CONNEXION
  • RetourJeux
    • Sorties
    • Hit Parade
    • Les + populaires
    • Les + attendus
    • Soluces
    • Tous les Jeux
    • Gaming
  • RetourActu Gaming
    • News
    • Astuces
    • Tests
    • Previews
    • Toute l'actu gaming
  • RetourBons plans
    • Bons plans
    • Bons plans Smartphone
    • Bons plans Hardware
    • Bons plans Image et Son
    • Bons plans Amazon
    • Bons plans Cdiscount
    • Bons plans Decathlon
    • Bons plans Fnac
    • Tous les Bons plans
  • RetourJVTech
    • Actus High-Tech
    • Intelligence Artificielle
    • Smartphones
    • Mobilité urbaine
    • Hardware
    • Image et son
    • Tutoriels
    • Tests produits High-Tech
    • Guides d'achat High-Tech
    • JVTech
  • RetourCulture
    • Actus Culture
    • Culture
  • RetourVidéos
    • A la une
    • Gaming Live
    • Vidéos Tests
    • Vidéos Previews
    • Gameplay
    • Trailers
    • Chroniques
    • Replay Web TV
    • Toutes les vidéos
  • RetourForums
    • Hardware PC
    • PS5
    • Switch 2
    • Xbox Series
    • Switch
    • Pokemon pocket
    • FC 25 Ultimate Team
    • League of Legends
    • Tous les Forums
  • PC
  • PS5
  • Xbox Series
  • Switch 2
  • PS4
  • One
  • Switch
  • iOS
  • Android
  • MMO
  • RPG
  • FPS
En ce moment Genshin Impact Valhalla Breath of the wild Animal Crossing GTA 5 Red dead 2
Final Fantasy VII
Forum
  • Accueil
  • Actus
  • Tests
  • Vidéos
  • Images
  • Soluces
  • Forum
Liste des sujets

Fic: L'épopée de Samantha

Djidane97
Djidane97
Niveau 10
05 décembre 2005 à 21:00:53

Ola, j´ai attrapé du retard avec mon ordi moi -___-
Bin jvai passer un mercredi aprem´ dessus ^o^

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
27 décembre 2005 à 06:10:13

Ah tiens :lol: , j´ai oublié de continuer :rire: . Bon je vais tenter de vous écrire le nouveau chapitre pour cette semaine. Ah oui pour ceux qui ont remarqué , je ne suis plus très souvent sur le forum mais je vais bientôt faire mon retour :diable:

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
04 janvier 2006 à 14:05:37

:up: cher(s) lecteur(s) dès que Sugy l´aura corrigé, vous aurez le chapitre six et j´ai déjà écrit à peu près deux milles mots sur le chapitre sept.( J´ai mis le s entre parenthèses parce que je ne sais pas s´il me reste des lecteurs)

Sugy
Sugy
Niveau 10
06 janvier 2006 à 07:03:54

00h57.

J´étais là, devant mon PC. Il faisait froid, comme d´habitude, dans ma chambre et je me maudissais d´avoir laissé ma couverture dans le sous-sol, sur la chaise que mon chat et moi partageons, lui pour dormir et moi pour me divertir en jouant à la dernière console de Sony : La playstation II. Enfin, pour me réchauffer j´enfiler mes pantouffles bulldog -gracieuseuté de mon oncle et ma tante pour Noël- et un -shirt par-dessus mon débardeur bleu. Ça y est, pour la première fois depuis des lustres mon pyjamas concorde : même haut, même bas.
Quelque minutes auparavant -horreur et damnation- mon iPod manque de batterie. Résultat? Je suis contraite à écouter la musique à faible volume pour ne pas réveiller mes géniteurs.

Humm... je m´égare. Je disais donc que j´étais là, devant mon PC et que je venais de terminer la lecture du chapite 5 d´Arnaud. Je suis donc fin prête à corriger le chapitre suivant, soit le chapitre 6.

Surveillez vos écrans, car il arrivera bientôt.

