Normale, certain on rien mit dedans ![]()
NORMAL ON FAIT CONFIANCE A CERTAINS ! !!
inutile de crier, et j´ai jamais dit que j´inventerais un passé a chaque personne qui ne mettrait rien.
Voila, le plus simple tu fait un passé, et y se retrouve en prologue ![]()
vient pas rajouter de l´huile sur le feu toi, c´est deja assez chaud ![]()
pas sssssserpent qui le veut :d
Bon, personnage est plus impulsif que je ne l´aurais souhaité, mais il a déjà du style! Enfin, t´embêtes plus avec lui, laisse-le tel qu´ile st, rajoute lui encore plus de charisme, et ce sera parfait!
Sinon, après Sangoku et Bulma version Dark, voici Vegeta!
Chapitre III
" Marthym regarda la jeune fille qui s’amusait toujours avec son membre, tirant dessus sans cesse amusant le regard des autres clients. "
Mdrrr, heureusement que Marthym est une tigresse car sinon j´aurais mal compris ce passage ^_^
BOn sinon que dire à part que Khlaine se bat ( si on peut appeller ça se battre
) trop bien et qu´encore notre grand homme-chat au grand coeur à montrer sa gentillesse et son courage dans un grand combat contre un dragon ce qui lui permet surtout de rencontrer Lino
!
Hé oui tout le monde rêve de me rencontrer ![]()
mais là encore on voit le grand frère protecteur parce qu´il y a un gamin qui ns fait de l´ombre et comme une fille ça combat pas surtout la petite soeur on la fout vite hors service ! !!!!!!!!
Je suis venue à bout de types horribles et tout et toi... ben toi je me retrouve KO au bout de ( attends j´ai chronométré) 4.52 secondes !
Oui, mais aussi, l´adversaire et le sale gamin en question, c´est moi
Et puis, j´ai la quinzaine, donc suis pas non plus un gamin =D
Quand on a 15 ans ou moins on est un gamin
( Hep toi Momo fait pas semblant de jouer à WarCraft avec Locarme pour pas me parler
! )
Lino le monsieur ici présent a dit sur sa fiche qu´il n´affronte pas les personne trop faible pour lui, car il n´est pas adepte des combats facile, alors si tu es si vite hors combats ![]()
Mwarf, Parkko, j´ai même pas pu faire la partie, la soeur a pris l´ordi -_-;
Maitnenant on va la faire pour de bon ( h)
tss toute facon, glace pillée il peut nous suivre, il me battra pas
NA
En même temps... Si, j´te battrais d´abord ![]()
Inutile que je tente une approche msniale ( l´adjectif tiré du nom msn)
si tu vas jouer ![]()
Et bien, heureusement que je surveille de temps en temps pour vérifier qu´il n´y a pas de nouveau chapitre
Bien, un Monarch en esquimau, joli. Un beau combat, et une impitoyable Linoa, qui n´a froid aux yeux quand il s´agit de transpercer du sexe fort
Voilou, avec encore une fois, Shiva en chimère " Monarchienne" . ..
Sorry, j´ai complètement décroché, mais je commence à être occupé, désolé...
![]()
Chapitre 6
L’homme se tenait debout, dans l’obscurité, au milieu de nul part. Une voix s’éleva, semblant voyager dans l’atmosphère, mais l’homme ne sembla pas effrayé. Cette voix le percutait depuis tellement d’années maintenant, celui à qui elle appartenait les dirigeait depuis tellement longtemps. Cette organisation n’aurait jamais vu le jour sans lui, au début ce n’était qu’un jeune voyou qui voulait que son nom terrifie le monde rien qu’en l’entendant. Puis ce fut le nom de son association qui fit cet effet. « La compagnie du mal » l’avait-il nommée, et il fut la première personne à avoir accepté d’y entrer. Il n’était qu’un môme paumé rêvant de richesse et de pouvoir comme beaucoup d’autres, mais un jour, tout avait changé quand il croisa sa route. Il n’avait pu apercevoir que ses yeux d’un bleu profond, l’immense cape qui le recouvrait empêchant d’en voir plus. Ce jour-là, ses paroles l’avaient convaincu, lui promettant tout ce qu’il avait toujours rêvé ; d’un geste timide, il lui avait dit oui et se retrouva enveloppé par sa cape. Son visage d’enfant collé contre son estomac, enveloppé par cette chaleur humaine, ou bien était-ce celle des enfers ? Il n’aurait pas su faire la différence. Le rêve de cet homme commençait se matérialiser, tout en se gratifiant de jour en jour de nouveaux éléments. Mais lui, il était toujours resté son bras droit, était-ce là le privilège d’avoir été le premier ? Il s’agissait aussi d’un rang à double tranchant, la plupart de ses hommes se trouvaient dans d’autres villes. Mais lui, il ne sortait que sur son ordre, en acceptant d’être le premier, il acceptait aussi d’être prisonnier de sa volonté. Mais il espérait bien que cela change, cela faisait déjà tellement longtemps ; quinze ans peut être même vingt. L’âge aurait sans doute bientôt raison de lui, et il espérait bien devenir à son tour le leader. C’était un dénouement logique en compensation de toutes ces années de bon et loyaux services. Sa voix vibra de nouveau, le tirant de tous ses souvenirs et de cet avenir incertain, mais qu’il espérait pourtant tellement.
