capelle
de rien avoir reviser l´agriculture de l´ancien regime dans la journée m aura finalement servi. et puis comme tu l´as si bien dit l autre jour je suis le pere noel de ce forum chargé de vous offrir des cadeaux intellectuels ( ou une phrase dans ce genre) ![]()
Oui apeu près . ..
Et vive l´agriculture alors ![]()
Excellent chapitre , comme tous les autres d´ailleurs , enfin bon , c´est génial continue comme ça ! !!
C´était excellent! On assiste à une bataille spectaculaire, ainsi qu´à l´histoire des Guildes trolls, et le chapitre se termine finalement en hécatombe, voire en rebondissement puisqu´il est certain que les trolls ne sont pas les seuls attaqués.
Vive la suite ![]()
Deux chapitres quasiment coup sur coup, c´est légèrement déstabilisant. Il m´a fallu deux jours pour achever celui-ci.
Une bataille disions-nous. Oui mais pas n´importe laquelle et surtout pas contée n´importe comment. Notre ami Capelle nous démontre encore une fois sa maitrise du récit épique. Le combat s´articule en effet en plusieurs scènes classiques: une première phase correspondant à l´attaque par les méchants et la défense par les gentils, les forces semblent équilibrées. Puis les méchants dévoilent leurs armes secrètes, en l´occurrence des zombies et une attaque à revers. Et enfin, alors que tout semblait perdu: l´espoir change de camp, le combat change d´âme comme l´aurait dit un certain Hugo; les rôles s´inversent et ce sont les héros qui font déferler leur puissance sur les assaillants qui se retrouvent en position de défenseurs ( de leur vie).
Mais l´originalité de ce récit vient du fait que ces " scènes" se répètent plusieurs fois, les rebondissements sont légion et la balance ne cesse d´osciller pour l´un ou l´autre camp. Même si la victoire est prévue, on ne sait jamais sous quelle forme elle va apparaître.
Une pause se fait au coeur de cette guerre pour nous donner quelques précisions sur l´histoire du peuple Troll. Une page de livre d´histoire qui peut se targuer de casser le rythme. Un peu rébarbative bien que nécessaire, cette longue description lasse un peu par son formalisme et son manque d´originalité.
Elle rajoute à la longueur du chapitre qui, pourtant, semble toujours trop court.
L´écriture en elle même est un délice bien que certains accord nous fasse sourciller, et la densité du récit ne fait qu´amplifier le phénomène. Gare à la confusion des " é", " er", " ait" et " aient", car ce sont surtout les terminaisons qui pêchent. Le style reste égal à lui même, fluide, le vocabulaire est fleuri et parsemé d´expressions que l´on voudrait entendre plus souvent.
La profusion des superlatifs, le nombre d´adjectifs marquant la démesure se fait vite sentir, et on se sent transporté dans un monde d´abus, un univers féerique où tout doit être vu avec des yeux ronds et un air béat.
On notera aussi certaines images subtiles qui mettent en parallèle la violence et la musique, des métaphores magnifiques telles que: " Un cri de combat, comme un boléro à l’espoir atteignit les remparts nord" ou " Dans une partition de cris à la gloire et au courage". L´originalité est exquise, c´est un régal pour l´oeil et l´oreille.
En définitive c´est un chapitre qui coupe avec l´habitude: une pièce lyrique en un lieu, un temps avec une action. Les autres personnages sont oubliés, sans doute soufflés par le fracas des armes. Une page d´histoire s´est tournée, nous étions là pour y assister. Le spectacle fut grand mais nous en attendons plus encore, non pas dans la quantité ( évitons l´indigestion à l´avenir), mais dans la qualité... Si toutefois c´est possible.
Le mot de la fin serait: clap clap clap.
Toujours dans la nuance cet Indy.
Pour les terminaisons, je l´ai dit, je n´ai pas eu le temps de relire, mais cela ne se reproduira pas.
La longueur n´était pas vraiment prévue mais je ferais plus court la prochaine fois, disons que c´était mon cadeau de noël ![]()
La page d´histoire, est là pour expliquer ce que sont les guildes. J´ai bien essayé de faire passer cela, mais tout le monde le sait, l´histoire contient toujours une part de rébarbatif.
Je retiens cependant vos remarques et vous remercie. ![]()
J´ai finit de lire ![]()
Bah un chapitre plutot long mais finallement la fin arrive encore trop vite ![]()
Un combat epique avec une joli petite invocation
et quelque sort bien choisit bon ben j´aime et je suis fier d´etre dans ta fic mon Capellounet
![]()
Je n´ai pas considéré l´histoire de la guilde comme rébarbative mais apaisante plutôt car elle stoppe l´action qui est presque insoutenable et nous permet de souffler en petit peu, tout en instaurant une sorte de suspense.
