Patate !!
aibe
je... prenderais le temps de poster mon commentaire tout a l´heure ![]()
Tiens tiens, un macaque ! ![]()
T´as passé de bonnes bananes ? Euh ! Vacances ? ![]()
Djidane et Zell
J´attends toujours les commentaires
Bon je pense que je posterais la semaine prochaine le deuxième chapitre, tout dépendra de ma très chère Sugy, que je ne vois plus souvent depuis que je suis au lycée
Chapitre 2 : Gued du Gon.
Le soleil, cet astre puissant dont les rayons illuminent la planète depuis la nuit des temps, venait de toucher de ses lueurs la peau basanée de Samantha. Elle ouvrit les yeux difficilement. A peine avait elle soulevait ses paupières que les faisceaux du soleil s’étaient engouffrés dans ses yeux en provoquant un éblouissement. Il lui fallut ouvrir puis refermait ses yeux à plusieurs reprises avant de réussir à s’habituer à la luminosité.
Lorsqu’ enfin elle y parvint, elle voulut s’étirer les bras en baillant comme elle en avait pris l’habitude. Cependant au moment de lever les bras, elle sentit une gêne. Comme si quelque chose lui serrait les poignées. Elle essaya à nouveau de bouger les bras mais ses poignés restèrent collés. Elle tenta avec les jambes mais le résultat fut le même. Puis amenant ses jambes vers l’avant, elle regarda enfin ce qui l’empêchait de produire le moindre mouvement. Des cordes, de couleurs marron beiges et très serrées, lui enlaçaient les chevilles avec applications. Elle ne put les voir mais par déduction elle comprit que le même type de liens avait été appliqué sur ses poignets. Elle essaya de se retourner en se tortillant sur le sol couvrant au passage ses vêtements de poussière. Elle réussit à se mettre en position pour pouvoir voir son tori. Elle lui cria :
- Et Duno réveille toi.
- Krrra, s’exclama le petit animal en sursautant.
La jeune fille remarqua que son animal avait les pattes liées ainsi on lui avait fait subir le même sort qu’à elle. Soudain elle entendit derrière elle un craquement caractéristique de quelqu’un qui marche sur un bras en la faisant casser. Elle voulut se retourner mais elle n’en eut pas le temps. Elle sentit que la chose derrière elle s’accroupissait et posa sa main sur son épaule. Plus de doutes maintenant c’était un humain et même un homme d’après la poigne vigoureuse et puissante. Elle se mit à se poser des questions sur l’identité de l’homme qui l’avait attaché. Et si c’était Maes Troum, allait-il la tuer comme il avait tué son père, pour une fois elle n’avait pas rêvé de ça, mais il était là prêt à la tuer, elle en était sûre. Elle ne se serait pas enfuie longtemps. Il allait sûrement lui passer un couteau sous la gorge et elle la trucidait. La main appuya sur elle et la ramena vers elle. « Il veut que je vois son visage quand il me tuera » pensa t-elle.
Mais lorsqu’elle fut en face du propriétaire de la main, elle ne put s’empêcher de lâcher un soupir de soulagement. Il était jeune, les traits de son visage plutôt fins, les yeux verts émeraude, son visage était encadré par des cheveux courts coiffés en brosse, mais d’une couleur étrange, ils étaient verts.
La jeune fille avala sa salive pour faire face à la réalité, elle avait devant elle, un véritable représentant de la race Sadar. Ce dernier semblait presque aussi étonné qu’elle. Il l’aida à se mettre assise en la soulevant de ses bras forts. Elle put alors le voir en entier, il était vêtu simplement d’un short fait en toile. Le short était de couleur marron, le reste de son corps était nu révélant une musculature et un bronzage important tant en haut que en bas. Il détacha les cordages de Samantha et lui dit :
- Je suis désolé, je t’avais attachée parce que tu as mangé mon poisson mais je n’avais pas vu que tu étais une des notre.
- Ah….. , répondit-elle.
Elle ne comprenait pas bien où il voulait en venir puis se souvint que les yeux verts faisaient partis des signes distinctifs des sadars. Or elle avait un œil vert ce qui montrait qu’elle était une hybride. Elle regarda celui qui venait de lui ôter ses liens et qui déjà commençait à ôter ceux de son tori.
Lorsqu’il eut terminé, Duno sauta sur les genoux de sa maîtresse, elle lui jeta un regard affectueux puis se tournant vers le sadar elle dit :
- Nous sommes désolé de t’avoir chapardé ton repas.
- Oh ce n’est pas grave.
- Tu nous avais quand même ligoté, plaisanta t-elle
- Oui mais c’était juste pour vous faire peur, ajouta t-il gêné, je ne pouvais pas imaginé que tu étais des notre.
- A moitié seulement.
- Oui mais les sadars sont une famille, c’est sacré, c’est la première règle.
- Je ne savais pas, j’ai toujours été élevé parmi les hunars.
- C’est pas grave, je vais parfaire ton éducation, plaisanta t-il. Oh faite, je ne me suis pas présenter, je suis Gued du Gon.
- Ravie de te rencontrer Gued, je m’appelle Samantha Harper et voici Duno, ajouta t-elle en désignant le tori.
- Eh bien moi aussi, je suis ravi.
- Je peux te poser une question Gued ?
- Tu viens de le faire mais vas-y.
- Qu’est –ce que tu fais sur ce continent, Sadarias est très éloigné d’ici.
