilisé le couteau à pain qui aurait laissé des miettes dans les engrenages ?!
-C´était le meilleur des beurres ! Affirma-t-il en ouvrant l´objet pour en examiner attentivement le mécanisme. Puis il la referma et l´observa pensivement. Enfin, il la prit par la gousse et le trempa dans sa tasse de thé en affirmant toujours plus sûr de lui que c´était le meilleur beurre."
Une fois l´incident de la montre clos, ils continuèrent à manger avec autant d´appétit que lors de la précédente interruption. Le chapelier invita Alice à se servir en tartines de vérazoponeg. "C´est un savant mélange très bénéfique et salvateur pour l´organisme, autrefois utilisé pour récurer les chiotes dans les goulags ! " Expliqua naturellement le chapelier. Mais comme Alice n´avait même pas la moindre idée de ce que pouvait être un goulag, elle se contenta de sourire et de goûter à l´étrange confiture vert kaki où explosaient quelques bulles. Comme elle n´était pas accoutumée à cette marmelade au moins aussi forte que le champignon qu´elle avait fumé le soir où elle avait vu un mort-vivant affirmant être Elvis Presley en train de faire la vaisselle dans sa cuisine, elle demanda du thé au kiwi pour prévenir l´érosion de la paroi de son estomac.
Après avoir pris mutuellement pris de cette confiture, les trois personnages toussotèrent à tour de rôle puis se regardèrent une nouvelle fois, et le lièvre demanda l´heure.
" -Oh ! S´exclama le chapelier comme s´il s´agissait d´une surprise. Il est dix-sept heures prenons donc le thé !
-Mais avec grand plaisir ! Vous joindrez-vous à nous jeune pucelle ? Demanda courtoisement le lièvre.
-Bah, on vient de bouffer, je vois pas pourquoi on reprendrait le thé !
-Mais parce qu´il est dix-sept heures ! S´exclama le chapelier en servant du thé à l´ananas à la jeune fille qui soupirait en se massant les yeux.
-Que disions-nous donc la dernière fois ? Lança le lièvre hâtif de discuter.
-Nous disions donc qu´il est établi tabli tabli ce qui suit qui suit qui suit assavoir mais n´anticipons pas on ne sait pourquoi à la suite des travaux de Poinçon et Wattmann il apparaît aussi clairement si clairement qu´en vue des labeurs de Fartov et Belcher inachevés on ne sait pourquoi de Testu et Conard inachevés inachevés il apparaît que l´homme contrairement à l´opinion contraire que l´homme en Bresse de Tetsu et Conard que l´homme enfin bref que l´homme en bref enfin malgré les progrès de l´alimentation et de l´élimination des déchets est en train de maigrir et en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré l´essor de la culture physique de la pratique des sports.
-Tels tels tels le tennis le football la course et à pied et à bicyclette la natation l´équitation le tennis le camogie le patinage sur glace et sur asphalte le hockey sur terre sur mer et dans les airs, la pénicilline…
-OH ! Vos gueule ! Ca veut rien dire ce que vous vous efforcez à dire, là !
-Mais enfin. Protesta le chapelier. Nous sommes des êtres doués de la réflexion, pourquoi ne pas en profiter ? Sur ce, le loir sans ouvrir une seule paupière sembla se réveiller, comme sorti d´un cauchemar et se mit à parler à toute vitesse :
-Bref on ne sait pourquoi en seine Seine-et-Oise Seine-et-Marne Marne-et-Oise assavoir en même temps parallèlement on ne sait pourquoi de maigrir rétrécir je reprends Oise Marne bref la perte sèche par tête de pipe depuis la mort de Voltaire étant l´ordre de deux doigts cent grammes par tête de pipe environ en moyenne à peu près chiffres ronds bon poids déshabillé en Normandie on ne sait pourquoi…
-Et bien tais-toi si on ne sait pourquoi…Monsieur le lièvre, servez-moi un peu de thé à la carotte.
-Mais bien sûr, fit le rongeur en explorant des bras le lot de carafes qu´il y avaient là. Il lui en présenta une.
