Tant mieux parce que si c´est la perfection que tu cherches, tu t´es trompé de fic, va voir chez El_indyo ou Capelle, moi c´est si tu veux un bon moment
quoique chez eux aussi ![]()
OU CHEZ JESS!!!

jess ? oO
Jessyca=Jess=Jessie=Sugar7=Sugy=Shuganye
Enfin, bref, moi ![]()
![]()
hum Jessyca... ![]()
Le retour de Sugy^^ ![]()
Je l´ai oubliée.... c´était une erreur
, je rigole, même Capelle et El_indyo ne sont pas parfait en fait.... Personne ne l´est mais disons que y´en a qui se rapproche.. Et moi je suis loin ![]()
Roh vous vitez les auteurs parfaits et vous m´oubliez? o_O Nan sérieusement Aibe a encore quelques défauts mais est un bon auteur comme Aeris41, les meilleurs du forum sont, selon moi, ma DFTOA ( Jess) Capelle, El-Indyo, DN, Halvorc et j´en oublie surement
Vitez...... Euh tu es sûr que c´est pas citez ![]()
Ben il faut faire un choix, moi je n´ai cité que l´élite si il fallait donner tous ceux qui sont bons, j´en aurai pour l´année comme tu vois des auteurs comme DN ou Halvroc....
Alors restons sobre, contentons-nous de ma fic ![]()
MagusCT
Posté le 26 août 2005 à 17:36:44 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Le cyclotron de Sugy^^
Aibe974
Posté le 26 août 2005 à 17:39:51 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Je l´ai oubliée.... c´était une coloscopie , je rigole, même Capelle et El_indyo ne sont pas parfait en fait.... Personne ne l´est mais disons que y´en a qui se rapproche.. Et moi je suis loin
fffanatic
Posté le 26 août 2005 à 21:56:09 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Roh vous caressez les sabots parfaits et vous surgeliez? o_O Nan sérieusement Aibe a encore quelques défauts mais est un bon auteur comme Aeris41, les meilleurs du plan b sont, selon moi, ma DFTOA ( Jess) Capelle, El-Indyo, DN, Halvorc et j´en oublie surement
Aibe974
Posté le 28 août 2005 à 07:54:49 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Vitez...... Euh tu es sûr que c´est pas citez
Ben il faut faire un dinosaure, moi je n´ai cité que l´élite si il fallait donner tous ceux qui sont bons, j´en aurai pour l´année comme tu vois des mutants comme DN ou Halvroc....
Alors restons sobre, contentons-nous de ma sortie de secours
Au fait,Aibe est un dinosaure ![]()
............. Magus euhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh...........

On se sent mal? ![]()
Dinosaure... ![]()
Dinosaure
on m´a déjà appelé comme ça, c´était une femme, j´étais nu
et elle s´est écrié en voyant mon entre jambe " Oh le diplocus" Voilà mais je me demande comme Magus est au courant ![]()
Aibe974 Posté le 28 août 2005 à 11:09:28
Dinosaure on m´a déjà appelé comme ça, c´était une masse d´armes, j´étais nu et elle s´est écrié en enfilant mon harmonica " Oh le sous-pull" Voilà mais je me demande comme Magus lobotomisé courant
a ouai, pas mal...
De pire em mieux ![]()
Vous êtes aussi doué l´un que l´autre ![]()
Ne postez pas pendant quelques minutes s´il vous plaît
Chapitre 1 : Samantha Harper
Samantha suait à grosses gouttes, elle avait les mains crispées sur ses couvertures. Elle réussit à lâcher avec difficulté le morceau de tissu et elle s’épongea le front avec le manche de son pyjama. Ecartant ses couvertures d’un geste de la main, elle se leva de son lit et se dirigea vers la salle de bain de sa petite chambre. En effet dans l’école pour fille de Vinceout, chaque pensionnaire avait sa propre chambre munie d’une salle de bain avec tout le confort moderne.
Elle entra dans la salle, à travers la fenêtre aux rideaux fermés, elle pouvait entrevoir les premières lueurs du soleil naissant. Elle se regarda dans la glace en face d’elle. Ses longs cheveux bruns, en bataille, lui tombaient dans les yeux. Ces derniers étaient bleus et verts montrant ainsi sa différence. Car seuls les sadars avaient les yeux verts. Sa mère en était une.
Samantha trempa ses mains dans la petite bassine remplie d’eau froide qui était placée sous la glace et se rafraîchit le visage tout en s’humectant légèrement les lèvres. Sa salle de bain était uniquement constituée de ces deux artifices. Comme le reste de la chambre les murs étaient peints en blanc.