- Oh et bien, je suis venu ici dans le but de découvrir le monde et de raconter mes voyages à tous les autres du peuple, c’est tout, et toi que fais-tu ici ?
- Euh, elle hésita puis se décida à lui raconter la vérité, il avait l’air si gentil, je suis poursuivi par un homme qui veut ma mort, c’est pour ça que je me suis enfui de mon pensionnat et que je suis venu dans la forêt.
- Un homme qui veut ta mort, répéta-t-il interloqué, tu m’as l’air de traîner dans une affaire louche toi, mais c’est pas grave. Je te protégerai Samantha, suis moi, on va à Greendal.
- Pourquoi faire ? demanda –t-elle
- Ben parce que je veux tout visiter dans ce bas monde, tout voir, tout goûter , c’est mon rêve. Ca fait trois ans déjà que j’ai commencé ce voyage. Et il est presque terminé.
- Ah oui tu as du voir beaucoup de choses.
- Oh oui , répondit-il exalté, j’ai vu les plaines enneigées au nord, la beauté des couchés de soleil sur les montagnes du Sadarias, les monuments des hunars, les plus belles villes de ce monde, je les connais par cœur. Quand j’aurai visité Gelnika la capitale de Gelkar, j’en aurai fini de ce continent. Et il ne me restera que Cassar a exploré.
- Comme j’aimerai faire un tel voyage, soupira-t-elle
- Mais mon voyage n’est pas fini, si tu veux accompagne moi, et ensemble nous visiterons Cassar comme personne ne l’a jamais fait. Et puis ton assassin ne te cherchera pas à travers le monde.
La dernière phrase fit impacte dans la tête de la jeune fille. Puis elle réfléchit, était-ce une bonne idée que de voyager avec un parfaite inconnue, certes à l’air très gentil, mais on se méfait jamais assez. Cependant, elle ressentait qu’elle pouvait faire confiance à ce jeune homme exalté et enthousiasme avide d’aventures et de voyages. Après une très courte hésitation, elle fixa le jeune homme et lui dit :
- C’est d’accord, je viens.
- Tape là, lui dit- il en tendant la paume de sa main gauche.
Samantha tapa avec la paume sa main droite. Un grand sourire naquit sur le visage de chacun des deux jeunes gens qui éclatèrent de rire sans raison. Ou peut-être pour sceller une amitié naissante, soudain un petit piaillement se fit entendre. Duno ne voulait pas qu’on l’oublie. Sa maîtresse le prit dans ses bras et lui fit un gros câlin. Et l’oiseau cessa toute protestation. Ce qui fit, rire encore d’avantage les deux adolescents.
Cette petite période d’euphorie passée, Gued partit éteindre le feu. Les flammes étaient presque devenus inexistante et seule la cendre incandescente produisait encore une faible rougeur. Son pied à l’intérieur d’une sandale beige anéantit les restes du foyer. Puis il se dirigea vers son sac. Un grand sac à dos noir couverts de poches qui semblaient toutes pleines, ce sac devait contenir tout ce dont un aventurier a besoin pensa Samantha.
Puis après avoir mis son sac sur son dos, Gued récupéra un long fourreau noir d’où dépassait seulement une pointe de métal qui rangea dans l’espace entre son dos et le sac. Puis il fit un sourire à Samantha et d’un signe de la main, lui ordonna de le suivre. Il quittait la forêt.
Ils marchèrent pendant plusieurs minutes sans parler et sans interruption, Gued semblait terriblement concentré. Ils arrivèrent presque à la lisière du bois. Enfin il ressortait, Samantha en avait assez des arbres, et de plus elle mourrait d’envie de visiter le village de Greendal. Il était réputé sur le continent pour la qualité des tavernes, et des commerces. Elle avait envie de tous les visités. Même si elle n’avait pas d’argent, depuis longtemps elle avait appris que le plaisir des yeux était l’apanage des pauvres. Alors qu’elle était dans ses rêveries qui pour une fois ne traitait pas du meurtre de son père et de tout ce qui y touchait, Gued leva sa main droite à la verticale, ordonnant ainsi de s’arrêter. La jeune fille et son tori s’exécutèrent. Le jeune sadar regardait fixement vers l’Est alors que vers le nord se trouvait la sortie, il lâcha à Samantha et Duno :
- Faites attention, il y en a deux qui arrivent depuis l’Est.
Samantha voulut lui demander « deux quoi ? » mais avant que la phrase ne soit sortie de sa bouche, la réponse s’imposa d’elle-même. Deux énormes calimeras venaient de faire leur apparition. Les calimeras sont des lions rouges avec à la place de la queue un énorme boa. Ces monstres qui vivent généralement dans les forêts sont de très dangereux prédateurs. Les deux esprits qui cohabitent dans le même corps sont aussi dangereux l’un que l’autre. Celui du lion est puissant et noble, tandis que le serpent est rapide et vicieux.
Deux spécimens des plus féroces observaient nos héros avec une avidité inquiétante. Aussitôt Gued saisit le fourreau sur son dos et l’attrapa à deux mains. Avec sa main gauche il attrapa la pointe de métal qui dépassait tandis que sa main droite prenait l’étui. Il tira l’écrin d’un coup sec sur la droite révélant ainsi totalement la magnifique arme du guerrier.
