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FIC : La Dernière des Matérias

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
08 mars 2005 à 09:12:47

Bonjour tout le monde ! En raison des grèves lycéenes, g pu rester une journée entière au CDI pour finaliser ce fameux chapitre et aujourd´hui, g décidé de ne pas suivre le mvt de grève, voilà pourquoi je suis chez moi et que je décide de parachuter ce monument ( 9 pages ! :ouch: ) maintenant...

Ce chapoitre a fait l´objet d´une relecture attentive pour supprimer fautes, bloopers ete autres parasytes de lecture de façon à procurer un kif total, et oui, ce chapitre est VRAIMENT bien... Bonne lecture :gni:

CHAPITRE 31 : Le Chemin Vers l’Autre Monde

__________________________________________________
________________________________

Le chocobo noir dévalait sans crainte la pente escarpée de la montagne rousse en laissant dans le sillon de ses grandes pattes un nuage de poussière. Mais Barret sur son animal de voyage n’était plus seul ; il revenait de Canyon Cosmos où l’avait rejoint Nanaki. Les puissants animaux arrêtèrent leur course au bord de la rivière Cosmo-Corelle où le navire de Afalno se serait échoué autrefois. La plaine était grande et verdoyante. La rivière coulait paisiblement au fond dans son lit. Nanaki et Barret décidèrent de se rapprocher du fond du vallon. L’homme descendit du chocobo et s’avança aux côtés du fauve vers le fleuve qui murmurait lentement dans l’éternelle nuit.

Soudain, Nanaki s’arrêta, ses oreilles et sa queue se dressèrent, ses poils se hérissèrent. Sans attendre que Barret ne lui pose la question, il répondit : « Je ressent quelque chose d’anormal… ». Barret ignora l’avertissement et s’approcha encore un peu. Un sourd et discret grondement monta et résonna dans ses oreilles, comme si le lieu était magique et qu’il lui parlait au travers de ces vibrations…Le chocobo s’en alla lui aussi. Puis Barret à son tour s’immobilisa. Le grondement le passionnait et le terrifiait à la fois. Une voix aussi grave et mystérieuse que le grondement s’éleva. Mais elle était si spéciale et mythique que Barret aurait aimait l’entendre plus longtemps, elle lui dit simplement : « L’Eau ne peut être éteinte… ».

« L’Eau ne peut être éteinte » Cette parole pouvait être tant de choses, une énigme, un mot de passe, une devise…En tous cas, elle laissait à Barret et Nanaki peu d’échappatoire… Barret qui se focalisait sur la parole même désespérait d’arriver au bout du raisonnement quand Nanaki, plus sage et patient, en devina le sens :

« -Regarde devant toi, Barret. Lui dit-il lentement.
-Quoi ?
-Que vois-tu ?
-L’ombre…La rivière…L’eau…
-Je propose que nous remontions le fleuve, nous en saurons certainement plus… »

C’est ainsi que l’homme et le fauve, dont la flamme de queue constituait la seule source de lumière dans tout l’environnement, grimpèrent dans les collines, puis les montagnes, vers l’amont du fleuve qui coulait inlassablement…

Très peu de temps après, le cours d’eau s’enlisait sous la montagne, vers une nappe phréatique. « Que fait-on ? » demanda Barret. Nanaki ne répondit pas, il bondit agilement sur une plate-forme rocheuse au milieu de la rivière et s’engouffra par le biais d’un nouveau saut dans la grotte. Après avoir soupiré, Barret se résigna à l’imiter et à sauter moins agilement, certainement, vers l’intérieur de la grotte.

Dès l’arrivée de Barret dans la caverne, une terrifiante arachnide surgit et présenta ses horribles crocs dégoulinant de venin. L’homme ne prit pas le temps d’affûter ses réflexes ; il tendit son bras mitrailleur et envoya une salve de feu dans la pauvre bête qui vit sa tête se transformer en quelques instants en une bouillie verdâtre. Après avoir achevé l’arachnide, Barret explora la caverne de yeux ; le plafond était bas et sombre, éclairé par les reflets de la rivière qui s’écoulait dans le creux du boyau. « Nanaki ? ». Appela-t-il. Mais seul son écho lui répondit…

Il s’avança alors sur la corniche qui servait de passage visiblement aménagé et arriva à une centaine de mètres après l’entrée de la nappe phréatique, là où le chemin quittait son sillon parallèle au cours d’eau pour s’engouffrer dans la paroi, vers une nouvelle section de la grotte. Le chemin ne se bifurquait pas ; c’était la seule continuité possible et donc le seul chemin qu’avait pu suivre Nanaki. Barret s’y enlisa. Dans ce boyau, le seul fond sonore était les gouttes qui tombaient du plafond pour parfois s’écraser dans sa chevelure. Mais bientôt, un bruit d’eau bouillonnante vint s’ajouter à ce paisible rythme. Une cascade ?

Le boyau aboutit à une petite cavité au plafond cette fois assez haut. La salle était mystérieusement éclairée d’un bleu qui vibrait à la façon de la surface de l’eau. A cinq mètres devant lui tombait la cascade, elle naissait d’une faille dans la paroi et s’infiltrait dans le sol. Devant ce spectacle de toute beauté se tenait assis le téméraire Nanaki, il méditait sur les secrets que cachait cet endroit…

« -Afalno voulait que nous arrivions ici, c’est certain !
-Nous ? !
-Ou celui qui se serait lancé sur ses traces…
-Et que fait-on, maintenant ?
- « L’Eau ne peut être éteinte »…Ces paroles ont forcément un sens !
-Bien sûr que l’eau ne peut être éteinte, il faudrait qu’elle brûle !
-Par contre, l’eau éteint le feu !
-Tu vas pas me faire un cours primaires sur les propriétés des éléments des matérias…
-Répète ce que tu avais dit !
-Ben…L’eau ne peut pas être éteint, il faudrait qu’elle brûle !
-Que l’eau brûle…C’est peut-être la solution…
-Hein ? ! Quelle solution ? ! »

Mais Nanaki ne répondit plus, il s’était mit en position d’attaque et faisait briller sa matéria de feu. Sous l´effet magique de la petite pierre verte, les flammes jaillirent de la sphère et dansèrent dans la pièce, l´emplissant d´une lumière rouge menaçante. Soudain, le feu se propagea mystérieusement sur la cascade, comme si elle eut été une colonne de lière... Puis le liquide retomba lourdement sur le sol, vaincu par les flammes. Nanaki cessa l´attaque de feu ; le mur était nu et muet, mais il en émanait une sensation étrange que seul le fauve pouvait ressentir.