-Ne vous servez pas jeune pucelle ! Déclara le chapelier. N´entendez-vous pas ?
-Quoi ?!
-Le thé. Il a tourné !
-En êtes-vous sûr ?! Demanda le lièvre.
-J´en parierais ma montre !
-Dans ce cas…"
Exaspérée par un tel non-sens, Alice se leva de la table et se résolut à s´en aller et poursuivre son chemin. Elle avait l´espoir de rencontrer le chat du Chester plus loin dans la forêt ou des gens plus accueillant que ce troupeau d´individus vraiment louche dont elle prit congé sans même un adieu. Lorsqu´elle se retourna pour la dernière fois avant de s´engouffrer dans l´épaisse végétation, la dernière chose qu´elle vit fut le chapelier et le lièvre réunissant leurs efforts pour enfoncer le loir, la tête la première dans la tasse de thé à la carotte. "Et ne reviens pas avant de savoir si il a tourné ou non ! "
je te commente plus tard ton chapitre, c´était pour une chose qui apportera gloire et fortune à nous tous collaborateurs de la fic commune:
Nous voudrions la poster sur le site www.fanfictions.net Sache que Sugy, El_Indyo, Cappelle et Zell-2 sont d´accords comme moi, on voudrait avoir ton accord
Ah OK...C cool ! bien sûr que je donne mon accord, je suis même surpris que l´on y ai pensé, pour le peu que j´ai fait -_- ...
Mais dis-moi, cela ne solliciterait aucun apport financier ?
Non, aucunement ![]()
Voyons tu as écris un chapitre donc comme tout le monde tu as ton mot à dire sur le sujet. Et si il y a quelque chose à payer ce sera Hollywood ou Square Enix quand ils négocieront avec nous pour en faire un film ![]()
MAGUS --->.... ![]()
Ah magus...
Dites-moi au fait si c´était pas trop lourd ce chapitre ?
PPPOOOWWWAAA !! !
je reviens en force avec le nouveau chapitre de notre blondasse préferée !
Bon, là, j´étais un peu fatigué en écrivant, alors c´est un peu moins disjoncté que précédement, mais même moi j´ai souris en relisant, alors je vois pas pourquoi ça serait plus drôle ^^ donc, dernier chapitre pour la prochaine fois
Chapitre 6
Pied gauche, pied droit…Pied gauche, pied droit…Pied droit, non, pied gauche…Alice se rétama ridiculement dans l´herbe ; le thé à la carotte et la fumée de cannabis lui avait vraisemblablement endommagé le système. L´adolescente se releva péniblement et continua à marcher vers les bois. Dans la voûte des arbres, les oiseaux sortaient timidement leur petite tête et chantaient le printemps. Au fur et à mesure que la jeune fille remarquait leur présence, ceux-ci piaillaient à tue-tête jusqu´à être parfaitement synchronisés. Au bout de plusieurs secondes, Alice reconnut l´air de "Hung Up" de Abba. Elle aurait bien eu envie de danser comme Madonna, mais son dos commençait à lui faire mal alors elle tapa simplement des mains et tous les oiseaux se turent pour écouter le silence de la forêt. De toutes façon, c´était bien plus joli qu´une chorégraphie de Madonna…
Alors qu´elle suivait le sentier depuis une longue demi-heure, Alice vit devant elle, appuyée sur la tige d´une marguerite, la chenille. Illuminée à l´idée de retrouver quelqu´un qui l´avait aidée par le passé, Alice se précipita vers la larve pour partager une petite taffe avec elle. Mais lorsqu´ils se rencontrèrent, elle fut frappée de déception ; la chenille s´était atrophiée et de grandes ailes blanches avaient poussées dans son dos. Son expression hautaine et son attitude paresseuse n´avaient en revanche aucunement changé et de ses grands yeux surmontant des cernes grandes comme des sacs poubelle, le papillon fixait Alice :
" -Tenez donc…Qui revoilà…Est-ce vous, jeune fille ?!
-Et oui, je vous ai vu par hasard alors je me suis dis que le pourrais passer prendre de vos nouvelles.