Une lance somptueuse, le corps de la lance était fait dans un bois clair et ciselé où des formes et dessins étaient gravés. La pointe était en argent pur, gris clair presque blanc, le métal brillait avec beauté au contact du soleil. D’abord très large à la base, la pointe se raccourcissait pour former une aiguille parfaite au sommet. Cette dernière était plus aiguisée que le reste de la pointe en conséquence elle était beaucoup plus foncée presque noire. L’autre extrémité de la lance était de forme circulaire parfaitement dans la continuité du corps rectiligne de l’arme. Sur la sphère étaient taillés des yeux et une bouche de bête féroce, ainsi que le nom du forgeron « Vandar ».
Gued fit pivoter sa lance autour de son poignet gauche et l’attrapa à deux mains, pointe vers les monstres. Avant que le premier calimeras n’ait pu faire le moindre mouvement, il se jeta sur lui, il lui donna un coup avec le manche de sa lance pour commencer, puis lui embrocha la patte avec sa pointe. Le monstre poussa un formidable rugissement qui fit trembler la forêt. Puis le serpent qu’était sa queue attaqua Gued, mais ce dernier esquiva en faisant un bond latéral. Le monstre essaya à nouveau de l’attaquer avec sa patte encore valide mais le jeune homme esquiva à nouveau le coup avec une roulade. Il enchaîna directement en enfonçant sa lance dans le crânes de son ennemi le touchant au cerveau.
Pendant ce temps l’autre calimeras s’était mis à courir vers Samantha qui avait commencé à fuir vers la sortie de la forêt mais le monstre lui coupa la route. Et elle se retourna vers gued mais ce dernier était en train d’enlever sa lance du crâne de l’autre bête. Le fauve se jeta sur elle, elle ferma les yeux. Elle ne voulait pas voir sa mort en face. Mais quelques secondes après, elle ne sentait toujours la douleur et le froid l’envahit. Elle ouvrit les yeux et constata que la lance était rentrée par la tempe droite de l’animal et sortie par la tempe gauche. Le monstre était mort sur le coup. Elle se retourna vers Gued, il était encore dos à elle en train de se battre à mains nues avec la queue serpent qui n’était pas morte. La jeune fille saisit le manche de la lance et tira de toutes ses forces. Elle parvint à retirer l’arme du crâne de la bête et courut pour l’apporter à Gued. Mais ce dernier était ligoté par le boa qui se servait de son corps comme de liens. Samantha s’élança donc saisissant son courage à deux mains. Elle parvint à frapper en plein dans le corps du saurien qui lâcha prise. Aussitôt Gued s’éloigna hors de portée du monstre, tandis que ce dernier se vidait de son sang.
Il récupéra sa lame des mains de Samantha et la rangea dans son fourreau. Il engagea la conversation :
- Merci sans toi j’étais mort.
- Non, répondit-elle gêné, sans moi, tu aurais gardé ta lance et tu aurais éliminé ce serpent sans difficulté.
- Oui mais tu m’as quand même sauvé la vie.
- Ben disons que l’on est quitte alors. Mais comment as-tu fait pour toucher le calimera sans te retourner
- Et bien, je n’avais pas besoin de le voir, comme tous les sadars, je suis en communion constante avec la nature, c’est pour ça que je peux sentir les choses. Tu devrais aussi en être capable.
- Comment ça ?
- Eh bien oui, tu es en partie une sadar. Donc tu devrais bénéficier de ce sixième sens. Tu n’as jamais ressenti comme des ondes venant des éléments naturels te dire des choses.
- Eh bien, elle réfléchit quelques instants puis ajouta, je sais toujours où se trouve mon Duno.
- Un lien avec les animaux, tu vois maintenant remettons-nous en route.
- Oui, accepta-t-elle.
Ils se remirent à marcher vers le nord, vers la sortie. Samantha réfléchissait aux paroles de Gued. Elle n’avait jamais ressenti tout ce qu’il disait, et elle n’avait pas de liens avec les animaux, juste avec Duno. Peut-être n’avait-elle pas héritée des pouvoirs de sa mère, après tout, c’était possible. Et puis ce n’était pas si grave. L’important était de s’éloigner le plus possible de Maes Troum. Et pis elle avait terriblement envie de voir Greendal, elle qui n’avait connue toute son enfance que Vinceout enfin plus précisément l’école du village.
Après à peine cinq minutes de marche, ils sortirent enfin. Le soleil était très haut dans le ciel, et les trois aventuriers commençaient à avoir faim. Ils traversèrent donc à la hâte la prairie qui s’étendait devant eux. Ils arrivèrent devant une ville très grande.
Au niveau de l’entrée, il y avait un grand écriteau rectangulaire dont les extrémités opposés et attachés par des cordes sur deux poteaux placé aux angles contraires de la route.
Sur cet écriteau était marqué en lettre d’or « Greendal »
Passé le poteau, nos aventuriers découvrirent l’endroit tant espéré. La ville était énorme. A l’intérieur, il y avait de tout des auberges, des armureries, des marchés, des tavernes, des habitations. Toutes les constructions étaient faites en bois, et les toits en tuiles. De toutes formes, de toutes tailles, les bâtiments ornaient la ville aussi bien que des décorations. Constituée d’une allée principale où se regroupaient toutes les tavernes et boutiques pour les voyageurs, le centre économique de la ville se trouvait au bout de cette allée. Il s’agissait d’une place centrale circulaire où tous les bâtiments administratifs mais aussi les lieux de divertissements était réunis. Cette grande place donnait sur deux chemins : un à l’Ouest et un au nord. Celui du nord conduisait au théâtre grande attraction du lieu, qui attirait les aristocrates en grand nombre. Et celui de l’Ouest donnait sur les quartiers résidentiels où la population réelle de la ville séjournait toute l’année.
