Bon allez, ça faisait un moment que j´avais rien posté de sérieux...
ACTE 3
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CHAPITRE 30 : L’Étage Cinquante-Neuf
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Apollon était en proie à la guerre. Les commandos et les forces militaires déployés dans les rues n’arrivaient plus à maintenir l’ordre dans les rues ; ils subissaient constamment des pertes face aux dragons qui détruisaient tout sur leur passage et les citoyens dépassés par les événements profitaient du chaos pour piller les magasins et régler leurs problèmes de voisinage à coups de fusil. Le ciel était sillonné de longues queues de flammes derrière les Bronco qui se faisaient attaqués par les dragons noirs. De temps à autres, une façade d’immeuble explosait dans les cris des femmes et des enfants, une voiture prenait feu, une personne mourait dans les flammes d’un dragon vert…C’était l’enfer…
Plus haut dans le ciel, un Wind Bronco déchira le ciel happé dans ses turbines. Relié par radio au QG, le pilote scrutait l’horizon et avait une mauvaise nouvelle ; une nouvelle armée venait d’accoster depuis le continent Nord et faisait route vers la cité d’Apollon. Soudain, un dragon vert arriva à contre sens de l’appareil et les deux corps volant se percutèrent du bout de l’aile. Le Wind Bronco partit dans une vrille incontrôlable. Le pilote remua le manche dans tous les sens pour essayer de reprendre le contrôle, mais rien n’y fit ; les câbles de contrôle des volets avaient du être endommagés. Il releva courageusement les yeux sur sa verrière et vit que son zingue piquait droit vers la tour Schinra. Si l’avion s’écrasait sur le QG, non seulement, il mourrait, mais en plus, l’impact de l’appareil ferait fondre la structure de la tour et elle s’effondrera comme un château de cartes ; c’est pourquoi il fallait absolument qu’il dévie…
Le pilote eut alors le réflexe de presser sa pédale de palonnier gauche pour régler la dérive. Cette fois, l’appareil glissa sur la gauche mais se déséquilibra en accélérant davantage sa chute. En voyant sa mort arriver au rythme des lumières de la ville brillant de plus en plus, le pilote rassembla ses ultimes forces et tirade un coup sec sur le manche à balai. Les volets se débloquèrent et l’avion, en rasant le toit d’un immeuble reprit sa course vers le ciel en échappant de peu au flot de flammes d’un dragon vert. Le pilote hurla d’excitation, mais elle se tarit bien vite lorsqu’il réalisa que son appareil ne pourrait cette fois pas échapper à la tour ; il tira sur la manette d’activation des fusées de secours. Une grande gerbe de flammes bleues émanèrent de l’extrémité des ailes pendant un très court instant, mais suffisamment pour que le Wind Bronco prenne suffisamment d’altitude pour esquiver une nouvelle fois le sommet de la tour.
Cette fois, l’appareil était livré à lui-même et irait s’écraser en ville, c’est pourquoi le pilote tira sur le levier jaune rayé de noir, suite à quoi la verrière fut propulsée dans les airs, suivie de près par le siège et le pilote bien cramponné. Le parachute se déploya, et, à travers ses vieilles lunettes d’aviateur, le pilote regarda quelque part satisfait son avion tomber au milieu d’une rue…Mais lorsqu’il regarda derrière lui, vers là où le portait le vent, il eut une bien mauvaise surprise ; il était rabattu sur le bâtiment de Schinra…
Cid se dessangla de son parachute pour se réceptionner habilement sur le balcon du dernier étage. A ses pieds gisait la dépouille d’un jeune combattant, visiblement abattu d’une balle dans la nuque…Il se pencha sur le jeune homme et s’empara des quelques gils et du livre qu’il trouva dans son sac. Mais par respect au combattant déchu, il laissa à sa portée son arme et ses matérias…
Il s’aventura ensuite à l’intérieur du bâtiment où gisait les corps de toute une unité de Schinra…Quelque chose était passé par là et les avait sauvagement trucidé…Et elle épiait Cid qui serra le manche de sa lance pour se rassurer…Il s’enfuit rapidement dans une cage d’ascenseur qui était déjà occupé par un cadavre qui avait dû essayer de s’enfuir, mais la mort l’avait attrapé à temps et l’homme avait juste eu le temps de passer son passe de sécurité dans la fente de la console.