[Comme d´habitude, il est dépassé minuit, je me pète des délires seule XP]

Sugy
Sugy
Niveau 10
06 janvier 2006 à 07:11:24

Message de votre correctrice préférée : Pour une des rares fois, je me dis de me coucher sous prétexte que je réveille mon père. Affreusement désolée et je suis aussi outrée car je n´ai pas pus terminé la lecture du chapitre 6 >___<

Grrr. Je continue demain.

Et dire que j´étais pleine de motivation pour travailler -cette nuit- sur différents projets *soupir*

Bonne nuit groupe.

Sugy
Sugy
Niveau 10
06 janvier 2006 à 20:32:49

J´aime bien monologuyer sur le topic de ton récit Aibe, c´en est presque jouissif (ouais, j´ai bien dormi cette nuit, mais je suis toujours d´humeur stupidement stupide).

Tout ça pour vous dire que la correction du chapitre 6 est terminé :D

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
15 janvier 2006 à 17:19:24

Chapitre 6 : Il n’y a que dans tes yeux que je vois le bleu de la mer !

Le verre éclata sous le choc de la rencontre avec Duroy. Tout le petit groupe tomba à la verticale, le vent leur fouettant le visage et leur tirant sur la peau avec une violence glacée comme l’air de la nuit qui soufflait toujours sur la métropole de Gelnika. Samantha voyait le sol se rapprochait au fur et à mesure que les secondes s’écoulaient et pourtant elle ne ressentait pas cette impression que le destin ou plutôt que la fatalité la poursuivait. Elle était proche de Gued et de Duno même séparée par les énormes membres de Duroy. Alors qu’apaisée, elle s’apprêtait à accepter une mort approchant à toute vitesse, le gelkar cria sa voix étant saccadée à cause du vent s’engouffrant dans sa bouche :
- Grimpe sur mon dos et accroche toi bien jeune fille.
- Oui, hurla-t-elle pour lui répondre
Puis alors qu’il tombait toujours dans ce vide de moins en moins important, elle rampa le long du corps du géant pour se glisser dans sons dos. Le vent et la pression appuyant sur son corps, elle eut les pires difficultés à réaliser ce simple déplacement. Puis enfin elle arriva à sa destination et elle s’allongea sur le dos de Duroy comme on s’allonge dans l’herbe d’une prairie pour profiter du soleil. Le gelkar ayant son bras et sa main droite libérés put enfin dégainer son épée. Il la leva et un la lumière douce et pâle de la lune l’éclaira pour former un arc en ciel, lorsque Duroy abattit son épée sur le crâne d’un ennemi imaginaire, elle se figea comme prisonnier d’une chair fantomatique. Il y eut un éclair de lumière et un escalier de lumière se trouvait à présent sous les pieds du petit groupe. La montagne de muscles posa Samantha et Duno par terre. Ces derniers regardèrent, totalement dépassés, la voie qui venait de se créer sous leurs yeux. Alors que la jeune fille se pinçait pour vérifier si elle ne rêvait pas. Duroy lui lança :
- Eh pas le temps de traîner.
Et le grand se mit à courir dévalant l’escalier en pente qu’il venait de créer. Samantha suivie de Duno courut à sa suite. Elle ne voyait son sauveur que de dos et il lui semblait encore plus impressionnant que Lydior, puis son regard s’attarda sur les jambes ballottantes d’un être qui avait risqué sa vie pour la sauver. Mais il allait peut-être mourir à cause d’elle, comme tous les gens de Vinceout. Elle sentit les larmes lui piquer les yeux. Elle s’étonna d’avoir encore de l’eau dans le corps, après tout ce qu’elle avait déjà versée cette nuit-là. Mais l’heure n’était pas à la déprime, pensa-t-elle, Gued n’était pas encore mort. Ils coururent tous les trois pendant de longues minutes. L’escalier déboucha finalement sur une petite colline très loin de la tour de la Ligue. Avec agilité, Duroy sauta à terre, Duno et Samantha extrêmement fatigués le rejoignirent avec difficulté. Haletante, ruisselante de sueur, la jeune femme demanda alors à Duroy :
- Comment va-t-il ?
- Je vais voir ça.
Joignant à la parole l’acte, le gelkar posa à terre son compagnon et commença à examiner attentivement le corps du blessé. Après quelques secondes d’intenses observations, il déclara :
- C’est pas du joli. Troum ne l’a pas loupé. Il a vraiment de la chance d’être encore en vie.
- Ce n’est pas ça que je veux savoir! s’écria Samantha. Dites-moi si vous pouvez le sauver ?
- Petite, soyons claire, reprit l’autre un ton au dessus, je ne suis pas médecin. Je sais prodiguer certains soins, mais il nous faudrait un spécialiste.
- Allons en ville alors! cria-t-elle littéralement.
- En ville, ce serait stupide, répliqua-t-il calme cette fois, c’est le premier endroit où on va nous chercher. Le mieux est de rejoindre le plus vite possible un village au Nord Rolland. Je connais le médecin, il est très compétent pour les grosses blessures.
- Eh bien dépêchons nous, je ne me sens pas en sécurité ici.
- Moi non plus. Suis-moi !
Duroy rangea son épée dans son fourreau, réajusta Gued sur son épaule, et après avoir fait un quart de tour vers le Nord, il se mit à courir à grandes enjambées. Samantha, bien que fatiguée, le suivit le plus vite possible. La survie de son ami sadar, comptait beaucoup plus pour elle que sa propre fatigue. Elle ne remarqua même pas que Duno s’était volatilisé.