«Bon sang ! Un cul-de-sac ! Que va-t-on faire maintenant ? ! ». S´écria Barret. Nanaki ne répondit pas plus. Il restait assis devant la paroi rocheuse encore animée d´une douce lumière chaude résultant de la chaleur des flammes. Il ne savait pas ce qui émanait de la paroi, mais ça le fascinait... Il posa doucement sa truffe sur le mur et le sentit... Devant l´incompréhension de Barret, le fauve avança encore un peu sa truffe vers le mur, malgré le fait qu´elle l´effleurait déjà... Et là, Nanaki passa au travers du mur ! Stupéfait, Barret se lança lui aussi dans le mur et fut happé de l´autre côté.

De ce côté du mur, le couloir se faisait étroit et le sol était un escalier que dévala Nanaki. Derrière le fauve, Barret courait en criant l’angoisse que lui procurait l’endroit pour essayer de convaincre son ami de rebrousser chemin. Mais ce fut vain ; les escaliers descendait en colimaçon et en degrés de plus en plus importants. Les deux explorateur descendirent bas, très bas dans les entrailles de la planète, à tel point que lorsque l’escalier arriva à ses dernières marches, l’écart de température était sensible ; à moins que ce ne fut la sueur d’une telle prestation physique…

Ils étaient alors dans une petite pièce, une sorte de sas menant à une grande porte de fer solennellement ornée de gravures d’art Cetra. Le portail, car l’impression qui s’en dégageait laissait présager que c‘en était un, était sombrement éclairé par deux torches brûlant dans des porte-flambeaux en or. Lorsque Barret s’approcha de la porte pour effleurer de la main la poignée, les deux flammes synchrones se mirent à danser au rythme de la voix déjà entendue à la rivière qui résonnait alors dans cette oubliette ; « Afalno vous attend. ».

Après cette nouvelle allocution merveilleuse, les portes s’ouvrirent en grinçant mais Barret et Nanaki attendirent sagement que celles-ci soient grandes ouvertes pour se glisser dans les ténèbres de la pièce suivante…

Les portes se refermèrent derrière eux. L’obscurité était complète et si épaisse que même la flammèche de Nanaki ne la perçait pas. L’endroit n’existait pas ; il n’y avait ni lumière ni espace, il était tout à fait possible qu’ils fussent en train de marcher dans le vide ; et c’est ce qu’ils auraient cru si une colonne de lumière ne serait pas arrivée dans leur champs de vision. Cette grande et puissante ligne de lumière descendait du plafond qui paraissait si haut qu’on ne voyait pas la source de la lumière et s’évanouissait en un point qui semblait sur le même plan que Barret et Nanaki. Ils s’en approchèrent…

La colonne éclairait un étrange personnage vêtu d’un grand manteau rouge et assit dans un fauteuil de pierre au centre de la lumière…Le mystérieux sage tourna la tête vers les visiteurs et de son visage ridé, squelettique, barbu et inexpressif, il entrouvrit les lèvres et d’une voix chevrotante, il dit :

« -Vous êtes Barret…Et Nanaki…
-Ouais. Et vous, vous êtes Afalno. Répondit Barret.
-Mh…Je vous attendais…
-Nous n’avions pas rendez-vous…Comment savez-vous qui nous sommes ?
-Vois-tu, jeune Nanaki…Commença le mage en se levant difficilement. Lorsque l’on s’est retiré du monde et qu’on a vécu ici pendant près d’un millénaire, on est en phase de savoir plus de choses encore que la planète…
-Qui êtes-vous au juste ?
-Je suis Afalno, le mage Cetra qui a accompli les miracles stipulés dans nos écrits, j’ai voyagé aux quatre coins de la planète, j’ai maîtrisé le pouvoir des matérias comme personne avant moi…Le jour où j’ai navigué vers l’Ouest, je suis arrivé sur le nouveau continent qui était apparemment désert. Mais bien vite, j’ai rencontré une nouvelle population Cetra dont les origines étaient les mêmes que les tribus du vieux continent ; leurs ancêtres avaient simplement prit une autre direction lors de la fuite du continent nordique…Cette civilisation était riche et bien plus ouverte que celle d’où je venais, c’est pourquoi je suis revenu sur le vieux continent avec comme preuve de ma découverte une fleur d’Inès, je suis revenu pour guérir les malades avec cette plante médicinale mais extrêmement rare, je suis revenu pour emmener ma femme vers ce nouveau monde. Nous sommes repartis peu de temps après mon retour, mais nous avons été pris dans une tempête et nous avons été séparés…Je me suis réveillé et je me suis exilé dans cette caverne qui est devenu mon sanctuaire…Je me suis arrêté de vivre et j’ai prié avec cette matéria que je tiens d’un aïeul. »

Afalno sortit de sa poche une toute petite matéria brillant d’une intense lumière blanche.

bravo_leader
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Niveau 10
08 mars 2005 à 09:13:45

« -La dernière des matérias ! !! S’écria Barret.
-C’est exact. Cette pierre magique est très convoitée maintenant. Sephiroth sait que j’en suis le possesseur, mais il ne peut me débusquer…
-Pourquoi cela ? Demanda Nanaki très intéressé par cette conversation.
-Les matérias Sacre regorgent d’une magie d’une puissance inestimable lorsqu’elle est dans les mains d’un Cetra…J’ai su l’utiliser pour me fondre avec la planète…Mon âme n’est jamais retournée à la Rivière de la Vie, je suis resté dans cet endroit pendant près d’un millénaire à me fondre avec la planète grâce à cette pierre…Maintenant, je ressens ses émotions, ses pensées, je parle avec elle, avec les Cetras qui attendent dans l’au-delà…Je peux voir le futur, je peux savoir ce qui se passe partout sur la planète…J’ai autant de savoir que la planète, je suis la planète…
-Et vous pourriez vous servir de ce pouvoir pour rejoindre l´idéologie de Sephiroth !
-...Vous ne pouvez prétendre savoir cela... J´ai vécu ce millénaire ici... Je peux tout savoir, mais pas influencer les choses !
-Si vous êtes le devin de la planète, savez-vous ce qu´il est advenu de votre femme ? Interrogea Barret.
-Je l´ai cherché pendant de longues années... Et je l´ai trouvée... Elle a vécu à Canyon Cosmos, mais elle n´était pas toute seule ; je lui avais laissé un enfant... Il a grandi à Canyon Cosmos et a été l´un des miraculés de l´attaque des Gis. Il est le descendant direct de l´une des dernières représentantes de la race Cetra, celle-ci s´est éteinte il y a une quinzaine d´années...
-Aeris ! S´exclama Nanaki. Vous êtes le descendant direct d´Aeris !
-Effectivement... L´humanité avait besoin d´un sauveur face à la menace que représentaient Sephiroth et Jénova... Mais aujourd´hui, l´entité extra-terrestre de Jénova est de retour et compte asseoir son pouvoir sur la planète...
-C´est ridicule, cette histoire de grand-méchant-pas-beau ! Fit ironiquement Barret.
-Et pourtant, les heures sont comptées !
-Si vous prétendez savoir tout, vous pouvez savoir où se terrent Sephiroth et Jénova ! Pourquoi ne pas les avoir empêché de nuire ? Vous êtes le seul sur cette planète à pouvoir les annihiler !
-Mais parce que je vous attendait... Fit alors Afalno en souriant.
-Nous ne serons pas de taille contre ces Dieux !
-Vous non, mais moi, si. Vous, vous devrez affronter l´ennemi que vous connaissez le mieux.
-Il y en a un troisième ?
-Cloud Striffe.
-Cloud Striffe ? ! C´est impossible ! Coud est le seul à avoir la foi et le pouvoir d´arrêter Sephiroth dans le commun des mortels !
-Le cœur des hommes est aisément corruptible ; il est le pantin de Sephiroth. Il vous faudra le tuer car sous l´emprise du mal, il représente une menace pour la planète...
-Où aura lieu le combat ?
-Dans les catacombes de la planète, c´est là que Sephiroth était enfermé par la Rivière de la Vie, mais il a réussi à s´en échapper... Préparez-vous pour le départ...»