Bref, moi ça m´a pas déplu ![]()
Je rejoins TBM sur son avis sur la guilde tu es obligé de passer par de tels moyens de temps à autre c´est donc un mal nécéssaire même si cela coupe la fic tu n´as pas d´autre choix que de décrire cette société ne serait-ce que dans un souci de compéhension par les lecteurs
bon je suis pas un pro comme fana,el indyo ou tbm mais je dis juste que ce chapitre est excellent.on est bien dans l´action,tout est magnifiquement décris et puis je suis d´accord avec sur le fait qu´il fallait bien expiquer ce qu´était la guilde.ET puis toute façon on retombe dans l´action des que sa reprend,sa casse pas énormément le rythme.
Excellente continuation, bon courage pour la suite et puis euh....fait nous des chapitres toujours aussi bien
a moins que t´arrive a faire mieux mais sa va etre dur^^
voili,voilou
je te souhaite une excellente suite^^
ah oui, tu devrais présenter ton histoire a une maison d´édition ^^
Juste un truc, j´ai pas encore lu ton chap, mais ne fais pas mourir quelqun dans els prochains, je serais obligé de pleurer...
Dans la nuance bien sûr ! !!
Vivement la suite ( je sais maintenant ce que c´est de devoir pondre ses chapitres régulièrement sous la pression de la foule en délire, alors on ne dira rien pour le retard^^)
Bon, j´ai des partiels qui arrivent, et donc, les révisions qui précédent. Le chapitre ne sera donc entamé qu´à partir de début février ( puisque j´ai trois semaines de vacances
) .
![]()
Hop, je me permets de remonter cette petitze fic pour annoncer que le chapitre 17 est écrit et n´attend plus que vous. ![]()
Ben donne nous son adresse . ..
Et bien mais poste-le, bon sang é_è
Hé ho, non mais enfin, je le poste si je veux d´abord ![]()
Chapitre 17 : Etat de Siège
Vince finit enfin par atteindre le parvis des marches du palais d’Erkkan. Essoufflé et terriblement inquiet, il reprit son souffle avant de lever les yeux vers Khlaine dont l’expression n’avait pas changé.
- Votre Majesté, une armée arrive par le massif…
- Je sais Vince, mais ne panique pas, le temps qu’ils franchissent le massif, nous avons le temps de nous préparer à nous défendre, répondit le roi. Enfin, ils ne franchiront pas le massif, fit-il.
Un trio de soldats nains débarqua alors sur le parvis du palais. Tous étaient vêtus de la même manière, une veste marron, alliée à un bas, laissant les jambes à nu en dessous des genoux, vert. L’écusson cousu sur leur veste représentant les armes de la Sentinelle, faction de l’armée dragariannane chargée de monter les gardes aux abords de la cité et autres guets. L’un d’entre eux pris la parole.
- Maître, une flotte de navires arrive sur les côtes du pays. Une centaine de navire, ils ont dressé un pavillon noir. Des soldats, tous noirs, et des monstres sont sur les ponts, prêts à être débarqués !
L’expression du visage de Khlaine changea alors. De la gravité, il passa à une pseudo panique. Il regarda alors Vince :
- Finalement, nous n’avons peut-être pas autant de temps que ça, ironisa-t-il. Vous trois, repartez sur les remparts de la côte, et attendez les ordres. Prévenez l’amiral Kiros et dites-lui de se rendre au palais. Mais surtout, ne tentez rien contre cette flotte et laissez-la approcher. Vince, suis-moi à l’intérieur.
Les trois sentinelles grimpèrent dans leur voiture et repartirent vers les côtes. Les deux dirigeants gravirent quant à eux les marches pour entrer dans le palais. Débouchant sur un long couloir carrelé au sol, et dont le plafond était le siège de dizaines de lustres de cristal, Khlaine et Vince se dirigèrent vers l’extrémité de ce couloir, les pas de leurs bottes claquant sur la céramique du sol. Arrivés à hauteur de la majestueuse double porte ouverte, en bois doré qui terminait le corridor, perchée au sommet de trois petites marches, les deux nains pénétrèrent dans ce qui s’afficha rapidement comme la salle du trône. Bien qu’aucun trône, justement, n’ornait la pièce, la pièce en avait conservé le nom. Khlaine avait depuis longtemps laissé tombé toutes ces marques de titre royal auquel il avait droit, et se contentait de gouverner, à la tête d’un gouvernement nain qu’il voulait aussi efficace que possible. Entrant dans la salle, il dirigea son regard vers un autre bureau, ouvert sur le sien par une autre double porte, plus modeste celle-ci. A l’intérieur, un nain se tenait debout devant la fenêtre. Un long manteau vert traînait sur le sol de la salle. De dos, on ne pouvait apercevoir grand-chose de l’individu.