- Alors, où en est cette guerre ? demanda-t-il sur un ton portant en lui la vieillesse des années.
- Le général Silver et ses troupes sont partis rejoindre celles de l’armée d’Hikara.
- Très bien, mais je m’inquiète surtout à cause d’un autre problème, vois tu ce que je veux dire ?
- Oui monsieur. Il ne cesse de tuer nos hommes, il ne s’arrêtera sans doute que quand il sera parvenu jusqu´à vous.
- C’est bien dommage de devoir tuer une personne avec un talent tel que le sien, fit celui qui était à la tête de la compagnie du mal.
- En effet. Puis-je me retirer à présent ? demanda son bras droit.
- Non, un autre problème est parvenu à mes oreilles. Un jeune Nekomata se serait mis sur notre chemin et qu’il aurait mis en fuite plusieurs de nos hommes ?
- Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment, il a simplement aidé une famille de paysans, expliqua l’homme.
- Je préfère qu’on se débarrasse de lui, fais appel à notre trio d’assassin ! s’exclama son chef.
- Malgré tout le respect que je vous dois, je ne pense pas…
- Qui t’a demandé de penser ? Fais seulement ce que je t’ai demandé ! hurla l’homme.
Il se retira sans oser lui répondre. Dans la salle, on pouvait entendre les pas de l’homme à présent seul se diriger dans le sens opposé à celui de son bras droit. Une porte s’ouvrit laissant apparaître un filet de lumière suivi d’échos de voix qui disparurent aussitôt à la fermeture du battant, fait entièrement de bois.
Les parois de glace défilaient devant eux, avec toujours ces cadavres à l’intérieur. Aurasmash supportait de moins en moins ce spectacle horrible à ses yeux.
- Combien en as-tu tué pour parvenir à un tel résultat ?
- J’ai arrêté le compte il y a quelques temps déjà, fit Monarch.
- Cela ne te fait rien d’enlever toutes ces vies, savoir que tu prives des enfants de leurs parents ? insista le Nekomata.
- Je ne les ai pas forcés à venir jusqu’ici, j’ai simplement défendu ma demeure.
- Et maintenant que tu viens avec nous, qui va la défendre ? questionna la seule fille du groupe.
Monarch claqua des doigts, puis un frottement se répendit dans la grotte. La luminosité diminuait, au bout de la grotte on pouvait apercevoir deux parois de glace se refermer sur l’entrée empêchant quiconque d’y accéder à présent. L’être de glace conduisait le groupe à travers ce dédale de galerie, un chemin qu’il connaissait par cœur sans doute. Ils croisèrent quelques monstres mais eux-mêmes semblaient terrorisés par le jeune homme les accompagnant, préférant se terrer au fond de leur terrier. Un fin mistral vint leur caresser le visage. Une boule de lumière séparait les deux parois au loin, la sortie était droit devant eux, la jeune fille du groupe partit en courant vers la sortie passant à grande vitesse à coté de l’être de glace qui murmura.
- J’espère qu’elle aura le réflexe de s’arrêter avant la falaise.
- Comment ? ! s’affola Aura.
