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Les Chevaliers d'Opale - Fiction

El_Indyo
El_Indyo
Niveau 9
01 janvier 2005 à 21:38:26

1500 messages, c´est beau.

Allez, courage Capelle, on est tous avec toi ! !!

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:06:21

C´est excellent! J´ai trouvé le chapitre long mais en fin de compte j´aurais voulu qu´il ne s´arrête jamais! Ca se termine sur une péripétie excellente : qui eut cru que ce vieux Parkko, sage et sénile, humble et pervers, pouvait invoquer Bahamut? :sarcastic:
Non, sérieusement, délivre-nous vite la suite, je t´en supplie :hap:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:12:04

Bon, je vais voir ce que je peux faire ^^

Mais voilà une description très intéressante de Parkko :p)

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:41:04

Oui, tout ce que je fais est intéressant :cool:

Et je t´en prie fais le maximum... Si ce n´est aps pour toi, au moins pour les autres :-d

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:48:44

Bon, les jeunes, après recomptage, voilà 10 pages Word sur votre topic préféré, préparez le café, je balance.

PS : Les fautes d´orthographe, voire de frappes, peuvent avoir parasité le texte par endroit. Le temps ayant manqué à l´auteur, obnubilé par un soucis de satisfaction de ses lecteurs & lectrices n´a pas relu avec précision son travail, et s´en excuse par avance à ceux ou celles que cela pourraient choquer.

:) Prochain message :d) La fic :)

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:50:47

Arf ya deja la fic de L´Indien qui est pas mal longue plus la tienne :fou:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:52:32

Merde , je me suis planté.
La fic commence ici, laissez moi 2 minutes :)

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:53:31

Chapitre 16 : Remparts

L’air résonnait dans un bruit de plus en plus strident. L’énergie que dégageait la gueule de Bahamut semblait ne plus tenir dans un espace aussi restreint. Toute la masse de monstres et de soldats qui foulait alors le sol de la plaine du Verlandier restait presque figée par la surprise de voir cette légendaire chimère prête à lancer la plus dévastatrice des attaques. Seulement, cette masse était telle que les dizaines d’hectares de la plaine, ne restaient quasiment aucune surface visible. Alors à son paroxysme, la puissance du dragon chimérique fut libérée. Trois gigantesques sphères d’énergie teintées de bleu prirent leur départ de la gueule fumante de la chimère. Tels des météores, elles allèrent s’abattre, méticuleusement, sur des points que l’on aurait dit névralgique du terrible bataillon qui pressait encore les remparts de la cité. Touchant le sol déjà souillé, l’énergie se dissipa violemment dans une explosion terrible qui pulvérisa littéralement ce qui se trouvait sous le point d’impact. Une formation entraînée et vouée à la destruction de quelques centaines de démons frappés du N symbolique fut ainsi désintégrée par la première des ces trois comètes sifflantes. La seconde s’abattit aux pieds de deux diplodocus, terrible saurien que tout fana militaire s’efforcerait d’éliminer avant que les tonnes de chairs apprivoisées ne s’abattent sur eux. La troisième, d’une puissance absolument équivalente, comme si une loi physique semblait avoir régi la quantité d’énergie contenue dans ces trois amas, alla s’écraser sur les collines qui délimitaient la plaine dans laquelle s’engouffrait encore et encore cette armée dont l’effectif destructeur ne semblait pas avoir de fin. Chirurgicale, les frappes se suivirent d’une déflagration titanesque. Les trois ondes se rejoignirent à une vitesse époustouflante, éradiquant toute vie qui se trouvait dans son domaine d’extension. A peine cette première vague d’attaque commençait-elle à se dissiper que Bahamut avait déjà concentré une dernière sphère, dont la taille équivalait aux trois autres salves, respectant toujours cette fictive loi en terme de quantité énergétique. Moment que choisi les amas rescapés de généraux et autres chefs militaires de l’Armée Noire pour lancer une offensive sur la chimère. Dressant de grands canons vers Bahamut, les gradés signalèrent à leurs hommes de continuer le siège des remparts de la Cité du Verlandier. Les bataillons, bien qu’éparpillés dans la plaine, suivirent leurs ordres et entamèrent de nouveau cette marche lourde et régulière qui les menait vers les murailles trolles. Bahamut continuait, avec toujours plus de difficulté à contenir l’amas bleuté au sein de sa gueule fumante, tremblant de tout son corps cuirassé. Sur les remparts, l’offensive des revenants squelettiques s’amplifiait encore. Désormais accompagnés de quelques zombies, eux aussi revenus d’entre les morts par quelques pouvoirs nécromanciens, ils faisaient toujours plus de victimes. D’autant plus que les ordres de Zack et Razzalo qui suggéraient aux gardiens de trancher les cordes ou de pousser les échelles qui permettaient aux Os de grimper sur la muraille ne suffisaient plus. En effet, comme dans toute légende, les zombies et autres mort-vivants développaient une force physique bien plus importante que lorsqu’ils étaient encore faits de chair vivante. Un simple bond de quelques dizaines de mètres de haut suffisait donc à ces créatures déjà mortes pour rejoindre la bataille sanglante qu’amplifier les assauts de l’Armée Noire.

