Aujourd´hui est un grand jour, j´ai lut un chapitre de plus ![]()
Je n´est plus que deux chapitre de retard ![]()
FFF j´attends avec impatience ton chapitre!
Je sais que ça va à l´encontre des principes du bon lecteur mais je vais te dire de ne pas te presser car un bon chapitre c´est avant tout un chapitre qu´on a pris du temps à réfléchir !
Bon je te souhaite bonne chance pour la suite de
ou
( je sais que cette pseudo blague a déjà été fait mais je voulais utiliser les news smyleys) @+ 
Bon tout le monde va être content le prochain chapitre Kolossal ( prononcé avec un fort accent germanique pour amplifier ma fierté^^) sera disponible lundi si j´ai fini de retranscrire au propres les 22 pages de brouillons
Et voilà le chapitre suivant. en fait j´ai coupé en deux le chapitre initial beaucoup trop long pour vous laisser sur votre faim ![]()
Chapitre 34 : L’origine du mal.
Ils eurent une nouvelle surprise quelques mètres plus loin : la foule de plus en plus hostile s’était massée devant la résidence qui faisait l’angle entre deux longues avenues, sans doute attirée par les clameurs et le fracas qui avaient accompagné ce dernier combat. Même si la peur hantait leurs regards, les gens se voulaient oppressants et menaçants car ils craignaient pour la vie de leur héros, celui qui avait rebâti leur ville, le désormais défunt Waldo. Toutefois, leur présence montrait qu’ils n’avaient pas assisté à la fuite aérienne de Karan et de sa compagne, Rei.
Voyant que ceux qui arrivaient étaient les trois ennemis publics les plus dangereux, il y eut un court moment de recul. Mais la foule voulait savoir ce qui s’était déroulé entre les murs de la maison, inquiète pour leur maître. Ezéchiel, calme et poli, leur demanda quelques instants de patience afin de leur apporter la réponse qu’ils souhaitaient. Sur ces mots, il retourna dans la maison, demandant à ses deux compagnons de faire patienter la foule des admirateurs durant quelques minutes. Il n’hésita pas à ajouter que les autographes seraient pour plus tard, faisant preuve d’ironie. Désemparés, les deux autres combattants ne savaient pas comment retenir cette masse populaire le temps nécessaire à Ezéchiel. Surtout que Waldo était mort et que sa résurrection était impossible, cela risquait donc de déchaîner ces gens qui auraient besoin de passer leur colère. Or, ni Tess ni Max ne voulaient engendrer encore plus de victimes, surtout chez des civils manipulés depuis trop longtemps. Max tenta bien de se lancer dans un grand discours où il dénonçait une prise de pouvoir sanglante et anti-démocratique ainsi que l’instauration d’une dictature masquée par les Fils du Destin, mais l’embrigadement médiatique était tel que non seulement personne ne lui prêtait une attention polie, mais en plus les sifflets, huées et menaces montèrent bien vite, empêchant ainsi toute tentative de poursuite de la harangue du chef de la Voix de la Vérité. Max, ne sachant plus trop quoi faire, se lança alors dans une tentative désespérée de blagues et autres sketchs afin de faire patienter la foule, tout cela sous le regard atterré de Tess, qui se demandait bien où elle avait mérité de voir un spectacle aussi infligeant et pathétique, et sous l’œil étonné d’une foule qui s’attendait à tout sauf à ça.
Le frémissement et les quelques cris mêlant stupeur, terreur et dégoût qui montèrent bientôt de la foule annoncèrent aux deux résistants le retour du troisième larron. En se retournant, ils comprirent ce qui avait provoqué une telle réaction de la part de la foule. Ezéchiel était revenu avec deux trophées et pas n’importe lesquels. Il tenait dans une main la tête de Kira et dans l’autre un bras. Ce bras était aisément identifiable pour tous, par un tatouage au symbolisme mystérieux qui apparaissait clairement malgré l’aspect un peu calciné du bras. Tous le connaissaient pour l’avoir souvent vu, il ne s’agissait ni plus ni moins que du bras droit de Waldo. Atterrée par la perte de celui qu’elle considérait comme leur protecteur, la foule devint grondante, menaçant de lyncher les trois assassins qui paradaient orgueilleusement sous leurs yeux. Face à une telle tempête d’insultes et de promesses de leur faire un mauvais parti, Tess et Max dégainèrent instinctivement leurs armes, prouvant leurs intentions de vendre chèrement leur peau si jamais ils avaient à trépasser. Ezéchiel était quant à lui d’un stoïcisme et d’un flegme à toute épreuve, faisait front tranquillement, les bras croisés maintenant qu’il avait déposé ses morbides fardeaux. Il conservait toujours un vague sourire moqueur sur ses lèvres, sûr de sa force.