Cid observa cette dernière, presque toutes les touches étaient éteintes et l’étage cinquante-neuf était l’étage le plus bas accessible ; car tous les autres avaient été ravagés au point d’y interdire l’accès par ascenseur et la cage avait été coupée juste avant le rez-de-chaussée…
Arrivé à l’étage cinquante-neuf qui était ténébreux et angoissant, Cid se plaqua contre un mur en empoignant de toutes ses forces son arme, près à bondir sur le monstre qui l’attaquerait. Mais lorsqu’il passa sa tête au-delà de l’angle du mur, il vit un long couloir blanc et désert, parsemé sur la gauche de deux portes noires…Il avança à pas de loup et se hasarda dans la première pièce dont il poussa la porte. La pièce était noire ; aucune lumière ne filtrait…Il chercha alors l’interrupteur de la main et il réussit ainsi à allumer les néons, mais ce ne fut que pour éclairer cette scène d’horreur ; au milieu de la pièce se trouvait le président, étendu sur une table d’opération, le corps bardé d’instruments de chirurgie éclaboussées de sang. Au pied de la table était tombée une lettre adressée à Monsieur Burnt. Tout tremblant, Cid se pencha et ramassa la lettre encore cachetée et l’ouvrit pour en sortir une feuille de papier sur laquelle était écrites ces quelques lignes :
« Monsieur le président,
Je suis au regret de vous apprendre qu’une vague de créatures humanoïdes a prit d’assaut la région d’Utaï la veille. Les médias n’ont pas eu accès à cette information du fait de l’autarcie de la ville. Il est maintenant de votre ressort de choisir ou non la diffusion de cette information à la presse.
Les experts en créatures affirment malgré leur étonnement que les créatures qui ont prit d’assaut Apollon sont d’origine diverses, toutes les régions de la planète sont représentées et on peut se demander si ce ne sont pas toutes les créatures de la planète qui marchent sur les rues d’Apollon car, d’une part, les plaines, les montagnes, les zones de risques et les nids de monstres sont partout déserts, et d’autre part, le flux de créatures est ininterrompu ; elles descendent en masses du continent Nord.
Aux dernières nouvelles, les autorités du continent oriental, notamment Junon, déclarent que hordes de monstres sortis des décombres de Midgar s’attaquent aux villages avec la même sauvagerie observable à Apollon. Mais là où l’inquiétude naît et les soupçons risquent de s’éveiller, c’est que ces créatures semblent être des humains. Après affirmation que le Mako répandu à Midgar n’est nullement toxique, il s’agirait des humains qui ont péri lors de la catastrophe, après la mutation due au mutagène secrètement répandu par les scientifiques de Schinra dans le cadre d’une expérience sur la reconstruction des cellules nerveuses. Il faudrait mieux étouffer toutes les traces de ce projet pour que l’ordre public ne puisse se douter que la résurrection de Midgarains est le fruit de nos expériences…
Il semble évident que toutes ces invasions soient menées par un seul et même être qui en veut non seulement à la Schinra, mais à la planète…Il y de fortes raisons de penser que l’on assiste à la naissance d’un nouveau groupe terroriste aux moyens beaucoup plus meurtriers que Avalanche ou les groupes antérieurs…
J’ai donc ordonné l’ouverture d’une enquête chez les Turks, qui sera subventionné par des moyens sans plafond.
Il est possible que les événements de ces derniers jours soient le Kourou de l’apocalypse prophétisée par les sages Cetras, et que les vagues de monstres ne puissent être arrêtées, elles sèmeront alors le chaos sur la planète et l’ère de l’humanité sera révolue…
Je vous pris, dans l’attente de l’amélioration de la situation, de croire en l’efficacité de nos troupes et de ne pas prendre en compte ces hypothèses apocalyptiques, mais soyez sûr de recevoir l’expression de mes sentiments distingués.
Monsieur Powush. »
Cette lettre était terrifiante. Ainsi, la Schinra était responsable de la résurrection des Midgarain et ne saurait résoudre la crise qui menaçait la planète…
Cid rangea la lettre dans son sac, entre deux pages du livre trouvé dans le sac du jeune homme quand soudain, quelque chose lui bondit dans le dos !
Cela devait être un petit être aux doigts griffus, ses mains lui serraient les épaules et la créature poussait des petits cris étouffés qui lui glaçaient le sang. Cid se débattit, se cabra en tous sens pour tenter de déloger l’horrible monstre qui s’accrochait alors à sa nuque en l’étouffant. La victime hurla pour se donner de la force et se cramponna aux mains froides de l’animal et les désincrusta de sa veste. En tournant sur lui-même, il empoigna la créatures par ses petites mains et s’en débarrassa en la jetant dans le décor. A peine son tour sur lui-même achevé, il empoigna sa lance et la lança tel un javelot en direction de la bestiole qui l’avait agressé.
La lance se planta en plein dans la gorge du monstre qui poussa un ultime glas. Mais lorsque Cid rouvrit les yeux, il était trop tard pour qu’il se rende compte de ce qu’il avait fait. Il n’avait pas tué un monstre. Il avait tué Marlène…