-Oh…C´est la routine, vois ce que je suis devenu.
-Un papillon ! Comme vous êtes beau !
-Et que avez l´air conne avec cet air ridiculement candide que je vous conseille de gommer de votre visage !
-Hem…Excusez-moi.
-Mais je vous en prie ! Alors, où vous rendez-vous ?!
-Et bien je ne sais toujours pas, en fait.
-Sachez que j´ai aperçu tour à tour ces coquins de Voltaire et de Rousseau se rendre à la parie de croquet de la reine !
-C´est vrai ?! Je voudrais tant rencontrer la reine moi aussi ! Connaissez-vous la route pour s´y rendre ?
-Et bien, il faut passer par la salle des portes et emprunter la plus petite de toutes, la partie aura lieu au jardin des roses.
-La salle des portes ? C´est par là que je suis arrivée. Mais je n´ai jamais réussi à passer par la petite porte…
-Dans ce cas, retournez-y et grâce au champignon que je vous ai confié, vous n´aurez aucun mal à vous y introduire ! L´entrée la plus proche se trouve dans le glandier que vous trouverez le long de ce sentier.
-Un glandier ?! Vous voulez dire un chêne.
-Si vous voulez.
-Merci du tuyau, laissez-moi regarder vos magnifiques ailes une dernière fois. Cela ne vous fait donc absolument rien d´avoir évolué ainsi ?
-Bien sûr que non, l´évolution au cours de la vie est la chose la lus naturelle qui soit, je ne ressens pas plus de mal être à être papillon que chenille. C´est ainsi. Et ne soyez pas jalouse, regardez, vous aussi évoluez, ne serait-ce que par votre langage que vous ne châtiez plus autant qu´avant.
-Oui, c´est vrai…Je crois que j´ai compris votre morale, monsieur le papillon…Chacun de nous, chenille que nous sommes, cachons en nous-même un papillon qui éclora tôt ou tard…
-Exactement. Maintenant que vous avez compris le principe de la vie, je vais vous laissez avec mes dires et m´envoler pour battre des ailes pendant de longues années. Vous aussi, prenez votre envol et pensez à moi lorsque le jour viendra où vous ne vous sentirez plus vous-même !
-Oui, pour vous, je vais arrêter le chichon ! Confia Alice en regardant le papillon s´élever dans les airs, suivant une colonne de lumière qui l´avait éclairé au fur et à mesure qu´il avait énoncé sa morale. "Adieu ! " Fit le papillon en s´élevant dans les airs, bientôt il passa au travers de la strate de feuilles et sous le regard ému d´Alice, il prenait sa liberté en battant la joie de ses grandes ailes. Alors qu´il venait de pousser les portes grinçantes du paradis, un pigeon passa en un éclair et referma son bec tranchant sur le petit insecte. Le pigeon s´en alla en poussant un léger rôt.
Alice avait observé la scène avec attention et en voyant une aile du papillon tomber en virevoltant vers elle, elle se dit que finalement, c´était pas si cool de devenir un papillon, alors elle reprit un bédo et l´alluma à l´abri de ses mains et poursuivit son chemin en oubliant la morale somme toute débile de l´insecte…
Mais en moins de trois minutes, elle arriva devant le fameux glandier que lui avait décrit le papillon. C´était effectivement un chêne comme il en existait des dizaines de milliers, mais dans son tronc était découpée une porte où pendait un écriteau : "HS" disait-il. Mais la jeune fille poussa quand même le portique et vit sous ses pieds s´étendre un profond puit sur les parois duquel étaient tendus de gros câbles. Alice recula de quelques pas pour confirmer ce qu´elle pensait ; le bouton d´appel garantit qu´il s´agissait bien d´un ascenseur. Mais comme la cabine n´était pas disponible, elle se résolut à y descendre à la force de ses bras pour arriver à l´heure à la partie de croquet de la reine. Malheureusement, une peau de banane tomba jute à ce moment d´une branche de chêne entre Alice et la porte l´ascenseur. "Merde, se dit-elle, je vais encore glisser…" Et en effet, à peine avait-elle prononcé ces mots que son pied appuya sur le fourbe épiderme jaune tacheté de brun et Alice tomba de nouveau à la renverse, précipitée dans l´antre de l´ascenseur. "Je devrais pourtant le savoir, que les peaux de banane tombent souvent de la cime des chênes…"
Alice passa au travers du plafond dans un terrible fracas de bois cassé et s´écrasa sur le sol, manquant de peu la table de verre. Lorsqu´elle se releva, elle constata avec amusement qu´au fil de ses ballades, elle avait retrouvé une taille humaine, elle put donc ramasser la clef d´or qui était resté traîner par terre lorsqu´elle ne faisait pas plus de dix centimètres de hauteur. Ainsi, elle put l´insérer avec minutie dans la serrure ; celle-ci émit un cliquetis mécanique et, comme mue par un ressort, la porte s´ouvrit et la blonde pleine d´astuce glissa la clef dans l´embrasure pour empêcher qu´elle ne se referme à cause d´un courant d´air. Ce n´est qu´à ce moment-là qu´elle prit un morceau de champignon qui la ferait redevenir suffisamment petite pour se glisser dans le monde plein de magie que semblait lui promettre le fantastique jardin.