Les menaces ne faiblissant pas, il décida de marquer un grand coup. Dans un soupir signifiant autant l’agacement que l’ennui, il ouvrit sa veste, découvrant ses armes dépourvues de matérias, et remonta ses manches, révélant des bras vides d’ornement. Les gens furent stupéfaits de voir quelqu’un capable non seulement d’abattre leur héros, mais en plus sans utiliser une quelconque matéria. La surprise fut encore plus grande quand le Damné, énervé par des viles insultes que lui proféraient trois individus, leur lança un puissant sort de feu. La magie les atteints aux pieds, causant une lente combustion, leur laissant le temps de souffrir et de manifester leur douleur, marquant encore plus une foule traumatisée par tout ce qui lui était montré. Ezéchiel prit la parole après cet instant où il avait démontré que lui aussi pouvait se laisser aller au sadisme.
- Y a-t-il d’autres volontaires, lança-t-il sur un ton démontrant son agacement croissant.
- Vous êtes monstrueux, lancèrent plusieurs personnes dans la foule. Vous ne connaissez donc ni la pitié ni l’humanité ? N’avez-vous donc aucun cœur pour pouvoir vous permettre de tels actes ?
La réponse d’Ezéchiel fut un éclat de rire qui déstabilisa tout le monde, la foule et ses compagnons surpris de l’entendre rire. Visiblement la notion d ‘humanité lui semblait pathétique et il déploya ses larges ailes noires, causant des petits cris dans la foule ainsi que la fuite des moins téméraires.
- Vu que je suis un Damné, je n’ai pas vraiment d’humanité en effet. Et vu ce que l’humanité a fait subir à mon peuple durant des siècles en remerciement de l’aide qu’on vous a apporté, il y a quelquefois où l’on peut être heureux et même fier de ne pas être humain, répondit Ezéchiel avec pas mal d’ironie.
Prenant prétexte de sa condition, une centaine de personnes se ruèrent sur leurs armes, visiblement décidées à en terminer avec le monstre qui leur faisait face. Ezéchiel fit un signe de main à ses compagnons, leur signifiant qu’il voulait régler ce problème seul. De l’autre main, il envoya une première rafale de sorts de glace, emprisonnant plusieurs humains dans leur course, leur offrant ainsi la possibilité d’économiser l’achat d’un cercueil. Les autres, à peine refroidis par cette attaque ( désolé de ce mauvais jeu de mots au passage), marquèrent quand même un temps d’arrêt avant de retourner au combat. Malheureusement pour eux, ce léger ralentissement avait permis à Ezéchiel de dégainer. Il tenait ses épées pointes vers l’arrière et se lança dans un enchaînement tourbillonnant qui causait de sérieux ravages dans les rangs de ses adversaires. Visiblement, les rudes combats précédents n’avaient pas encore assez durement entamé ses réserves du Damné, plus virtuose que jamais. Tel le vent d’automne qui avait balayé pendant longtemps ses tristes mois à Gon gaga, il soulevait de lourdes traînées rouges, mais le bruissement des feuilles mortes était remplacé par les cris de douleur et les gémissements des multiples blessés. Les gens regardaient les leurs tomber les uns après les autres, sans sembler pouvoir vraiment résister à la personne qui leur faisait face, se demandant quand des renforts pourraient daigner arriver.
Ils n’arrivèrent pas, du moins pas à temps car la dernière attaque d’Ezéchiel avait fait choir le dernier à lui tenir tête, provoquant un repli de la piétaille la moins courageuse. Les autres ne savaient pas trop comment réagir, hésitant entre la fuite et le combat, même s’ils semblaient penser ne pas avoir de chance au combat face à un tel adversaire. Ezéchiel profita de l’émoi causé pour narguer ceux qui lui faisaient face.