Le fauve s’élança à la poursuite de l’adolescente scandant son nom, mais elle ne semblait pas l’entendre ou bien elle ne voulait pas l’entendre. Le jeune homme se mit alors à quatre pattes tel un vrai tigre, prenant de plus en plus de vitesse. Arrivé à quelques mètres d’elle, il s’appuya sur ses deux jambes, et d’un saut, passa par-dessus elle tout en se retournant dans les airs pour atterrir face à la jeune fille. Il planta ses griffes dans la glace pour freiner sa glissade qui le rapprochait dangereusement de la falaise qu’il apercevait nettement à présent. Il se stoppa finalement à une bonne distance de celle-ci, on pouvait voir la traîné laissé par ses griffes dans le sol glacial. Mais la jeune fille qu’il avait voulu arrêter n’y arriva pas, ses pieds glissant tels des patins, ils se percutèrent et basculèrent tous les deux dans le vide. Marthym arriva quelques instants après leur soi disante chute, une des mains du Nekomata se trouvait planté dans le sol et dans l’autre, il tenait fermement la jeune fille au niveau de la taille. Monarch arriva et se pencha pour les regarder.
- Dis-moi, Robin des Bois, tu es toujours prêt à vouloir sauver tout le monde, ou c’est juste avec cette demoiselle ?
- Aide-nous à remonter plutôt.
- Aussitôt dit, aussitôt fait.
Une plaque de glace sortit de la falaise, juste sous leurs pieds, leur permettant d’avoir un appui. L’être de glace fit signe aux Espers des deux adolescents de sauter eux aussi sur la plaque. Shiva suivit l’exemple de ses compagnons.
- Di, comment comptes-tu nous faire descendre cette falaise ? questionna Aura.
Des rebords se formèrent tout autour de la plaque de glace, leur donnant l’impression de se trouver dans une cuve.
- Je vous conseille de vous accrocher, et j’espère que vous aimez la luge, fit Monarch toujours aussi glacial.
Il sauta dans la luge qui, sous le poids et la force qu’avait mis le jeune homme dans son atterrissage, se décrocha et dévala la falaise. Aura et Linoa criaient de toutes leurs forces, pensant leurs derniers instants arrivés. Marthym avait les yeux ouverts de peur, voyant chaque rocher que la luge manquait de percuter de justesse. Sylia et Shiva semblaient toutes deux très calme, et celui qui les avait mis dans cette engin se servait de ses mains pour les faire tourner à gauche où a droite. Une bosse les envoya alors dans les airs, Linoa manqua de passer par-dessus bord mais se raccrocha fermement au rebord et elle ne comptait pas le lâcher tout de suite. La pente devenait moins abrupte car ils arrivaient à la base de la montagne, mais leur luge ne semblait pas ralentir pour autant et l’entrée d’une forêt, ou plutôt un mur d’arbre se rapprochait dangereusement.
- Comment tu fais pour arrêter cet engin ? ! hurla Linoa.
- Sautez, dit alors tranquillement Monarch qui le fit aussitôt suivi de Shiva.
- Comment ? se retourna-t-elle, étonnée de voir qu’il ne restait que sa chimère derrière elle.
Elle se sentit tirer par le bras avant de passer à son tour par-dessus les petites rambardes et de finir en roulade dans la neige. Aurasmash se retrouva non loin d’elle, c’était lui qui l’avait obligée à sauter. Monarch se tenait debout, les regardant, il leur souriait, chose étonnante pour lui, mais Aura le regarda plus longuement et malgré son sourire il était toujours aussi vide de sentiment, aucune émotion ne se dégageait de cet être…
- Tu voulais notre mort ! hurla Lino sortant sa tête de la neige.
Mais Monarch avait déjà repris son chemin en compagnie de Shiva.
- Je hais ce type, souffla-t-elle.
Une main se plaça au dessus de son visage pour l’aider à se relever, Aurasmash était cette main chaleureuse.
- Ne soit pas dure avec lui.
Elle ne dit rien et poursuivit la même route que l’être de glace.
Il parcourait les rayons de l’épicerie, se sentant toutes les deux secondes tirées sur différents côtés. Sa petite sœur étaient la cause de ces étirements soudains. A l’origine, il était juste venu acheter quelques provisions pour leur voyage, et il se retrouvait déjà avec le sac rempli de nourriture. Beaucoup de ses achats étaient des caprices de Coraline, mais le colosse était incapable de lui refuser quoique ce soit. Arrivée devant le caissier, qui se tenait derrière son comptoir fait dans un bois qui semblait mal supporter les prémices du temps. Le prix que lui annonça l’homme fut le triple de ce qu’il comptait dépenser au début. Après un grognement inaudible il donna la somme requise. En plus de ça, la nuit commençait à tomber et ils allaient devoir passer la nuit dans une taverne. Il s’y résigna rapidement, voyant sa petite sœur fatiguée, il la prit dans ses bras, traversant les rues qui se vidait de toute vie. Une enseigne de bois virevoltait au gré du vent, elle indiquait le nom d’une auberge. L’homme s’y faufila, regardant les environs d’un œil furtif. Deux hommes terrés dans une petite ruelle sortirent, s’approchant d’une fenêtre, apercevant tout juste Khlaine pénétrant dans la chambre qu’il venait de louer.