    • ***********************************************
    • ***********************************************
    • *****

Le grand couloir était sombre. Un instant auparavant, il aurait pu être lumineux et mener vers la Terre Promise, mais il était là le reflet de l´obscurité sur le miroir du vide. Elle le parcourait à toute vitesse, allongée sur le dos, elle flottait dans l´air et, portée par la Rivière de la Vie, elle faisait route vers les catacombes.

Soudain, le décor éclata, surgit du noir et de l´infini, le couloir se formata dans la réalité ; les murs étaient de grosses briques grises et bardé de porte-flambeau régulièrement espacés. Aeris reprit connaissance et se mit immédiatement en garde ; un monstre pourrait surgir de nulle part dans ces lieux...

La seule lumière des torches sur les murs éclairait le couloir d´une douce lueur faiblement jaunâtre. Seul ses pas et le crépitement des flammes résonnaient dans ce boyau à l´atmosphère oppressante. Puis derrière l´angle d´un mur, le halo de lumière fut corrompu par une silhouette humaine. Aeris s´arrêta immédiatement, elle aurait pu s´enfuir silencieusement, mais c´était pour cela qu´elle était venue... La silhouette s´arrêta ; Aeris était repérée...

Elle s’arma de son bâton de garde dépourvu de matérias et attendit que la silhouette réagisse. « Je savais que tu viendrais... Aeris, la Cetra...». Puis l´ombre se mut et de derrière le coin parut Jénova, la grande femme nue aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus perçants. L´extra-terrestre qui avait infiltré et empoisonné les Cetras par sa beauté, la Calamité des Cieux...

« - Il n´y pas d´autre échappatoire que la mort pour toi, à présent... Fit Jénova d´une voix menaçante.
-Je suis venu chercher Tifa !
-Pourquoi t´inquiéter pour cette humaine ? Bientôt elle mourra. Comme tous les autres !
-Que va-t-il se passer ? »

Jénova ne répondit pas, elle se contenta de ricaner doucement. Puis elle répondit enfin :

« -Aurais-tu peur ?
-N... Non... »

Alors Jénova s´approcha lentement d´Aeris qui essaya de lever son bâton pour prévenir toute agression, mais la dizaine de centimètres que l´extra-terrestre avait de plus qu´elle l´impressionna. Jénova se retourna et leva de la main son épaisse chevelure pour dégager sa nuque qu´elle montra à Aeris. « Que lis-tu ? ». Demanda-t-elle froidement.

Il y avait en effet une drôle de petite tâche noire sur la nuque de Jénova. Aeris plissa les yeux et rapprocha son regard de l´inscription ; elle vit une série de symboles qui ne lui disaient absolument rien..

« -C’est un numéro, affirma la porteuse du tatouage, il s’agit de « 6489 ».
-Qu’est-ce que ça veut dire ? ! Demanda Aeris avec la peur de comprendre.
-Je viens d’une planète lointaine, à l’autre bout de la galaxie, ou de l’univers…En fait, je ne sais pas vraiment…Tout ce que je sais, c’est qu’il y a plus de mille ans, Jénova numéro 1 a été envoyée sur cette planète pour répandre un poison en se fondant dans le peuple même qui était la proie de mes « expéditeurs ». Mais elle a échoué et s‘est fait capturée par les humains les plus résistants au poison…
-Vous êtes des envahisseurs…
-Quelques autres milliers de Jénova comme moi ont été envoyées dans les confins de l’univers pour se fondre dans les créatures qui peuplent les différentes planètes et les annihiler…
-Mais pourquoi font-ils cela ?
-Pour bouleverser le Cycle de la Vie de la planète choisie. Ainsi, ils s’abreuvent de l’abondante énergie spirituelle libérée par la mort de la planète…Et un jour, lorsqu’ils auront assimilé toute cette énergie, ils seront les uniques de l’univers, et ils jouiront d’une puissance infinie ! Tous ! Autant qu’ils sont !
-Alors il existe des milliers de Jénova qui ne sont que le jouet de ces extra-terrestres…Et ils se nourrissent de l’énergie spirituelle des planètes qu’ils ont assouvies…Et Sephiroth ? Qui est Sephiroth ?
-Il existe autant de Sephiroth que de Jénova…Nous obéissons à un programme génétique prédéfini pour faire de nous des êtres charismatiques, beaux et forts… Jénova est envoyée avant Sephiroth et à la fin, lorsque la Rivière de la Vie se tarit, lorsque la planète meurt, Jénova s’éteint et Sephiroth acquiert le statut de « Dieu » pour les yeux de ceux qui ont survécus à Jénova. Ils se retrouvent tous à la Terre Promise.
-Combien de temps reste-il pour nous?
-Le temps que les créatures de cette planète ne s’autodétruisent…L’objectif primaire était la cité d’Apollon, mais il y aura suffisamment de départs pour la Terre Promise pour déstabiliser la Rivière de la Vie…Et là, ce sera la fin… »

Jénova avait prononcé ce discours avec un sourire sadique aux lèvres pendant que Aeris baissait la tête en sentant le battements de son cœur dans sa tempe…C’était la fin du monde, l’heure dernière qu’avaient prédis les Cetras…Alors elle leva la tête et la secoua lentement. Puis elle releva les yeux sur Jénova et fit pitoyablement : « Dans ce cas, je craint que tu ne me laisses pas le choix… »

A la vitesse de l’éclair, elle se jeta sur l’extra-terrestre et tenta de lui asséner un coup à la gorge qui fut admirablement paré. Jénova fit preuve d’une admirable souplesse décuplée par sa nudité en se battant dans sa forme humaine. Les coups de pieds brassèrent l’air au rythme soutenu des cercles que décrivait le bâton de Aeris.

