Et voici, comme promis, le long test de Lost Odyssey ! Y'a du spoiler, logiquement j'ai mis le mot là ou il fallait
Partie 1
Lost Odyssey. S’il y a bien un jeu qui me donnait envie d’avoir la Xbox 360, c’était celui-là. Maintenant que je l’ai terminé, après quelques péripéties de fou (voir ma rage sur le DVD 4 dans les pages précédentes), que vaut-il vraiment ? Avais-je raison d’en faire tout un plat pour finir absolument le jeu ? Réponse dans ce test 
Je tiens à préciser que je vais sûrement spoiler sans m’en rendre compte, alors si y’en a qui veulent le faire, évitez de lire, et si vous vous en foutez, ben lisez
Parlons un peu (beaucoup) de l’histoire pour commencer. Kaïm est un Immortel. Depuis mille ans, il vit sur cette planète, errant, accomplissant des missions pour un tel ou un tel. Il est mercenaire, il se bat, parce que c’est ce qu’il fait de mieux. Et tout en se battant, il se pose une simple question : Pourquoi est-il né ? Quel est le but de sa vie ? En effet, si Kaïm se pose cette question, c’est qu’il a un sérieux problème, il est amnésique. Aucun souvenir de sa vie d’avant, ni rien. Pour cette mission, et depuis quelques temps, il est engagé par le puissant sorcier Gongora, afin d’aider Urha dans sa bataille contre les Khents. Kaïm défonce tout le monde, jusqu’à ce qu’une météorite vienne s’écraser et tuer tout le monde sur le champ de bataille. Seul survivant, notre Immortel.
J’aurais bien envie de raconter toute l’histoire, mais je vais m’arrêter là pour l’instant, c’est vraiment le tout début, une intrigue qui va se mettre en place pendant 4DVD. Et laissez-moi vous dire que cette histoire est magnifique, bien écrite, émouvante, touchante, on assiste à des scènes véritablement belles. Durant notre périple, on rencontrera évidemment d’autres personnes, (je vais SPOILER, ATTENTION !) dont Satie, une Immortelle amnésique comme nous, Jansen, l’abruti de service, le bouffon du groupe, Cooke et Mack, deux enfants débrouillards. Viendront ensuite Sarah, une autre Immortelle, encore amnésique, Ming, la Reine Millénaire, comme son nom l’indique, Immortelle… et amnésique ! Puis s’ajouteront Tolten et Sed, l’un étant le Roi d’Urha, et l’autre, un pirate.
Comme vous l’aurez remarqué, les quatre Immortels sont tous amnésique. Mais pourquoi ? Comment ? Et bien ce sera au centre de l’intrigue en fait, pourquoi sont-ils tous amnésiques, et pourquoi ont-ils tous l’impression de se connaître. Finalement, les révélations seront nombreuses, cohérentes, surprenantes. Autant dire que du point de vue histoire, c’est le bonheur assuré, tant dans l’univers superbement illustré, que dans l’histoire et les personnages. Ajoutez à cela les Rêves, des histoires retraçant les souvenirs de Kaïm, qui interviennent durant le jeu, en s’approchant d’une personne qui va rappeler des souvenirs à Kaïm de sa vie passé. Très bien écrit, on pourrait regretter que ce ne soit pas des scènes cinématiques, et simplement des textes qui défilent sur de très jolis artwork, mais l’écriture est belle, les textes sont « vivants », la musique est jolie, et les souvenirs sont émouvants. On comprend que Kaïm a franchement eu une vie assez merdique finalement.