La jeune fille décida de se changer tout de suite. Elle ôta donc son pyjama entièrement violet. Pour se retrouver nue devant sa glace, elle se regarda un instant et se détourna, comme beaucoup d’adolescentes, elle n’aimait pas son physique, pourtant Samantha n’était pas à plaindre. Elle avait un visage avec des traits d’une finesse incroyable, sa peau basanée la rendait délicieusement attirante, mais autant que ses formes déjà plus que visibles rappelant bien plus celles d’une femme que celles d’une adolescente. La jeune fille enfila l’uniforme de l’école qu’elle avait posé sous la glace près du baquet. Une robe d’un blanc immaculé sur lequel on mettait une tunique bleue où était cousue en fil d’or un grand aigle symbole de l’école.
La jeune fille se saisit d’une broche à cheveux et entama le travail difficile de coiffer son indomptable chevelure.
Après vingt minutes de travail, elle se décida enfin à retourner dans sa chambre. Les murs aussi blancs que ceux de la salle de bain, remplie d’un lit et d’une table couverte d’affaire scolaires, il y avait une armoire sur le côté où la jeune fille rangeait ses vêtements. Ils étaient au nombre de deux, son uniforme et son petit ensemble qu’elle avait réussi à avoir au bout de plusieurs années de travail pendant les vacances scolaires.
Contrairement aux autres filles de l’honorable institut, Samantha de ce nom de famille Harper était orpheline. Sa mère était morte à sa naissance quant à son père, son décès hantait ses nuits. De cette journée, elle ne se souvenait plus que de son rêve, ce qui s’était passé ensuite était confus. Elle se souvenait juste de s’être réveillé chez une famille de paysans qui lui avait dit qu’il y avait eu un énorme tremblement de terre. Ces paysans l’avaient ensuite confiés à l’école pour fille dont la mère supérieure avait accepté Samantha comme pensionnaire. Et, depuis cette époque, sa maison était ce grand bâtiment à trois ailes, une pour les cours, une pour les dortoirs des professeurs et une pour ceux des élèves. Cependant, cette situation était sur le point de changer, mais elle ne le savait pas encore. La jeune fille tira les rideaux de sa fenêtre et regarda au dehors. Le soleil était déjà bien haut. La cloche annonçant le petit déjeuner n’allait pas tarder à sonner. Elle regarda le grand parc de l’école. Couvert d’une belle herbe verte en cet été, il y avait un grand arbre tricentenaire près de la rivière qui avec les clôtures servait de limites à l’honorable établissement. Sous cet arbre en train de se reposer à l’ombre, la jeune fille remarqua un petit animal, ressemblant à un canari, gros comme un lionceau, ces deux petites pattes maigres devaient avoir du mal à soutenir la masse musculaire de ce « Tori », car tel était le nom de cette race d’oiseau cracheur de feu. La jeune fille cria son nom :
- Duno.
A l’entente son nom, le petit animal se leva sur ses pâtes et sortit de l’ombre de l’immense arbre pour venir piailler devant sa maîtresse. Elle admira la petite pierre rouge ovale qui ornait le front de sa créature et qui la rendait unique car aucun autre Tori n’avait cette particularité.
Elle lui envoya un grand sourire et lui lança :
- Dès que je peux, je viens te voir.
Puis la jeune fille referma la fenêtre et s’attela à faire son lit comme on le lui avait appris à son arrivée dans l’honorable institut.
Soudain, il y eut un bruit de cloche, le signal du petit déjeuner. Samantha se dirigea vers la porte en bois qui fermait sa chambre, l’ouvrit et entra dans le couloir.
Il était grand le couloir du deuxième étage des dortoirs des filles, du côté gauche il y avait toutes les chambres et du côté droit une fenêtre en face de la porte de chaque pièce. Entre les fenêtres, il y avait des murs peints en noir. Le couloir avait une moquette rouge satinée.
Toutes les filles sortirent en même temps de leurs chambres et marchèrent en file indienne vers les escaliers qui donnaient sur le rez-de-chaussée où se trouvait le réfectoire.
Samantha marcha lentement descendant les escaliers de béton qui allait la conduire à son auge. Elle entra dans la pièce où il y avait une très grande quantité de table de bois avec des chaises dont l’endroit où l’on pose son derrière était tissé en paille. Un grand buffet faisait place sur une table immense située toute à droite de la salle et qui faisait toute la longueur de cette dernière. Les filles se dispersèrent de tables en tables, Samantha elle alla chercher son plateau repas et sortit pour aller le partager avec Duno. Elle n’avait pas sa place parmi toutes ses filles qui la détestait à cause de son rang de pauvre orpheline.