- Amiral Kiros, que faites-vous là ? hurla Khlaine, nullement surpris de voir ici celui qu’il venait de demander. Le souverain s’assied dans son fauteuil de velours, devant son bureau.
L’amiral ne présenta aucun signe de surprise devant le hurlement de Khlaine. Doucement, ilse retourna, dévoilant un visage fin. Les poils bruns qui le recouvraient étaient parfaitement lisses, laissant voir deux yeux d’un vert éclatant. Il ne faisait pas plus d’une vingtaine d’années, vingt-cinq tout au plus. Le couvre-chef, vert également, symbolique de la marine naine fièrement affiché, il arborait également un ceinturon, marron, auquel était attaché un fourreau de cuir. Les deux mains gantées de vert, toujours, du jeune amiral se détachèrent l’une de l’autre dans son dos.
Ilse dirigea vers ses deux supérieurs. Khlaine s’adressa alors, s’appuyant sur son bureau.
- Vous avez fait vite, sourit-il.
- Je vous demande pardon ?
- Il n’y a pas cinq minutes que je viens de demander à trois de vos nains de vous envoyer ici, et vous êtes déjà là. Vous êtes un rapide, sourit-il une nouvelle fois.
- Pas vraiment, je n’ai pas vu ces nains. Les côtes du Dragaria vont bientôt être assaillies par des troupes noires. Alors je suis venu ici pour vous en parler. Simplement.
- Bref, se ravisa Khlaine. Comme vous l’avez dit, nous sommes attaqués. La peuple ne le sait pas encore, mais il ne va tarder à être au courant, ne serait-ce que par les habitants des côtes, sachant que la Massif de Pondérite est lui aussi approché par cette armée.
- L’Armée Noire … souffla Vince.
- Pardon ? interpella Kiros.
- Tu crois vraiment qu’il s’agit de cette armée ? Serait-elle libre ? questionna Khlaine.
- Il est dit aux dernières nouvelles qu’un combat aurait eu lieu sur la Route des Nomades, entre des guerriers entièrement noirs et des chevaliers d’Opale.
A ce moment précis, un messager entra précipitamment dans la salle, ni Khlaine, ni ses interlocuteurs ne remarquèrent que ce nain n’avait ni demandé l’autorisation d’entrer, ni même frappé à la porte, comme il était de coutume. Seul la gravité du visage de ce nouvel arrivant interpella les trois gradés. Essoufflé, le concerné articula :
- Votre Majesté, nous avons trouvé ceci sur le corps de ce malheureux, adressa-t-il à Vince, en lui tendant une missive, estampillée du sceau de la ville d’Opale.
Le chancelier saisit cette feuille, tout en dirigeant le messager vers un fauteuil, afin que ce dernier puisse se reposer. Il lut.
« Cid, Maire d’Opale, assigné de son pouvoir par Meirim, Directeur du Lycée et Général des Forces Des Chevaliers d’Opale, déclare par cette missive, l’état de siège des communautés tierrannes. L’Armée Noire, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, est désormais libre. Le Dôme, malgré la surveillance de l’Armée de Terre de la coalition tierranne, en poste sur le Grand Protectorat, a été identifié comme mort par les instances de surveillance. Plusieurs conflits ont déjà eu lieu en ces armées et les forces de notre communauté. Le Grand Protectorat n’est plus. Une équipe mandatée par le Haut Commandement d’Opale, représenté par Le Général Meirim et moi-même, de retour de mission de reconnaissance, assure de la libération de l’Armée Noire, et assoie l’hypothèse d’attaques des grandes citées de notre planète. Messieurs les dirigeants, membres du Haut Conseil de Sécurité de Magdalania, il en va de la sécurité de vos citoyens que vos villes soient immédiatement mise sous commandement militaire, et entre en état de siège.
La présente lettre a été remise, par certificat des appositions des armes d’Opale, aux cités de Dragaria, Verlandier, Saola, Vulcania, Trlo, et Fantasia, ainsi qu’à la Communauté du Shinorino, et à l’Assemblée d’Atlentis.
Signé, Cid, Maire d’Opale, Meirim, Général en Chef de la Chevalerie d’Opale. »
Les regards se figèrent. Khlaine, Vince et Kyros se regardèrent durant de longues secondes. Ce ne fut que lorsque Khlaine se leva de son fauteuil pour se diriger vers une armoire, que ce pesant silence mourut. Un regain de force pour un trio hébété.