Et en effet, c´était le pied ! Elle se souvint du point auquel elle avait trépigné d´envie d´y être, et maintenant qu´elle foulait l´herbe verte fluo, Alice étincelait de bonheur. Il y avait sous ses pieds la plus belle et la plus grâce herbe qui soit, elle était si moelleuse, si épaisse qu´elle se serait bien allongée dedans pour la rouler et la fumer. Il y avait à quelques endroits des plans de cannabis, des fontaines de kro, des arbres dont la sève ressemblait à de l´ecstasy, des fourgons de gendarmerie servant d´échelle à des pousses diverses. La jeune fille vit devant elle une grande haie soigneusement taillée au milieu de laquelle s´ouvrait une embrasure ; elle décida d´aller faire la visite. Elle se retrouva ainsi dans un couloir de haies et après avoir emprunté au hasard deux ou trois allées, elle se rendit compte premièrement qu´elle venait de s´engouffrer dans un labyrinthe et secondement qu´elle était complètement perdue…elle allait être en retard pour la partie de croquet…"En retard !" Se répéta-t-elle. "En retard…" Entendit-elle en voyant devant elle surgir le lapin blanc et s´engager dans les allées avec une confiance et une hâte remarquable, comme si il avait emprunté ce chemin depuis toujours…
Alice déambula ainsi pendent un certain temps lorsqu´elle se retrouva dans un petit parc au centre duquel se dressait un rosier. Autour de ce dernier étaient affairés trois étranges personnages ; il s´agissait de cartes à jouer chacune pourvues d´une tête et d´une paire de bras ainsi que de jambes. Il y avait le trois, le cinq et le deux de cœur. Et ils étaient bien nerveux ; les trois s´agitaient avec précipitation autour de l´arbuste, peignant les roses blanches en rouge…L´adolescente sembla fortement les perturber lorsqu´elle engagea la conversation :
" -Heu…salut ! Vous faites quoi là ?
-Argl ! Fit la carte portant le numéro trois. Nous…nous repeignons les roses de la reine en rouge !
-Ah…cool…Vous avez rien de mieux à faire les gars ? C´est que je vais organiser une fête, là et je voulais savoir si vous voulez venir ?
-Heu…Fit la carte numéro cinq. C´est que la reine est fort susceptible et les jardiniers qui ont planté cette horreur ne savaient pas que sa majesté préférait les roses rouges !
-Ah…et bien vous direz à…au truc, là, la majesté qu´elle a mauvais goût !
-22 ! V´là la grosse !! ! Hurla la carte numéro deux. En pointant du doigt une allée. Sur cette alarme, les deux cartes peintres jetèrent leur matériel de peinture par-dessus la haie derrière elles et se prosternèrent en pliant leur corps de carton au maximum."