- Tu es sûr que c’est lui ? demanda l’un.
- Mais oui, j’avais déjà eu l’occasion de le rencontrer avant ! A ce qu’il paraît, c’est un véritable tueur, attendons qu’il se soit endormi.
L’un d’eux partit, pour revenir quelques heures plus tard avec trois autres personnes, toutes de forte corpulence. Ils poussèrent le battant de la porte, et se dirigèrent directement vers les escaliers, ignorant les protestations du tavernier, mais une autre voix les arrêta.
- Je vous attendais un peu plus tôt.
Ils se retournèrent et aperçurent Khlaine, adossé au comptoir, un verre à la main. Il le but d’une traite, le reposant violemment contre le support de bois, les faisant sursauter. Ils connaissaient tous la réputation de cet homme. Ils redescendirent les quelques marches ; leurs jambes étaient tremblotantes.
- Toi, va chercher sa petite sœur, si on la tient il n’osera rien faire, dit un homme tout en désignant un autre.
L’homme de forte corpulence monta les marches tandis que ses compagnons se ruèrent tous en même temps sur Khlaine. Il ouvrit doucement la porte de la chambre, le petit corps de la jeune fille était soigneusement recouvert par le drap de son lit, on pouvait entendre sa faible respiration. Il s’approcha doucement de la structure faite de métal contenant le petit être de huit ans, ses deux énormes mains semblaient prêtes à attraper son corps si fragile.
- Tu crois que si on le coupe en rondelle et qu’on le fait frire il sera mangeable ? intervint une voix dans la pièce.
L’homme se retourna, apeuré, faisant face à une vieille armoire, il l’ouvrit, frappant le fond en bois sans même chercher à voir s’il y avait quelqu’un ou pas dedans.
- Je sais pas, vu son hygiène il doit être plein de microbe ! fit une seconde voix.
L’homme fit de nouveau volte face, mais personne ne semblait être avec lui dans la pièce. Des petites lueurs blanches apparurent devant lui, elles étaient au nombre de trois. L’homme recula petit à petit, il sortit dans la chambre sans même s’en rendre compte, il arriva vite contre la rambarde donnant sur le salon de la taverne. Les lueurs continuaient d’avancer dans sa direction, l’obligeant à se pencher en arrière, l’homme criait de peur, le faible morceau de bois de la balustrade finit par céder, envoyant l’être s’écraser sur une table en bois. Un rire sadique s’éleva dans les airs, les trois boules blanches repartirent tout de suite lorsque Khlaine les observa. Le jeune homme s’était lui aussi débarrasser du reste des hommes, il s’approcha de l’un d’eux et lui tourna la tête sur le côté, la marque de la Compagnie du mal apparaissait sur sa nuque. Il retourna s’asseoir au comptoir commandant une bière.
- Bon voila une bonne chose de faite ! souffla-t-il.
La nuit les avait pris au piège, les obligeant à accélérer le pas. Mais la chance leur sourit, en sortant de cette forêt, une ville s’étendait devant eux. Les rues étaient éclairées par des bougies mises dans des cloches pour empêcher le vent de les éteindre, laissant les ombres malfaisantes danser sur les murs. Le groupe ne chercha pas à explorer la ville, leur petite descente en luge les avait à la fois traumatisés et aussi fatigués au plus haut point. La taverne était au centre de la place, une fontaine venait la décorer. Aurasmash renifla l’air et finit par froncer les sourcils.
- Ca sent la mort… fit-il avec tristesse.
Il se retourna vers Monarch, mais ce dernier n’avait rien fait de répréhensible, si on ne comptait pas le fait qu’il venait de geler l’eau de la fontaine avec son petit doigt. La jeune fille du groupe rentra dans la taverne, s’arrêtant sur le pas de la porte. Une dizaine de personnes étaient étalées sur le sol, un homme accoudé au comptoir la fixa, Aurasmash apparut derrière elle.
- Oh ! Revoilà notre héros au grand cœur ! sourit Khlaine.