Aeris exécuta une volte pour esquiver une attaque directe, mais lorsqu’elle se retourna, Jénova avait disparu. Son rire résonna dans le couloir. Aeris décida alors de la poursuivre ; elle se mit à courir dans le couloir, en espérant trouver une sortie…Dans sa course, elle s’arrêta soudainement au bord d’un précipice ; elle était dans la grande pièce cylindrique dont le fond n’avait aucune profondeur… Où Jénova avait-elle put aller ? ! En voyant l’abîme sous ses pieds, Aeris regarda au-dessus d’elle ; une maigre passerelle semblait traverser le cylindre par son diamètre ; il lui sembla entendre des voix venir de là-haut…

bravo_leader
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Niveau 10
08 mars 2005 à 09:15:21

Puis les paroles se turent et laissèrent place aux coups. Jénova n’était pas toute seule là-bas ; elle se livrait en combat avec Tifa. Cette dernière usait de ses poings pour parer les coups de Jénova qui s’avéraient être d’une remarquable puissance. Elle réussit à la frapper en plein visage, mais cela ne sembla l’affecter en rien ; elle continuait à faire brasser l’air de ses jambes fines et souples, frôlant à chaque fois la tête de son adversaire d’un tout petit peu. A un moment, elle réussit à atteindre son doux visage. Le coup claqua violemment mais Tifa s’était courageusement relevée, toujours bondissante et en position de combat. En poussant des petits cris guerriers, les deux femmes se livraient un combat sans merci en parant d’une main et en frappant de l’autre, mais à ce jeu-là, Jénova était meilleure car elle synchronisait les mouvements de ses bras et de ses jambes, obligeant Tifa à redoubler d’attention, ce qui affectait sa dextérité…

Entre deux roues, Tifa ne put éviter le pied de Jénova qui lui percuta le visage de plein fouet. Elle tomba sur la passerelle, un bras dans le vide. Jénova arriva en marchant dans son regard. Elle souriait et commença à l’effleurer du pied, comme pour la pousser dans le vide…

Soudain, un éclair traversa la passerelle et transperça l’extra-terrestre qui tomba à son tour sur le sol. Tifa regarda subitement dans la direction de la source de l’éclair et vit Aeris, brandissant une matéria de foudre encore scintillante. Peut-être que Tifa aurait prit du temps pour la remercier si Jénova ne s’était pas soudainement relevée en chargeant sur son adversaire. « Écarte-toi ! » Hurla Aeris en sautant habilement dans les airs pour atterrir entre Jénova et Tifa ; elle envoya un grand coup de bâton en avant qui se brisa sur la tête de l’extra-terrestre.

Jénova tomba à terre et glissa, son corps inerte tomba dans le précipice, avant de devenir un point blanc anonyme et de se faire happer par l’obscurité…Tifa poussa soudainement un cri en pointant le sol du doigt ; lors du coup que lui avait asséné Aeris, la tête de Jénova s’était séparée du corps et avait roulé sur la passerelle, comme une vulgaire balle. Mais la tête se métamorphosait, elle s’englobait d’un nuage d’énergie spirituelle et grandissait, elle s’étirait, se déformait et changeait de couleur ; bientôt, les deux combattante furent forcées de s’écarter pour laisser la place à la croissance de l’entité. Jénova revint à sa forme de « Naissance ». Un horrible monstre informe d’au moins cinq mètres de hauteur et d’une matière gluante grisâtre. Bien qu’il n’avait ni jambe ni bras, ses épaules se ramifiaient comme les bois d’un cerf et une sorte de longue tête incrustée de deux orifices oculaires et d’une bouche en fanons prenant racine sur cette terrifiante créature fixée au sol par un réseau de racines…

    • ***********************************************
    • ***********************************************
    • *********

Barret et Nanaki se réveillèrent à leur tour au milieu d’une grande pièce caressée d’une lumière tamisée et tapissée d’un rouge luxueux. Les deux amis se relevèrent et explorèrent la salle qui semblait absolument close ; ni porte ni fenêtre ne paraissait…

« -Où est Afalno ? Demanda alors le fauve.
-Je n’en sais rien, fit Barret, il a dut aller affronter Sephiroth…Toujours est-il que j’ai oublié de lui demander si la fleur d’Inès existait…
-Ce que je vais dire peut paraître égoïste, mais le fait de ramener la mère de Cloud à la vie est pour l’instant secondaire…
-Tu te souviens de ce que nous avait dit Afalno ?
-Que notre adversaire serait Cloud… »

Cette réplique jeta un grand froid…Ce fut d’ailleurs sans surprise que parut Cloud dans un coin de la pièce, sorti de nulle part… Il s’avança vers ses amis, l’air complice…

« -Ca va, Cloud ?
-Ouais…Et vous ? Comment êtes-vous arrivés ici ? Cloud avait l’air hagard en posant cette question…
-On a trouvé Afalno, et ils nous a menés ici pour qu’on te combatte, tu es passé du côté de Sephiroth, non ?
-Pas spécialement…Je l’ai rencontré dans le sous-sol du château Schinra et il m’a vaincu…Il m’a dit qu’il tenait Tifa et qu’il ne la relâcherait que si je me rangeais de son côté…J’ai accepté mais il semble qu’il m’ait tendu un piège et je me suis retrouvé dans cet endroit bizarre…
-Mais de quoi s’agit-il exactement ?
-C’est un confluent de la rivière de la vie, les âmes y cheminent vers la Terre Promise, mais lorsqu’il avait été vaincu il y a sept ans, le voyage de Sephiroth s’était arrêté ici et il a tout simplement bloqué le cours de la Rivière de la Vie pour s’approprier toute l’énergie spirituelle… Mais il y a plus grave encore ! Jénova aussi est revenue, mais elle n’est que l’un des milliers de pantins dont se sert une population extra-terrestre pour détruire toutes les planètes et leurs civilisations et se rassasier en énergie spirituelle !
-Alors Jénova et Sephiroth ne sont pas nos vrais ennemis…
-Non ! Lorsque les créatures et les Cetras levés par Sephiroth auront marché sur Apollon, le débit de la Rivière de la Vie sera si intense que cet endroit s’effondrera, regardez, on en aperçoit les premiers symptômes ; les réalités s’annulent ! Comment expliquer le fait que nous arrivions au milieu de cette salle complètement close ? Pourquoi il n’y fait ni froid ni chaud ? J’ai vu des choses d’autant plus étranges ailleurs !
-Holala ! Les cauchemars physiques, c’est pas mon truc ! Se plaint Barret en se prenant la tête.
-Alors ? Commença Nanaki. De quel côté es-tu ?
-Je vais me battre contre Sephiroth et Jénova jusqu’au bout ! Lorsque cet endroit aura explosé, la Rivière de la Vie sortira de son lit et la planète sera privée de son sang ; elle s’effondrera et les créateurs de Jénova seront là pour s’abreuvoir de l’énergie spirituelle libérée… »

Puis les trois alliés se regardèrent et , sceptique, Barret demanda : « Et comment on sort d’ici, maintenant ? » Cloud brandit son poignet où étincelait un Bracelet Dragon. Il fit briller une matéria verte de fuite. Le décor vibra comme les ronds dans l’eau ; un sifflement perça les tympans et tout s’effondra…

Cloud, Barret et Nanaki reparurent sur la passerelle qui enjambait le vide, où le combat entre Jénova, Aeris et Tifa avait déjà commencé. Jénova attaquait en jetant toutes sortes de lumières et de sorts handicapants, mais si son offensive se révélait être médiocre, l’extra-terrestre s’avérait être une vraie forteresse ; son seul point faible qu’était la tête culminait sur le sommet du corps et se protégeait entre les ramifications de ses épaules et sous les barrières magiques qu’il créait.