Mais, alors que les trolls reprenaient enfin la maîtrise de la situation sur leurs hauteurs, un mouvement de masse se fit dans la plaine. Un cri sortit alors de la ville, au pied des murailles sur lesquelles se tenaient Parkko et son armée.

« Les remparts nord sont attaqués ! »

Ce que craignait Parkko était arrivé. Telle une malédiction, cette attaque sur deux flancs mettait les trolls dans une bien mauvaise posture. Malgré la résistance des trolls sur les remparts est, les effectifs de leur armée étaient malheureusement trop réduits pour mener une riposte sur deux flancs. Une troupe importante de trolls avaient en effet quitté la cité avant le départ de Parkko pour Opale, en direction de la forêt du Verlandier. Voilà donc les trolls en infériorité numérique face à une armée déterminée et sans pitié.

- Père, on nous attaque au nord ! Il faut défendre les remparts là-bas aussi ! appela Zack.
- Je sais, mais nous ne sommes pas assez. Prends donc quelques gardiens avec toi et rejoins ceux qui sont déjà sur ces remparts. Nous allons nous débarrasser d’eux ici, puis nous vous rejoindrons. Si ils entrent dans la cité, nous sommes perdus, Zack. Il faut tenir !

Le prince acquiesça de la tête et se retourna en direction des postes de gardes les plus en avant, ceux qui supportaient les premières défenses de la muraille mais aussi les premières attaques. Il appela les soldats trolls qui tenaient ces bastions. Aucun ne négligea l’appel de leur chef, d’autant plus que tous savaient que les postes qu’ils tenaient depuis le début de l’offensive allaient bientôt céder sous la pression. Regroupés, ils descendirent rapidement les marches qui menaient des remparts dans la cité. Les plus agiles se permettaient même de sauter directement sur les pavés depuis les premières marches. Une fois au pied des poteaux longeant les murailles, ils se précipitèrent vers le nord. Au passage, Zack vérifia les fortifications de la Porte Est qui subissait la pression des opposants depuis le début de la bataille. Rassurés de voir que n’avait bougé, nouvelle preuve du formidable talent architecte troll, il prit les devants du maigre bataillon et parti vers le nord de la cité. Quelques kilomètres séparaient tout de même les portes Est et Nord de la ville. Il leur fallait donc trouver un moyen de rejoindre les remparts nord le plus vite possible. Aussitôt après avoir essayer de trouver un moyen de se déplacer rapidement, Zack trouva la réponse à sa question. Non pas en y pensant, mais en la voyant. Devant lui, au bout de l’une des rues sur lesquelles débouchait la place, une écurie. Déjà, les cris affolés des animaux qui y étaient enfermés parvenaient aux oreilles des vaillants soldats.