- Je vais encore me ruiner en teinturier, ironisa-t-il en observant sa longue veste qui était maculée de sang. En tout cas je suis prêt pour les autres volontaires. Personne ? Bon on va quitter cette ville d’ahuris, ajouta-t-il en ne voyant aucune réaction de la part du cercle humain.
Il ne semblait pas que la foule laisse partir aussi facilement les trois guerriers. Elle resserra instinctivement son étreinte, mais lâcha bien vite prise quand les résistants arrivèrent quasiment à leur contact. Passant par le passage obligeamment ouvert, ils quittèrent bien vite ce quartier, sans rencontrer aucune force de l’ordre. Ce ne fut que lorsqu’ils atteignirent la gare qu’ils furent interrogés sur les évènements qui s’étaient passé, le sang sur la veste du Damné attirant forcément les regards. Ils eurent affaire à un jeune officier qui ne semblait pas vraiment à l’aise et pas tout à fait conscient de ce qui se passait. Ezéchiel s’en amusa et fit un récit complet de ce qui s’était passé à l’extérieur ainsi qu’une description précise des trois assaillants, ses compagnons et lui, tout se mettant du point de vue de la foule, ajoutant pour cela candeur et ironie dans ses propos. L’officier les laissa repartir à la grande surprise du trio qui ne se fit pas prier deux fois pour cela. Achetant au passage une édition spéciale relatant déjà les biographies des deux défunts, ils prirent le train qui devait les ramener à la Costa del Sol.
Une fois calé confortablement, le Damné commença à feuilleter le journal puis se concentra plus particulièrement sur les premières pages. Une fois sa lecture considérée comme achevée, il proposa à ses deux compagnons de lire à leur tour. Max refusa, il détestait de manière générale la propagande, même quand elle lui était favorable. L’ancienne mercenaire accepta volontiers et lut tranquillement le tout. Max n’avait pas tort, la feuille de choux était remplie de commentaires d’une mièvrerie et d’une hypocrisie vomitive. Toutefois, elle se souvint qu’Ezéchiel s’était attardé sur les premières pages où elle retourna illico presto. Elles étaient consacrées à Waldo, décrit comme le Kalos Kagathos des temps modernes. Cela n’étonnait pas trop Tess de voir son oncle s’intéresser à ce qui pouvait se dire sur une ancienne connaissance. Elle fut plus qu’intriguée par une mention de cette biographie. Il était marqué que deux mois après sa naissance, et donc après la mort de Julie, les Fils du Destin, formés peu avant, avaient participé et mené à bien l’opération « Golden Maelström ». Elle interrogea son oncle sur ce qu’il pouvait savoir de cette mission. Elle fut étonnée de se faire foudroyer du regard par tous ceux qui avaient entendu sa question. Ezéchiel lui répondit qu’il lui expliquerait tout une fois leurs pénates regagnés.
C’est sans doute pour cette raison qu’elle imposa un retour en urgence, refusant une escale sur la plage du terminus du train. Elle était pressée de tout apprendre et courait presque le long de la route après avoir utilisé les transports en commun jusqu’à une vingtaine de kilomètres du Canyon Cosmos environ. Ses deux compagnons la suivaient sans trop de peine, étonnés de la voir si pressée. Personne n’était sur ses gardes et ils eurent la désagréable surprise de se voir pris en embuscade par un fort groupe de troupes fédérales, sans doute les derniers débris de l’armée qui avait échoué dans le siège du sanctuaire Tion. Ils durent s’employer assez longtemps sous un ciel dépourvu de nuages et qui perdait peu à peu sa noirceur étoilée pour s’unir avec l’herbe dans des teintes de rouge. Ils n’eurent pas besoin d’éliminer tous leurs adversaires, puisque la plupart d’entre eux décrochèrent et prirent la route menant vers le sud est, sans doute pour rejoindre Karan à Gongaga.