Tifa usait de sa dextérité pour attirer et esquiver agilement les attaques de leur adversaire pour permettre à Aeris d’utiliser la panoplie complète de son vaste jeu de matérias dont elle se servait pour livrer un combat magique très coloré avec Jénova.

Soudain, la queue de l’extra-terrestre surgit de derrière l’imposante masse de matière gluante et asséna un coup furtif mais critique à Tifa qui tomba KO sur le sol. C’est là qu’intervinrent les trois nouveaux combattants ; Barret ouvrit un large feu sur l’extra-terrestre, les balles de son bras mitrailleur se logèrent dans le corps de Jénova pendant que Cloud et Nanaki fonçaient vers elle. Aeris se concentra de toutes ses forces et utilisa un Ultima qui explosa et se répandit sur le monstre en toute beauté.

Cloud arriva sur Jénova tout en hurlant, il brandit son épée qu’il planta avec force à la base de la queue. Cette dernière se mit à virevolter dangereusement dans tous les sens, Nanaki arriva alors et bondit dessus en y plantant ses puissants crocs. Un cri bestial de douleur émana de la tête de Jénova et sa queue retomba lourdement sur le sol en lézardant la passerelle. Aeris qui était tombée par terre sous le choc se retrouva face à la fureur de la créature qui fit briller ses fanons d’un bleu de mort. Elle en fit jaillir une flamme bleue qui aurait put tuer Aeris, mais Cloud arriva une nouvelle fois à temps et para héroïquement le sort en brandissant son épée qui l’abritait lui et la magicienne qu’il serait contre son corps.

Une fois la flamme passée, il défit sa défense et se jeta sur le monstre en y plantant une nouvelle fois son arme pendant que Barret envoyait une nouvelle rafale de feu et que Nanaki escaladait le corps pour déchirer les ramifications des épaules en lambeaux. Aeris joint sa puissance à l’assaut en faisant s’abattre sur Jénova un Éclair3 puis un Glace3. A bout de force et de magie, Jénova poussa un puissant cri de rage et de désespoir en sentant Cloud lui escalader la gorge ; celui-ci s’agrippa habilement à la tête du monstre et leva son épée jusqu’au dessus de ses grands cheveux blonds et prononça ces mots : « Retourne d’où tu viens et ne reviens pas… ». Puis il planta violemment la lame de son arme dans le crâne de Jénova. L’épée lui traversa littéralement la tête de part en part. Sans aucune effusion de sang, Jénova poussa son chant du cygne et une intense lumière en émana. Les faisceaux lumineux traversèrent son corps et s’échappèrent par tous les orifices de son crâne, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus que lumière.

Cloud avait lâché prise et avait sauté du monstre pour se joindre à ses coéquipiers en arc de cercle autour du spectacle. L’extra-terrestre se tordait, hurlait, pleurait et au fur et à mesure que sa silhouette disparaissait, la lumière qui en émanait se faisait de plus en plus intense et la salle se mettait à trembler, comme si elle était prise d’un séisme. Puis les tremblements se firent ressentir et les grondements que faisait les parois en coulissant les unes sur les autres résonnèrent de plus en plus. Bientôt, une énorme pierre se détacha du plafond et percuta de plein fouet une portion centrale de la passerelle qui se rompit, entraînant dans sa chute Jénova. « Ca craint ! Lança Barret. Venez ! Il faut se tirer d’ici ! ». Puis il s’en alla en courant, suivi de Nanaki.

Cloud allait lui aussi s’en aller, mais Aeris le retint et essaya de lui dire quelque chose, mais sa petite voix ne perçait pas les grondements de l’effondrement de l’endroit. Elle lui montra juste du doigt une silhouette étendue sur la passerelle. C’était Tifa. Aeris fit signe à Cloud d’attendre et elle s’élança pour sauter par dessus le précipice de quatre mètres de large qui s’était ouvert. Elle retomba sans problème de l’autre côté et accourut vers Tifa sur laquelle elle se pencha. Barret revint et parla à Cloud :

« -Oh, Cloud ? Tu viens ?
-Je vais attendre Aeris. Fit l’intéressé.
-Hé ! Gamin ! On se retrouve à la sortie !
-Pas de problème, Barret, on se reverra ! Affirma Cloud en clignant de l’œil. »

Sur ceux, Barret retourna d’où il était venu. Puis Cloud fit deux pas en arrière et s’élança de la même façon que Aeris au-dessus du précipice. Mais pendant son saut, une nouvelle secousse se produisit et les deux portions de la passerelle s’écartèrent d’un mètre supplémentaire. Cloud faillit rejoindre Jénova, mais il se rattrapa de justesse à la passerelle, soutenu par la seule force de ses bras…

Penchée sur Tifa, Aeris sortit une matéria de guérison qu’elle appliqua doucement sur le beau visage de la blessée. Celle-ci suffoqua et tourna la tête vers sa guérisseuse et lui glissa doucement :

« -Alors, tu es revenue…
-Détends-toi, je vais te sortir de là !
-Je sais…Écoute, Aeris…En prononçant ces mots, Tifa avait tendu le bras derrière elle, vers le sac de Barret qu’il avait abandonné là. Elle le fouilla et sa main en ressortit en tenant un arme. Aeris…Tu sais…Tu le sais que je t’aime…
-Bien sûr ! Mais ne parle pas comme si s’était la fin !
-Ce n’est pas fini pour moi, j’ai encore toute une vie à construire…
-Oui…Fit Aeris en la regardant dans les yeux.
-Mais tu aimes Cloud…je ne voudrais pas que tu viennes gâcher mon bonheur avec lui…Il est à MOI ! »

La peur apparut dans les yeux d’Aeris, mais c’était trop tard, Tifa avait pointé le canon du pistolet sur la poitrine, elle n’eut qu’à presser la détente. Le coup de feu claqua et résonna dans toute la salle en se perdant bientôt parmi le bruit de la destruction, de la Fin du Monde…

Aeris était encore consciente lorsqu’elle ferma doucement les paupières. C’était une nouvelle mort pour elle ; elle n’avait plus peur de mourir puisqu’elle en connaissait déjà le chemin…Elle laissa son équilibre la quitter et son corps tomba à son tour dans le vide, suivant la chute de Jénova et de toutes les pierres enflammées qui tombaient du plafond.