Lourdement, les pas réguliers et lents des Golems oppressaient les trop peu nombreux gardiens des remparts nord. Des centaines de monstres de roches, impassibles, suivaient tous le même objectif. Atteindre et abattre la muraille qui leur faisait face. Très peu de soldats noirs accompagnaient cette armée de créatures. Les quelques sombres individus que l’on pouvait distinguer dans cette masse teintée à la fois de gris et de marron, couleur des roches qui composaient ces golems, se contentaient d’haranguer cette foule rocailleuse. Agacés par ces cris voués à la destruction, les archers trolls qui jalonnaient les remparts se mirent alors en position de tir, plaçant leurs arcs entre deux créneaux. Déjà, quelques gradés de la garde du Verlandier avaient pris le commandement de la défense de ces murs. Le cri harangueur qui s’échappa ensuite de la plaine fut suivit d’une large salve de flèches. Les deux dizaines d’archers qui les décochaient se servaient dans les carquois aussi vite qu’ils tiraient leurs projectiles. Même les femmes et les enfants prenaient part à la bataille, fixant roches et autres lourds objets sur les monte-charges qui faisaient d’incessants aller – retours entre le pied et le sommet de la muraille. D’autre jeune troll usait de leur puissance pour approchait les catapultes stockées dans les entrepôts qui servaient habituellement à stocker les marchandises, la Porte Nord faisant en réalité office de porte commerciale de la cité. Evidemment, les flèches de bois qui retombaient, sifflantes, dans la plaine, se brisait sur les golems, mais trois salves suffirent à abattre les soldats noirs qui recevaient ces mortelles pointes de métal de plein fouet. Les cadavres furent rapidement piétinés par les monstres, qui se rapprochaient de plus en plus des remparts. Le moment parut donc opportun aux leaders de la défense pour charger les catapultes placées contre la muraille. De lourds rochers furent donc placés dans le bol de chacune des appareils. Tendues, les cordes qui retenaient ces roches furent alors lâchées par les jeune trolls qui le tenaient de toute force. Un claquement s’en suivit, puis les rochers de plusieurs centaines de kilos s’envolèrent par-dessus les murailles. Ils finirent par s’écraser sur l’armée de golems, quelques dizaines de mètres plus bas. Plusieurs de ces créatures se virent ainsi arrachés bras et jambes. D’autres furent également détruits par l’impact de ces masses brutes. Devant l’efficacité de l’attaque, les défenseurs se décidèrent à la réitérer.

Des hennissements parcouraient les rues de la cité. Zack et ses hommes étaient ballottés par les chocs irréguliers des roues de leur charrue sur les pavés de la voie. Devant eux, trois chevaux étaient attelés et filaient droit vers la Porte Nord à une vitesse que les trolls n’espéraient pas. Rapidement, ils s’engagèrent sur la Place de la Tour qu’ils traversèrent rapidement. De la rue dans laquelle la charrue s’engouffra, ils purent enfin apercevoir la muraille, ainsi que leurs frères d’arme, et les roches qui fusaient dans l’air. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques dizaines de mètres des murs. Un pan de roches vint s’écraser devant eux. Pris de panique, les trois chevaux se renversèrent, entraînant leur charge avec eux. Zack et ses hommes se retrouvèrent à terre et virent les trois animaux fuirent dans tous les sens. Ils finirent par rejoindre la muraille. Une fois au sommet, ils furent accueillis en sauveur par le bataillon qui fêta leur arrivée par une énième salve de rochers. Dans la plaine, des tonnes de roches jalonnaient le sol, témoins des dégâts des catapultes. Malheureusement, la puissance des machines envoyaient les projectiles trop loin pour abattre les golems les plus dangereux, ceux qui commençaient déjà à gravir les remparts. Zack entra alors dans la bataille, déléguant les premiers ordres auxquels s’empressèrent d’obéir les trolls. Ainsi furent amenés par les monte-charges quelques rochers, puis hissés dans un cri collectif entre les créneaux, ils furent finalement balancés le long de la muraille, entraînant dans leur chute programmée quelques golems gravissant les murs, pour finir par s’écraser aux pieds de ces derniers, dans un bruyant fracas. Cependant, la cadence à laquelle les golems entamaient la dangereuse, au point de vu troll, ascension étant plus importante que celle à laquelle chutait les roches, l’affrontement tant redouté au corps à corps était imminent.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:55:56