Néanmoins, cette attaque eut le mérite de rappeler vigoureusement le contexte dans lequel le monde était plongé, en grande partie par leur faute. Ils reprirent donc leur route prudemment, sur leurs gardes. Bien leur en pris puisque, au détour d’un lacet, ils entendirent deux puissants rugissements. Immédiatement, Ezéchiel lança deux sorts pour contraindre les assaillants à cesser leur attaque. On vit alors deux fauves bloqués, en plein air, atterrir doucement sur le sol. Il n’y eut pas de mal à les identifier. Il s’agissait de deux Tions d’une vingtaine d’années, deux petits-fils du vénérable Nanaki, Nayam et Seitam. Les deux grognèrent un peu en voyant que les arrivants n’étaient des adversaires qu’ils auraient pu avoir le loisir de traquer.
- Ah c’est vous, lança Nayam avec une pointe de déception dans la voix. On vous attendait pas avant demain matin.
- Oui ce n’est QUE nous, répliqua Max un petit sourire sur les lèvres. Ca fait plaisir de voir que notre retour déclenche un tel enthousiasme. Rien de particulier sinon ?
- Non, les derniers soldats quittent peu à peu la zone, les solitaires les traquent sans pitié. Il doit à peine en rester deux milles.
- Moins, lâcha Ezéchiel. On est tombé dans une embuscade, on l’a repoussé et ils sont parti vers le Sud-est, sans doute vers Gongaga.
- Possible, répondit calmement le Tion. En tout cas Nemrod et les siens font un sacré nettoyage, je n’aimerais pas me frotter à eux en ce moment.
Ils poursuivirent sans encombre leur périple, désormais à cinq. Les derniers moments de marche montraient à quel point la lutte avait été acharnée puisque la plaine était empuantie par les innombrables cadavres d’humains qui restaient du siège et de la traque organisée ensuite, ainsi que quelques carcasses de fauves çà et là, montrant que les chassés n’avaient pas hésité à se défendre. Ils eurent un accueil des plus calmes au village, sans doute parce que personne ne les attendait si tôt. Ils se dépêchèrent donc de monter faire le bilan avec le patriarche du lieu, Nanaki. Celui-ci les accueillit joyeusement et s’enquit du résultat de leur escapade. Il tiqua un peu quand Ezéchiel annonça qu’il acceptait le délai demandé par leur ennemi, mais cela était justifié par le fait que Max et Tess auraient à travailler pour rivaliser avec leurs deux dernières cibles. Le Tion acquiesa et l’affaire fut désormais close. Chacun allait repartir de son côté quand Tess rappela à son oncle sa promesse. Il ne semblait guère enchanté de devoir la tenir et Nanaki allait même jusqu’à pousser un grognement de dépit. Visiblement ce n’était pas aussi glorieux que cela.
- Bon d’accord, répondit Ezéchiel. Mais il faudra que je reparle du contexte.
Il se lança alors dans une grande explication du système politique de son peuple après l’écrasement de leur dernière révolte, cent ans avant sa naissance. La plupart des chefs de clans furent passés au fil de l’épée et la communauté risquait de sombrer dans l’anarchie. Il ne restait en tout et pour tout que quatre familles d’origine aristocrate qui purent obtenir l’accord unanime pour réorganiser leur peuple sous leur domination. La seule famille de la haute noblesse ayant survécu au massacre fut nommée à la tête de la royauté. C’était l’instauration de la dynastie léonidasienne qui allait s’éteindre sous les coups de Karan. La tradition voulait que les rois se nomment soit Cléomène soit Lysandre. Le dernier roi fut Cléomène IV qui avait mystérieusement perdu son fils quelques années après la sortie de quelques Damnés. Ils étaient sortis pour donner un coup de main au Conseil de Défense qui leur avait accordé une liberté limitée. Parmi les quarante familles qui partirent, faisant tomber le nombre total de familles enfermées à Gongaga à moins de cent, il se trouvait deux familles de moyenne noblesse qui s’étaient partagées avec la dernière autre famille noble survivante les charges de chefs d’armées jusqu’à leur départ. Il s’agissait des Uchigawa, la famille de Rei et des Thorne. Ainsi, à sa grande surprise, Tess apprit qu’Ezéchiel avait soupçonné Rei et non Karan d’être à l’origine de la libération d’Eaque.