Dans le ciel, deux individus flottaient au dessus des nuages, leurs corps illuminés par la lune. Les deux regardaient la terre avec grand intérêt. Soudain l’un des deux prit la parole, de sa bouche s’éleva une voix grave, féminine et envoûtante :
- On dirait que notre championne a des problèmes.
- Du moment qu’elle n’est pas blessée, ça ne change rien pour nous.
- Comme tu es cruel Konzen, le bonheur de notre petite protégée ne t’intéresse donc-t-il pas... ?
- Si, bien sûr, mais nous ne sommes pas censés intervenir.
- Eh bien moi j’en ai bien envie, répliqua la femme.

Soudain le corps de la femme se couvrit d’une boule de lumière et elle disparut en un éclair. Le dénommé Konzen resté dans les cieux ne put s’empêcher :
- Frimeuse, tu n’aurais pas pu faire les choses un peu simplement pour une fois ?

Samantha courait à toute allure, elle essayait de ne pas perdre Duroy du regard. Il ne semblait pas du tout fatigué. Mais elle peinait à avancer. Malgré sa fatigue elle faisait l’effort pour Gued, mais bientôt ses jambes ne soutiendraient plus son poids. Après tout ce qu’elle avait subit ce soir-là, elle n’était pas dans son état normal. Il fallait qu’elle s’arrête. Elle entendait une petite voix dans sa tête lui dire : « Stop, ça suffit, arrête-toi, maintenant ». « Non » répondait-elle à la petite voix. Mais c’était irrémédiable. Ses jambes lâchèrent soudainement et elle tomba de tout son long dans l’herbe de la vaste prairie qu’ils étaient en train de traverser. Elle ferma les yeux en essayant de respirer doucement. Il lui semblait que son corps n’était plus que sueurs et tremblements musculaires. Alors que elle s’apprêtait à se laisser aller et à rentrer dans les âpres plaines de l’inconscience, elle sentit une main fine et délicate se glissait dans la sienne et l’emmenait vers le haut. Quelqu’un la relevait. Elle ouvrit les yeux, mais les ferma instantanément. Un être fait de lumière se tenait devant elle. Une lumière blanche pure, magnifique, plus encore que celle d’un coucher de soleil sur la mer, comme elle en avait souvent vu à Vinceout. Cette lueur était si puissante que même les yeux fermés, elle la sentait comme si l’éclat avait transpercé ses paupières et son âme. Soudain elle sentit l’illumination s’estomper. Elle osa ouvrir ses orifices oculaires afin de voir devant elle une scène assez étrange. Duroy et son épée bloquait d’une seule main par une femme très belle. Elle avait de longs cheveux bruns qui lui tombaient en cascade sur les épaules, des yeux bleus électriques plus pures et limpides que l’océan infini ou que le ciel son reflet céleste. Un nez fin, des joues délicates, des lèvres pulpeuses, un petit point rouge sur son front à la manière des bouddhistes de l’ancien temps, un sourire divin avec une nuance de malice. On lui donnerait à peine vingt ans. Son corps était à l’image de son visage tout simplement parfait. Une poitrine tellement opulente que le pagne de la femme la contenait à peine. Ce fameux pagne couvrait la jeune fille jusqu’au cuisse. Il était ouvert sur les côtés laissant entrevoir les jambes parfaites de la femme et même si il y avait du vent un petit boute de ses fesses. En haut le pagne était extrêmement décolleté mais les morceaux de tissus de l’échancrure se rejoignaient attachés à un médaillon énorme en or représentant un soleil. D’ailleurs la jeune femme possédait sur ses bras et chevilles un nombre incalculable de bracelets en or de toutes formes. En face d’elle, Duroy semblait crisper par la concentration tant il tentait de dégager son épée de la main de la femme. Cette dernière visiblement amusée lui déclara de sa voix envoûtante :
- Je ne suis pas ton ennemi prince gelkar…
- Comment sais-tu cela ? s’exclama-t-il.
- Je sais beaucoup de choses, et j’ai beaucoup de pouvoir. Mon nom est Kenzo Nen Bosastu ou simplement Bosastu.
Elle lâcha alors la lame de Duroy comme pour prouver sa bonne foi. Il rengaina son sabre toujours en observant son opposante. Samantha observait la scène, totalement ahurie. Quelques minutes avant, ils couraient pour sauver Gued et maintenant ils se retrouvaient face à cette étonnante jeune femme. Soudain elle s’écria :
- Gued !
- C’est précisément la raison de ma venue, déclara alors Bosastu.
- Comment ça ? demanda, méfiant, le gelkar.
- Je suis venu le sauver, répliqua Bosastu visiblement fière d’elle.
- Vous le pouvez ? demanda Samantha pleine d’espoir.
- Mais bien sûr, si le gros balourd veut bien le poser par terre.
Le « gros balourd » s’exécuta de mauvaise grâce et posa au sol le corps blessé de son ami. Immédiatement le corps de Bosastu s’illumina comme auparavant. Elle se dirigea vers Gued et lui toucha le front avec sa main droite. Puis elle prononça d’étrange parole dans une langue inconnue de Samantha. La lumière autour de la femme disparut et il en fut de même pour toutes les blessures de Gued qui ouvrit les yeux au même instant. Samantha sauta sur lui. Elle était si heureuse. Il lui sembla totalement abasourdi. Elle le voyait regarder partout autour de lui pour essayer de comprendre ce qui se passait. Puis elle vit son regard devenir méfiant lorsqu’il vit pour la première fois sa sauveuse:

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
15 janvier 2006 à 17:20:04

- Qui est-ce ? demanda-t-il
- Elle s’appelle Bosastu, c’est elle qui t’a sauvé en soignant les blessures que t’avait faites Troum, s’empressa de répondre Samantha.
- Merci, lança alors Gued mais d’un ton très loin de ce qu’on aurait pu attendre de quelqu’un de sa situation. C’était un ton presque arrogant.
- Mais de rien, répondit la beauté.
- Alors que m’est-il arrivé ? réclama-t-il à ses deux comparses.
Samantha et Duroy lui racontèrent rapidement tout ce qui s’était passé depuis son évanouissement. A la fin du récit, Gued sembla un peu moins méfiant à l’égard de Bosastu. Mais son amie osar voyait qu’il y avait quelque chose qui clochait chez lui. Elle l’interrogea :
- Tu as l’air soucieux qu’est qui t’arrive ?
- C’est à propos de Maes Troum, je n’ai pas pu l’attaquer quelque chose m’a repoussé. Et je me demande comment cela est possible.
- Je peux vous répondre, s’exclama alors Bosastu, Maes Troum est toujours protégé par un bouclier surpuissant et quasiment indestructible car il est possédé par le démon Asmodeus. Il s’agit d’un des trois dieux des ténèbres qui donnent tout son pouvoir à Troum.
- Mais comment peut-on le vaincre ? demanda Duroy après quelques instants de silence.
- Il suffit que les invocations des quatre éléments réunissent leurs pouvoirs pour le vaincre. Et seul un osar peut créer cette réunion. Et c’est là que tu es importante Samantha, Bosastu regardait à présent Samantha directement dans les yeux, car à l’époque où les osars étaient nombreux sur Ramis, il n’était pas rare que quelqu’un maîtrise les quatre éléments mais aujourd’hui, il n’en existe plus un seul qui puisse accomplir cet acte.
- Je ne comprends pas, l’interrompit Gued. Si c’était si simple de posséder les quatre éléments pourquoi personne n’a détruit Maes Troum à cette époque ?
- Encore fallait-il connaître le point faible du bouclier. Mais même si le bouclier est détruit, il faut ensuite affronter la puissance d’un des trois dieux de la colère et là c’est une autre histoire.
- Pourquoi me racontez-vous tout ça ? demanda Samantha
- Parce que j’ai foi en toi petite, répondit simplement Bosastu. Il existe quatre temples, un temple de la terre, de l’eau, du vent et du feu. Chacun se trouvant sur un des quatre continents. Voici une carte qui vous aidera à les retrouver.
- Eh attendez une minute, s’écria Gued, pourquoi c’est à Samantha de faire ça, il reste d’autres osars sur la planète que je sache.
- Comme je l’ai dit précédemment, j’ai foi en Samantha, à toi de choisir, veux tu vaincre l’assassin de ton père ou le laisser continuer impunément ses crimes ?
La réflexion ne fut pas longue dans l’esprit de Samantha à la simple évocation de son père, elle tendit la main pour recevoir la carte. Bosastu lança un petit sourire à la jeune fille, cette dernière le lui rendit. Il y eut un petit éclair de lumière et dans la main de Samantha se trouva instantanément un parchemin roulé. Kenzo Nen Bosastu déclara alors :
- Une quête commence pour vous. Bonne chance à tous. Vous en aurez besoin. Et jeune fille souvient toi de cela : si tu vois Boudha renie-le, si tu vois ton maître renie-le, choisis librement, ne laisse personne te dicter ta conduite.
Le corps de la femme se couvrit alors de lumière et elle s’envola à toute vitesse. En quelques secondes, on ne la vit plus. Elle avait disparu comme elle était venue.

Il se passa plusieurs minutes sans que le petit groupe ne prononce la moindre parole ou même ne bouge. Soudain Gued demanda :
- C’est qui Boudha ?
- Je crois que c’est un terme pour désigner Dieu.
- Ah je croyais que c’était du saucisson.
Et ils éclatèrent de rire. Sans doute plus par nervosité que par envie, mais cela suffit à rompre le silence qui s’était installé. Ce rire marquait la fracture entre l’instant présent et les révélations qu’ils avaient eu quelques secondes auparavant. Ils finirent par reprendre leur sérieux. Samantha lança alors un coup d’œil à ses vêtements pour constater que les habits dont elle était si fière se trouvait maintenant à l’état de haillon. Elle déroula le parchemin que lui avait donné Bosastu et l’ouvrit. Il s’agissait d’une carte du monde vue de haut extrêmement précise avec l’emplacement de ce qu’il semblait être des châteaux avec un dessin des éléments au dessus d’eux. Le premier celui de la terre d’après ce qu’elle comprenait se trouvait pas beaucoup plus loin vers le nord. Elle montra la carte à ses compagnons et leur expliqua ce qu’elle pensait comprendre. Ils approuvèrent son raisonnement. Duroy ajouta alors :
- Mais nous devrions d’abord rejoindre le village de Rolland et nous reposer. Nous ne savons pas ce qui nous attend dans ces espèces de châteaux.
- Je pense qu’il a raison, déclara Gued à l’adresse de Samantha.
Cette dernière toujours aussi fatiguée acquiesça d’un signe de tête. Alors ils reprirent la route. La jeune femme du groupe était néanmoins au bord de l’évanouissement, Gued le remarqua immédiatement et sans qu’elle comprenne comment, en deux secondes, elle était sur son dos.
- Lâche moi, je peux marcher, s’écria-t-elle.
- Mais oui, c’est pour ça que tu es blême et que je sens tes jambes qui tremblent. Range ton orgueil et essaie de dormir. Tu as vécu des nuits éprouvantes.
Sans essayer de plus discuter, la jeune femme posa sa tête sur le dos de son ami et essaya de se reposer. Elle entendait les battements de son cœur et s’amusa à les compter comme on compte les moutons pour s’endormir. Au bout d’une centaine de battements, Morphée l’accueillit bras ouverts dans son royaume.