Sur les remparts est, une nouvelle menace se profilait encore. Bahamut venait d’abattre son Ouroboros dans la plaine, provoquant des dégâts plus que restreints. Les canons adverses avaient en effet, au grand dam de la colonie trolle, frappés l’Ouroboros de la chimère suite à son lancer, provoquant alors une explosion titanesque dans les airs, soufflant même, le temps de quelques instants, l’importante masse de la chimère. Cette dernière était à présent au centre de la plaine, écrasant de sa puissance les quelques monstres qui tentaient de l’abattre. Une démonstration de puissance que Parkko ne pouvait s’empêcher de savourer. Alors que le légendaire dragon était aux prises avec un bataillon de squelettes aussi imposants que lui, un tricératops chargea. Sentant la menace, Bahamut esquiva avec une rapidité que sa masse ne pouvait permettre de soupçonner les coups d’épée de ses opposants. Ses yeux rouges scintillèrent, et de sa gueule jaillit une nouvelle gerbe d’énergie, désintégrant littéralement tout ce qui s’opposait à lui. Derrière, la charge furieuse du saurien se rapprochait rapidement. La chimère se retourna. Faisant face à son nouvel adversaire, il en saisit les cornes au moment de l’impact prévu, tout en décollant du sol, en évitant ainsi le recul. Tenant solidement le dinosaure de plusieurs tonnes, Bahamut s’envola en direction des remparts, poussant un cri rageur. Arrivé à la muraille, il la longea, ses ailes déployées de toute son envergure, et lâcha sa prise, qui alla s’écraser sur l’importance masse de revenants qui s’affairaient à tenter de rejoindre le sommet. La puissance avec laquelle la chimère lança sa malheureuse victime balaya le bataillon sur plusieurs mètres. Plus imposant et invincible que jamais, Bahamut se posa sur les remparts, dominant de son imposante stature la plaine. Cette fois-ci, ce furent les cieux qui se mirent à attaquer, comme si tous les éléments s’acharnaient à faire tomber la fière cité trolle. Derrière les collines, au fond de la plaine, s’éleva un nuage de créatures, battant des ailes et se précipitant, hurlantes, vers la cité. Les remparts ne seraient plus suffisants pour contenir les assauts désormais aériens de l’Armée Noire.

Une fois encore, les archers prirent position sur les remparts est. Parkko, plus leader que jamais, s’attachaient à donner tout l’espoir qu’il pouvait à ses soldats, déjà durement touchés par les multiples attaques que les bataillons belliqueux adverses ne cessaient de mener, mais encore et toujours décidés à défendre la cité. Lorsque enfin le menaçant essaim pu être observé dans sa totalité, les premières flèches furent décochées. D’abord nues, les pointes des projectiles de bois ne firent que peu de dégâts dans les rangs aériens ennemis. La flotte monstrueuse que se dirigeait vers les remparts comportait en effet quelques imposantes créatures que les pics de métal n’endommageaient aucunement. Une jeune trolle, jusque là spectatrice de la scène prit Parkko à parti, après avoir déjouée l’attention bienveillante de ses parents, pour finalement grimper les marches qui conduisaient vers le dirigeant troll.

- Maître, il faut utiliser la magie. J’ai identifié les monstres que se trouvent là-dedans, et je sais également quel type de magie utiliser.
- Mon enfant, les mages que nous avons ici sont beaucoup trop loin pour atteindre nos adversaires, répondit sagement Parkko, qui malgré le fait que tous, y compris cette jeune enfant, s’était bien rendu compte de la menace qui pesait sur eux, s’efforçaient d’adopter un ton rassurant.
- Alors, nous n’avons qu’à attendre qu’ils se rapprochent.
- Ce serait trop dangereux. Si nous devions échouer, ce serait irréversible.

L’enfant fixa Parkko dans les yeux puis se résigna, avant de s’en retourner vers les marches, au bas desquelles l’attendait sa mère inquiète. Parkko resta immobile quelques secondes, comme si une idée semblait vouloir émerger dans son esprit, sans pour autant y parvenir. Soudain, il se redressa et interpella la fillette.