Samantha était émerveillée et insista pour aller voir toutes les boutiques, même celle d’armes ou les forges alors qu’elle n’y connaissait rien. Les magasins de vêtements la retinrent plus de temps que les autres. Elle en avait oublié sa faim. Mais Duno et Gued qui avait cédé devant l’enthousiasme de la jeune femme ne cédèrent pas lorsqu’elle voulut entrer dans un énième restaurant :
- Quoi vous ne m’accompagnez pas, s’exclama-t-elle
- Euh non Duno et moi on a faim, répondit Gued, on va mangé dans la taverne d’en face.
- Kraaa, appuya le tori
- Mais, tenta de répondre Sam.
- Non n’essaie pas de nous convaincre, on a trop faim, on va manger, toi tu continues à visiter les boutiques si tu veux. Et tu nous rejoint à la taverne d’en face.
- Non je viens avec vous, s’empressa t-elle d’ajouter, j’ai faim aussi.
Gued haussa les épaules et Duno sauta dans les bras de sa maîtresse. Ils se dirigèrent vers la taverne la plus proche. Il s’agissait d’un établissement plutôt important où était inscrit sur la porte : « Au poulpe géant ».
Gued poussa la porte suivi de très près par ses deux amis. Ils entrèrent dans un endroit plutôt convivial, des grandes tables rondes servaient à accueillir les clients, au bout de la pièce un grand comptoir en bois où l’on servait directement les clients. La décoration était rustique, mais une bonne ambiance se dégageait des ravissantes serveuses très peu vêtues et du barman qui souriait à tous les clients.
Nos amis cherchèrent une table des yeux mais tous étaient presque remplis. Soudain un homme barbu près d’eux leur lança :
- Ne restez pas devant l’entrée, vous empêchez l’argent de rentrer.
Et lui et tous ses amis à sa table éclatèrent de rire et reprirent une gorgée d’un liquide mousseux que Samantha identifia comme de la bière. Gued lui prit la main et la conduisit sur une table qui venait de se libérer. Ils prirent place sur des petits tabourets circulaires à quatre pieds en bois. Autour d’eux ça chantait, ça criait, ça buvait, ça mangeait. Samantha s’exclama :
- Quelle ambiance, dis donc, je n’aurais jamais imaginé ça.
- Eh bien tu vois, c’est à ça que ça sert de voyager. Posons nos affaires.
Chacun d’eux enleva son sac. Sam posa le sien à terre, tandis que Gued posait le sien contre la table avec sa lance. Samantha reprit :
- Où sont les prix ?
- Les prix, c’est à la tête du client, quand t’es sympa, t’as de bon prix, sinon tu paies le plus cher, mais pourquoi cette question ?
- Bah en faite, c’est parce que, je n’ai pas beaucoup d’argents alors je ne veux pas acheter plus que j’ai, répondit-elle très gênée avant de baisser les yeux vers le sol.
- Oh ne t’inquiètes pas. Tu m’as sauvé la vie tout à l’heure, je te paye ton repas.
- Je ne peux pas ac…. Commença t-elle.
- Allons, l’interrompit-il, pas de ça entre nous. En plus tu sais, j’ai beaucoup d’argents, ça ne me pose pas de problèmes.
- Mais ça ne se fait pas.
- Arrête Sam, si j’ai assez d’argents pour financer mon voyage, j’en ai assez pour te payer un repas à toi et Duno.
- C’est pas une question que tu aies les moyens, c’est une question de principe, protesta t’elle.
- Eh bien on va dire que si tu n’as pas assez d’argents pour payer, je t’aiderai c’est bon ?
- D’accord, finit-elle par accepter. Oh faite comment ça se fait que tu aies beaucoup d’argents comme tu dis ?
- Eh bien pour financer mes voyages, je me sers de mes capacités aux combats. Tu as devant toi un éliminateur professionnels de monstre. J’ai ma licence délivrée par l’Association et par conséquent je peux exercer. Je suis payé aux monstres tués.
- Ca a l’air de bien payer. Eh ouais plutôt et à partir de maintenant tu seras mon assistante, plaisanta t-il
- Mais ce serait super, s’enthousiasma t-elle, j’ai toujours rêvé de travailler. Je pourrai gérer ton argent et puis aussi t’aider un peu comme ce matin dans les combats.
- Euh, si tu veux……….
- Qu’est ce que je vous sers ? demanda une serveuse rousse qui venait d’arriver à leur table.
- Deux spécialités, répondit Gued.
- Krraaa, intervint Duno.
- Euh pardon trois reprit Gued.