Le narrateur enchaîna alors sur ce qui l’avait amené à retravailler pour le Conseil de Défense. Après plusieurs dizaines d’années à les loger, nourrir, payer, ce Conseil estima normal qu’il y ait une rétribution. Ceux qui refuseraient seraient renvoyés dans leur lieu d’origine. La moitié durent s’y contraindre après que la mission fut révélée.
Il s’agissait de capturer trois Damnés évadés. Kentaro Uchigawa, le père de Rei et un ami d’Ezéchiel, fit équipe avec notre héros pour en retrouver un. La prime n’était pas leur centre d’intérêt, mais ils pourraient ainsi avoir des nouvelles sur ce qui se passait dans leur ville natale.
Leur traque fut assez longue car leur cible était rusée et discrète, mais ils finirent par le retrouver aux abords de Mideel. Ils le questionnèrent et le laissèrent en vie. L’évadé était soulagé d’avoir été repris par des compatriotes car cela lui donnait la garantie de rentrer vivant. Ce fut lui qui leur apprit la disparition mystérieuse de Lysandre, le fils du roi. Il avait disparu à proximité d’une longue faille et tout le monde pensait qu’il avait chuté dedans même si cela semblait bizarre qu’il n’ait pas utilisé ses ailes pour s’en sortir. Le Damné n’avait pas eu tort de se faire du souci sur son sort s’il était repris. Les deux autres furent massacrés, les Fils du Destin apparurent à cette occasion. Rei les avait rejoints, envoûtée par le charisme de leur nouveau chef, Karan. Ce dernier n’était arrivé à la tête du groupe que quelques mois auparavant, mais il avait déjà manifesté ses capacités de combat et sa cruauté. Il avait massacré le damné que son groupe poursuivait. Il avait main basse sur les épées qui ne le quittèrent plus et avait ramené un sanglant trophée pour prouver la réussite de sa mission. Il s’agissait ni plus ni moins des ailes du traqué et des morceaux de chairs qui n’avaient pas pu s’y décoller. Ils en tirèrent un grand prestige et furent affectés à la charge la plus importante de la deuxième phase décidée par le Conseil de Défense.
Utaï avait eu la fâcheuse tendance à refuser puis rechigner à obéir au pouvoir central. Et voilà que l’une des armées les plus importantes, celle chargée de contrôler la région, venait de se rebeller à l’initiative de cinq généraux. Les autochtones suivirent joyeusement la rébellion et l’indépendance fut proclamée. C’était le retour des conflits après une longue période de paix. Ne voulant pas entraîner des milliers d’hommes dans de meurtriers affrontements fratricides, les pontes de la politique décidèrent de faire assassiner les généraux rebelles. Cela calmerait les troupes et ramènerait la paix. Quant à la ville, ce ne serait pas la première fois qu’elle subirait les affres d’une occupation si elle s’entêtait dans sa lutte inutile. Les sicaires qui seraient chargés d’accomplir la sinistre besogne, ils n’avaient pas à les chercher bien loin. Les dix Fils du destin et les deux Damnés feraient largement l’affaire. La direction des opérations revint au gagnant d’un vote entre les participants de la mission. Evidemment, Karan empocha le gros lot avec dix voix, une pour Kentaro et un vote blanc, qui n’était autre que celui de Kentaro. Même s’ils n’étaient pas enthousiastes de devoir obéir à quelqu’un qui avait des comportements barbares, ils se plièrent à ses ordres. Ceux-ci n´étaient pas mauvais. Il s´agissait d´arriver le plus discrètement possible sur l’archipel où devait se dérouler la mission. Les deux premiers généraux ne seraient sûrement pas très durs à abattre puisqu’ils campaient dans des îlots contrôlant les deux extrémités du chapelet de terres. Les deux derniers seraient par contre très durs à déloger. Ils campaient dans le Da Chao, en plein cœur de la ville principale.