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
15 janvier 2006 à 17:20:45

La fillette courait le plus vite qu’elle pouvait. C’était derrière elle, elle le savait et avec ses petites jambes d’enfants de sept ans, elle avançait à grandes foulées. Elle se trouvait dans une sorte de souterrain. Le sol de la pièce était en pavés grisâtres, mais la moitié d’entre eux était recouvert d’eau. Il avait plu la veille et la paroi du souterrain devait avoir des fuites. Les pas de la petite fille dans l’eau provoquaient des petits éclaboussements. Elle suivait le seul chemin possible simplement éclairé par des torches fixées sur le mur. Enfin la fillette arriva à une intersection. Derrière elle, elle entendit quelqu’un crier son nom, mais c’était une voix qu’elle connaissait ; celle de son père. Elle se retourna et sauta dans les bras puissants de l’homme qui se dirigeait vers elle. Celui-ci l’attrapa au vol. Il avait les cheveux longs et bruns, il lui tombait en cascade sur le visage mais laissait quand même paraître ses yeux bleus où la lueur des torches se reflétait. Plutôt athlétique, il portait une longue cape sombre qui lui cachait tout le corps sauf le visage, cette dernière était attachée par un simple fil de cuir noir au niveau du cou. Il regarda sa fille à la lumière environnante et dit de sa voix puissante et grave :
- Ma chérie, regarde-toi. Ta robe est toute tachée.
En effet sa petite robe rose pâle qu’elle aimait tant, était maculée de boue suite à une chute qu’elle avait faites quelques minutes auparavant. Lors de cette chute elle s’était aussi égratignés les genoux. Elle répondit à son père :
- Pardon papa.
- Mais ce n’est pas grave, allez suis-moi.
Il la reposa par terre et la prit par la main. Ensemble ils continuèrent leur course effrénée en prenant le couloir de droite. Ils coururent et coururent encore pendant plusieurs minutes sans arrêter. La petite fille était fatiguée, elle faillit trébucher sur un rocher, mais son père la tenant toujours pas la main l’en empêcha. Il la mit sur ses épaules et continua de courir. Mais bientôt des bruits de pas se firent entendre, ils se rapprochaient à une vitesse alarmante.
La petite fille regarda derrière elle, c’était tout près. Les bruits de pas devinrent intenses et la fillette put voir enfin ceux qui lui couraient après. Un démon gigantesque avec différents appareils de tortures, le monstre n’avait ni visage ni forme précise mais une aura de haine se dégageait de lui. La jeune fille se retourna effrayée vers son père mais elle le voyait étendu par terre couvert de sang. Elle cria alors de toutes ses forces :
- Papa !