Alice, elle, resta debout, les bras comme du chewing-gum avec son air demeuré et ne sembla pas tout comprendre lorsqu´elle vit un as de cœur débouler et annoncer la venue de la Reine de Cœur. La jeune fille fut interloquée devant une telle vision d´horreur ; la reine était à des lieux de ce qu´elle avait imaginé ; c´était une grosse personne terriblement vulgaire d´apparence, au teint foncé et ses gros cheveux grisonnants frisaient comme les poils d´un caniche, elle lui rappelait un peu la directrice de son lycée !
La reine inspecta les cartes toutes tremblantes et pendant que son horrible regard humide se posait sur Alice, la carte numéro cinq se leva d´un bond et détruisit une rose restée blanche sur l´arbuste avant de regagner sa place auprès de ses confrères, le tout n deux furtives secondes. "Qu´est-ce qu´elle est moche !" S´exclama la grosse en soufflant une mèche d´Alice. Puis elle se dirigea vers le rosier, ce qui déclencha une crise d´angoisse perceptible chez les cartes. "Ca pue la peinture par ici ! " Ronchonna-t-elle avant de rejoindre l´as de cœur, les mains dans le dos. "Et tâchez d´être à l´heure pour la partie de croquet !" Éructa la reine avant de disparaître. Il y eut ensuite un flottement et enfin, les cartes se levèrent pour aller remercier Alice tous en cœur. "Voyez-vous, cette tyrannie ambulante n´a d´yeux que pour la perfection !" Déclara cinq, bientôt suivi de trois qui ajouta : "C´est à croire qu´elle n´a qu´un seul cœur ! Même son as en a ! Il n´en a qu´un, mais il en a, et un gros en plus !" . Deux arriva et affirma : "Cette monstresse est capable de tout ! A chaque fois qu´elle constate un manquement à son règlement, elle lui fait couper les…"
" - QU´ON LEUR COUPE LES COUILLES !! ! Explosa la reine en revenant au pas de charge dans le parc, le visage rougi et gonflé par la rage. Dans sa main, elle tenait effectivement le pot de peinture qu´elle venait de trouver dans l´allée.
-Non, pitié ! Pas les couilles ! Supplièrent en cœur les trois cartes.
-Oh bah non, pas les couilles…Fit Alice sans trop savoir de quel côté se ranger.
-Et pour vous, ça sera les miches si ma loi ne vous convient pas ! Vociféra la reine à se rompre les cordes vocales.
-Ah bon, et bien qu´on leur coupe les couilles…déclara alors l´adolescente indifférente au sort des cartes."
Sur ce, la carte joker portant une cagoule de bourreau et une paire de tenailles dans la main arriva et, aidé par les quatre as, il fit sortir les cartes peintres, ignorant leurs pleurnichement et leurs supplications, si bien qu´il ne restait plus que la reine et Alice elle-même.
" -Et bien, jeune fille, pourquoi ne vous joindriez-vous pas à ma partie de croquet ? Fit-elle n prenant un ton exagérément agréable et bienveillant en battant des cils.
-Euh…Parce que je sais pas jouer au croquet, ça vous convient comme excuse ? En plus, j´aurais préféré une partie de rugby, c´est le seul sport anglais où les joueurs ils sont beaux gosses, c´est pas comme au croquet…sport de tapette…"
c´est léger ![]()
![]()
oui, en effet, c´est sûr que ca vole pas haut...si tu veux parler de la quantité, j´essaie de tounrer autour de 3pages pas chap... ![]()
j´aime bien c´est sympa ![]()
les deux derniers chapitres sont un peu moins amusants que les autres, mais se lisent avec plaisir.
les passages philosophiques: aussi clairs que ceux que je me rappelle au lycée ![]()
note : je ne suis qu´en 1°L et je n´ai jamais eu de cours de philo ; c´est donc l´esprit bien tordu que j´écris ça...
c´est vrai que c´est moins amusant que les précédents, mais mon humour s´essouffle rapidement
Je faisais un p´tit up pour ma promo...
Je me décide de plus en plus quant à la fic FF7 que je vais commencer dès que j´aurais fini celle-là ![]()
c´est à dire dans pas longtemps, je pourrai compter sur vous pour lire ?
j´essarais ![]()
Voilà !
