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Les Silences d'Anna : vol.5

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
04 octobre 2005 à 13:46:51

:hello:
Le temps passe et mes volumes en même temps...je me suis rendu compte en écrivant ce premier chapitre que je me rapproche de plus en plus vite de l´échéance scénaristique que je m´étais fixée...En d´autres termes, la perspective de voir cette longue et passionnante saga s´achever se rapproche !

Pour ce cinquième volume qui sort mon histoire d´une forêt tropicale habitée par les fées, j´ai décidé de faire quelque chose de plus industriel...j´ai déjà tracé les grands axes de ce volume qui sera normalement plus speed et plus renversant encore !

Bon, pour ceux qui voudraient prendre l´histoire en cours de route (vous cachez pas ! je sais qu´il y en a ! :rire2: ) et même pour les anciens (Magus :-))) )parceque c´est un retour brutal à la réalité, je vais mettre en place pour la première fois un résumé des épisodes précédents :

Jeune citoyenne américaine dans un monde futuristique, Anna se retrouve lancée à la recherche d´une amie d´enfance qu´elle n´a jamais vue et laissée pour morte dans l´Ancien Monde (qui est en fait l´Europe dévastée plusieurs siècles auparavant par une catastrophe surnaturelle ) : Adeline.
Mais rapidement, sa quète va se voir occultée par une trouble affaire de clonage d´humains croisés avec un ange retrouvé dans les décombres de Paris : le projet A ; cinq jumelles (surhumaines ?) apellées Nephilims et différenciées par la couleur de leurs yeux seraient en proie à leur père génital atteint par la folie de son pêché, celui-ci donna la mort à Anna qui venait de découvrir un Nephilim ayant frôlé la mort à la naissance.
Le volume 4 mettait en scène tout autre chose puisqu´il s´axait sur le périple d´Alice au travers d´une mystérieuse forêt peuplée par des fées aux abords de la Chine. Cette jeune femme amnésique ne se souvenait plus de la façon dont elle était arrivée là, simplement qu´elle cherchait une femme du nom d´Adeline...

L´histoire s´arrête là, et c´est avec autant de hâte et d´entrain que moi lorsque j´écris que vous allez lire la suite :

http://www.myblog.fr/albums/Illustrations-Les-Silences-d-Anna-/231007.jpg

Chapitre 1

Tout était calme, la nuit portait conseil, le chant langoureux des vagues berçait et le scintillement des étoiles de la froide nuit d’hiver rassurait. C’était l’imperturbable tranquillité qui régnait sur l’océan. A demi assoupi sui sa chaise, les pieds croisés sur son bureau, le veilleur de nuit buvait paisiblement son café, les yeux attentifs aux données qui circulaient sur son écran de contrôle. Régulièrement, le souffle des titanesques pâles brassant l’air venait interrompre le silence. Seule dans la nuit, perdue au milieu de l’océan Atlantique, la gigantesque ferme éolienne qui avait tout d’une ville parfaitement autonome, s’activait au rythme des centaines de rotors qui pointaient le vent pour fournir de l’énergie aux villes côtières. Les colossales éoliennes dont certaines s’élevaient à plus de deux cents mètres de hauteur étaient régulièrement disposées sur la plate-forme illuminée de furtives petites lumières dont le reflet ondulait à la cadence des vagues. Pou les gens qui vivaient là, ces gigantesques moulins à vent dont la noirceur métallique les distinguait peu du ciel, étaient le seul métronome de leur vie et le chant des oiseau marins leur manquaient, car les animaux aériens comme marins avaient appris à vivre à l’écart de cette zone humaine.

De son poste de contrôle, le veilleur s’amusait depuis de longues heures et ce, toutes les nuits, à identifier les étoiles. Vénus, Alpha du centaure, les constellations ; il les connaissait toutes mais n’avait aucune lassitude à les observer rêveusement chaque nuit où le ciel était clément. Lorsque rien d’autre que ces centaines de petites lumières ne venaient lui chatouiller l’œil, il avait l’étrange sensation de voler, de tomber lentement dans les profondeurs du cosmos…

Une pâle passa ; le voyant d’un avion cligna dans le ciel, une pâle passa ; l’horloge numérique siffla une heure quelconque, une pâle passa ; sa chaise couina doucement, mais la pâle ne passa plus. Intrigué par cet alarmant détail, le type se leva soudainement de sa chaise et se pencha vers la grande baise vitrée de son poste dont la hauteur avoisinait celle des pâles. En levant les yeux, il vit le sombre rotor, immobile, silencieux. En contre-bas, les lumières de la plate-forme vivaient toujours. Tout le long de la petite ville, les colossales éoliennes s’étaient arrêtées en même temps. Le temps lui aussi s’était arrêté. Le silence de la nuit s’était encore alourdi et en devenait inquiétant.