- Attends ! Reviens !

L’enfant fit demi-tour et rejoint le mage troll. Ce dernier se tourna vers les mages, qui commençaient déjà à se concentrer afin d’accueillir leurs nouveaux adversaires de leurs sorts les plus puissants. Devant eux, Bahamut attendait, le regard posé sur son maître. Parkko ne lui donnait cependant aucun ordre, conscient, même si la créature ne le laissait pas apparaître, de la fatigue que ressentait sa chimère, et qui lui vaudrait sans aucun doute d’être vaincu par l’imposant effectif de montres, toujours hurlant et volant.

- Mages ! Ensorcelez les pointes des archers ! Offrez donc les sorts que je vais vous énoncez !

Sur ces mots, les mages se rapprochèrent des archers, qui pointaient de nouveaux leurs flèches nue en direction du nuage, de plus en plus proche. Comme une communion, ces trolls, fiers soldats, commencèrent à scintiller, témoin d’une puissance magique qu’ils allaient enfin déchaîner.

Parkko regarda la fillette.

- Donne moi les noms de ces créatures et les sorts à utiliser, lui sourit-il.

Excitée à l’idée de pouvoir appliquer son savoir à une telle cause, la jeune trolle se rapprocha du bord des remparts, là où l’acharnement des revenants semblait enfin s’être calmé, laissant un répit aux soldats, qui comptaient déjà leurs victimes, tout en en maîtrisant du mieux qu’il pouvait les restes de monstres qui tentaient encore de rentrer dans la ville, où encore d’atteindre de leur fureur meurtrière le groupe de mages et d’archers, qu’ils avaient déjà identifier comme une menace pour eux. Là encore la solidarité trolle s’éveilla comme jamais. Gardiens et soldats se postèrent en barrière, protégeant de leurs corps et leur force leurs frères d’armes, parés à frapper cette armée de leur puissance combinée.

Comme une véritable encyclopédie de bestiaire, l’enfant identifier noms et faiblesses de chaque groupe d’ennemie. Aussitôt relayée par Parkko, vociférant ses ordres aux mages. Dans un ballet de couleur et de bruits d’incantations, les flèches prirent leurs teintes magiques. Feu, glace, tonnerre, tous les éléments primaires se rejoignaient sur les remparts. Dans la plaine, alors que les monstres reprenaient encore de l’entrain, oppressant les remparts d’une nouvelle fureur, un cor lâcha un cri vers les remparts nord. Un bruit de cor que connaissait Parkko, dont le visage s’illumina enfin, comme si une délivrance semblait arriver dans le Verlandier. Serein comme jamais, il lâcha enfin l’ordre que tous attendaient.

« Tirez ! »

Un cri de combat, comme un boléro à l’espoir atteignit les remparts nord. Les troupes trolles qui défendaient ces murs, enchaînant roches catapultées et lourds combats contre les quelques golems qui atteignaient le sommet de ces remparts menacés, furent pris d’un entrain qui valut aux trois golems déchaînés, auteurs de destructions de plus en plus graves sur les remparts, d’être violemment assénés de frappes d’armes diverses. Haches, épées, massues, lances, marteaux et autres violentes poussées de la part des plus fièrement bâtis des trolls, finirent par faire chuter les monstres de pierre. Deux finirent leur course sur leurs frères de roches aux pieds de la muraille, le dernier fut entièrement démantelé par la furie des défenseurs, menée d’une main de maître par Zack. A l’entrée de la forêt, orée dévastée par l’attaque des golems, apparurent, hurlant, armes en l’air, tournoyante, prête à s’abattre sur leurs adversaires, un groupe de troll de la Cité du Verlandier. Bien que peu nombreux, ils étaient accompagnés de leurs cousins. Autre espèce de troll, vivant dans la Forêt du Verlandier, les Trolls des Forêts avaient répondu à la menace dont était victime leurs voisins. Plus imposants, et bien plus guerriers, les trolls des forêts arpentaient la plaine aussi rapidement que leurs jambes le leur permettaient. Leurs poils roux, donc plus clairs que la fourrure marron de leurs cousins, étaient recouverts de manteau de fourrure, sur lesquels étaient cousus un écusson, représentant un marteau, croisé d’un arbre, armes trolles par excellence, que les trolls de la cité avaient finalement omis de préservé, chose que leur voisins ne firent pas. Ainsi fièrement marqués, les milliers de Forestiers, comme il était également de coutume de les nommer, suivirent leurs alliés fraternels dans les méandres de la lutte, au cœur de la plaine. Les golems, surpris par cette attaque de dos, étaient pris au piège. Mais bien que leur sens tactique était très réduit, celui de survie était extrêmement développé. S’en suivit ainsi une séparation de l’armée en deux parties. Cependant, la rapidité avec laquelle les trolls s’abattirent sur eux rendit la manœuvre inutile. La violence de la rencontre entre les colosses de pierre, durement armés de leurs trois mètres de hauteur et les trolls des forêts, violent comme aucun peuple ne l’est en période bataille fut chaotique. Les craquements de pierre et d’os, accompagnés des bris de lame et autres matériaux d’armes emplirent la plaine, toujours couverte de hurlements guerriers.