J’en profite pour dire que chaque personnage possède un caractère bien trempé, et alors que je pensais que Cooke et Mack seraient des gosses ultra chiant, il n’en est rien. Au contraire, et je vais encore SPOILER, mais leur histoire est franchement touchante. Leur mère, Lirum, meurt peu après notre rencontre avec eux. On assiste aux funérailles, aux pleurs de ces enfants. Tout laisse à penser qu’après ça, ils nous rejoignent, et puis voilà, bon, maman est morte, tant pis, la vie continue ! Que nenni, ces gosses ont été traumatisés, comme n’importe quel enfant, et ne cesseront d’y penser, surtout le petit Mack qui pleurera souvent la mort de sa mère, et qui voudra par n’importe quel moyen la revoir. On assiste donc à de solides scènes de pur émotion (Cage, si tu me lis, prends exemple), rien que la mort de Lirum m’a fait verser quelques larmes. La mise en scène est bonne, la musique renversante, et surtout, Kaïm nous offre une autre facette de lui-même, que l’on croyait dur, sans émotion. Mais pourquoi pleure-t-il ? Encore du SPOILER, mais ça me démange. Il pleure parce que Lirum n’est autre que sa fille, qu’il croyait morte depuis longtemps. Assister à ces retrouvailles, découvrir que Cooke et Mack sont ses petits-enfants, voir une dernière fois sa fille malade, et la voir morte juste après, c’est très émouvant.
Je pourrais continuer à parler de Satie, de Ming, de Sarah, mais je vais arrêter et me concentrer sur le gameplay
Je rajouterais juste une dernière chose concernant la fin, que j’ai trouvé émouvante, mais pas assez étoffée, enfin c’est une vraie fin, mais j’aurais aimé en savoir encore plus. Notons aussi un méchant assez classique dans ses objectifs, mais néanmoins, Sakaguchi a su le rendre assez unique, parce qu’il ne veut pas tuer tout le monde, ni même les héros, et surtout pas les héros. Mais faudra jouer au jeu pour savoir pourquoi
Le gameplay donc. Nous sommes dans un J-RPG, très classique. Les combats aléatoires sont au tour par tour, pas de jauge ATB, c’est comme FFX en fait. On attaque tour à tour avec ses personnages (jusqu’à 5 en combat), et en bas à gauche, on voit ensuite qui va jouer, que ce soit les monstres ou les alliés. En sachant qu’il y a deux lignes de combats, ennemis et alliés en fait. C’est comme les anciens FF, on peut placer les persos en avant ou en arrière. Sauf que la petite différence, c’est que les personnages en avant « protège » ceux en arrière, c’est-à-dire que l’on a une barre de garde, ce qui permet aux persos en arrière de ne pas se prendre trop de dégâts quand ils se font latter. Plus les persos en avant se font taper, plus la barre baisse, et donc, plus les dégâts sur ceux en arrière seront forts. Evidemment, cette barre est assez importante, puisque souvent, en arrière, on placera les mages, qui ont peu de vie, et peu de défense.
Avec cette barre de garde s’ajoute des Anneaux. Dans un J-RPG classique, on frappe l’ennemi, puis voilà, ça fait des dégâts
Dans LO, on équipe des Anneaux à nos héros, ce qui ajoute en fait un petit côté dynamique aux combats, mous, il faut le dire. Dès que notre personnage attaque, un cercle apparaît au centre et un autre apparaît en même temps, qui rétrécit assez rapidement pour rejoindre le premier cercle, il faut appuyer sur la gâchette de droite et la relâcher au bon moment pour que celui qui rétrécit s’arrête pile poil sur l’autre cercle, pour obtenir un « Parfait ».
Pourquoi ? Tout simplement pour frapper plus fort, à savoir qu’il y a « Bon » et « Mauvais », et franchement, le Parfait augmente quand même pas mal les dégâts, même si le Bon n’est pas franchement merdique, au contraire. Le truc avec les Anneaux, c’est qu’ils sont magiques, du coup, on peut en forger pleins pleins pleins ! Anneau de Feu, de Terre, de Vent, d’Eau, Mécanique, Organique, de Rêve, etc. On peut changer d’équipement en pleins combats, pour s’adapter aux ennemis, à leurs points faibles, ce qui ajoute une dimension tactique assez intéressante. Même finalement beaucoup de tactique dans le jeu, notamment grâce aux accessoires équipés, et au Compétences des Immortels dont je parlerais plus tard.