Puis ils attendirent patiemment que leurs commandes arrivent. Gued avait expliqué à Samantha durant ce laps de temps que dans toutes les tavernes il fallait toujours commandé la spécialité du jour et que c’était généralement le seul plat que le chef savait faire. Samantha essaya de deviner aux odeurs de la pièce qu’elle était la spécialité. Elle inspira profondément et une foule de senteurs emplirent ses récepteurs olfactifs. Il y avait de très fortes odeurs alcools, de sueurs, mais l’odeur prédominante était celle de poisson ou de produits marins. Puis la jeune fille se souvint du nom de la taverne, « le poulpe géant ». La spécialité s’imposait d’elle-même et en effet lorsqu’elle reçut sa commande, elle se rendit compte qu’elle ne s’était pas trompée. La serveuse venait de poser devant elle et ses compagnons. Trois énormes plats circulaires remplis d’une sauce verdâtre dans lequel baigné un poulpe découpé en lamelle. Affamés le sadar et le tori se jetèrent sur leurs plats. Cependant l’aspect peu ragoûtant de l’animal empêcha la jeune fille de partager l’enthousiasme de ses camarades. Sam prit la cuillère en bois posée avec le plat et commença à manger le bouillon vert qui avait un assez bon goût en espérant que la prochaine taverne qu’ils visiteraient s’appellerait « Au poulet rôti ».
A ce moment un homme entra dans la pièce, il semblait plutôt noble, il portait un ensemble noir brodé d’or de grand luxe et à a sa ceinture en forme de dragon il avait le fourreau d’une épée. Il examina la salle du regard. Et après avoir remarqué Samantha, il eut un grand sourire. Il se dirigea vers elle. Saisissant un tabouret, il s’assit à côté d’elle et avant qu’elle ne puisse dire quoi que ce soit il avait sa main sur la cuisse de la demoiselle.
Il dit alors en se léchant les lèvres vicieusement :
- Salut ma jolie.
- Lâchez moi tout de suite.
Mais il commença à faire glisser sa main plus bas vers l’entrejambe de la jeune fille. Mais avant qu’il n’ait le temps de porter atteinte à la féminité de la jeune fille, le poing de Gued s’écrasa avec violence sur son visage en l’expulsant à plusieurs mètres plus loin. Le visage du jeune homme exprimait une colère intense. Il prit sa lance et la sortit de son écran. D’un saut périlleux au dessus de la table, il se trouva devant l’agresseur de Samantha. Il lui mit la pointe de sa lance sous le coup et le piqua légèrement, faisant couler le sang sur les vêtements luxueux de l’aristocrate.
Gued lui dit alors :
- Toi, ne t’approches plus jamais de Samantha, c’est compris…
- Oui, oui, se dépêcha t-il de répondre.
- En dédommagement je peux prendre ça, demanda Samantha en désignant la ceinture de l’homme.
- Oui, oui prenez là.
Il l’ôta lui-même pour la donner à Sam. Gued jeta sur le comptoir quelques pièces d’argent pour payer leur repas. Il rengaina son arme et récupéra son sac ainsi que celui de la jeune fille. Il le lui donna et remit son fourreau à sa place habituelle puis les jeunes gens et leur animal de compagnie sortirent de la taverne.
Samantha regardait avec joie la ceinture. Cette dernière était en argent, elle représentait lorsqu’elle était bouclée un dragon en train de se mordre la queue. L’attache se trouvait être des piquants sur la queue de l’animal et un trou au niveau de son museau. Ainsi quand la ceinture était mise un des piquants se retrouvant dans le trou donnait l’impression que le dragon avait une corne. Gued remarqua l’intérêt de la jeune fille pour le ceinturon. Il demanda :
- Mais pourquoi tu as pris ça ?
- Parce que je trouvais ça joli, ça ira très bien avec mes vêtements.
- Avec ton uniforme ?
- Non avec mes autres vêtements, tu ne penses tout de même pas que je vais garder cet accoutrement pendant des lustres.
- Euh ben je n’y avais pas réfléchi, avoua t-il
Elle haussa les épaules et soupira de façon exaspérée. Ils arrivèrent devant une auberge, Sam s’arrêta mais Gued lui dit qu’il n’avait pas le temps de s’y arrêter qu’ils allaient continuer leur voyage et se prendre la caravane qui conduisait jusqu’à un patelin rempli de monstres où ils pourraient se faire beaucoup d’argents. Mais la jeune fille lui dit qu’elle voulait aller aux toilettes et qu’elle ne serait pas longue. Duno et lui s’assirent donc à même le sol devant l’établissement en attendant leur compagne de voyage. Gued essaya même de discuter avec le tori sa nature de sadar lui permettant de mettre des mots sur les piaillements de son ami jaune.
Après un quart de discussions ou plutôt d’attente, enfin ils virent arriver la jeune fille. Cependant ils virent tout de suite qu’elle n’était pas partie qu’apaiser une envie pressante. La jeune fille avait totalement changé d’habits. A la place de l’uniforme sale et vieux jeu de l’école Vinceout, la jeune fille portait un short blanc moulant dans un tissu très soyeux, pardessus elle avait une jupe noire fendue sur les deux côtés, le toute était attachée à elle grâce à la ceinture de l’aristocrate pervers et enfin en haut elle ne portait qu’un bustier blanc décolleté ouvert plus bas que la poitrine mais ne laissant pas voir plus que la décence l’oblige car attaché par des fils croisés. Elle arriva ainsi vêtue devant ses nouveaux compagnons, elle leur fit un clin d’œil et un sourire mutin avant de demander :
- Alors comment je suis ?
- Krraa, répondit Duno avec malice
Quant à Gued, il se contenta d’émettre un sifflement appréciateur sur la nouvelle tenue de son amie. Elle ne put s’empêcher de rougir, ce qui la rendait encore plus mignonne. Ils décidèrent de flâner encore un peu dans la ville avant de la quitter.