La place du palais explosa. De violentes secousses secouèrent le palais, projetant ses occupants au sol. Les pavés de la rue, désormais détruite retombaient sur le sol. Une épaisse couche de poussière noyait les environs. Alors que les passants recouvraient leurs esprits, on peut enfin apercevoir ce qui venait de chuter sur cette place ravagée. Une énorme boule. Recouverte d’écailles vertes, immobile, parfaitement sphérique, se tenait dans une cratère, entouré de cadavres rocheux, qui servaient quelques secondes auparavant de pavés à la rue. Paniqués, les moins téméraires des témoins de la scène s’enfuirent, s’engouffrant dans les rues bruyantes. Quelques uns dégainèrent tout de même leurs épées et autres armes à feu, en s’approchant doucement de ce cheval de Troie visiblement reptilien. Cette boule ne donnait toujours pas signe de vie.
Remis de leurs émotions, Khlaine, Vince et Kyros accoururent au dehors. Alors que l’un des courageux curieux se tenait à quelques mètres du projectile immobile, ce dernier dévoila un œil, sur le côté. Rouge sang. Une pupille entièrement rouge s’ouvrit sur les marches du palais. Terrifiés, les badauds, quelques secondes auparavant fièrement armés, s’en retrouvaient à présent à reculer de cette mystérieuse bête. Alors que l’on ne savait même pas de il s’agissait, une seconde salve de ce même amas d’écailles arrivaient sur la place, sifflante, par voie aérienne.
*
Allongé dans son lit, Patrick contemplait le plafond de sa chambre. Un fin lambris le recouvrait. Une lampe, sobre, éteinte, trônait en son centre. Les étaient entrouverts, laissant ainsi pénétrer un mince filet de lumière dans la chambre. Se passant la main sur sa cicatrice, à l’épaule, il pensait.
« Pourquoi est-ce Diablo a-t-il réussit à prendre la fuite ? Jamais un de mes adversaires n’avait réussit à m’échapper. Et il m’a blessé qui plus est. Nous sommes capables d’anéantir le bâtiment central du protectorat, de laminer tout un bataillon de soldats noirs, d’invoquer des chimères, mais pas d’éliminer ce général … Et cette sensation de déjà vu chez lui … »
On frappa à la porte. Patrick sortir de ses pensées, tourna la tête vers son radio-réveil. Neuf heures du matin.
« De toute manière, j’ai fini ma nuit » pensa-t-il.
Il se leva donc, et, se dirigea vers la fenêtre, avec l’intention de mettre un fin à cette obscurité ambiante, et, accessoirement à cette odeur, que Meirim se plaisait à qualifier d’un cinglant « ça sent le fennec ici ». Arrivé à la fenêtre, il l’ouvrit. On frappa une seconde fois à la porte. Les volets ouverts, le chevalier d’argent répondit.
- Oui.
Ce fut El Indyo, suivit par Hanjy et Ryle qui entrèrent. Ils n’avaient pas l’air d’avoir envie de plaisanter, au vu de l’expression qui se dessinait sur leur visage. Ce fut El Indyo qui entama le conversation, qui visiblement, intéressait les trois camarades. Aussi direct que possible.
- Patrick, ce n’est pas ton vrai nom ?
L’intéressé se trouva interloqué par cette question. Mais lorsqu’il vit ses trois frères d’arme s’asseoir sur le lit, il su qu’il ne pouvait échapper à la réponse qu’ils attendaient.
- Comment le savez-vous ?
- C’est Ryle qui s’en est aperçu. Lorsque tu te battais contre Diablo, tu as perdu un médaillon qu’il t’a ensuite rendu.
Patrick lança un regard vers Ryle, puis vers sa table de nuit sur laquelle reposaient son opale, et son pendentif, auquel était attaché un médaillon. Effectivement, il se souvint alors avoir remercié Ryle dans le Pandémonium, lors de leur retour vers Opale.
- Oui, en effet. Et tu as regardé derrière, n’est-ce pas ? adressa-t-il au général.
- Il est écrit Capelle, fils de Trlo derrière ce médaillon, répondit ce dernier.
Patrick resta un moment silencieux. Il se dirigea vers la fenêtre, et s’appuya contre le rebord.
