Tout d´abord, bonjour à tous, je poste donc ce premier chapitre dans la douleur car j´ai bien du galérer pour parvenir à ces pages avec le minable 56K que j´ai actuellement mais j´ai finalement réussi.
Ce serait aussi sympa de me dire ce que vous en pensez par e-mail car je ne pense pas pouvoir revenir sur le forum avant fin août.
Mon adresse: Psychoboeuf92@aol.com
Les préparatifs
Voilà désormais un siècle que le royaume d’Argent et son héroïque Grand Mage eurent envoyé le terrible Nobunaga dans l’au-delà.
Et ce jour était un jour important, dans la mesure où, comme toutes les décennies, tous les peuples du Royaume d’Argent allaient se réunir, pour comémorer cette fois-ci, les cent ans de disparition du Seigneur du Mal.
Tout s’était pour le moment parfaitement passé, les hommes et les femmes ayant accompli leurs tâches de façon exemplaire, et les enfants ayant également contribué aux préparatifs du festin qui s’annonçait.
Les hommes s’occupaient notamment de la nourriture , dont il fallait évidem-ment prévoir une quantité faramineuse ; tandis que les femmes, quant à elles, se chargeaient des tâches ménagères,il était en effet nécessaire de faire en sorte que chaque convive soit hébergé, ce qui faisait, dès lors, un nombre de chambres plus que conséquent !
Le Maire du petit Comté des Hobbits, du nom de Silver, était venu avant l’heure, dans le but d’aider le Peuple des Humains dans la lourde tâche qu’était celle de s’occuper de cette gigantesque fête.
Ces deux Peuples étaient en effet en parfaite harmonie, et ce, depuis bien long-temps.
Les préparatifs alimentaires et les travaux ménagers terminés, il ne restait plus qu’une petite chose à peaufiner, l’organisation de la fanfare de jeunes individus volontaires qui traverserait toute la ville pendant le festin.
L’organisateur de ce gigantesque orchestre, du nom de Parkko, était âgé de 22 ans.
Il était étonnament élancé, et possédait des cheveux d’un blond rare, tant ils étaient clairs.
Il avait un regard d’ange, et ses yeux verts ressortaient remarquablement bien avec son visage parfois sombre, mais souvent rayonnant, ce qui mettait de la bonne humeur partout autour de lui.
Son caractère ferme mais juste lui a souvent permis de réussir, notamment pour obtenir ce rôle de « leader de la Fanfare « .
La petite amie de Parkko, Marianne, s’occupait d’accueillir les arrivants des au-tres peuples du Royaume d’Argent.
Cette jeune femme était souvent comparée à un Elfe, tant sa beauté était admi-rable.
C’est en partie pour cette raison, mais également grâce à son caractère rayon-nant qu’elle eût tant de succès auprès des hommes.
Les derniers réglages de la Fanfare achevés, Parkko s’empressa d’aller voir sa bien aimée qui était restée à l’extérieur de leur petit logis, contemplant deux magnifiques chevaux.
-Bonjour Marianne, n’oublie pas d’aller accueillir nos chers convives ; c’est bientôt l’heure.
-Ne t’inquiète pas, Parkko, j’achève ce que j’ai à faire et j’irai accueillir nos invités avec hâte.
Marianne devait tout d’abord entretenir une discussion avec le Maire des Hu-mains, qui se nommait Bruno.
Elle alla lui rendre visite dans sa magnifique demeure qui se trouvait derrière le Parc Royal, d’où démarerait la Fanfare.
La jeune femme s’empressa d’aller au pas de la porte, pour ne pas rater l’arrivée des Peuples voisins.
Une farandole de fleurs était superbement disposée autour de la porte, ce qui rendait le château d’autant plus accueillant.
Marianne frappa à la porte de façon discrète, mais suffisament fort pour que le Maire se rende compte d’une présence.
Bruno vint ouvrir la porte, de son pas lent habituel et accueillit Marianne de fa-çon peu chaleureuse.
Âgé de 26 ans, il fut le plus jeune Maire de l’histoire du Comté de Jolligny.
Le jeune homme possédait un caractère froid, sans doute dû à la mort prématu-rée de ses deux parents.
Bien qu’il fut très jeune lors de cet évènement morbide, il n’en demeura pas moins très attristé.
Peu après la mort de ses deux ascendants, ce fut sa sœur, seul élément familial qui lui restait, qui fut atrocement tuée par un Troll.
Naguère, Marianne n’appréciait que très peu Bruno mais elle fut mise au courant de sa situation difficile et devint beaucoup plus compréhensive à son égard.
Bruno et Marianne devinrent par la suite beaucoup plus proches et acquirent une certaine complicité, complicité que n’avait pas connu le pauvre homme depuis bien longtemps.
Ce fut la jeune femme qui prit la parole , tout en brisant un court moment de silence :
-Bonjour Bruno, je suis venu jusqu’ici dans le but de te demander une faveur ; j’ai longuement observé les deux animaux qui te servent de montures et je me suis demandé si tu ne pouvais pas nous faire le privilège de nous les prêter, à Parkko et à moi.
Nous comptons voyager dans une contrée lointaine, hors du royaume d’Argent et nous ne disposons d’aucun moyen de transport.
Bruno, qui ne portait pas dans son cœur le fiancé de Marianne, hésita quelque peu, mais se résigna finalement à leur fournir ses deux fidèles destriers.
-Chère Marianne, je te confie mes deux chevaux mais prend garde, beaucoup de dangers tel que des bêtes sauvages ou des races inconnues peuplent les alentours de notre Royaume !
Marianne aquiesca et repartit en hâte vers l’entrée de la ville.
Elle parcourut la Grande Rue du Parc Royal et déboucha dans une petite ruelle qu’elle n’avait auparavant jamais ne serait-ce qu’aperçu.
Cette rue était angoissante, tant les arbres dépouillés de feuilles recouvraient d’ombre tout ce qui se trouvait dans ce chemin et faisaient indéniablement pen-ser à des Géants en quète de nourriture.
Marianne sortit finalement de la petite avenue, non sans craintes, et se dirigea vers son fiancé, qu’elle apercevait au loin.
Parkko attendait à l’entrée de la ville, en compagnie d’un jeune homme massif.
Cet homme, du nom de Halkys, connaissait Parkko depuis bien longtemps, ce qui n’empéchait pas les deux hommes de se détester mutuellement.
Halkys était en fait jaloux de Parkko et de sa réussite permanente.
Marianne surgit brusquement et interompit les deux hommes dans un enième conflit.
Il était l’heure, des dizaines de milliers d’humains attendaient impatiemment l’entrée des autres Peuples d’Argent.
C’est alors que la Grande Porte d’où devaient arriver les convives s’ouvrit brusquement…