Samantha arriva dans le grand parc, une délicieuse brise lui caressa le visage en soulevant doucement ses longs cheveux. Elle s’avouera cet instant comme elle le faisait chaque matin. Puis elle se rendit sous l’arbre pour tenir compagnie à son tori. Elle s’assit auprès de lui et coupant sa miche de pain quotidienne en deux, elle la lui tendit. Ce dernier la lui prit avec un petit coup de bec et commença à la picorer. Elle trempa son pain dans son bol de lait et mangea doucement. Quand elle était jeune son père lui avait appris que manger vite ne servait à rien. Bientôt Duno se mit à piailler réclamant à boire, elle lui tendit alors son bol de lait. Il but goulûment. Ni l’un, ni l’autre n’avait laissé la moindre de miette de leur ration et après avoir fait un câlin à son seul et unique ami depuis huit ans. Elle reprit son plateau et retourna le déposer à l’intérieur. Le jour de la mort de son père, en se réveillant, elle avait trouvé près d’elle, le petit animal, les paysans lui avaient dit que c’était celui-ci qui les avait conduit à elle, et que c’était grâce à lui qu’elle était en vie. C’est pour ça que Duno et elle étaient devenus inséparables.
Alors qu’elle redéposait son plateau vide sur la table sous le regard presque haineux des autres pensionnaires, une nouvelle cloche sonna. Cette dernière indiquait le début des cours. Résignée à subir encore une fois une journée de travail éreintante entourée de condisciples détestables, Samantha prit la direction de l’aile des cours. Situé exactement dans le même couloir que la porte qui donnait sur le réfectoire, la porte de l’aile des cours était tout à l’extrémité gauche du couloir rectiligne. Il n’y avait que trois portes dans ce couloir identique de ceux des autres du bâtiment. Les deux citées précédemment et aussi celle qu’avait emprunté Samantha pour aller nourrir Duno, la porte du grand parc qui se situait derrière le bâtiment.
Suivant son sempiternelle parcours, la jeune fille se dirigea vers sa salle de classe au premier étage. Ce dernier était fait exactement de la même façon que celui des dortoirs. Seul différence, le nombre de pièces et donc de fenêtres étaient bien moins importants et beaucoup plus espacés. Suivant le reste de sa classe, elle entra dans la deuxième pièce en partant de la droite du bâtiment.
Sur la porte il y avait marqué le numéro «102». Le un correspond à l’étage, et le deux au numéro de la salle.
La salle était organisée en cinq colonnes de cinq tables individuelles. Devant tout ça, un grand bureau sur une estrade en bois. C’est là que la mère responsable donnait son cours.
Comme toujours dans la classe de Samantha, c’était « Mère Yvelines » qui faisait les leçons de toute les matières: histoire, littérature, algèbres et autre. C’était une femme assez enveloppée au visage potelée et bienveillant avec de grands yeux noisettes pétillants de vitalité, toujours de bonne humeur cette femme était vêtu comme toutes les mères d’une longue soutane noire avec une capuche de la même couleur et elle portait toujours une amulette en forme d’aigle symbole de Reis, le dieu unique de tous les hunars.
Alors que Samantha s’asseyait à sa place habituelle tout au fond de la classe, mère Yvelines fit son entrée. Elle commença l’appel comme chaque matin, chose inutile puisque personne ne ratait jamais les cours dans cette école. Elle arriva à :
- Harper Samantha
- Présente, répondit l’intéressée.
Aussitôt après Samantha retourna dans ses pensées, n’écoutant même plus ce que disait la femme. Ainsi elle fut la seule à ne pas sortir ses affaires de son tiroir de sous la table, lorsque la mère le demanda. Elle repensait à son cauchemar qui avait recommencé depuis quelques mois et qui ne la lâchait plus. Elle n’entendit même pas la mère qui l’appelait ayant remarqué que la demoiselle ne sortait pas ses affaires. Perdue dans ses pensées, la jeune fille ne réagit qu’au troisième :
- Mademoiselle Harper.
- Oui, mère Yvelines.
- Pouvez-vous m’expliquer à moi, ainsi qu’au reste de la classe, pourquoi vos affaires sont encore dans leur casier.