- Je suis originaire de Trlo. Un village nordique situé derrière la Grande Barrière de Vent au nord de Tierra. Je ne suis pas né à Opale, comme l’indique mon état-civil. Je ne suis opalien. A l’époque oùje vivais dans ce village, il était soumis à la loi d’un homme. Viracocha qu’il se faisait appelé. Ilétait à la tête d’une troupe de mercenaires surentraînés qui vivaient dans les forêts du pays. Régulièrement, ils se servaient de Trlo comme d’un grenier. Ils se servaient. Comme ils le voulaient. Personne n’était en mesure de les arrêter. Alors ils continuaient. Encore et encore. Un jour, le maire de la ville se décida à envoyer quelqu’un à Opale, chercher des renforts. Mais à cette époque, il était trop dangereux de traverser la Grande Barrière de Vent du sud vers le nord. Les vents ascendants étaient bien trop puissants. On ne pouvait franchir cette barrière que vers le sud. Seulement, nous n’avions pas le choix, on a donc choisi quelqu’un pour quitter le village et se rendre en Centra, à Opale.
Patrick cessa un moment de parler, comme pour juguler le flot de souvenirs qui remontait en lui. Après deux grosses minutes de silence, Hanjy brisa le lourd silence.
- Toi, n’est-ce pas ?
- Oui, reprit le chevalier d’argent. J’avais treize ans, lorsque je suis monté dans ce bateau, qui venait du continent une fois par an, lorsque les vents étaient les moins forts. Seul. On ne pouvait pas envoyer un adulte. Viracocha et ses hommes s’en serait aperçu trop rapidement.
Les trois camarades écoutaient. Jamais ils n’auraient imaginé que ce secret était générateur d’une telle histoire. Patrick continua.
- Je suis finalement arrivé à Opale. Seul. J’ai fini par trouver comment demander de l’aide aux chevaliers. Enfin, j’avais réussi à mobiliser un petit groupe de chevaliers d’Opale, les plus puissants guerriers, les seuls à pouvoir éliminer Viracocha. Mais il y avait cette maudite barrière de vent. Nous avons mis trois jours à la traverser, une accalmie inespérée et nous sommes passés, alors que j’avais mis deux heures avec ce bateau pour descendre les courants. On a fini par arriver à Trlo, mais là …
Les doigts serraient si forts le rebord de la fenêtre que ce dernier explosa sous la pression.
- … Le massacre. Viracocha avait eu vent de mon départ, et il massacra toute la ville. Un millier d’habitants morts en trois jours. Des animaux ! hurla-t-il, tombant à genoux sur la moquette de sa chambre, les mains ensanglantées. Personne, il ne restait personne. Evidemment, Viracocha et ses hommes avaient disparu. Les chevaliers rentrèrent alors à Opale, montrant un semblant de compassion pour un gamin comme moi, qui n’avait alors pas eu d’autres choix de les accompagner. A Opale, j’ai été placé en orphelinat. Pendant un an, je pensais au visage de ce monstre toutes les nuits. A quatorze, age légal, j’ai décidé de devenir chevalier d’Opale. A l’époque, un seul but, devenir chevalier et partir à la recherche de Viracocha pour l’entendre hurler. Je ne savais même ce qu’il était devenu mais je ne voulais qu’une seule chose, sa mort … et me voilà six ans plus tard, à vous raconter ma vie, intronisé chevalier d’argent, face à une armée que personne n’a jamais réussi à éliminer, qui débarque après mille ans de sommeil forcé… Une vie pathétique, soupira-t-il.
Hanjy, Ryle, et El Indyo restaient muets. Choqués par ce qu’ils venaient de faire. Eux qui croyait à un simple caprice de changement de nom, eux qui étaient venus là en faisant semblant d’être furieux d’un tel secret. Alors qu’à la base, cela ne les regardait même pas. Les voilà confidents d’une enfance traumatisée. Aucun d’eux ne voulait prendre la parole.
- Enfin voilà pourquoi j’ai perdu ce nom de Capelle, qui est, en réalité mon vrai nom, mais j’ai voulu changer, je ne sais même plus pourquoi aujourd’hui, peut-être pour éviter d’être retrouvé par quelqu’un qui me voulait je ne sais quel mal.
« Viracocha, encore lui … » pensa El Indyo, dont le regard se perdit dans le vide, comme, a lui aussi, de vieux et douloureux souvenirs se présentaient après des années de sommeil.
- Je suis … désolé … esquiva Ryle.
- Non, ça va faire trois ans que je vis sans y penser chaque minute de ma vie. Je crois que ce grade de Chevalier d’Argent m’a fait du bien en fait. J’ai, comme on pourrait dire, exorcisé mes démons. D’ailleurs, Capelle, ça sonne plutôt bien, vous ne trouvez pas ? interrogea le bi-nommé.
Les trois camarades se contentèrent d’un sourire.