La mêlée fut alors déchirée par une lame de glace. Un mur, taillé en pics irréguliers de plusieurs mètres de hauteurs éclata tous les golems se trouvant sur son passage, évitant tous les trolls qui s’y trouvaient également. La gigantesque gerbe termina sa course sur la muraille des remparts, se fixant sur ses pierres, traçant ainsi un éphémère passage au sein de la bataille. Quatre trolls de la cité s’y engagèrent vivement. Comme poussés par une force invisible, ils se déplaçaient avec une vitesse remarquable, protégés comme il semblait prévu, par leur compagnons guerriers. A peine eurent-ils atteints la muraille qu’un monte-charge descendit vers eux. Seulement, derrière les quatre trolls chargeait un golem, exultant de fureur, visiblement prêt au massacre. Calmement, l’un d’entre eux lui fit face. Il sortit de sa cape qui l’entourait une main gantée, sur le dos duquel était cousu un triangle d’or. Il la lança vers le ciel, provoquant alors la sortie du sol un pic de glace gigantesque. Pareil au mur de glace, le pic empala la destructrice créature de tout son long. Le troll rangea alors sa main sous sa cape. La gerbe de glace éclata, entraînant le colosse dans sa destruction, réservant au sol les quelques débris restants. Peu surpris d’une telle violence d’attaque, les quatre inconnus grimpèrent dans le monte-charge, et finirent par atteindre le haut des remparts. Zack aperçut alors à son tour les quatre individus. Il n’en fut pas moins surpris et heureux de les voir que ses compagnons.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:56:44

- Maîtres, vous voilà enfin, mon père est sur les remparts est, il a déjà invoqué Bahamut, mais la situation est critique, leur adressa-t-il gravement.
- Ne t’en fais pas, la guilde réunie, nous vaincrons. Tenez bon, toi et tes soldats, nous ferons en sorte que Bahamut vienne vous prêter main forte, jeune prince, lui répondit une voix lissée par l’âge et la sagesse.

Celui qui semblait donc être suffisamment respecté pour se faire appelé « maître » par le prince de son peuple respirait l’espoir et la force. La seule venue de ces quatre trolls, dissimulés sous leurs capes pourpres, capuches sur la tête, triangle d’or leur ornant les gants de velours, avait redonné espoir à la défense des remparts nord. Expression de ce regain de force des troupes, Zack fit face une nouvelle fois à la plaine, les yeux rivés sur ces monstres de roches, toujours aux prises avec l’armada de trolls des forêts, sortis de leurs bois protecteurs pour affronter ceux qui ne faisaient plus aucune distinction et portaient coups et attaques sur tout être tentant d’enrayer leur marche. Hurlant, la hache levée vers les cieux assombris :

- Mes amis, les maîtres mages sont de retour en Verlandier ! Montrons à cette armée que les trolls ne laisseront pas les ténèbres s’abattre sur leur peuple ! Archers, armez les catapultes ! Soldats, suivez-moi !