La jeune fille répondit par un silence gêné qui signifiait tout. Après s’être répandue en plates excuses sous le rire tonitruant de ses camarades, elle sortit ses affaires et fit semblant de suivre le cours.
Le sujet du jour était la grande guerre. Encore une fois ses pensées convergèrent vers son cauchemar oubliant totalement le sujet. Ses yeux étaient perdus dans le vague et elle fixait un point fixe du tableau sans même le regarder. A nouveau la sœur remarqua l’inattention de la jeune élève, mais se garda bien de le lui faire remarquer. En effet, même si elle n’écoutait pas Samantha entendait et cela suffisait. Elle ne comptait plus les fois où elle avait ridiculisée les professeurs en répétant mots pour mots ce qu’ils avaient dit alors qu’elle semblait ne rien écouter. En effet elle n’attachait pas la moindre importance aux paroles prononcées par les enseignantes, mais la nature lui avait donné une mémoire exceptionnelle alliée à une logique fulgurante qui faisait d’elle l’éternelle première de la classe. Ce qui avait pour conséquence de rendre encore plus haineuses envers elle, les autres pensionnaires de l’école Vinceout.
En plein milieu du cours, alors que la mère Yvelines venait à parler du génocide Osar qui avait eut lieu dans le grand nord, la mère supérieure entra.
Très grande, vêtu d’une tenue identique à celle de ses consoeurs, le front dégagé, les sourcils fins et peu rapprochés, le nez plutôt fin, des cheveux blancs couverts par sa capuche, et des yeux d’un noir sévère, les lèvres sèches, un qualificatif convenait parfaitement à la mère supérieure Thar, et cet adjectif était autoritaire.
Lorsqu’elle entra dans la pièce instantanément, les bavardages, les rêvasseries et même le cours cessa, et tous les élèves se levèrent immédiatement. Dans un chœur presque chantant les voix de toutes les femmes de la pièce à l’exception de la nouvelle arrivante s’unirent pour articuler un « Bonjour mère supérieure ». Cette dernière répondit de sa voix sèche correspondant parfaitement à son physique :
- Bonjour jeunes filles. Bonjour mère Yvelines. Est-ce que Samantha Harper est là ?
Question inutile, puisque il n’y avait jamais d’absence sous peine d’expulsion. Samantha répondit de sa voix douce :
- Oui mère, je suis là.
- Veuillez me suivre dans mon bureau, mon enfant.
- Oui mère, articula à grande peine la jeune fille.
Pourquoi était-elle convoquée ? Qu’avait-elle fait ? Elle commença à marcher vers la porte résignée. Elle passa sous le regard goguenard de la plupart des petites pestes qui étaient dans sa classe, elles espéraient la voir renvoyer depuis son arrivé ici.
La jeune fille suivit la mère supérieur dans les couloirs. Ils prirent l’escalier par lequel elles étaient montés pour rejoindre la salle de classe et descendirent jusqu’au couloir inter ailes. Cette fois-ci, elles prirent la porte de gauche qui menait aux dortoirs des professeurs. C’était là que se trouvait le bureau de la mère supérieur. Au rez-de-chaussée la première porte en entrant.
Samantha suivit la mère dans son bureau. Ce dernier était plutôt imposant. Une grande fenêtre à deux battants donnait sur la cours arrière. Les murs bleus étaient recouverts de peinture religieuse, et au centre de la pièce se trouvait un grand bureau en chêne, où de nombreux dossiers étaient ouverts, il y avait des plumes noires dans leur bocal, un encrier placés dans un trou à l’intérieur même du bureau et bien sûr une réplique miniature de l’aigle symbole de Reis en or posé sur un socle rectangulaire en bois. Il y avait trois chaises une pour la personne à qui appartenait le bureau et ce fut là que Thar s’assit et deux autres de l’autre côté pour les visiteurs. Mais la chaise de droite était déjà prit, par un homme portant un costume gris ; un chapeau noir qui lui cachait le front et une partie de ses yeux bleus, il s’était retourné lorsque les deux femmes étaient entrés.
Samantha s’assit sur la chaise encore libre et regarda l’homme, ce dernier tourna la tête vers elle. Il lui adressa un grand sourire, il avait les dents d’une blancheur parfaite, elle put voir que sous son pardessus, il portait un veston bleu qui couvrait une chemise noire et un pantalon de la même couleur, le tout semblait être en cuir. Un homme riche à n’en point douter.
La jeune fille se demandait ce que cet aristocrate lui voulait. La mère supérieur prit la parole :
- Mademoiselle Harper, je vous présente Maes Troum. Il s’agit d’un ancien ami de votre père qui nous a demandé de lui donner votre garde.