Ca y est !
C´est beau !
C´est la fin...
Je l´ai écrite ce matin en repensant à tous les bons moments que j´ai pu passer en votre compagnie...
Merci à vous tous d´avoir été si nombreux à lire cette fic et de pas m´avoir trop tapé à cause de mon humour vraiment douteux...
J´espère que ça vous aura bien plu, au moins autant qu´à moi, c´était une très bonne expérience que de m´essayer à la littérature comique
Maintenant, il est hors de question de chômer pour moi en plein milieu d´une période si prolifique ; j´ai encore les Silences d´Anna à achever et une fic FF7 à commencé, je l´avais pas fait depuis "La Dernière des Matérias" l´hiver dernier...Viendez la lire, viendez dès qu´elle sera postée
Voilà, je vais poster avec une dernière tranche de rire ce chapitre bien lourd qui clot ce chapitre de ma grande carrière de petit écrivain internaute...graaah, bonne lecture
et bonne journée
Chapitre 7
Alice était hallucinée de voir à quoi ressemblait une partie de croquet ; il ne semblait y avoir ni règle ni arbitre et encore moins de sérieux…En fait, ça ressemblait à ses cours d´Espagnol…Elle se souvenait que le but de ce jeu bourgeois était de faire passer des boules sous des arches à l´aide de grands marteaux, mais lorsque les marteaux étaient des clubs de golf aussi rigides que des poissons fraîchement pêchés, que les arches étaient formées par les cartes qui se contorsionnaient dans tous le sens et que les boules étaient les couilles tranchées par le bourreau, il s´avérait plutôt difficile de ne pas sombrer dans un fou rire. Cela n´était peut-être pas si drôle, mais la jeune fille avait un tel coup dans le nez que tous les invités se retournaient vers elle lorsqu´elle pouffait presque par réflexe de rire…
Arès avoir passé une dizaine de minutes à essayer de raidir son club qu´elle pensait plutôt consistant et désagréable à se faire encastrer dans le crâne, elle se rendit compte qu´autour d´elle s´était installé le bordel. En effet, partout sur la pelouse, les cartes suintantes de sueur allaient et venaient à toute vitesse pour former des arches au besoin des joueurs qui n´avaient qu´à siffler pour modifier complètement le parcours, les gens se promenaient, papotaient et faisaient régner un épouvantable brouhaha. De temps en temps, une ou deux couilles passaient en vitesse en rebondissant, ayant échappé à la garde du tonnelier, ou la reine s´aventurait dans cette anarchie, accompagnée du joker, elle hurlait à tue-tête : "Qu´on lui coupe les couilles ! Qu´on lui coupe les couilles !" , particulièrement à ceux qui peinaient à maîtriser leur marteau. Et comme Alice tenait à ses ovaires et ne comptait pas finir vieille fille comme cette horreur de la nature, elle s´efforça d´adopter une posture dominatrice face à son outil.
Ainsi, lorsque la reine passa derrière elle, elle lui glissa quelque mot gentil avant de reprendre sa tournée de castration. L´adolescente profita de ce désordre général pour se fondre dans la masse qui semblait s´emplir toujours plus. C´est comme ça qu´elle entendit non loin d´elle deux voix qui lui étaient familières :
" -Palsambleu ! Que me dites-vous là ?!
-Je disais que la conscience d´exister, que les sentiments ou la pensée risquent de faire éclater, peut s´appuyer sur quelques sensations élémentaires, qui l´immergent dans le grand rythme universel. C´est en s´y fondant que l´homme découvre ce mouvement régulier et profond, qui est le véritable repos.
-Voyons, mon cher, ce que vous dites là est en adéquation avec la pensée du siècle…Fichtre ! Je me demande comment des gens aussi méprisables et démunis que vous peuvent s´accorder le privilège d´être édité !
-Le méprisable et démuni vous emmerde bien bas, mon sieur.
-Oh ! Sont-ce vos bourses qui traînent dans les feuilles mortes ??
-Holà, fit ! S´en est trop !"