Puis soudain, le veilleur vit une lumière s’éteindre sur l’extrémité nord de la plate-forme, puis deux, puis quatre, et en quelques secondes, la vague les atteignit toutes, et l’homme dans sa cabine se retrouva perdu au milieu de l’obscurité, sans électricité ; son tableau de contrôle venait de s’éteindre brutalement.

« Boum » entendit-il doucement, au loin…Pendant un très court moment, il voulut espérer que c’était la brasse d’une pâle, mais celles-ci étaient toujours de marbre. Alors il sentit qu’il avait peur. Et il était tétanisé lorsque le boum se répéta avec un ton de plus. Le veilleur regarda avec une crainte de l’inconnu le ciel qui semblait être la seule chose capable de le rassurer en cet instant, et il vit que certaines étoiles étaient occultées. Des nuages approchaient. Mais l’expert en météorologie se rendit compte que ces sombres masses errant comme des fantômes ne suivaient pas le sens du vent ; ce n’étaient pas des nuages. Là, il fut terrifié…

Soudain, l’orage se déchaîna ; un puissant éclair rouge joint le ciel à la base d’une éolienne d’où émana une gerbe de milliers d’étincelles dans un fracas assourdissant. Pendant que le mât pliait en grinçant dangereusement, la foudre tapa une deuxième, puis un troisième fois à chaque fois en un endroit différent, déclenchant d’effroyables incendies et précipitant les antennes à la mer. La première éolienne à avoir été touchée céda sous le poids du rotor et tomba se détacha de la plate-forme pour s’abîmer dans l’océan au milieu d’un éclat d’eau à la beauté indescriptible. La foudre n’avait cessé de frapper pendant ce temps-là ; de près ou de loi, toutes les éoliennes furent rompues, s’écrasant dans la mer ou sur la plate-forme, les géantes d’acier écrasaient les infrastructures incendiées par la tempête, les flammes se levèrent des décombres et illuminèrent la nuit, mêlant leur feu sacré à la silhouette solennelle de titanesques éoliennes déchues les unes après les autres. Les éclairs rouges s’abattaient avec rage sur les hangars, sur les tours, sur les rotors…Bientôt, la tempête électrique transforma la ferme éolienne en une gigantesque torche éclairant la noirceur des eaux sur laquelle dansait le reflet de la foudre combattant avec acharnement.

Les cris d’effroi des hommes, le crépitement des flammes, le fracas de tôles froissées, des impériaux mâts s’écrasant dans les eaux ou des pâles s’écrasant sur les entrepôts…Tout n’était qu’apocalypse, personne ne comprenait ce qu’était cet orage survenu des profondeurs de la nuit et illuminant la nuit de ses magnifiques bras ensanglantés et faisant résonner son courroux jusqu‘à ce que les suivants à son fléau en soient réduits à la surdité. Et l’orage passa, continua lentement sa dérive vers le continent…

* * *

Ce n’est qu’à ce moment qu’elle prit conscience d’être. Comme si elle avait fait un long rêve éveillée. On lui avait dit qu’elle traverserait la mort, mais il était si facile de ramener à la vie ceux qui avait vu la faucheuse. Mais ça n’avait pas été son cas, car elle se serait réveillée dans une chambre stérile, hors, elle ne vit que l’obscurité autour d’elle, une nuit froide et sans transparence, une nuit qui cachait son vide. Dans toutes les directions, il n’y avait que le noir le plus parfait qu’il soit.