Le jeune homme le regarda, il ne dégageait aucune haine envers l’homme, même s’il n’acceptait pas le fait qu’il puisse tuer sans se soucier des conséquences. Sans même s’en rendre compte, il serrait ses poings, laissant ses ongles s’enfoncer dans ses paumes, quelques gouttes de sang cliquetèrent sur le sol.
- Ils faisaient partie de la compagnie du mal je suppose ? questionna le Nekomata.
- En effet. Je vois que tu t’es fait de nouveaux amis, ils ont l’air sympas… Bien que celui qui reste derrière semble bizarre, fit-il en désignant Monarch.
L’être de glace bouscula ses compagnons, se rendant devant le jeune homme accoudé au bar, avec ce même sourire sans sentiment qu’il avait eu après la partie de luge. D’un geste circulaire, il passa sa main au-dessus de la boisson du jeune homme qui se congela aussitôt. Khlaine regarda son verre d’un air étonné, avant de se mettre à rire et d’en demander un autre.
- En tout cas ma sœur va être contente de revoir ton tigre.
- C’est une tigresse, ajusta Aura.
- Oui, si tu préfères.
Le jeune Nekomata se mit à marcher en direction de l’escalier, l’odeur de mort ne venait pas des cadavres en bas de la salle, mais d’une des chambres. Alors qu’il allait ouvrir la porte une main se posa sur son épaule, il se retourna dégageant le bras de Khlaine.
- Ma sœur dort encore, laisse-la se reposer.
D’un signe de la tête, il se résigna donc à redescendre, mais voulait-il vraiment laisser sa soeur dormir, ou avait-il peur qu’il ne découvre autre chose dans cette pièce. Dans le salon, Linoa tombant de fatigue avait décidé de se laisser plonger dans ses rêves posant sa tête sur une simple table. Monarch gouttait, lui, au plaisir de l’alcool, bien que rien ne montrait qu’il y prenait un quelconque plaisir, le jeune homme partit s’asseoir à la même table que le jeune Nekomata. Le dialogue n’était pas très prisé par les deux hommes.
- Je te rappelle qu’on a un combat à finir, dit sèchement l’être de glace.
- Tu ne penses qu’à ça ma parole ! s’exaspéra Aura.
A la remarque du jeune homme, son regard s’assombrit, devenant plus triste. Il se mit à faire tournoyer son verre, créant une effet de vague, il ne lâchait plus le verre du regard avec cet air triste… Repensait-il à quelqu’un ? A sa famille ? Aurasmash ne connaissait rien de lui, mais il faut dire que Monarch ne cherchait pas non plus à se faire des amis, ça lui était bien égal. Les rayons du soleil vinrent traverser les vitres de la taverne, sans même s’en rendre compte ils avaient passé toute la nuit dans le salon. De petits pas rapides se firent alors entendre, puis suivis d’une fine voix au-dessus d’eux.
- Oh chaton ! hurla Coraline.
Elle descendit la marche le plus rapidement possible, Marthym se tenait en bas des escaliers. Arrivé à la dernière, elle prit appui sur ses jambes d’enfant et sauta sur l’une des jambes de l’Esper qui avait l’habitude maintenant. La fillette tirait sur ses poils tout en souriant à l’animal qui put, une fois de plus, observer ses yeux emplis de tristesse.
- Tu pourrais venir dire bonjour tite chipie ! intervint Khlaine.
Aussitôt la jeune fille lâcha l’animal et se dirigea vers son grand frère pour lui poser un baiser délicat sur la joue. Elle partit ensuite en direction d’Aurasmash qui fut étonné de ce geste de gentillesse d’une petite fille qu’il n’avait vue que deux fois. Il ne put s’empêcher de repenser à Kisa, les matins où elle l’embrassait, chaque sourire d’elle lui revenait en mémoire. Coraline restait devant Monarch et le regardait avec de grands yeux, l’adolescent la regardait de temps à autre, et semblait exaspéré. Il fit alors apparaître une boule de neige dans chacune de ses paumes, l’une était plus volumineuse que l’autre, il déposa la plus petite dessus. Son petit doigt s’allongea d’un pic de glace avec lequel il fit deux petits points en ligne droite sur la plus petite boule, au milieu d’eux, mais un peu plus en bas, il en fit un autre pour finir par un arc de cercle encore en-dessous. Il venait de créer un bonhomme de neige. Il le déposa sur le table et positionna sa main par-dessus. De la glace recouvrit alors l’objet qui se retrouva prit dans un cercueil aussi transparent que du verre. Il tendit l’objet à la petite fille qui courut montrer son nouveau jouet à son grand frère. Aura regardait son compagnon avec un large sourire.