Les douze assaillants furent divisés en deux groupes, l’un engloba Kentaro, Rei et Karan, l’autre disposant notamment de Vlad, Waldo, Mirmo et Ezéchiel . Chacun des groupes allait débarquer sur l’une des pointes de l’archipel pour annihiler les forces qui se trouvaient là et éliminer l’un des membres du quintet rebelle. Pour arriver le plus discrètement possible, ils seraient parachutés en mer à quelques centaines de mètres du rivage. Cela ne posait pas de problèmes car l’archipel était fréquemment survolé par l’aviation du Conseil de Défense et personne ne faisait plus trop attention aux avions. La douzaine d’assassins choisirent des parachutes hors de prix, mais ce choix n’était pas infondé. Les parachutes étaient dans une toile noire qui avait la propriété de se dissoudre dans l’eau. Ainsi ils limitaient le risque de se faire détecter et celui de se noyer, emmêlés dans les fils de leurs parachutes.
L’approche discrète ne fut qu’une formalité pour le groupe d’Ezéchiel, débarqué au sud. Ils éliminèrent vite les quelques sentinelles qui patrouillaient sur la plage grâce aux flèches de Vlad et aux attaques de Waldo et Ezéchiel. Il faut dire que les soldats ne pensaient pas être trop inquiétés par une attaque d’un commando. Ils étaient loin de l’épicentre de la rébellion et leur nombre leur faisait plutôt craindre une attaque en force, or des bateaux de la taille de ceux qui sont utilisés par le Conseil de Défense étaient tout sauf discrets. Ils ne laissèrent que deux survivants, trop contents de pouvoir les aider et de survivre pour tenter de les gêner en quoi que ce soit. Le camp principal fut assez vite atteint. C’était un petit village de pêcheurs adossé aux falaises. Sa petite taille avait contraint à envoyer la plupart des troupes camper dans les alentours tandis que le village accueillait seulement le général rebelle, ses proches, ses fidèles et l’élite de ses troupes. Il y avait une garde postée devant le seul accès de la cité. Les deux prisonniers servirent d’appâts et entraînèrent à leur suite les vigiles grâce à un prétexte, celui d’un échouage d’une embarcation militaire ennemie abandonnée. Ils n’eurent pas vraiment le temps de comprendre qu’ils étaient attirés dans un piège car les six assassins se mirent à l’œuvre et éliminèrent rapidement et assez facilement la petite troupe qui ne s’attendait pas à être trahie de cette manière. Dès lors, la voie était libre jusqu’à leur cible. Ils se pressèrent silencieusement dans les rues sombres et atteignirent le lieu où résidait le futur défunt grâce à l’aide de leurs deux complices involontaires. La demeure était plongée dans le noir, mais heureusement elle était de taille modeste. Ils pénétrèrent le plus silencieusement possible à l’intérieur, se déplaçant lentement et presque à tâtons pour éviter de donner l’alarme en bousculant quelque chose. Ils trouvèrent des escaliers qui menaient à l’étage supérieur. En haut se trouvaient six pièces.
Ils décidèrent donc de s’attaquer à une pièce chacun. Deux d’entre eux, dont Waldo, se retrouvèrent face à des placards et Mirmo s’attaqua à la salle de bains. Vlad tomba sur une chambre où dormaient deux personnes qu’il tua dans leur sommeil. Ezéchiel ouvrit une autre chambre où se trouvaient deux enfants endormis, sans doute ceux du général qu’ils avaient à assassiner. Il allait refermer la porte quand Waldo vit qu’il laissait deux survivants. Il se rua dans la chambre et écharpa les deux endormis. Ezéchiel allait le frapper quand un hurlement retentit à travers la maison. C’était une femme qui venait de se trouver nez à nez avec le dernier membre du commando. Avant que celui-ci ne l’achève, elle avait eu le temps de manifester sa surprise et sa peur par ce hurlement strident qui ameuta les troupes dehors, si on en jugeait par l’agitation qui montait de dehors. Inutile de dire qu’ils ne s’attardèrent pas trop. En venant, ils avaient repéré une sortie vers l’arrière du village, qui permettait ainsi de gagner le haut des falaises sans crainte. C’est ce qu’ils firent et Mirmo plaça une charge d’explosifs afin de provoquer un éboulement qui empêcherait toute poursuite de ce côté-là au moins. De toute façon, il était trop tard pour être discret. Vlad, qui commandait le groupe, détruisit la plupart des embarcations de l’île, amarrées au port, et incendia le bâtiment abritant le poste émetteur, seuls moyens de communication possible avec les autres rebelles. Il se tourna alors vers Ezéchiel, l’air hargneux :
- Tu es un Damné non ? siffla-t-il.