Anna se tenait là, dans ce lieu inconnu, était-ce cela la manifestation son subconscient ? La mort ? Soudain, tout cet endroit s’illumina subitement d’un flash vif et complet, et au même moment, Anna fut jetée à terre, avec un petit cri de douleur ; un mince filet de sang coulait de sa narine droite et dans sa tête revinrent tous les éléments, toutes les bribes de l’histoire ; Lubbock, Joliette, Paris, le projet A, les nephilims…Tout s’était précipité en une fraction de seconde dans sa tête et l’intensité de cette réminiscence l’effraya. Alors elle lutta pour rester debout, une grande confusion mêlée de terreur se lisait dans ses yeux écarquillés.

C’est alors qu’apparut quelqu’un d’autre. Intriguée, Anna la regarda, l’observa et finit par marcher lentement dans sa direction. Ses pas résonnaient étrangement sur le sol inexistant. L’autre en face imita la jeune femme. Lorsque les deux se rencontrèrent, une grande lueur de stupéfaction et d’incrédulité illumina leur visage ; un miroir semblait traverser cette pièce, Anna se trouvait en face de son reflet. Alors, elle leva lentement la main gauche ; elle fut symétriquement imitée par son double, le mouvement du bras fut parfaitement identique d’un côté comme de l’autre, mais lorsque les paumes des deux mains, les expressions des visages s’entremêlèrent et l’imitation prit fin ; Anna fit un bond de surprise en arrière alors que le reflet resta glacé de terreur. A aucun moment les deux femmes ne s’étaient lâchées du regard et essayaient en vain de trouver une faille à cette mascarade…

« -Mais qui es-tu ? Demanda la femme du reflet ave un dédain non dissimulé.
-Je suis…moi !?
-Non…Tu es moi, et moi je suis Alice…Enfin, je crois…
-Comment es-tu arrivée là ?!
-Attends ! Est-ce que tu serais…Adeline ?
-Adeline ? Non…je suis Anna…mais je suis sur les traces d’Adeline…
-Dans ce cas, je ne crois pas que nous serons ennemies.
-Et pourtant, si je pouvais te tuer sur le champs, je n’hésiterais pas ! Mais j’ai l’impression de pouvoir apprendre beaucoup de choses avec toi…
-Commençons par sortir d’ici, nous en reparlerons une fois que nous saurons ce qui se passe. »

Armiel
Armiel
Niveau 10
05 octobre 2005 à 12:15:50

:salut:

j´aime toujours autant, surtout les changements de décors et d´ambiance des différents volumes.

Mais il faudra faire attention aux fautes d´orthographes et de frappe:
en voilà une que j´aime bien par contre:

´la baise vitrée´

les descritions sont parfois un peu lourde à cause de répétitions, mais l´ambiance y est bien décrit.

En conclusion:
Quelques défauts, mais c´est toujours un bon moment de lecture :coeur:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
05 octobre 2005 à 14:35:26

Je n´ai pas eu internet pendant un moment (là j´écris de ma fac) et je voudrais juste savoir s´il faut lire les quatre autres pour tout saisir?

Armiel
Armiel
Niveau 10
05 octobre 2005 à 16:06:08

bravo-leader fait un petit résumé,donc tu peut comprendre. mais il vaut mieux lire le tout.

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
05 octobre 2005 à 18:35:02

Là c´est toi qui voit fffanatic (ouah ! je t´avais oublié depuis le temps :-))) )mais je pense que mon résumé est une bonne solution...

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
07 octobre 2005 à 23:26:33

Merci pour le rappel bravo_leader.... :)
Quant à ce premier chapitre, c´est une bonne intro à ta cinquième partie :-)
Et je trouve stylé ce passage de cette nuit sereine à l´aube de l´apocalypse...
Cette brave Annna, qu´est-ce que tu peux lui faire peur,aller au plus profond d´elle-meme...

FF7maniac
FF7maniac
Niveau 9
08 octobre 2005 à 00:21:38

pas mal ta fic;).par contre jaime un peu moins ton ego qui doit faire au moins la taille de la tour eiffel:p("longue et passionnante saga" ou alors "L´histoire s´arrête là, et c´est avec autant de hâte et d´entrain que moi lorsque j´écris que vous allez lire la suite "):p non allez jte taquine pr rien(oui jadore faire ca :p) alors bon bravo et bon courage pr la suite

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
08 octobre 2005 à 16:02:12

désolé, c´est vrai que on ego s´envole rapidement...Des claques et au lit...
Bon ben prochain chapitre pour mercredi, les gens :)

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
10 octobre 2005 à 09:26:11

orevoir MagusCT...