Dans une partition de cris à la gloire et au courage, les trolls se donnèrent une force qu’il croyait avoir perdu. Zack, plus déterminé que jamais, se précipita vers le bord des remparts. Il saisit une corde solidement tressée qu’il enroula autour du créneau de pierre à ses côtés puis se la fixa autour de la taille. S’adressant à ses soldats, sourire aux lèvres,

- Mes frères, voici le moment d’en finir avec ces golems, allons donc montrer à ces trolls des forêts que nous aussi, nous savons nous battre.

Sur ces mots, il se jeta dans le vide, descendant rapidement en rappel la muraille, assuré par la cordée qui le maintenait au dessus de la plaine dévastée. Foulant enfin le sol de ses pieds, il leva la tête vers le sommet des murs. Exultant, la troupe de gardiens fidèles à leur prince fit de même. Ce fut bientôt un groupe de trolls qui venaient de vouer leur vie à sauver celle de leur cité qui courait dans cette plaine hurlante, en direction de cette bataille sanglante, au sein de laquelle se jouait une partie de l’avenir du Verlandier.

Dans la ville, les quatre maîtres mages, comme les avait identifié le prince troll, filaient à travers les rues et les quelques ruines de foyers, victimes des lancers des golems. Se rapprochant toujours plus des remparts est, desquels la légion d’archer et de mages faisait pleuvoir quelque sorcellerie sue un nuage menaçant qui ne mettrait bientôt plus que quelques dizaines de secondes à atteindre la cité. Enfin arrivé aux pieds des murailles, ils gravirent les escaliers pour se retrouver derrière Parkko, occupé à distiller ses ordres, tout en lançant quelques sorts sur les soldats de retour dans la plaine, soutenant les violents offensives à terre des monstres les plus puissants du bataillon adverse qui ne démordait pas de son objectif. Sur les créneaux, Bahamut faisait étalage de sa force, lançant de puissants rafales d’énergie en direction de la flotte aérienne approchante, qui se déformait au gré des attaques de la chimère, ne laissant que peu de victimes derrière elle. Mais la créature s’affairait surtout à contrer les catapultes ennemies qui s’étaient réveillées pour appuyer sa flotte de monstres. Les rochers pleuvaient sur la défense de la ville. Celle-ci n’y accordait cependant aucune importance, couverte par la puissance protectrice de Bahamut, qui rattrapait avec une facilité déconcertante pour les artificiers noirs, les lourds projectiles, avant de les lancer avec fureur sur l’arsenal adverse. Ces derniers, qui n’étaient nullement préparés à de telles contre-attaques subissaient de lourdes pertes sous la chute de leurs projectiles, dont le retour à l’envoyeur n’était jamais maîtrisé. Couvrant de son invulnérabilité son armée, Bahamut sentit la présence des nouveaux arrivants derrière lui. Trahi par ses yeux rouges qui venaient de scintiller, son hôte se retourna. Ses yeux se mouillèrent presque à la vue de ces nouveaux combattants. Lâchant un grand soupir de soulagement, il accueillit ceux qui apporteraient la victoire au peuple troll.

- Mes frères, vous êtes enfin de retour. La Guilde d’Or est enfin au complet…

*

Il existe, depuis la nouvelle ère qui suivit le renouveau de Tierra il y a mille ans, chez les trolls, une tradition de hiérarchie dans le haut milieu de la magie. Initiateur de cette hiérarchisation de la sorcellerie, Hypponcate créa en effet les Guildes Magiques. Séparant, par niveaux assimilables à des grades, les mages du Verlandier par expérience et puissance, ces guildes gardent depuis leur création un esprit d’éducation, les plus forts éduquent les moins expérimentés, calque de l’âme militaire du peuple troll.