Ils ne s’engouffrèrent pas dans la partie résidentielle du quartier laissant les habitants à leur tranquillité. Par contre la grande place n’eut plus de secrets pour eux au bout d’une heure. Ils visitèrent tous les bâtiments administratifs car ces derniers étaient richement décorés. Samantha n’aurait jamais imaginé à quel point le monde était beau. Finalement elle avait bien fait de quitter son école où elle ne faisait rien. Elle était partie depuis seulement deux jours. Et elle s’était déjà fait un nouvel ami qui lui avait sauvé la vie deux fois. Elle avait découvert tant de choses en une journée. Si elle avait su tout ça avant, elle aurait quitté Vinceout depuis bien longtemps. Rien ne lui manquait. Enfin elle n’était pas partie depuis assez longtemps pour sentir le sentiment de manque qu’ont les gens quand ils partent de chez eux, le fameux mal du pays. Mais même si elle ne le savait pas encore au cours de son voyage ce mal, elle le sentirait. C’est bizarre de voir que les hommes ne sont jamais contents de leurs sorts. L’expression « l’herbe est plus verte ailleurs » est pleine de sagesse, la métaphore est aussi efficace que les humains pour jalouser les autres.
Gued lui proposa de visiter la place du théâtre. Elle accepta avec ravissement. Duno lui grand amateur de nourriture, passait devant chaque taverne en essayant de deviner les spécialités de chacune. Ne voyant plus son petit animal, la jeune fille plaça son index et son auriculaire droit dans sa bouche et siffla de toutes ses forces. Le tori arriva dans la minute. Et ce fut ainsi que les trois aventuriers continuèrent leur chemin vers le théâtre.
Cet endroit de la ville se présentait différemment, il y avait toute sortes de roulottes remplies de marchandises en tout genre sur les côtés du chemin rectiligne. Le chemin ne débouchait que sur un énorme bâtiment. Ce dernier de forme circulaire couvert d’un toit de tuile, on voyait juste la grande porte en cèdres qui donnait sur l’intérieur et juste avant cette porte, un guichet très rustique, une simple table couvert par un parasol vert, en dessous de ce dernier un homme manipulait des tickets d’entrée et des pièces d’argent et d’or. Samantha fut fasciné parce qu’elle vit collé sur la porte de cèdres. Une affiche où étaient dessinés deux jeunes gens apparemment de rangs royaux d’après leurs accoutrements en train de s’embrasser à pleine bouche. Elle se tourna vers Gued avec une expression de chien battu. Mais celui-ci fut catégorique : pas de pièce de théâtre. Ils n’avaient ni les moyens, ni le temps.
Ils contournèrent donc le bâtiment. Au passage Sam dut attraper Duno et l’enfermait dans ses bras pour que celui-ci ne se jette pas sur les spécialités culinaires vendues dans les roulottes. Ils arrivèrent devant cinq bancs en bois alignés et collés d’environ un mètre de longueur sur trente centimètre de largueur, chacun était couvert par son propre parasol en toile bleue. C’était ici la station d’attente de la caravane qui emmenait les voyageurs vers les régions du Sud. Ils s’assirent. Ils étaient les seuls pour l’instant, mais d’après la clepsydre géante, sorte de montre à eau, qui était exposée sur la grande place du village, elle savait qu’il ne restait pas longtemps avant que leur transport n’arrive.
Cinq autres personnes vinrent s’asseoir auprès d’eux. Alors que le soleil commençait à se coucher et que les conversations allaient bon train. La caravane arriva. Une très grande charrette recouverte par une bâche et tirait par un attelage de quatre chevaux à la robe noir attachés en deux lignes de deux. Le cochet invita les gens à le payer puis à s’installer. Samantha récupéra les dernières pièces qui lui restaient pour payer l’homme. A partir de maintenant, si elle voulait survivre elle ne pourrait plus refuser l’aide de Gued.
Ils montèrent à l’intérieur de la charrette des plaques de bois avaient été aménagés pour s’asseoir. Elle se mit à côté de Gued et accueillit son tori dans ses bras. Quelques minutes passèrent tandis que les voyageurs de dernières minutes arrivaient puis la carriole s’ébranla.
Samantha commença une discussion très sérieuse avec Gued sur son rôle d’assistante. Elle tenait à gagner son argent en travaillant avec lui et surtout pas à ce que ce soit lui qui paye tout pour elle. Il accepta quasiment toutes ses conditions sans broncher en effet, il pourrait augmenter ses prix grâce à l’excuse de l’assistante. Mais il ne fit pas part de cela à Samantha, son sens morale étant trop accru, elle le sermonnerait et il n’en avait pas du tout envie. Seulement deux jours qu’ils se connaissaient, et pourtant il avait déjà cerné le caractère de la jeune fille. C’était comme si il se connaissait depuis toujours. Peut-être s’étaient-ils rencontrés dans une vie antérieure, c’était dans ces moments là qu’il croyait au principe de la réincarnation. Peut-être même étaient-ils amants, il se secoua la tête, non la il divaguait. Mais cela ne lui aurait pas déplu. Elle était plutôt mignonne. Et même plus que ça et puis il devait l’admettre, la vue sur son décolleté que sa grande taille lui conférait, était tout sauf déplaisante. Soudain la carriole s’arrêta. Au dehors il y eut un bruit de chevaux qui frappent le sol de leurs sabots. Gued sortit pour voir ce qui se passait et Samantha et Duno le suivirent.