- Calme toi ce n’est qu’un rêve, lui dit la voix inquiète de Gued.
Elle vit le beau visage de son ami en face d’elle. Les yeux verts remplis de tendresse la rassurèrent. Elle lui demanda :
- Où sommes nous, Gued ?
- On est à Rolland dans l’auberge. On a marché toute la nuit et on y est arrivé au petit matin.
- Mais quelle heure est–il ?
- Midi passé. Duroy est parti manger à la taverne, rajouta-t-il comme pour répondre à une hypothétique question de la jeune fille.
- Mais toi, tu n’es pas parti manger ?
- Euh je voulais rester veiller sur toi, il rosit légèrement à ces paroles.
- Merci.
Elle se leva un peu de sa couchette et lui colla un baiser sur la joue. Il rougit de plus belle. Il balbutia :
- Oh…. Ce n’était pas grand-chose, tu sais…
Elle rit de sa gêne. Il répondit par un pauvre sourire. Puis redevenant soudain sérieux, il demanda à Samantha :
- Où est Duno ?
- Eh bien je ne sais pas.
- Oh non me dis pas, qu’il va falloir retourner le chercher dans les plaines.
- Non ne t’inquiètes pas, je ne sais pas pourquoi, mais il est en sécurité et il viendra quand je l’appellerai.
- Ah oui, j’oubliai presque qu’il était une invocation.
En guise de réponse, elle bailla longuement, en n’omettant cependant comme on lui avait appris à Vinceout de mettre sa main devant sa bouche.
- Je vois que tu es encore fatigué, reprit Gued, je vais te laisser dormir.
Il commença alors à se lever du tabouret où il était assis.
- Bonne appétit.
- Merci essaie de dormir, je rentre bientôt.
- Oui je vais faire une bonne sieste.
Il lui sourit avant de tourner les talons et de s’en aller. La jeune fille le regarda fermer la porte de la petite chambre tout juste composée de murs de bois, d’un lit et d’une chaise. Ses affaires étaient posées sur le lit à côté d’elle. Elle constata que l’on lui avait ôté ses vêtements et qu’elle portait sur elle une très longue chemise, tellement ample qu’elle aurait pu en faire trois ou quatre robes, apparemment un habit de Duroy. Elle tenta de se lever mais ses blessures la ramenèrent à se coucher avec violence. Elle s’allongea donc de toute sa masse sur le lit et respira lentement pour calmer la douleur et en essayant de gérer toutes les informations qui se bousculaient dans sa tête. L’histoire de Bosastsu, ce que lui avait raconté Cutseek et Troum, tout cela faisait beaucoup trop pour qu’elle puisse le garder pour elle toute seule. Elle en parlera à Gued et à Duroy dès qu’ils rentreraient. En attendant, elle décida d’observer la carte de Bosastu. Elle prit le parchemin et le déroula. Elle observa la finesse du dessin, la qualité des représentations de fleurs en fil d’or qui ornaient les bords de la carte et la précision sur les reliefs et autre paysage naturel. Alors qu’elle contemplait cette magnifique œuvre géographique, ses deux compagnons pénétrèrent dans la chambre. La voix de Stentor de Duroy fit sursauter la jeune fille :
- Je vois que tu es bien réveillé.
- Je lui avais pourtant conseillé de dormir, ajouta Gued
- Tu sais que je ferais n’importe quoi pour t’embêter, répliqua Samantha d’un ton cassant
- Oh les amoureux, on se calme, lâcha Duroy