Bientôt, son corps vêtu de rose disparut dans l’obscurité…

bravo_leader
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Niveau 10
08 mars 2005 à 09:16:41

Dans ce fracas de pensées, d’émotions et de bruits retentit un cri d’horreur. Contrairement à celui de Jénova, celui-ci était humain, c’était une voix roque et vieille. La magie noire de Sephiroth n’avait pas fait le poids face à celle du plus grand mage qu’ait porté la planète. Afalno faisait jaillir de sa main droite qu’il tenait tendue vers Sephiroth un flot d’énergie qui tenait prisonnier le dieu déchu tordu de douleur et de désespoir sous les éléments qui l’entouraient.

Afalno s’approcha sans interrompre son sort et il regarda Sephiroth, il ouvrit ses grands yeux et entrouvrit ses vieilles lèvres : « Sephiroth… ». Le flot magique gagna le mage et il se transforma lui aussi en énergie et se fondit en Sephiroth qui se roulait alors par terre : « Non ! J’ai réussi ! C’est la fin ! Ce monde va mourir ! Vous allez tous payer d’avoir existé ! Vous n’en aviez pas le droit ! Vous vous êtes révoltés face à nos maîtres ! »

Puis il disparut dans un halo de lumière qui se rétrécit et disparut dans un souffle…

Cloud s’était relevé. Il s’avançait vers Tifa, le regard perdu. Derrière lui, le décor tombait en morceaux, des rochers entiers tombaient du plafond en traînant des sillons de flammes. L’endroit allait s’effondrer d’un moment à l’autre, mais Cloud paraissait avoir la profonde envie de prendre son temps. Il arriva à la hauteur de Tifa et la dévisagea. C’est elle commença à parler :

« -Cloud, je sais que tu m’en veux…Mais c’était pour le bien de notre couple…
-Quel couple ?
-Nous avons une maison à Nibelheim…Nous avons passé une nuit ensemble…Nous allons avoir des enfants, une famille…Et puis on ira à l’église, et sous des flots de grains de riz, nous nous tiendrons la main et sous les paroles du curé, nous nous embrasserons…Et tout le monde à Nibelheim nous regardera fièrement, et ils nous salueront, et nous serons très fiers !
-Non, Tifa, tu te trompes…
-Mais Cloud, si je t’aime et que tu m’aimes, on s’aime !
-Non, Tifa…Tu viens de tuer Aeris…Je ne t’aime plus…Plus comme avant…
-Non ! C’est impossible ! L’avenir, le destin étaient là pour nous réunir !
-Tu as tué une amie…Mon amie…Et je t’en veux…Moi aussi, j’aurais voulu que nous vivions ensemble, que nous ayons une famille, que l‘on s‘aime…Mais je ne saurais te pardonner ce que tu viens de faire…
-Mais c’était une calculatrice ! Elle n’aurait fait que saboter notre couple en corrompant tes désirs !
-Tais-toi !
-Cloud…
-Disparais de ma vie. Je ne veux plus te voir. »

Tifa tomba à genoux, le visage dans les mains, elle se mit à pleurer comme une enfant sans regarder Cloud s’en aller, bondir par-dessus le trou de la passerelle et se flouer dans la chaleur des flammes…

Tifa continua à pleurer. Lorsque ses sanglots s’arrêtèrent, elle leva les yeux et ne vit plus Cloud. Mais en levant encore un peu le regard, elle vit un énorme rocher se détacher du plafond et tomber droit vers elle. Après ce qu’elle venait de faire et de subir, la vie ne valait plus la peine d’être vécue ; elle ne bougea pas et attendit que le rocher ne l’écrase…

Le bloc arriva de plein fouet sur la passerelle qu’il rompit d’un seul coup, et sans ralentir sa chute, il continua sa descente aux enfers en traînant la carcasse de Tifa…

Soudain, le noir du vide devint lumière. Cette lumière monta rapidement et gagna tout l’endroit. Cloud escaladait une sorte d’escalier dans un couloir caverneux lorsqu’il aperçut une lumière devant lui…La sortie ? En entendant les grondements s’intensifier derrière lui, il accéléra sa marche déjà laborieuse, mais à deux pas de toucher cette lumière qui l’aveuglait déjà, lorsqu’à bout de force, il tendit le bras pour atteindre le paradis, le flot de lumière qui venait des abîmes de la planète le rattrapa…

C’est là que Cloud perdit connaissance…

bravo_leader
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Niveau 10
09 mars 2005 à 13:28:14

Ca fait très plaisir de voir que ca interesse tout le monde...

fffanatic
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Niveau 10
09 mars 2005 à 13:39:42

Roh quel râleur^^Tu en as écrit tellement que j´ai du m´y prendre à deux fois avant de pouvoir achever ma lecture.
Faisons un bilan: Les méchants se comptent en fait par milliers et peuvent revenir à tout moment. Il n´y a plus que Barret et Nanaki pour combattre. En gros tu finis sur une vision quand même pessimiste de l´avenir avec le pétage de plomb de Tifa. ( une remarque à ce sujet: je ne comprends pas pourquoi Barret amène un pistolet dans son sac alors qu´il a son bras....) Quelques fautes d´orthographe parsèment encore un peu le tout mais elles me semblent moins nombreuses que dans les autres chapitres, serait-ce un effet de la taille de cet ultime chapitre?
Enfin tu as su intelligement garder une porte ouverte à une suite ( était-ce voulu?^^) avec l´histoire de la quête inachevée de la fleur d´Inès

bravo_leader
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Niveau 10
09 mars 2005 à 15:15:47

mirki ^^

C en effet une belle porte grande ouverte à une suite, mais je ne me sens pas de courage de la prendre...Ca me prendrais bcp de temps et je préfére m´adonner à un nouveau genre - g en tête une nouvelle fic que je commencerais bientôt sur le forum fanfictions - et pis FF7, ca commence à m´ennuyer, ca enlève des contraintes et du charme à ma littérature...En plus, si je devais faire une suite, là on arriverait dans une histoire qui sort du cadre FF7, avec des combats spaciaux et compagnie...

Par contre, ca me ferait très très plaisir qu´un auteur prenne ma relève et invente la suite de l´histoire ^^ si kekun est interressé, kil me contacte ^^ !

Après, je me prépare pour mon passage à la fic commune, comme je suis peu connu des hautes sphères du forum, j´espère faire bonne impression...