- Comment ? s’exclama l’adolescente.
- Oui, lui répondit Maes de sa voix fluette que la fille avait l’impression d’avoir déjà entendu, j’étais un ami de ton père à sa mort, je t’ai cherché pour m’occuper de toi, mais je ne t’ai jamais trouvé, enfin je te rencontres.
- Monsieur Troum est un puissant aristocrate qui saura te donner tout ce que tu désires Samantha, intervint la sœur.
- Mais je ne sais pas, je ne me souviens pas de vous, où avez-vous connu mon père.
- Je l’ai connu, répondit Maes, quand nous étions à l’académie ensemble, nous sommes vites devenus amis, nous nous sommes perdus de vue, après cette époque.
- Vous êtes un académicien ? demanda la mère interloquée.
- Mon père en était un ? demanda Sam.
- Oui et oui, dit il en souriant puis se tournant vers Sam, je pourrais te raconter plein de choses sur ton père, si tu viens avec moi.
La jeune fille ne savait plus du tout quoi penser. C’était si soudain, bizarrement elle avait l’impression de connaître cet homme, mais même si il ne lui inspirait pas confiance, elle mourrait d’envie d’en savoir plus sur son père mais, auparavant, une question lui brûlait les lèvres. Elle la posa :
- Vous avez connu ma mère ?
- Non je n’ai pas eu cette chance, répondit l’homme.
- Ah… expira la jeune fille dont la déception était lisible sur le visage.
Sa mère, il ne l’avait jamais vu, et jamais personne n’avait fait de portrait d’elle en peinture. Durant son enfance son père l’avait longuement décrit et elle aurait tant aimé la connaître. Sa déception passée, elle rompit le silence qui s’était installé en demandant :
- J’ai le droit de partir avec vous ?
- Monsieur Troum est quelqu’un de responsable et le tribunal chargé des affaires d’adoptions ainsi que moi-même autorisons ton départ, étant donné que ses dires ont été confirmés par l’académie, répondit la mère supérieur.
- C’est à toi de choisir, ajouta gentiment Maes.
- J’aimerais… encore réfléchir, articula difficilement la jeune fille.
- Mais bien sûr Samantha, rétorqua l’homme, je suis en ville jusqu’à la semaine prochaine pour affaire.
- J’ai encore quelques affaires à régler avec monsieur Troum, reprit Thar, tu peux partir.
- Je dois retourner en cours ? minauda la jeune fille.
- Non, céda la mère supérieure.
Puis la jeune fille fit une révérence en tenant les deux extrémités de sa robe comme on le lui avait appris et quitta la pièce. Elle retourna dans sa chambre à pas lents comme pour réfléchir à tout ce qui lui arrivait. Elle entra et s’allongea sur le lit.
Est-ce qu’elle allait accepter ? Sa vie était ici après tout. Mais personne ne l’aimait, elle n’était pas considéré, peut-être que dehors tout serait différent et puis son père…. Elle avait tant envi d’en apprendre plus sur lui. Il fallait qu’elle respire un peu. Elle se leva donc et ouvrit la fenêtre. Elle regarda un peu la cours et essaya de se remémorer tous ses souvenirs. Elle se posa une dernière fois la question et choisit. Elle allait avec Troum.
Elle décida donc de commencer à rassembler ses affaires. Elle prit son petit sac à une bretelle fait en toile marron et y introduisit toutes ses affaires de toilettes, ses vêtements qu’il lui appartenait, c´est-à-dire son seul ensemble. Ces deux choses réunies, elle vérifia qu’elle n’avait rien oublié. Elle repensa une dernière fois à son choix, ne faisait-elle pas la plus grosse erreur de sa vie ? Et puis l’avenir le lui dirait et cela serait toujours mieux que rester là dans cette prison éducative d’où elle ne sortirait pas avant sa majorité trois ans plus tard.
L’adolescente retourna à la fenêtre et observa le paysage. Elle se surprit à être émue par le simple bruit du vent qui passait dans l’herbe, elle voyait son Duno qui rêvassait sous l’arbre. Elle ne savait pas pourquoi mais dès qu’elle le touchait, elle pouvait ressentir les émotions de son animal. Elle commençait à avoir faim. Mais la sonnerie du déjeuner n’allait pas tarder, elle le voyait en regardant le soleil déjà haut dans le ciel. La cloche n’allait plus tarder à émettre son délicieux son qui annonçait avec ravissement le moment où l’appétit des demoiselles qui vivaient en ces lieux allait être satisfait au plus haut en point. Les cantinières de ce genre d’établissement étant généralement des professionnelles de haut rang et plus encore dans celui-ci qui était réputé pour sa mangeaille que les familles pouvaient apprécier le dimanche lors des visites hebdomadaire.