Au dehors c’était la panique pour les chevaux. Ils s’étaient arrêtés juste devant un cratère fumant. Les hennissements semblaient jaillir de partout. Lorsque la fumée se dissipa, les animaux commencèrent à se calmer. Deux hommes s’approchèrent alors du convoi. L’un d’eux était l’aristocrate pervers qu’ils avaient rencontré précédemment. L’autre était un homme très grand, le crâne rasé, avec une barbe naissante, il devait avoir une vingtaine d’années. Vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise blanche ouverte en v au niveau du col. Il portait par-dessus le tout une longue cape écarlate sur lequel un @ était cousu en fils noirs qui ne laissait pas de doute sur la provenance de l’homme : un Académicien.
L’Académie était la plus grande institution de mage du monde, son siège se trouvant sur Cassar, les Académiciens avaient été l’instrument de la victoire des cassariens pendant la guerre. La marque de ces mages étaient une grande cape écarlate surmonté d’un @. Aujourd’hui la plupart d’entre eux vivaient toujours dans l’institution tandis que d’autres étaient devenus mercenaires. L’homme semblait appartenir à la seconde catégorie. Il tenait dans sa main un grand bâton blanc avec dont les deux bouts étaient taillés en forme de croissant de lune. Et au centre de ses deux croissants se trouvaient deux pierres rouge sang qui semblaient lévités. Elles étaient reliées au bâton par des filaments d’énergie rouge également qui s’enroulaient autour des parois des croissants de lunes. Sur le manche était gravé le nom de l’arme « Amaterasu».
L’aristocrate s’approcha des jeunes gens. Il souriait, il riait presque, il déclara au groupe qui lui faisait face :
- Alors bandes d’idiots, vous m’avez cherché mais grâce à mon argent, j’ai engagé ce mercenaire qui va vous réduire à néant HAHAHAHAH.
- Misérable, répondit Gued, tu as échappé à ma lame une fois mais ça n’arrivera pas deux fois.
- Eh petit, la voix grave de l’Académicien s’éleva alors, tu es à moi.
- Je m’occupe de la fille, ricana le riche pervers.
- Approche gros porc que je te les écrase, répliqua écoeuré la jeune fille.
Gued dégaina sa lance et se lança à l’assaut du mercenaire. Ce dernier se mit à courir lui aussi. Le choc entre les deux hommes fut très violent. La pointe de la lance rencontra le corps du bâton. Suite à ce premier coup, les deux guerriers continuèrent leurs assauts continuant leurs ballée funeste en augmentant le rythme et la force des collisions entre les deux armes.
Pendant ce temps, le pervers s’était élancé épée à la main sur Samantha. Cette dernière se possédant aucune arme avait éviter le coup en faisant une roulade sur la droite et puis avait commencé à courir. Elle ne pouvait pas aller demander son aide à Gued qui était bien trop occupé de son côté, tout ce qu’elle pouvait faire c’était courir et essayer de gagner du temps. Elle trébucha sur une pierre tandis qu’elle cavalait. Elle s’étala de tout son long sur le sol. Elle entendit le bruit d’un coup qui fend l’air et instinctivement elle roula pour l’éviter. Elle vit l’épée se plantait dans le sol à l’endroit où elle se trouvait auparavant.
Du côté de Gued la situation était figée. Les deux adversaires semblaient de force à peu près équivalente. Mais soudain l’académicien augmenta encore un plus la cadence et prit le dessus. Il frappa à plusieurs reprises avec Amaterasu et fit lâcher son arme à Gued. Ce dernier s’écria :
- Eléphantine ! car il s’agissait du nom de sa lance.
- Pas le temps de crier mon garçon, dit l’autre en lui donnant un violent coup de pieds dans le ventre.
Gued recula chancelant sous l’attaque de son adversaire. Ce dernier se prépara à attaquer à nouveau. Gued se rendit compte qu’il n’aurait pas le temps de récupérer son arme. Il décida donc d’utiliser ses capacités de sadar. Il toucha le sol avec sa main droite et immédiatement une lumière verte entoura tout son bras en formant un halo. L’énergie se condensa en recouvrant le bras et forma une sorte de couche de roche semblable à celle du sol. Immédiatement Gued mit son bras de roche en opposition à l’arme de son adversaire. Il ne ressentit aucune douleur. Son adversaire fut étonné de ce phénomène et recula. Gued en profita pour récupérer sa lance. Son bras reprit son apparence normale dans une débauche de lumière verdâtre. L’académicien dit alors :
- Ca fait longtemps que je n’ai pas eu un adversaire de ton niveau. Comment t’appelles tu petit ?
- Je m’appelle Gued du Gon et je ne suis pas petit, et toi qui es tu ?
- Moi je suis Sékari Ask , ancien Académicien, et mage surnommé « l’Eclair Foudroyant »
- L’éclair foudroyant, je ne vois pas pourquoi ?
- Mais tu vas vite voir.
Le mage tendit sa main vers son adversaire. Et plusieurs protubérances d’énergie bleu azur en jaillirent. Gued esquiva de justesse les diverses attaques de son ennemi par diverse pirouette. Les boules d’énergie frappaient le sol en créant des cratères fumant. Sekari aspergeait copieusement la surface de combat de ses éclairs. Gued évitait sans trop de difficulté mais cela le fatiguait à grande vitesse. Il chercha à attaquer mais son adversaire intensifia les attaques coupant court à toutes les initiatives du jeune sadar. Le mage aurait pu tuer son adversaire quand il le voulait, il lui était supérieur. Il s’apprêtait à finir le combat quand soudain un cri se fit entendre. Immédiatement les deux combattants se retournèrent vers l’autre combat.