Alice les reconnut tout de suite ; c´était Voltaire et Rousseau, les deux plus grands amis de l´histoire de la littérature ! Après s´être traité comme du poisson pourri pendant quelques minutes, ils en vinrent aux poings et c´est la gueule en sang que, sur ordre de sa majesté, ils furent traînés sur l´échafaud.
" -Est-ce sur la voie de Robespierre que nous sommes guidés ?! S´exclama Voltaire visiblement honoré.
-Diantre ! Quel anachronisme ! Puis-je caresser l´espoir de vous rappeler que vous êtes mort une vingtaine d´années avant de voir ce cher Robespierre perdre la tête ?! "
Ce débat était définitivement trop élevé pour la pauvre blonde qui renonça à assister à la telle atrocité de cette scène de castration…
Soudain, Alice se retrouva face au dos de la reine, qui représentait tout de même une impressionnante créature ! Et sur ses épaules apparurent bientôt dans un nuage de vapeur une étrange forme, un sourire plein de grandes dents pointues et une paire d´yeux glaciaux ; c´était le chat du Chester !
" -Oh ! Monsieur le chat ! Comment allez-vous ?
-Ca va, le Ronron était au poisson aujourd´hui.
-Mais pourquoi êtes-vous apparu sur les épaules de la reine ? Ca ne doit pas être très confortable…
-Quoi ?! Hurla la reine qui venait d´entendre son nom en se retournant.
-Oh…Excusez-moi, madame, je ne voudrais pas vous mettre à dos, mais vous avez un chat dans le dos…
-Cessez ça ! Ce n´est pas drôle !
-Mais madame !
-Taisez-vous, jeune cruche et admirez ce swing ! Fit-elle fortement en se mettant en position sur son club de golf, le tout accommodé d´une petite mimique de l´arrière-train qui fit pouffer de rire Alice. Maintenant que la reine lui tournait le dos, elle se retrouvait face au chat du Chester.
-Elle a l´air bien remontée, la grosse cochonne, hein ? Dit-il en clignant de l´œil avant de glisser le long de l´imposant dos. Il vint ensuite ronronner aux pieds de la jeune fille en déployant toujours son grand sourire, puis il revint à pas de loup vers le reine et se dressa sur ses deux pattes arrières pour se faire les griffes sur le cul de la grosse, un horrible déchirement crissa et s´attira tout le silence du terrain, tout le monde regardant le derrière de la reine exagérément relevé où on voyait à présent une colossale paire de fesses avec un…un string…
-Non ! Cria Alice en se portant les mains à la bouche pour s´empêcher de se vendre une nouvelle fois.
-Mon dieu ! Cria quelqu´un dans la foule. La reine porte des strings !
-GGGRRRAAAHHH !! ! Vociféra l´animal déchu en gardant la même posture terriblement ridicule. QU´ON LUI COUPE LES …
-Holala ! Pas de contre sens ! C´est la chat qui campait sur votre dos qui…
-FERMEZ-LA ! ATTRAPEZ-LA ! Hurla-t-elle dans un dernier élan de rage en la pointant son index gros et gras."
Alice ne chercha pas plus longtemps à la raisonner et prit la fuite lorsqu´elle vit que toutes les cartes du royaume ne formaient plus qu´une gigantesque vague de carton rouge et noire à sa poursuite. "Finalement, c´est pas si tapette que ça, le croquet…" Pensa-t-elle en courant. L´adolescente franchit un terrain de collines, un terrain de golf, un de mini-golf, un de grand golf, un de football, de nouveau un de tennis, à moins que ce ne fut un de badminton, un de volley, un de beach-volley sur gazon, avant d´arriver à l´orée d´un bois. Elle se retourna et vit que les cartes guidées par la reine aussi rouge de colère que sa robe la poursuivaient toujours, alors elle s´engouffra dans le bois qui s´avérait plus dense que ce qu´elle avait pensé, si bien que ses jambes furent éraflées en plusieurs endroits, ses vêtements se déchirèrent dans les ronces, mais cette épreuve fut rapidement franchie car elle arriva bientôt en vue de la maison du lièvre de Mars ! Quelle chance !