- Tais-toi, envoyèrent en même temps Gued et Samantha.
- Il n’ y a que la vérité qui blesse, répondit sagement Duroy.
Et le groupe éclata de rire, même si Samantha ne l’avait pas remarqué mais Gued avait rougi. Soudain Samantha pensa qu’il était temps de parler à ses amis de toutes les révélations qu’on lui avait faites la nuit précédente. Elle n’omit rien y compris sa responsabilité dans l’incendie de l’école de Vinceout. A peine eut-elle fini son récit, qu’elle fondit en larme. Gued et Duroy échangèrent un regard et le gelkar sortit. Samantha avait mal à l’intérieur. Elle se sentait exactement comme dans ce laboratoire, comme si on lui appuyait sur le bas du ventre, elle sentait ses entrailles s’emmêlaient dans son ventre. A ce moment le lit s’affaissa. Quelqu’un venait de s’asseoir à côté d’elle. Une main chaude se posa sur son épaule puis un bras et ensuite on l’enlaça. Ne pouvant plus tenir, elle pleura encore une fois. Mais quelle gourde ! En une journée, elle devait avoir verser plus de larmes que toutes les pleureuses de l’antiquité. Comment pouvait-elle être aussi faible ? Un être comme elle méritait-il que tant de gens meurent pour elle ? Sûrement pas. Elle n’était qu’une stupide adolescente qui mettait en danger tous ceux qu’elle aimait.
- Ne t’inquiètes pas Sam, ce n’est pas grave.
La sollicitude de Gued la dégoûtait, il avait failli mourir à cause d’elle. Elle repoussa son étreinte. Il parut étonné de cette manœuvre. Mais la surprise sur son visage laissa place à un sourire apaisant. Il déclara alors :
- Je sais que tu as mal, mais tu n’es pas sûr que ceux que disent les membres de la Ligue soit vrai, comment croire de tels salauds. Réfléchis Samantha pourquoi te diraient-ils la vérité… ?
Il n’avait pas tort mais restait une ombre sur le tableau.
- Et mon père, je sais que mon père s’est sacrifié pour moi.
- Tu sais quand j’étais plus jeune mon frère s’est sacrifié pour me sauver la vie et c’est pour ça que j’ai quitté les îles Sadarias pour trouver le repos et fuir les regrets. Mais ça ne sert à rien, maintenant je sais que si on ne tente tout pour sauver la vie de ce qu’on aime, on part heureux.
Sans que ces paroles aient réussi à totalement la rassurer, le malaise que ressentait Samantha commençait à fuir. Mais les larmes continuaient de couler le long de ses joues. Elle sauta alors dans les bras de Gued. Elle ajouta en sanglotant :
- J’aimerais tant revoir la mer comme à Vinceout.
- On voyait la mer depuis Vinceout ?
- Non mais j’appelais la petite rivière qui coulait non loin, « la mer ».
- Tu sais moi quand je veux voir la mer, je regarde dans tes yeux et je la vois.
Elle leva alors la tête vers lui, il la regardait avec une flamme dans les yeux. Elle répliqua :
- Moi quand je regarde les tiens. Je vois aussi de l’eau mais pas très propre…
- Quoi ? Tu veux dire que j’ai les yeux sales…?
- Non, dit elle en pouffant de rire, mais tes yeux sont verts et l’eau verte ce n’est pas très ragoûtant.
- Ah d’accord.
Et ils éclatèrent de rire avant de s’enlacer. Appuyé contre la porte, Duroy eut un petit rire, ce n’était vraiment encore que des gosses.