C’était l’agresseur de Samantha qui criait. Duno venait de lui cracher une petite boule de flamme sur les parties intimes. Sous l’effet de la douleur, l’homme tomba à terre. Samantha se remit à courir. L’homme se releva en s’appuyant sur son épée comme sur une béquille. La douleur était atroce. Il saisit un poignard et le lança de toutes ses forces vers la jeune fille qui courait dos tourné. Le poignard allait pénétrer la jeune fille mais Duno voyant le danger sauta pour mettre son corps en opposition. Il contra l’attaque la tête la première. Le poignard se figea entre ses deux yeux et l’animal tomba figé. Samantha s’arrêta son ami et regarda le cadavre de son animal. Elle se jeta à terre pour serrer dans ses bras son unique ami d’enfance. Mais au moment où elle allait se saisir du corps, celui-ci se volatilisa. Il était devenu transparent puis avait disparu. La jeune fille ne chercha même pas à comprendre le phénomène, son ami de toujours venait de mourir sous ses yeux. Elle commença à pleurer. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Elle serrait un corps imaginaire dans ses bras. Son ennemi s’était relevé tant bien que mal et se dirigeait vers elle. Il marchait toujours en se servant de son épée pour appui. Il s’approcha de la jeune fille. Cette dernière en le voyant sentit monter une haine infinie, elle s’écria :
- Rends moi mon Duno assassin.
- Je vais te crever comme ton piaf, lui répliqua l’autre.
- RENDS MOI DUNO, elle criait de toute sa voix.
- Petite salope je vais te faire regretter.
Il était tout près d’elle et s’apprêtait à la pourfendre avec sa lame. Quand la jeune fille poussa un dernier cri de rage. Son corps sembla alors se convulser. De toute part de son être des éclairs bleutés semblaient jaillir. L’assassin s’éloigna devant ce phénomène étrange.
Du côté de Sekari et de Gued s’était la stupéfaction totale. Sekari s’exclama :
- Eh merde, c’est une ossar. Bon je m’en vais.
- Comment, s’écria Gued, tu t’en vas comme ça ?
- Ouais, j’ai massacré beaucoup trop d’ossar pendant la guerre. Et pis quelque chose me dit que je ne vais pas tarder à perdre mon patron. Adieu Gued du Gon.
Soudain un vent violent s’éleva et un tourbillon de feuilles entoura Sekari. Son corps disparut sous la masse de verdures. Quand le vent s’arrêta de souffler. L’Académicien avait disparu. Gued courut alors vers Samantha pour l’aider.
Mais elle n’en avait pas besoin. Car à ce moment là, tous les éclairs convergèrent un point : ses mains. Il y eut un puissant flash de lumière et Duno réapparut. Samantha s’évanouit. Le volatile ne jeta même pas un regard à sa maîtresse. Il regarda intensément son adversaire, inspira bruyamment et relâcha une énorme boule de feu. Cette dernière fondit sur son adversaire en recouvrant tout son corps. L’aristocrate se mit à courir dans tous les sens le corps en feu avant de tomber par terre mort.
Gued arriva à ce moment là. Il sentait dans l’air l’odeur ocre du brûlé du cadavre. Il tata avec sa lance pour vérifier l’état de défunt de son adversaire. Puis il alla voir Samantha. Elle était couverte de sueur et évanouie. Duno, son sauveur du jour, lui picorait affectueusement l’oreille pour essayer de la réveiller. Le sadar prit le pouls de la jeune aventurière. Elle était vivante. Il rassura le tori. Puis son regard se porta sur la route. Le chariot était parti sans eux. Et voilà, il devrait se faire tout le chemin à pied.
Il est pas beau mon chapitre, personne ne lit ....... ![]()
Ta fic est géniale, les personnages sont bien structurés, tout comme les combats, en bref, c´est super!! continue, j´attends la suite avec impatience
moi je prefere la samantha qui passe sur france 2...

J´ai lu la première partie du chapitre 2, t´inquiète. Mais je veux finir de tout lire avant de poster un message.
j´en ai marre chuis trop en retard ![]()
Trop long pr que je lise ce soir, dsl -_-.
Mais je lirais ^^
(le Chapitre de ma fic voit déjà + d´une page :=) )
tomate
t´étais ou ?
tu veins plus ![]()
t´as une fic ? ^^
Marthym ---> Merci beaucoup ça fait plaisir
Nanaki ---> Pourquoi est ce que ça m´étonne pas ![]()
Sugy ---> Ok j´attends avec impatience ton commentaire.
Djidane---> Il y a une manière de pas être en retard ... c´est lire ... ![]()
Oh faite ta fic, ça fait longtemps que j´ai pas eu du boulot ![]()
Trop long. ![]()
C´était le commentaire constructif de Zell
:D
Zell j´adore tes commentaires tu sais ... Mais celui est trop long, je le lirai peut-être plus tard ![]()
aibe
>__< se soir ![]()
j´essaie entre deux mangas ![]()
Dji tu me fais penser que je dois m´acheter le 19 de Naruto ![]()
Essaide poster un commentaire ce sera gentil ^^
Au fait chapitre 3 terminé mais pas près d´être posté ![]()
a bon ? oO
chapitre 4 commencer pour moi, et loin d´etre fini
bon ba je vais essayé de poster demain ![]()