Graphismes : Un mode d’affichage qui aura servi la série des Final Fantasy sur Playstation, à savoir des modèles 3D se baladant sur un décor en 2D. Malheureusement, ici, les modèles 3D sont un assemblage maladroit de polygones à peine recouverts d’un vulgaire lissage de Gouraud, et l’aplat 2D est souvent mal compressé, ce qui donne des couleurs assez peu agréables par endroits. Pour ce qui est de la représentation des combats, les modèles 3D sont un peu plus évolués, mais toujours aussi dénués de textures. En effet, la seule texture présente lors de ces phases est l’amas grossier qui couvre le sol. Les effets spéciaux, pour leur part, sont corrects sans réellement taper dans les mirettes, ce qui est normalement sensé être leur but. Bref, s’il y a quelque chose à tirer de ce jeu, ça ne sera pas vraiment dans la qualité technique.
Son : Le père Nono est aux platines, et forcément, il pond quelque chose de grand. Des mélodies nombreuses et assez variées, dont un bon paquet sont mémorables, cependant assez mal desservies par un synthétiseur à peine mieux que celui de Final Fantasy X. Malgré cela, l’ambiance est là. Mention spéciale pour le désormais célèbre « One Winged Angel ».
Détails idiots et futiles : la maniabilité, l’animation, et autres babioles ne seront pas jugées en ces lieux, étant donné le fait que toutes ces choses sont ici aussi correctes et sans surprises que sans intérêt particulier dans un RPG.
Entrons dans le vif du sujet, ou plutôt les vifs ( ??).
Scénario : Peut-être le point le plus important d’un RPG, celui de Final Fantasy VII est, disons le, bon. Assez compliqué sans pour autant être très complexe – ce qui est dommage, selon moi, c’est toujours amusant de se masturber les neurones – on ressent néanmoins une certaine similitude de trame avec l’opus précédent, et par extension, un certain attachement à bon nombre de clichés inhérents à la série même des Final Fantasy, voir des RPG, et ce, malgré quelques bonnes surprises. Mais on retrouve cette relative banalité dans un autre des points cruciaux des RPG, les…
Personnages : Connaissez-vous Love Hina, ce manga/anime mettant en scène des filles aux caractères hétéroclites permettant ainsi à un large public masculin d’avoir « sa » fille préférée ? Eh bien là, c’est pareil, mais en différent. Enfin, j’exagère. En effet, malgré un passé assez développé pour chacun des personnages, ils manquent malgré tout un peu de profondeur. Il y a l’introverti, la cr… euh… le second rôle féminin toujours là pour soutenir le héros, le bourrin enragé au passé tragique, la jeune fille au cœur pur ( = naïve) sur les épaules de laquelle le destin du monde tout entier repose, le débile pseudo-kawaii de service, le bourru au grand cœur, le grand sage différent des humains, la chipie horripilante, le renfermé… seul le « méchant » et quelques protagonistes secondaires ( !!) arrivent à soutenir un semblant de profondeur.
Ambiance : Là, en revanche, aucun problème. L’univers, à défaut d’être une révolution, propose un monde cohérent, enchanteur, et assez original. Quelques lieux communs subsistent, mais sont généralement exploités avec talent. L’ambiance instaurée par l’intrigue est elle aussi prenante, le traditionnel thème du « tout va mal » final aidant. Les musiques ne sont pas en reste, faisant ainsi de l’aventure quelque chose de très prenant.
Système de gestion : Le fameux système de matéria, une référence pour certains, est, il est vrai, une réussite. Il permet de nombreuses possibilités tant offensives que défensives. Néanmoins, le système d’équipement est bien moins sophistiqué, et on se contente d’équiper des protections ou des armes plus efficaces à mesure que l’on progresse dans le jeu. Seul le choix des accessoires donne un côté intéressant à la chose. Malheureusement, le…
Système de combat : …ne permet pas d’exploiter tous ces systèmes. En effet, on retrouve rapidement nos marques Final Fantasiesques : l’ATB, et, pour le plus grand malheur, les attaques. Le manque de diversité, de réelle efficacité, et d’équilibre des attaques rend le système tout à fait creux, le seul choix se résumant à faire de votre personnage un bourrin, un magicien, ou un soigneur. Aucune des autres classes n’est réellement présentes. Aussi, l’ATB rend les combats peu dynamiques. Mais si ça peut rassurer des gens, il existe extrêmement peu de systèmes de combat de RPG performants…