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
12 octobre 2005 à 09:02:51

Malgré ce départ, je continue...d´autant plus que je suis fier de ce que j´écris ces temps-ci...Bonne lecture !

Chapitre 2

Comme après une courte heure d’errance dans le vide, les deux jeunes femmes ne trouvaient rien, elles décidèrent de s’asseoir à même le sol lui aussi démuni de tout. Elles se regardèrent en pensant un peu et Anna demanda à son ego si elle se souvenait de la façon dont elle s’était trouvée dans cet endroit.

« -La dernière chose dont je me souvienne, c’est cette drôle de femme…un visage très fin, des cheveux étranges. Elle m‘avait promis de me faire rencontrer Adeline…et puis j’ai fait une autre crise d’amnésie. 
-Je connais Adeline, j’ai correspondu avec elle depuis ma plus petite enfance, mais je ne l’ai jamais vu…et lorsque j’ai appris qu’elle avait soit-disant trouvé la mort dans l’Ancien Monde, j’ai été contrainte de partir sur ses traces par des hommes qui me voulaient du mal. Je ne voulais pas y aller parce que chez elle, j’avais trouvé une photo de moi-même dans un de ses tiroirs ; j’ai bien peur que cette femme ne soit pas celle que l’on pense…
-C’est étrange, je t’ai vu dans un drôle de rêve que j’ai fait l’autre nuit…
-J’ai de plus en plus l’impression que nous sommes la même personne, je n’ai peut-être pas si envie que ça de te faire la peau…Fit sombrement Anna en se levant. »

Elle tourna le dos à Alice qui entourait ses genoux de ses bras et s’éloigna doucement, ses pas ne faisait plus de bruit par terre, mais une sorte de bruissement. Lorsqu’elle se retourna, elle ne vit plus Alice, mais une borne de métal barrée de plusieurs couleurs. Elle plissa les yeux, comme pour essayer de comprendre ce qui se passait et appela à haute voix sa jumelle ; seul l’écho lui répondit, alors elle eut le sentiment de regretter de l’avoir abandonnée. Soudain, la jeune femme se rendit compte que des couleurs se levaient de ce vide, le plafond avait pris du volume et des étoiles s’y épanouissaient ; un magnifique ciel d’une lipide nuit d’hiver dont le souffle glacial rasa l’herbe obscure qui avait poussé sous ses pieds. Elle frissonna délicatement, sa légère robe aux dessins rouges bariolés de noir ne la réchauffait pas à souhait, mais l’excitation régnait en elle ; la borne qu’elle avait aperçue était significative de son pays natal ; les Etats-Unis.

Quelque chose flottait dans l’air ; un léger bruissement parvenait à Anna, une sorte de lointaine agitation. Alors elle entreprit de gravir la petite colline adjacente à la route de campagne sur laquelle elle se trouvait. Lorsqu’elle fut arrivée au sommet, le choc fut si intense qu’elle eut du mal à croire ce qu’elle voyait : L’obscur horizon était teinté de flammes, le ciel rougeoyant semblait menacer de s’effondrer, et on percevait de sombres nuages que venaient chatouiller la crête dansante des flammes. Au pied de la colline s’étirait une grande route traversant toute la vallée, des centaines et des centaines de véhicules entassés les uns sur les autres illuminaient la voie de leurs projecteurs, les émigrants partagés par la peur, l’agitation et la colère quittaient tous en même temps la ville embrasée à l’horizon ; c’était bien la proie des flammes…