- Oui pourquoi ? répliqua calmement Ezéchiel.
- Les gosses étaient humains, pourquoi tu ne les as pas tué ?
- Arrête de croire les vieilles légendes. Cela fait longtemps que nous ne massacrons plus personne.
- En tout cas, pour te rattraper, incendie la ville, afin de semer la panique et de cacher notre passage. Ils croiront à une sédition interne.
- Oui, l’hypothèse est probable.
Ezéchiel se mit alors à arroser la ville de sorts de feu, débutant par l’entrée du village, comme cela lui avait été ordonné. La détonation des explosifs de Mirmo lui apprit que les Fils du Destin ne se contenteraient pas des victimes désignées, mais maintenant l’incendie était trop important pour être maîtrisé. Une petite dizaine d’habitants purent s’échapper du brasier pour tomber dans les mains des assaillants. Ceux-ci ne les massacrèrent pas. Ils récupérèrent quelques morceaux de bois, coupés ou trouvés, les taillèrent aux bonnes dimensions puis infligèrent le châtiment réservé depuis l’Antiquité romaine aux résistants nationalistes, la croix. L’un des Fils du destin, Nolan, avait une épée qui pouvait infliger le sort de silence à toutes ces victimes, ce qu’il fit avant qu’on les crucifie. Le Damné s’était opposé à cette mesure, mais avait dû céder. Il n’était pas à la tête du groupe ni en position de force pour imposer ses vues. Il ne put donc que s’opposer à cette condamnation barbare qui recelait toutefois quelques impératifs stratégiques. En effet, la nuit claire permettait de voir les flammes d’assez loin et l’explosion avait été plus que bruyante. Il y avait de fortes chances pour que des troupes rappliquent rapidement et cela fut très vite confirmé par le vrombissement de moteurs de bateaux, bruits qui se rapprochaient. Cachés sur la falaise, le petit groupe put distinguer une dizaine de bateaux, beaucoup trop à leur goût. De plus, si un seul pouvait donner l’alerte, c’était la fin de leur mission. Ils exécutèrent donc leur deux prisonniers qui auraient pu avoir envie de leur jouer un sale tour maintenant que leurs camarades venaient en force. Ils se replièrent dans les premières grottes qu’ils trouvèrent et prirent la peine de les explorer. Ils débouchèrent sur une ouverture quasiment masquée, juste au-dessus du village qui était maintenant investi des sécessionnistes. Ces derniers découvrirent avec horreur le carnage qui s’étendait sous leurs yeux. Ils virent avec le même sentiment la rangée de crucifiés et découvrirent les panneaux accrochés dessous qui proclamaient que la sanction avait eu lieu « à cause de la non-soumission à notre chef » ( sic). Il y avait évidemment un double sens que ne saisirent pas les soldats. Le rapport qu’ils firent fur fait une vingtaine de mètres sous la cachette des vrais coupables :
- Quel est le bilan ? interrogea celui qui semblait commander cette expédition, très nerveux du fait de leur macabre découverte.
- Pas un survivant, ils se sont entretués. Mais je pense avoir découvert la cause de ce massacre, répondit un officier qui, sans le savoir, intéressa grandement les personnes perchées quelques mètres au-dessus.
- Laquelle est-ce ? s’empressa d’interroger le chef.
- Je pense que les crucifiés sont tous des villageois. Ils ont dû vouloir se rebeller contre notre autorité, ils ont été condamnés à la crucifixion. C’est l’élément déclencheur de cette bataille. Ils se sont entretués, la plupart ont fini par expirer il y a à peine une heure. Le feu a fini le travail en les coinçant.
- Ca se tient. Mais ça n’explique pas l’explosion, nota le commandant du groupe.
- Le Pc opération a été détruit avec pas mal de caisses de munitions dedans. Il est impossible de savoir si ces boîtes étaient pleines, mais le feu a tout ravagé à l’intérieur. Si elles avaient quelque chose en elles, les caisses auront explosé au premier contact du feu.