- Qu’est ce qu’il y a ? fit-il sur un ton glacial.
- Tu vois, quand tu veux, tu peux être gentil.
- C’était juste pour qu’elle me fiche la paix.
Il sentit alors qu’on le tirait au niveau de son pantalon, il regarda pour découvrir à nouveau Coraline.
- Bisou ! dit-elle en sautillant, montrant qu’elle était trop petite.
- Quoi ?
- Bisou !
L’adolescent plaça sa paume tournée vers le plafond et au niveau du visage de la jeune fille, il la leva et en même temps une colonne de glace se créait en dessous des pieds de la jeune fille la soulevant à la bonne hauteur.
- Grand frère, regarde, je suis grande ! ! hurla-t-elle dans le salon, réveillant au passage Linoa qui ne comprenait pas tout de la scène.
Son grand frère était plus occupé à regarder l’être de glace, montrant qu’il attaquerait sans hésiter s’il arrivait quelque chose à sa petite sœur. La fillette se jeta au cou de Monarch, lui déposa un baiser sur la joue. Le jeune homme refit descendre la colonne de glace, regardant la petite s’éloigner. Il caressa sa joue à l’endroit ou elle l’avait embrassé.
- C’est chaud.
- C’est l’effet que font les baiser en général, sourit Aura pensant que son ami appréciait cette douce chaleur.
- J’ai horreur de ça, siffla-t-il.
Il se leva et sortit de la taverne, Shiva le suivit. Une fois dehors, le jeune homme se dirigea vers la fontaine qu’il avait congelée plus tôt. Il brisa la glace d’un coup avant de s’essuyer le visage frénétiquement.
- Vous allez bien maître ? demanda son Esper.
- Je veux me débarrasser de cette odeur, de cette chaleur si…Humaine.
- Mais vous êtes…
- Ne dis pas un mot de plus, je ne suis pas comme eux, fit-il d’un ton radical sans pour autant être rempli de hargne.
L’homme tomba au sol, sur son corps aucune marque de combat n’était visible. Seulement un visage défiguré par la terreur. Du sable s’échappa alors de sa bouche, se mettant à se diriger vers un jeune homme se trouvant en plein milieu de la rue pavée avec soins. Les grains de sable glissèrent alors le long des jambes recouvertes par un tissu noir. Au niveau du mollet gauche, deux bandelettes blanches en faisaient le contour. Un haut de couleur identique avec seulement le bout des manches devenant gris foncé. Il portait une écharpe à la façon des grands empereurs, traversant son torse en diagonal, pour ensuite passer autour de sa jambe avant de tomber entre ses jambes. Dans son dos, une immense jarre retenue par une lanière de cuir marron. Le sable qui continuait de glisser le long de son corps rentra dans l’objet que le jeune homme renferma. Il avait les cheveux rouges, comme le symbole inscrit sur son front, autour de ses yeux se trouvait du rimmel.
- Tu comptes encore en tuer beaucoup comme ça ? demanda une personne derrière lui.
- Il vaut mieux que je les tue maintenant, plutôt qu’ils ne me tuent plus tard. N’ai-je pas raison ? demanda-t-il se retournant avec un regard sombre vers l’homme.
- Eh bien ! Il devient de plus en plus dur de vous trouver ! intervint un homme.
Le bras droit de la compagnie du mal se trouvait un peu plus sur la gauche, appuyé contre le mur d’une maison.
- Que voulez-vous ? demanda le jeune homme à la jarre.
- Mon patron a encore un travail pour vous, on dirait bien qu’il ne peut plus se passer de vos services.
- Normal, je suis le meilleur ! intervint-il sur un ton plein d’assurance.
- C’est pas très gentil pour ton frère ça, Zell !
- Quelle est cette mission ? demanda le dénommé Zell.
- Trouver et tuer un Nekomata, et s’il n’est pas seul, débarrassez-vous des autres aussi.
- Très bien et où peut-on le trouver ? demanda-t-il de nouveau.
- Hahaha ! Vous ne voudriez pas que je vous amène jusqu´à lui non plus ! Cherchez, je suis sûr que cela ne posera pas de problème au meilleur des tueurs, ricana l’homme avant de se retirer.
Le jeune homme reprit son chemin, faisant signe à son frère de le suivre.