Affolée par cette apocalypse, Anna dévala la pente de la colline en retenant sa grande robe de ses petits poignets engourdis par le froid, bondit par-dessus le rail de sécurité où clignotaient les feux de signalisation et se mêla à l’infernale cacophonie des cris et pleurs de ces gens fuyant leur propre mort interrompus par des coups de klaxon ou les voix catastrophés des animateurs de radio. Le lus terrifiant était ce bruit de fond rappelant le chant éternel des Enfers, le crissement des flammes dévorant la petite ville au-delà de la colline, dans l’horizon couvert de nuit. Le tonnerre grondait encore dans la strate de nuages masquant le ciel d’encre et étouffait les étoiles. Perdue, effrayée, la jeune femme cherchait quelqu’un dans cette foule d’humains en perdition qui paraissait moins fou et plus recommandable que son prochain pour essayer de savoir ce qui s‘était passé là-bas, combien de gens avaient péri dans les flammes, vers où se rendaient ces émigrants... Elle ne vit que des quinquagénaires déboussolés gueulant à la mort que la fin du monde était venue, des femmes en pleurs, des enfants hébétés…les scènes que les journalistes mettaient en avant lorsqu’une guerre éclatait quelque part dans le monde, mais ce jour-là, c’était bien aux Etats-Unis que s’était déclarée la guerre ; c’était terrifiant et ces gens fuyaient cette idée plutôt que la destruction elle-même.

Soudain, un coup de feu claqua et déclencha un cri d’épouvante générale suivi d’un silence cérémonial. « Il est mort !  » Hurla quelque part une voix. Les disputes commençaient ; c’était l’anarchie, le chaos. Deux imposants hommes surgirent ensuite d’une camionnette et se dirigèrent vers Anna qui comprit qu’il valait mieux ne pas rester dans les parages. « Regarde celle-ci ! Elle doit avoir de la tune !  » Lança l’un en traînant sa lourde carcasse de gras vers la jeune femme. Le deuxième sortit une arme de sa poche et s’apprêta à ‘en servir mais quelqu’un bondit sur Anna, la plaqua sur la route froide et humide et le jeune homme la traîna silencieusement entre les véhicules, la protégeant des deux infâmes. Elle fut bientôt hissée sur la banquette arrière d’un véhicule, et terrifié à l’idée de voir apparaître un violeur, elle fermait les paupières de toutes ses forces.

« Eh, Anna, ça va ?  » Elle connaissait cette voix, qui elle-même la connaissait. Alors ses craintes s’envolèrent et ses yeux s’ouvrirent. Anna découvrit le fringuant jeune homme qui lui avait sauvé la vie, avec ses cheveux blonds en bataille, ses yeux bleus fatigués, sa barbe de trois jours…C’était Yann, un de ses seuls amis lorsqu’elle avait une vie…Elle cacha l’émotion et la bienvenue d’une rencontre aussi improbable et s’assit sur la banquette, regardant son sauveur dans les yeux, et elle dit simplement : « Merci, Yann ». Il hocha la tête timidement et une petite personne surgit de l’habitacle à l’avant du véhicule. C’était une petite fille ayant tout jute la dizaine, elle avait les mêmes yeux que le jeune homme, de longs cheveux très blonds et un petit visage rond d’enfant.

« -Oh…euh…Je te présente Melle, c’est ma fille…Melle, voici Anna, c’est une vieille amie.
-Ta fille, hein. Répondit Anna interloquée par cette découverte. Et qui est la mère ?!
-Oh ! Ca arrive les accidents. J’avais quand même dix-sept ans lorsque Melle est née.
-C’est marrant que tu aies réussi à me cacher cela depuis tout le temps qu’on se connaît, hein ? J’aurai été ravie de le savoir ! Alors, à qui est cette magnifique petite fille ?
-…Magalie…
-Tu es sorti avec Magalie à l’époque !
-Ca par contre, je suis étonné que tu ne le saches pas !  Se força à ricaner Yann pour détendre l’atmosphère.»

Melle était restée réfugiée derrière son père, elle regardait Anna d’un œil inquiet. Cette dernière savait que Magalie n’avait pas rempli sa fonction de mère et avait du renié cette enfant arrivée prématurément dans sa vie. Peut-être était-elle morte à cette heure-ci…