Bon voilà, je vais retourner au dernier chapitre avec
unméga-coup-de-thétare-rebondissement-de-la-mort-q
ui-déchire-sa-race-que-même-moi-jen-reviens-pas ! :cool:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
09 mars 2005 à 15:19:34

Personnelement l´offre est tentante mais reprendre ta fic m´imposerait trop de contraintes et malheureusment je déteste avoir trop de contraintes. L´avantage de ff7 est que le monde est déjà prêt.
Par contre ta prochaine fic SF, je la lirais avec curiosité même si je ne suis pas un fan absolu de ce genre

bravo_leader
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Niveau 10
09 mars 2005 à 15:33:28

C ce que je reproche au genre de la fanfiction, il y a trop de contraintes, par contre, même si tu n´es pas assidu du genre, si tu aimes ce que j´écris généralement, tu n´auras aucun mal à accrocher mon prochain truc, ce sera du fantastique, très sombre, avec un thème de l´adolescence, la vie, la mort...Enfin, je suis un peu noyé pour l´instant :gni:

G commencé à lire ton chapitre pour la fic commune, j´irai poster un commentaire :ok:

bravo_leader
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Niveau 10
10 mars 2005 à 09:39:02

Bon voilà, je l´ai sous le bras, mais il faudra attendre samedi, parceque deux chapitres en deux jours...

fffanatic
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Niveau 10
10 mars 2005 à 13:02:17

bravo :d) oui c´est vrai que c´est lourd, sur ma fic j´avais osé quatre chapitres en quatre jours, y a eu soudain un coup de désespoir chez mes lecteurs :rire:

bravo_leader
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Niveau 10
10 mars 2005 à 13:44:43

Bah ouais, C ca ! Tu fais un bide total si tu parachutes tout en même temps ! Regarde ce chapitre, tu crois que quelqu´un va venir le lire ? !

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
10 mars 2005 à 13:54:14

bravo :d) je sais pas du tout, je peux pas te répondre

bravo_leader
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Niveau 10
12 mars 2005 à 08:58:25

L´heure a sonnée...Ce fut un vrai plaisir d´avoir été lu par vous et d´avoir reçu vos commentaires, mélioratifs ou péjoratifs... Capelle, Indyo, FFFanatic, BZHFF7, merci à tous parceque je peux pas me souvenir de tous mes lecteurs... :ouin: En tous cas, soyez sur que je reviendrait avec une fic FF7....bientôt....En tous cas, je serai dans quelques semaines sur le forum Fanfiction avec mon nouveau projet...Je vous souhaite une bonne dernière lecture :ouin2:

NB : Je décline toute responsabilité en cas de crise cardiaque devant le rebondissement de fin...Bah oui, le rebondissement de fin, c ce qui fait le meilleur d´une fic !

CHAPITRE 32 : Dans Ce Dur Monde

__________________________________________________
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Cloud se réveilla. Il était allongé sur une table, ses mains la touchaient ; elle était froide, c’était une table en fer. Il se résigna à ouvrir les yeux. Dès qu’il souleva se paupières, il fut prit d’un atroce mal de tête et il eut l’impression que se yeux allaient éclater. L’endroit dans lequel il se trouvait était empli d’une puissante lumière blanche et éblouissante qui émanait de tous points. La lumière empêchait toute vision, comme si Cloud ne voyait plus que de blanc ; il était alors quelque peu aveugle…

Était-ce le paradis ? Pour se convaincre du contraire, Cloud essaya de bouger un bras, puis une jambe ; il y arriva, mais à sa grande surprise, il n’avait mal nulle part. Que pouvait-il être arrivé ? Il songea à cela en se levant lentement. Il s’assit sur le bord de la table, ses pieds pendant ne touchaient pas le sol.

Il frissonna ; il avait comme seul vêtement un linge sur le maillot et tout son armement avait disparu. Où pouvait-il bien être ? Il enleva une perfusion qu’il avait dans le bras et glissa de la table et retomba sur le sol deux centimètres plus bas. Le contact avec le sol fut très froid, c’était également du fer. Sa vue s’était adaptée à la forte luminosité de la pièce et il distingua bientôt les dimensions de la salle close. Les murs était lisses, il avait été déposé là, sur la table qui représentait le centre du cube dans lequel il était apparemment enfermé. En cherchant un peu, il trouva une porte sur l’un des murs. Il s’en approcha lentement pendant que ses pas résonnaient. Devant la porte, il appuya simplement sur un bouton et le passage s’ouvrit.

Dans la nouvelle pièce, la lumière se tut. C’était un couloir aux murs très blancs parcourus de tuyaux, tubes et réservoirs cylindriques en tous genres. Cloud avança encore un peu. Le couloir tourna à droite. Sur sa gauche, les même tuyaux noirs parcouraient le mur, mais sur sa droite étaient apparues des fenêtres dont les stores étaient baissés. Fasciné et terrifié par l’endroit, il continua à avancer, toujours tout droit. Le silence était de plomb, seul ses pas qui résonnaient et un grondement ressemblant à une bouche d’aération constituaient le fond sonore aussi oppressant que l’endroit…

Après un certain temps de marche, une porte apparut dans le mur de droite. Cloud hésita avant de la pousser, mais en regardant le couloir qui s’élançait à l’infini devant lui, il se résigna à pousser la porte. Elle le mena dans une cage d’escalier toute grise qu’il monta. Les escaliers montèrent beaucoup et enfin, il atteint un palier offrant une nouvelle porte noire similaire à celle du couloir, à ceci près qu’elle était doté d’une poignée que Cloud abaissa.

Il se retrouva cette fois dans une pièce assez vaste, mais petite relativement à ce qu’il avait traversé. Les murs étaient tapissés de tableaux rares, le tapis étendu sur le sol se colorait de rouge pourpre et de dorures. Un mobilier était présent ; au centre de la pièce trônait un sofa rouge en face d’un meuble en bois massif sur lequel reposait un vaste écran plasma et une arme à feu. Tout autour du canapé était disposés des meubles bas sur lesquels étaient disposés de petits écrans tous éteints. Toutes ces couleurs chaudes dégageaient à elles seules une ambiance qui serait en des circonstances normales agréable…

Cloud se dirigea vers le mur où se trouvaient des fenêtres aux stores baissés… Contrairement aux stores du couloir, ceux-ci étaient amovibles ; un interrupteur était incrusté dans le mur, entre les deux fenêtres. En appuyant dessus, les stores se levèrent. Les barreaux du haut se dégagèrent les premiers, derrière la vitre, Cloud aperçut les étoiles. Elles étaient très scintillantes en cette nuit. La malédiction de Sephiroth ne s’était donc pas arrêtée…

Mais lorsque les derniers stores dévoilèrent ce qu’ils cachaient, Cloud prit une grande inspiration. Il sentit que son cœur allait lâcher, il ne put qualifier un telle vision d’horreur. Derrière la vitre, il vit la planète, toute noire, comme la cendre, elle commençait à se scinder, mais ce qu’il regardait était la Rivière de la Vie, un grand nuage vert s’échapper de la planète, par les failles qui s’étaient créées, elle quittait la planète pour migrer vers l’infini et se faire absorber par cette mystérieuse population des confins de l’univers…

« Je savais que ça serait dur pour toi ». Fit soudainement une voix derrière lui.