Là, elle ne prit pas le temps de regarder ce qu´il y avait sur la table ; elle s´invita au goûter et s´assit aux côtés du chapelier, lui-même à côté du lèvre, les deux ayant fait un demi-tour de table depuis la dernière fois.
" -Hey ! C´est toujours l´heure du thé ?!
-Je ne sais pas…Quelle heure est-il ? Demanda le lièvre au chapelier.
-Oh bah ça alors ! Il est dix-sept heure ! Prendrez-vous le thé avec nous, jeune pucelle ? Invita le chapelier les yeux plongés dans la carafe de thé aux carottes. Alors, le thé a-t-il tourné ? Demanda-t-il certainement au loir.
-Attendez, je dessers un dernier joint et je vous réponds ! Il y a des fuites partout ! Répondit une voix à l´intérieur de la carafe.
-Très bien ! Où en étions-nous ? Rappela le lièvre.
-Je disais que le tennis les faits sont là on ne sait pourquoi je reprends au suivant bref enfin hélas au suivant pour les pierres qui peut en douter je reprends mais n´anticipons pas je reprends la tête en même temps parallèlement on ne sait pourquoi malgré le tennis au suivant…
-TA GUEULE ! Interrompit Alice exaspérée. Cannabis ?
-Oui, bien sûr, fit le loir de l´intérieur de la carafe en lui offrant un joint de sa petite main.
-Merci. Répondit-elle simplement en l´allumant immédiatement, alors que la reine et ses troupes commençaient à débouler dans le jardin. "QU´ON LEUR COUPE LES COUILLES ! QU´ON…"
Mais Alice était tellement creveée qu´en se balançant sur sa chaise, elle bascula brutalement en arrière et tomba dans le vide. Comme elle tombait sur le dos, elle pouvait voir au-dessus d´elle les petites têtes du prof de philo hurler : "Mademoiselle Vigouroux ! Votre copie a deux semaines de retard ! " et la reine : "LES OVAIRES ! LES OVAIRES !" Ainsi que du loir, du lièvre, des dizaines de cartes, de Voltaire, de Rousseau, du chat du Chester, du papillon, du pigeon…tous penchés sur le trou qui s´était ouvert sous la chaise de l´adolescente.
Mais ils disparurent bientôt, abandonnant Alice à sa chute interminable où résonnaient les paroles du chapelier : "Votre copie a trois semaines de retard ! ".Et soudain, la chute s´arrêta, la jeune fille était toujours assise sur sa chaise, mais effondrée sur une table, les mains soutenant sa tête lourde endolorie. elle regardait vaguement devant elle, mais tout était flou. Lorsque sa vision devint à peu près nette, elle vit une trentaine de regards tournés vers elle et au milieu celui du chapelier qui lui disait :
" -Votre copie a trois semaines de retard !
-Beuh…Geuh…Répondit-elle, complètement déchirée.
-Excusez-moi monsieur, mais je crois que je vais l´emmener à l´infirmerie…Fit Clémence à côté d´elle en se levant. Puis elle aida la camée à se lever et à traverser la classe vers la sortie, trébuchant à chaque pas et lorsque Alice passa devant le professeur de philosophie, elle fit l´effort d´articuler : "Il est où ton…lièvre ? …? Hu ?"
"Beuh…Elle était puissante ta beuze, mais putain ! Qu´est-ce que j´ai mal à la tête !" Conclut-elle en sortant.
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NOTES :
Les lecteurs les plus aguéris auront reconu tout au long de l´oeuvre des extraits de Rousseau : -"Rêveries d´un Promeneur Solitaire"
-"Les Confessions"
Voltaire : -"Poème sur le Désastre de Lisbonne"
S.Beckett : -"En Attendant Godo"
L.Carrol : -"Alice au Pays des Merveillles" ![]()
Magnifique j´en ai les larmes aux yeux et malheureusment oui j´ai reconnu à certains moments des similitudes avec les confessions de Rousseau! Ca me rappelle de mauvais souvenir de bac de français en 2000!