« -Que s’est-il passé là-bas ? Demanda-t-elle brusquement.
-C’était hier soir, alors que le soleil se couchait derrière la forêt, des nuages ont surgi de l’horizon, les nuages les plus noirs et les plus menaçants que je n’ai jamais vus. Ils se déplaçaient encore plus vite que le vent et se sont arrêtés au-dessus de la région. Alors le tonnerre a grondé et la foudre s’est abattue avec plus de violence qu’un orage ne le permettrait. De longs flux d’énergie rouge descendaient en se torsadant des nuages, ils s’écrasaient sur les immeubles, mettaient tout à feu et à sang, les flammes sont vite sorties et ont dévoré toute la ville. Les autorités sont rapidement arrivées pour mener l’évacuation, mais les trois quarts de la ville doivent être morts à l’heure qu’il est…et tu vois, depuis, c’est le bouchon sur cette voie…
-C’est terrible…
-Oui, à la radio, ils disent que ce phénomène météorologique commence à atteindre des villes de plus en plus grandes, il y a de plus en plus de morts, et la panique gagne tous les Etats…J’ai peur Anna, ça ne ressemble pas à un phénomène naturel, cette chose sème le chaos et l’anarchie règne chez les hommes…
-Il doit y avoir un moyen de fuir ce cataclysme, non ?
-On ne peut pas fuir face à la fin du monde…
-Moi aussi j’ai peur, papa…Fit soudainement Melle en fondant en larme dans les bras de Yann.
-Oui, moi aussi ma chérie…Lui aussi versa une larme. Anna se sentit seul face à l’amour qui joignait ces deux êtres et que rien ne dissocierait, alors elle se pencha vers eux et caressa lentement les doux cheveux de la petite fille.
-Si on doit fuir, ça ne sera pas à bord de cette voiture…descendons et marchons… »

Armiel
Armiel
Niveau 10
12 octobre 2005 à 11:44:39

toujours aussi bien, avec beaucoup beaucoup moins de fautes et de lourdeurs.

ça se lit toujours aussi facilement, vite la suite. :coeur:

Et je ne comprends pas pourquoi il y a si peu de monde pour lire ta fic, c´est une des meilleures :question:

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
12 octobre 2005 à 14:34:29

Mh..."une des meilleures " je te remercie de penser ça...Maintenant, si personne ne me lit, c´est certainement parceque je ne suis pas très connu sur le forum...Les gens lisent les fics au nom de l´auteur, pas au contenu...
Merci de ta présence :-)))

Armiel
Armiel
Niveau 10
12 octobre 2005 à 14:41:13

Hélas, la voie de la célébrité est longue et pavée de difficultés :-d

MagusCT
MagusCT
Niveau 10
12 octobre 2005 à 14:46:50

petit salut, bravo_leader :-d

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
13 octobre 2005 à 08:11:55

:-)))

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
14 octobre 2005 à 15:31:28

catastrophe : je n´ai plus Internet chez moi pour une période inconnue, alors en attendant, je posterai de mon lycée. Le chapitre 3 ne sera donc pas pour demain, mais pour lundi. Merci de votre compréhension !

vealeone
vealeone
Niveau 5
14 octobre 2005 à 20:49:22

je li depui pa lontem ta fic (depui la rentré) et j´adore ta fic.
mai dit toi aussi kil y a beaucou de personnne qui lise ta fic et ne laisse pa se message.

courage! on attent tous la suite!

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
17 octobre 2005 à 09:07:17

Oui, en effet, merci les lecteurs invisbles :-)))
Et bien bon courage à tous qui êtes en train de lire, moi j´avance bien et je suis arrivé à un stade où j´ai des frissons en écrivant !
Maintenant, bonne lecture !

Chapitre 3

Du haut de la sombre colline, le paysage d’apocalypse était terrifiant, la ville luttait contre les dernières flammes qui avaient dévoré les immeubles carbonisés, on entendait encore les râles de désespoir de ceux qui étaient restés périr dans ce brasier, et dans le ciel migraient les derniers nuages semeurs de destruction, chassés par le soleil levant. Yann et Melle étaient restés quelques mètres en arrière ; le père ne voulait pas que sa fille voit cela, il lui était déjà bien difficile de comprendre pourquoi ils devaient s’en aller.