Soudain elle vit la mère supérieure et Maes Troum entrer dans la cours arrière, apparemment elle lui faisait la visite. Elle lui montra l’arbre tricentenaire ainsi que le tori qui dormait à sous son ombre. Le petit animal daigna lever la tête vers le duo qui le dévisageait et se mit à sautiller sur place. Samantha ne voyait pas bien son animal de là où elle était mais il lui semblait qu’il était clairement hostile à l’inconnu.
Duno se mit à sautiller en tournant autour de l’individu, ce dernier semblait avoir envie de frapper l’animal, mais se retenait pour ne pas ternir son image auprès de la mère supérieure.
Duno inspira par les deux petites fentes de son bec et cracha une petite boule de flammes orangées vers l’homme. Ce dernier l’évita d’un simple pas de côté, mais il ne put pas éviter la charge du petit animal qui lui sauta au visage en lui arrachant son chapeau avant de retomber derrière lui. Cette fois-ci l’homme ne se retint pas et frappa dans l’estomac du tori avec son pied. Le petit animal fut propulsé quelques mètres plus loin. L’homme se pencha pour récupérer son chapeau sous le regard outré de la mère Thar, au moment où il se relevait et s’apprêter à mettre son vêtement sur son crâne, à ce moment il se trouvait en face de la porte et donc Samantha le voyait de face, un détail sur son front attira l’attention de la jeune fille. Un M gravé au fer rouge sur le front de l’homme. Elle crut s’étouffer en reconnaissant la marque de l’assassin de son père. Ses jambes ne la portèrent plus. Elle s’effondra à terre.
Soudain la cloche annonçant le déjeuner sonna. Elle avait toujours aussi faim, certes, mais elle n’avait plus du tout envie d’aller manger. Quelque chose s’était brisée en elle. Elle avait toujours su que son père avait été assassiné mais, pour elle, s’était loin derrière elle, elle savait que c’était utopique mais pourtant elle avait cru que jamais son passé la rattraperait, que son traumatisme seul entretiendrait cette blessure. Mais elle se rendait compte de son erreur. Soudain tout devint clair, cette impression de déjà vu, cette voix fluette, ce malaise en sa présence, mais oui, ça ne pouvait pas être un autre homme. L’assassin de son père, un premier temps, elle voulut se venger. Mais elle avait trop peur et s’il la tuait comme il avait tué son père. Elle ne le savait pas à ce moment là, mais elle avait trop d’importances pour qu’il la tue comme ça. Elle devait en parler à la mère supérieure, elle la comprendrait mais la croirait-elle ? Comment basait la décision de sa vie sur un simple rêve ? Mais elle le savait, c’était réel la preuve en était l’animosité de Duno qui était gentil avec tout le monde. Elle devait s’enfuir.
Déjà la cloche annonça la fin des repas et malheureusement la reprise des cours. Bien qu’elle n’ait pas mangé, la jeune fille n’était pas exemptée de cours cette après-midi. Elle se rendit donc à la salle de classe numéro du premier étage de l’aile des cours avec sa nonchalance habituelle. Elle entra dans la classe, prit sa place habituelle et subit les deux heures de cours de l’après midi. Comme à son habitude, le sujet l’indifférait au plus haut point et elle était tellement dans ses pensées qu’elle aurait été incapable de répéter, contrairement à son habitude, mais aucun professeur ne lui demanda de le faire trop habitué aux réponses rapides puis sarcastiques de l’adolescente. Enfin la fin des cours arriva et les élèves sortirent de la classe pour rejoindre soit leurs dortoirs ou soit la cours arrière ce qui fut le cas de Samantha.
Elle se dirigea directement sous le grand arbre à l’ombre des longues feuilles vertes. Elle sauta à terre et serra dans ses bras son Duno chéri. Elle avait besoin d’affection, cette chaleur qui lui avait manqué depuis ses sept ans, elle la compensait avec son tori, seul être au monde avec lequel, elle avait l’impression d’être en parfaite communion. Elle lui raconta toute sa journée et plus particulièrement ses inquiétudes. Le petit animal, en parfait confident, écouta avec attention répondant de temps à autre par des petits piaillements. A la fin du discours de la jeune fille, il se serra un peu plus contre elle la sentant seule et désemparée.