Cloud se retourna, il se retrouva face à une porte ouverte, il en émanait une puissante lumière blanche. La personne qui venait de parler se tenait au milieu du passage, sa silhouette entravait la lumière…

« -Qui êtes-vous ? Demanda Cloud apeuré.
-Ce serait plutôt à moi de te demander ça. Que fais-tu dans mon bureau ?
-Je me suis réveillé dans cet endroit. Alors j’ai marché et je suis arrivé ici !
-Tu devrais me remercier ; c’est moi qui t’ai sorti de la Rivière de la Vie et qui t’ai arraché aux griffes de la mort…Regarde dehors…Tu aurais préféré être là-bas lorsque c’est arrivé ?
-C’est vous le responsable de tout cela !
-Non. Je suis complice. As-tu déjà entendu parler des éditions du Terceracte ?
-…Oui…
-J’en suis le propriétaire.
-Vous…C’est vous qui avez racheté ma villa ?
-Oui. Mais là n’est pas la question. Le Terceracte n’est pas qu’une maison d’édition. C’est également une firme de captage, transformation et distribution de Mako.
-Mais c’est le boulot de Schinra, ça !
-Justement…Les profits à la tête desquels j’aurai été si j’avais eu le monopole du Mako auraient été considérables…Mais Burnt a fait l’erreur d’ignorer mon ultimatum. C’est pourquoi j’ai organisé et financé une attaque nucléaire sur la cité d’Apollon.
-Vous avez l’air d’en savoir plus que n’importe qui…
-J’ai en fait reçu cet ordre depuis plusieurs années…Au début, je n’étais pas d’accord, mais finalement, j’ai fini par accepter, « ils » m’ont forcé à renverser la Schinra et faire tous ces morts en échange de ma résurrection…
-Qui ça, « ils » ?
-Les créateurs de Jénova…
-Qui sont-ils ?
-Ils ont créé le monde en six jours, le septième, ils sont reposés, ils ont créé l’homme à leur image et l’ont implanté dans des milliers de planètes pour glorifier leur race…Cloud, nous ne sommes que des copies de ces gens-là…des clones…Ils sont bien supérieur à nous…Et puis l’homme a mal tourné. « Ils » nous avaient donné le paradis, et nous en ont fait un enfer, alors il se sont mit à nous pourchasser, ils nous ont délogés, le vrai projet Jénova qui est l’entité créée par eux est de nous détruire, nous sommes des clones manqués, imparfait, belliqueux…Et ils récupèrent ce qui est à eux, ce qu’ils nous avaient donné en gage de confiance et de fierté, l’énergie spirituelle…
-Non ! Non, ce n’est pas vrai ! Vous mentez !
-Tu veux regarder pas la fenêtre une nouvelle fois ? La Rivière de la Vie retourne à eux…
-C’est impossible ! Je…Je veux revoir mes amis, ma mère !
-Ils sont tous morts !
-Non…Vous mentez…
-Il n’y a plus que toi et moi, Cloud…Nous sommes les derniers représentants de la race humaine dans tout l’univers…Le Terceracte m’a rapporté tellement de bénéfices que j’ai put affrété ce satellite en sachant que tout cela allait arriver…Ca ne peut être le fruit du hasard…Cela te convient-il ?
-Où voulez-vous en venir ? Demanda Cloud à comble de colère, assis contre le mur, les larmes aux yeux.
-Suivons la Rivière de la Vie et trouvons ces êtres qui sont nos créateurs ! Nous allons lever une rébellion !
-Qu’est-ce qui m’obligerait à vous croire ? Qui êtes-vous ? ! »

L’atmosphère s’était davantage alourdi depuis cette question. L’homme était resté immobile dans l’ouverture de la porte, les mains dans le dos, observant une larme de rage couler sur la joue de Cloud…Enfin il laissa tomber ses bras le long son corps. Son bras gauche était atteint d’un malformation ; il semblait être mort à la façon dont l’homme s’en servait…

« -Il y a quatorze ans…Quatre soldats de première classe se sont rendus à Nibelheim… Sephiroth, le commandant de l’unité, Zack Werner, soldat exceptionnel de première classe, Cloud Striffe, soldat de Première classe, douzième régiment d’infanterie de Junon et Chase Milikan, conducteur du convoi. Au cours de la mission, Chase Milikan se tue en tombant d’un pont, Sephiroth est déclaré mort par la Schinra et Zack Werner et Cloud Striffe déserte les rangs.
-Oui…C’est ce soir-là que Maman a été passée pour morte…
-L’incendie était en fait une manœuvre volontaire de la part de la Schinra. J’en était le commandant, le financeur et le profiteur.
-Que voulez-vous dire ?
-Cette opération visait à récupérer quatorze spécimen dans le cadre d‘une expérience ayant comme but de réaliser de clones de Sephiroth. Ils ont tous été récupéré pendant l’incendie, les morts étaient entassés dans un camion et les survivants dans un autre. En faisant le tour des survivants, j’ai revu cette femme, ta mère…Elle était belle, douce, fragile et apeurée…Elle ne m’a pas tout de suite reconnu, alors je l’ai exclu des expériences et je l’ai emmenée chez moi. Lorsqu’elle m’a reconnu, elle a refusé de croire que c’était moi, que j’étais vivant, que je regrettait de l’avoir eu comme maîtresse…Je l’ai alors passé entre les mains de la justice Schinra…
-Qu’aviez-vous fait à ma mère ? Diable !
-A l’époque où c‘est arrivé, j’entretenais une relation avec une dénommée Lucrécia. J’ai rencontré ta mère après un débat scientifique sur l’avortement. Je n’ai trompé Lucrécia qu’une seule nuit…Mais ce fut assez pour que tu vienne naître dans ce dur monde…
-…Pè…Père…?…!…?… »

Le père de Cloud s’avança…C’était Hojo…

_______________________FIN________________________
_______________MADE IN BRAVO_LEADER_______________

bravo_leader
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Niveau 10
14 mars 2005 à 08:06:33

:up:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
15 mars 2005 à 13:48:02

tu vas encore te faire engueuler par sugy vu que tu l´as oubliée dans les critiques :rire:
Non sinon un chapitre qui se termine en couac monumental avec u n Hojo presque angélique ce qui est assez étonnant. Bon ta prochaine pour demain c´est ca?

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
15 mars 2005 à 13:58:52

Oh ! Un commentaire ! :ouch2:

Quoi ? Où g oublié Sugy, moi ? !

Ma prochaine fic ? Elle n´est qu´à l´état d´ébauche pour l´instant...

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
17 mars 2005 à 13:11:52

Bouhou ! :ouin2: Je suis un oublié du forum ! :ouin:

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
17 mars 2005 à 13:17:01

remarque au pleureur : si ma fic que j´ai uppée hier est encore en première page c´est bien la preuve qu´il n´y a pas grand monde qui passe sur le forum en ce moment

bravo_leader
bravo_leader
Niveau 10
17 mars 2005 à 13:21:04

L´âge d´or du forum est passé...

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