« -Ca traverse le continent d’Est en Ouest, ça fuit le soleil, on dirait…avait remarqué Anna, les bras croisés face à l’horizon éclatant de couleurs matinales.
-Qu’est-ce que ça peut bien être ...?
-C’est la nuit, papa. Cette réplique de Melle fit régner un pesant silence dans la discussion, puis Anna reprit :
-Est-ce que des centres ont été ouverts ? Vers où devons-nous aller ?
-J’ai bien peur de ne rien savoir…Tu as vu ce qui s’est passé dans le bouchon ? Les humains vont profiter de l’apocalypse pour faire régner le chaos, et comme les autorités n’ont plus aucun pouvoir face à cette chose qui s’abat sur les hommes, c’est l’anarchie qui trônera sur le monde…
-Je vois, mieux vaut éviter de rencontrer d’autres humains dans ce cas.
-Oui, mais le plus important serait de trouver un véhicule ; nous n’irons nulle part à pied.
-Où sommes-nous, au fait ?
-Comment ça ?
-Ca serait trop long et ambiguë de te répondre dans l’instant, Yann…Où sommes-nous. Répéta froidement la jeune femme.
-Et bien…nous venons de quitter la Nouvelle-Calédonie.
-Je vois… »

Et Anna s’écarta du groupe, elle s’assit dans l’herbe humide, toute tremblante car le grand froid de l’hiver s’était levé. Elle se frottait vigoureusement les bras de ses mains bleuies, et Yann la regardait d’un air désespéré, dans ses bras il tenait sa fille qui regardait la jeune femme avec des yeux étranges et pleins de méfiance, de conflit…

Seule entre ses bras, Anna méditait sur tout ce qui se passait depuis ces derniers temps. Rien n’allait plus, pour elle comme pour ce monde. Il n’y avait pour elle qu’une explication possible ; elle était folle. Elle avait rêvé cette quête de la chimère qui l‘avait menée sur les traces d‘Adeline, elle l’avait inventée du début à la fin pour combler le précipice qu’une amnésie aurait laissée dans son subconscient. Un vide durant lequel elle aurait erré sans conscience ni âme dans la campagne pour en arriver jusque là. L’existence de Alice n’était que mythologique, aussi irréelle que le projet A et les Nephilims. Elle connaissait ces phénomènes longuement étudiés dans ses cours de philosophie, elle savait que rien n’était plus corruptible que son moi.

Et le monde courrait à sa perte, elle assistait à la fin du monde, l’apocalypse, le jugement dernier…Dans ces amères réflexions, elle s’endormit sur l’herbe fraîche, sensuellement caressée par le vent glacial du petit matin.

* * *

Anna se réveilla en cours d’après-midi dans la voiture déserte qu’avait trouvée Yann sur le bord d’une route. A coté d’elle, Melle dormait, belle comme un ange, sa petite tête appuyée contre la vitre du véhicule, les paupières profondément closes. A l’avant, Yann conduisait, le regard allant de la voie qu’il suivait aux paysages d’un air anxieux. La route sur laquelle défilaient les bandes lumineuses semblait plus noire et plus humide que d’habitude. Par la vaste vitre, Anna ne vit que quelques véhicules stationnés sur le bord de la route, les gens la regardaient passer, le regard vide d’espoir, l’air hébétés, comme des chiens attendant d’être ramassés. Mais Yann n’avait nulle pitié pour ces gens tombés en panne d’essence au milieu de cette campagne désenclavée par la grande voie. Derrière les grandes collines nues et pâles s’élevait un épais ciel gris que le soleil peinait à transpercer, étrange et inquiétante métaphore de la vie après le cataclysme de la veille…

Anna se pencha et entrouvrit les lèvres pour parler à Yann, mais elle se tût en voyant son visage dans le rétroviseur ; il pleurait. Alors elle se retourna vers Melle, l’objet vraisemblable de toutes les inquiétudes de son ami. Il ne savait certainement pas vers où il roulait, si sa fille y serait en sécurité et si cette histoire se terminerait mal…Nul humain ne le savait en cet instant, il était stressant de savoir que la mort guettait…

Lorsque le soleil vint caresser les collines, ils passaient devant une baraque de bois entourée d’une grande aire de béton, à l’entrée de laquelle un panneau indiquait la présence d’un restaurant. « Papa, j’ai faim… » Fit timidement la petite fille. Yann non plus n’avait rien mangé depuis la veille, et Anna avait presque mal au ventre, mais si tout le monde s’était tu, la voiture aurait inlassablement continué sa route, alors le jeune homme ralentit et manœuvra pour s’engager sur le parking désert. Il coupa le contact, défit ses sécurités et éteignit le véhicule qui s’affaissa sur ses suspensions avant de quitter l’habitacle et d’ouvrir aux deux passagères sur la banquette arrière. Anna sortit en premier et pendant que son ami prenait sa fille dans ses bras, elle s’ouvrit à l’extérieur…