Sur le lit Samantha et Gued était collé l’un contre l’autre. Prenant son courage à deux mains le jeune homme commença :
- Samantha je voulais te dire que je ….
Il s’interrompit en constatant la respiration bruyante de son amie. Cette dernière venait de s’endormir. Le jeune homme regarda abasourdi le visage angélique de son amie et la posa sur son lit. Puis il sortit de la chambre. Il rencontra dans le couloir de l’auberge son ami gelkar qui le regardait avec une ironie dans le regard. Le sadar demanda :
- Ben quoi ?
L’autre se contenta de lever le bras droit vers le Nord ouest et le descendit en un mouvement sec vers le Sud Est. Puis il ajouta en accentuant chacune des syllabes de son mot :
- Cassé !

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
15 janvier 2006 à 20:19:06

Un chapitre qui finit par une citation bricéenne m´inquiète toujours...Surtout quand on a un jeu de mots dans le chapitre entre Bouddha et le boudin...

Bref la fin de l´évasion. Assez convenu somme toute. ce qui l´est moins c´est ces deux personnages dont Kenzo ( fan de parfums Aibounet?) no Bosastu. Une puissante mage de guérison, qui semble omnisciente. Elle parle des dieux des Ténèbres, serait-elle l´un de leurs pendants luminiques?

Après, on plonge dans une description des sentiments de la jeune fille, bien maîtrisée je trouve. Peu de révélations à cet égard ( à part le principat du gelkar).

Enfin, c´est toujours aussi long, mais toujours aussi lisible. Toutefois, je pense que la taille te coute des lecteurs...

Aibe974
Aibe974
Niveau 10
16 janvier 2006 à 08:12:06

Moi aussi je crois que la taille me côute des lecteurs mais que veux tu? Je ne vais pas faire à partir de chacun de mes chapitres deux ou trois chapitres :rire: . Quoi que c´était l´idée de départ de Sugy peut-être vais je le faire. Mais il s´agirait à ce moment là, de demander à Parkko de supprimer ce topic...

Quant à la citation bricéenne,c´était trop tentant , je n´ai pu me retenir de la mettre :rire: :ok:

Marthrym
Marthrym
Niveau 7
16 janvier 2006 à 22:12:21

toujours aussi bien, continue j´attends la suite avec impatience. C tres bien rédigé !! !

La vidéo du moment