La jeune fille savait à présent ce qui lui restait à faire. Elle allait quitter l’école Vinceout pour se rendre ailleurs peu importe. Elle irait peut-être en ville. Elle n’avait jamais visité la ville qui portait le même nom que l’école. On la disait belle et pleine de surprises. Et puis tout valait mieux que rester ici à attendre. Elle attendrait la fin du jour. Lorsque la nuit serait tombée Duno et elle partiraient à l’aventure. Elle expliqua son plan nouvellement élaboré à son compagnon et ce dernier acquiesça comme pour la conforter dans son idée qu’elle faisait le bon choix. Elle embrassa son animal sur son rubis en forme de losange, le lâcha puis se leva. Le vent lui passa dans les cheveux, et elle prenant un élastique dans sa poche les attacha en faisant une ravissante queue de cheval. Elle retourna dans son dortoir pour imaginer, son plan sous toutes les coutures.
Près de trois heures après la nuit était tombée. Dans le ciel totalement dégagé les étoiles brillaient au plus au point. La jeune fille à sa fenêtre regarda les constellations et les autres formes que prenaient ses astres en pensant qu’au moment où leur lumière éclairait sa vie, ils étaient déjà morts depuis longtemps. Elle aussi un jour elle mourrait mais est ce que comme ces étoiles des années et des années après son rayonnement éclairerait les vies de bien des êtres, elle en doutait.
Elle se pencha au dehors et siffla doucement en mettant son index et son auriculaire dans sa bouche. Immédiatement Duno se dressa sur ses pattes et après une course de quelques mètres parvint à décoller et s’envoler en se servant de ses petites ailes grises dans la nuit comme le reste de son corps habituellement jaune. En quelques secondes le tori rejoint sa maîtresse. La jeune fille mit son sac en bandoulière et le tori se posa sur son épaule. Tout était fin prêt. Elle saisit la corde qu’elle avait fabriquée avec ses couvertures et ses draps et la fit descendre doucement par sa fenêtre le long du mur. Une fois qu’elle eut terminée. Elle murmura à Duno :
- Redescends, et si tu vois une des mères qui fait sa ronde, dépêche toi de piailler.
- Krra ! répondit l’animal.
Puis sautant par la fenêtre, le tori ouvrit ses ailes et plana doucement vers le sol. Une fois posé, il dirigea sa vue vers la porte qui conduisait à l’intérieur et la fixa.
Une fois assurée que personne ne venait, la jeune fille fixa solidement à son lit la corde en espérant qu’elle n’était pas trop grosse. Puis elle descendit doucement en sollicitant toute la force de ses petits bras. La technique utilisée était classique mais cependant efficace. La jeune fille arriva en bas en sueur. Car elle n’était pas habituée au exercice physique à part au cours de natation dispensé dans le lac.
Elle fit un signe à son animal de la rejoindre. Et puis elle ôta son uniforme avant de la mettre dans son sac. Elle était nue et le vent froid tapant sur sa peau, la faisait trembloter. Elle se pencha et se mouilla la nuque, avant de plonger dans l’eau fraîche du lac. Sa tête sous l’eau, elle donna une vigoureuse impulsion avec ses membres supérieurs comme inférieurs. Elle parcourut en apnée les trois mètres de largeur de la rivière et remonta à la surface. Sa tête jaillit de sous l’eau, tandis que ses poumons s’emplissaient d’un air nouveau et délicieux. Elle se hissa à la force de ses bras sur l’autre rive et demanda à son oiseau de la rejoindre avec son sac qu’il avait gardé. Ce dernier en quelques battements d’ailes vint rejoindre la jeune fille. Il lâcha de son petit bec le sac. La jeune fille le saisit et prit une serviette à l’intérieur, et sécha du mieux qu’elle put et remit son uniforme. Tant que cette dernière était propre autant l’user.
Et la jeune fille suivi par son animal courut dans l’herbe se dirigea vers le nord et donc vers la forêt de Barthélemyo.
Il lui fallut une demi-heure de marche qu’avaient précédée cinq minutes de courses pour arriver jusqu’à la forêt. L’immense enchevêtrement d’arbres les un plus haut que les autres étaient inquiétants. Et le bruit qui s’en échappait, l’était lui aussi. Le vent passa dans les branches des arbres créait une sorte de râle fantomatique, qui effrayait la jeune fille. Elle jeta un coup d’œil à Duno. À cause de la nuit, elle ne pouvait pas bien le voir mais il ne semblait pas rassuré non plus. Ils entrèrent dans le bois en se faufilant entres les arbres. Samantha était toujours sur le qui-vive, les bruits autour d’elle ne cessaient d’alerter ses sens et elle se retournait pour regarder derrière elle toutes les trente secondes.