Il faisait froid, mais elle n’avait pas envie de frissonner comme le matin. Toute la nature s’était énigmatiquement endormi ; il n’y avait aucun bruit malgré la proximité de la voie, malgré la présence rassurante de la forêt…Elle quitta des yeux le bois attenant à l’aire de repos et regarda attentivement le coucher de soleil au-delà de l’horizon ; l’astre semblait saigner sur les landes pâles, il versait le sang de tous ces morts. Il lui sembla que c’était de ce coucher de soleil qu’émanait l’étrange bruit, une sorte de lointain bourdonnement, un grondement qui semblait être le ronronnement de la nature lorsque le silence pesait…Il y avait une parfaite symbiose de tous les sens et de tous les éléments dans ce tableau aux couleurs froides. L’électricité dans l’air semblait menacer…

La jeune femme fut interrompue dans ses rêveries par Yann qui l’invita à le suivre dans le restaurant. Ils entrèrent par la grande porte vitrée encadrée de poutres métalliques. La jeune femme n’eut pas l’air surprise de les voir arriver, elle leur adressa à peine un coup d’œil avant de se replonger dans le flash info qui faisait état de la véritable pandémie des cieux qui frappait le monde. Yann confia sa fille à Anna pendant qu’il se rendait au comptoir pour acheter trois tickets repas. Alors qu’il retirait sa commande, le propriétaire alla à la rencontre de son client et lui affirma que la nourriture qu’il vendait aux voyageurs était absolument infâme, que tout ce qu’il avait fait dans sa longue vie était infâme et il parlait de cette catastrophe qui précipiterait le monde à sa perte comme d’une délivrance. « Ne parlez pas comme si c’était la fin, monsieur. Je dois m’occuper de cette petite fille, et si elle meurt demain à cause de tout cela, ça ne sera plus une délivrance, mais une pénitence… »

La cafétéria étant absolument déserte, éblouissante de propreté et assourdissante de silence que Anna choisit une place en bout de table, d’où on pouvait surveiller le coucher de soleil dans la nuit qui se faisait de plus en plus épaisse et jouir de la puissante lumière grisâtre des lampes à néon. La jeune femme adressa un grand et lumineux sourire à la petite fille qu’elle avait assise devant elle. « Tu n’as pas trop froid ?  » Lui demanda-t-elle avec une inquiétude réelle. Melle releva alors son petit visage rond, les yeux ombragés par ses arcades, et chuchota d’une petite voix grave : « Chut…Il arrive… »

Terrifiée à l’idée d’avoir compris, Anna tourna lentement la tête vers le vaste mur de glace et découvrit avec horreur les terrorisants nuages porteurs de mort couvrir lentement l’horizon, buvant avec cruauté la douceur du coucher de soleil et l’effroi des hommes. Ils revenaient…

Zell-2
Zell-2
Niveau 10
17 octobre 2005 à 09:19:20

J´espère que ce n´est pas le dernier chapitre car je ne sais pas si j´aurai quelque chose à me mettre sous la dent avant un moment. :-d
Enfin tu dois te dire que je fais ce commentaire pour te faire plaisir, mais j´ai bien suivi l´histoire jusqu´ici(Je n´assure pas me rappeller de tout :rire: )et je n´ai pas de commentaires à faire si ce n´est que le style, l´orthographe, la syntaxe... tout ça c´est très bon donc ça serait vraiment bête de le répéter en commentaires à chaque fois et puis le scénario, il nous intrigue mais on sait que l´on aura ce que l´on voudra savoir dans les prochains chapitres donc on ne peut pas s´étaler dessus car en général, on pose ce que l´on ne comprend pas dans nos commentaires pour que les autres lecteurs donnent leurs avis(mais vu qu´il n´y a pas de lecteur).
En bref, je lis mais je ne poste plus de commentaires mais sache que je n´oublie pas ta fic. :)

Ps: j´ai pas encore lu le chapitre 3 ! :-d

Armiel
Armiel
Niveau 10
17 octobre 2005 à 09:52:08

que dire?

:merci: pour ce nouveau chapitre :)

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