- Bon ça se tient. Ce sera mon rapport au général Notavic. On rembarque, ordonna à voix haute celui qui dirigeait tout ce petit monde.
Les six tueurs étaient restés cachés encore une heure avant de sortir. Une rapide vérification leur montra que les lieux étaient vides et ils purent donc sortir tranquillement de leurs sacs à dos les canots pneumatiques personnels qu’ils devaient utiliser pour rejoindre l’autre groupe sur une île un peu éloignée. Ils mirent trois heures pour atteindre le rivage désiré, pourtant distant que de six kilomètres. Les courants étaient cependant contraires et cela avait causé une légère panique chez certains, impatients d’atteindre leurs alliés qui devaient les attendre impatiemment. Une fois là-bas, les retrouvailles entre les Fils du Destin furent chaleureuses. Même Ezéchiel fut salué amicalement malgré le rapport défavorable à son égard qu’avait fait Vlad. Il y avait pourtant une chose qui clochait, il manquait quelqu’un puisqu’ils n’étaient plus que onze. Le Damné ne mit pas longtemps à trouver qui manquait à l’appel, il ne s’agissait ni plus ni moins que de Kentaro. Quand il le fit remarquer à Rei, celle-ci baissa les yeux et détourna la tête. Ce fut Karan qui dût annoncer le premier décès dans leur groupe. Selon lui, Kentaro était mort courageusement en couvrant la fuite de deux membres. Rei n’avait pas pu intervenir, ni personne d’autres, les combats faisaient rage.Quand ils furent achevés, le père de Rei gisait parmi les victimes. La version tenait debout, mais Ezéchiel eut quand même quelques doutes vu le visage qu’affichait Rei.
Bon très bon chapitre mais je hais ce maudit découpage ! Je n´ai pas repéré beaucoup de faute d´orhtographe et de grammaire . Bon l´histoire prend une allure de flash back. Japrrécie la longueur de ce chapitre mais j´attends le prochain afin de faire un commentaire détaillé.
le découpage? plains toi à JV.com.... J´avais prévu de faire la coupure pour séparer les deux missions mais visiblement j´ai écrit un peu trop en première partie^^
Oui comme tu l´as deviné c´est un flash back qui traite des relations entre Ezéchiel et les Fils du Destin. promis t´es pas au bout de tes surprises^^
Ayant commencé ce travail de critique seul ( et c´est pas peut dire que ma fic en as besoin^^), je cherche un ou une volontaire pour tenter de MySTer avec moi ma fic^
La voici la voilà, la mysteuse préférée de ces messieurs est arrivée ![]()
Bon ben j´ai lu et en fait je t´ai déjà envoyé un texto pour te dire ce que j´en pensais... doncc´est génial, c´est de mieux en mieux et je ne comprend tjr pas pourquoi tu tiens à faire une MyST ! !! Mais bon je t´aime quand même lol ! et j´avoue attendre cette MyST avec impatience !
Oui certes mes derniers chapitres commencent à ressembler à quelque chose mais les premiers sont à vomir je le rappele. Pour la MyST étant donné ton implication dedans, tu seras la première à la lire bien évidemment
On l´aura pour quand ?
Quand je l´aurais fini déjà^^ Sinon je pense que cela pourrait être durant le week end ou la fin de cette semaine. vendredi quoi
Ouais, génial ! Je suis impatiente de la lire !
Et tu sais, c´est possible qu´au début ta fic n´était pas géniale, mais c´est comme pour la mienne : tu t´améliore au fil des chapitres c´est ca le meilleur !
elle n´était pas géniale elle était à chier sur la taille, la trame, l´orthographe, la grammaire et plein d´autre chose
Tu es cruel envers toi-même, arrête je suis triste !
Cruel? attends de lire la MyST
Je me permets de me critiquer ainsi parce que j´estime que ce que j´ai fait était pourri ni plus ni moins.
Oui mais avoue que maintenant ta fic est grandiose ! !!!
Grandiose? disons que je suis satisfait d´être arrivé à ce niveau mais je ne suis pas encore comblé , il manque un petit truc je ne sais trop quoi
aaaah, qu´il est modeste ![]()
Non séreiux, c´est spur que personne n´est parfait, voilà ce qu´il manque !