Soudain elle aperçut une lumière rougeâtre un peu plus loin. On aurait dit un feu. Elle courut pour s’en assurer. Duno la suivit comme son ombre. Elle arriva finalement au centre d’une minuscule clairière. Il y avait effectivement un feu de bois. Un cercle de pierre délimitait les contours du foyer, tandis qu’autour des roches, deux pics sur lesquels étaient embrochés des poissons étaient orientés vers les flammes.
Cependant le bois manquait et le feu s’essoufflait. Mouillée et frigorifiée, Samantha ne pouvait pas laisser passer cette occasion de se réchauffer. Elle ordonna à Duno d’aller chercher du petit bois, tandis qu’elle-même s’y attelait. Elle se jeta à terre pour récupérer des petites branches et retourna vers le feu avec. Elle était affolée, elle ne pouvait pas laisser éteindre le feu. Sa respiration était rapide, haletante. Finalement elle réussit à mettre dans le feu ses quelques combustibles et s’assit presque fatiguée de ce soudain effort. Duno arriva lui aussi avec des branches et il les posa sur le sol près de sa maîtresse. Elle regarda les poissons grillés et demanda à Duno :
- Et tu crois qu’on a le droit de les manger ?
- Kraa ! répondit-il avec une lueur de malice dans les yeux.
Et elle saisit les brochettes de poissons, elle en prit une et donna l’autre à Duno. Les poissons avaient déjà été vidés. Elle mangea de bon cœur et s’endormit presque aussitôt après dans la chaleur du feu.
Un carrosse luxueux rouge en forme de rectangle était tiré par deux chevaux purs sangs à la robe noire. Il avait été peint par un artiste qui avait travaillé les moindres détails de la paroi extérieur en dessinant des visages et des M entremêlés toujours de cette même couleur. Il s’arrêta devant l’école Vinceout. En sortirent cinq hommes, quatre encapuchonnées et un portant un ensemble noir comportant une chemise en soie ouverte en V et un pantalon de toile noire. Les personnages entrèrent dans l’établissement vers les huit heures du matin. Ils se dirigèrent directement vers le bureau de la directrice. Deux personnages encapuchonnés restèrent devant la porte, tandis que les trois autres entraient.
La directrice fut surprise en voyant arrivé des individus. Les deux hommes encapuchonnés se postèrent derrière l’autre qui engagea la conversation :
- Bonjour mère, où est elle ?
- Bonjour monsieur Troum, que faites vous ici à cette heure ci ?
- Où est elle mère ? réitéra t-il.
- Si vous parlez de Samantha, elle s’est enfuit et nous ne savons pas où elle est.
- Quelle négligence de votre part, cela mérite une punition, dit-il en ôtant son chapeau
- Mon dieu, s’exclama t-elle en voyant la marque sur son front.
A ce moment là, il se jeta sur elle et l’étrangla d’une seule main. Il dit alors :
- Vous pouvez m’appeler Maes.
Puis il sentit le cou de la femme craquait sous ses doigts tandis qu’elle se ramollissait. Il lâcha le cadavre. Puis il se tourna vers les deux autres et ajouta :
- Brûlez tout.
- Laisse ton la marque de la Ligue patron ? demanda l’un d’eux.
- Bien sûr, répondit l’intéressé.
Et ils sortirent du bureau. Un des hommes postaient devant la porte, un être immense de plus de trois mètres, ce qui ne laissait aucun doute sur sa race demanda :
- Politique du feu patron ?
- Oui mon cher Lydior.
- Autorisation de profiter de la chair de ses jeunes filles avant de foutre le feu ?
- Tu es cannibale toi maintenant ? demanda le patron
Lydior souleva sa capuche laissant apparaître son visage de gelka. La peau grise, pas de nez, de longues oreilles pointues, des yeux minuscules et noirs, et une bouche remplis de crocs acérés. Le gelka reprit :
- Je ne pensais pas à profiter de la chair dans ce sens là patron. Mais en faite…..
Son visage se déforma alors dans un monstrueux sourire lubrique.
- Bien, répondit Maes, tu as l’autorisation mais seulement avec une ou deux, nous n’avons pas de temps à perdre.
- Merci patron, vous êtes trop bon, s’exclama alors Lydior.