Ainsi naquirent les cinq guildes. La plus basse, la Guilde de Métal, accueille les plus jeunes des apprentis mages de la cité. La faible expérience de ceux qui adoptent alors le grade d’Apprentis se forge par les travaux d’aménagement qui leur sont confiés, les familiarisant ainsi avec les bases de la magie, maîtrise des soins, du feu, de l’eau, et donc de la glace, et du tonnerre. Lorsqu’ils sont jugés suffisamment entraînés par leurs instructeurs, les apprentis ont alors la possibilité de passer l’Initiation, sorte d’examen dont l’obtention s’avère nécessaire pour entrer dans la guilde qui suit, et au cours de laquelle les Apprentis assimilent alors les prémices de leur statut protecteur par l’intermédiaire de l’apprentissage d’une catégorie de sort nommée les Anti, enveloppes annulant les effets de l’appui élémentaire des sorts primaires de feu, eau, glace et tonnerre.

Vient ainsi la Guilde de Cristal, dont l’effectif se trouve être a peu près équivalent à celui de la Guilde de Métal. Inutile de préciser que ces effectifs sont les plus nombreux, l’apprentissage attirant beaucoup de jeune troll, et l’échec aux examens successifs en reboutant encore un certain nombre. Ainsi la seconde guilde sur l’échelle accueille les Regens, dont la force magique dépasse celle de l’Apprenti, offrant ainsi ce que l’on appelle les sorts élémentaux de niveau supérieur, en augmentant la puissance et la portée, mais dont la maîtrise de cette même magie ne permet pas aux membres de cette guilde d’en appartenir à une autre. Cependant, outre cette maîtrise de leur sujet, les Regens se montrent rudement efficaces au combat de par leur tendance protectrice. Ils se montrent en effet maîtres dans l’art de lancer sorts et magies de protection, enveloppant leurs alliés de Blindage ou autre Carapace, l’un réduisant les néfastes impacts de la magie, l’autre, des blessures physiques. Un certain niveau, proche en général de l’Initiation, alloue également aux Regens la maîtrise du Boomerang, incantation millénaire redoutée de toute troupe de magicien de par ses effets provoquant un retour immédiat des sorts lancés sans la puissance nécessaire pour passer outre une telle protection. Mais aussi, et surtout, chose indispensable pour devenir un Regen, maîtriser tout sort de soins, dont le fameusement nommé Récup, capable de régénérer en continu quelques blessures durant un certain laps de temps, chose alors quasi-inefficace aux cours de la bataille que mènent actuellement les trolls étant donné les blessures radicales infligés par les offensives, trop graves, et surtout trop régulières pour permettre une quelconque efficacité à ces sorts de régénération. Ainsi l’enseignement est axé sur la maîtrise de la magie, les Regens devenant ainsi petit à petit capable d’allier maîtrise et puissance, faisant d’eux des Magiciens, membres de la Guilde de Bronze.

Ainsi fut donc nommée la troisième guilde trolle, rassemblant ceux qui se montraient capable d’assimiler l’incantation de sorts de niveaux supérieurs appelant une communion avec les éléments de la planète. Les Magiciens sont donc ainsi capable d’invoquer des sorts de feu, eau et de tonnerre, capacité acquise lors de leur passage dans la Guilde de Métal, mais sont alors également maîtres de la terre et du vent, forces élémentales les plus difficiles à maîtriser du fait de leur puissance potentielle. Seulement, le passage dans la Guilde de Bronze est également le plus difficile. Il s’agit en effet du niveau de magie où s’acquiert la maîtrise des sorts de sorcellerie de premier niveau, tels les redoutables Morphée, sort provoquant un lourd sommeil, Cécité, frappant violemment une cible et la rendant alors aveugle, ou le terrible et redouté Aphasie, sort paralysant tout flux magique chez celui qui s’en trouve être la victime, chose peu considérée chez les adeptes du corps à corps, mais contre laquelle toute la classe magicienne lutte. A cela s’ajoute le Cyanure et l’Arsenic, deux sorts empoisonnant tout être vivant avec un degrés supérieur pour le premier, et enfin la Furie, rendant incontrôlable celui ou celle qui en est frappé en regard d’une force physique accrue. Le taux d’échec à l’assimilation de tels sorts rend alors la Guilde de Bronze la plus ardue. Les quelques dizaines de Magiciens qui parviennent à passer l’Initiation peuvent alors s’atteler à la maîtrise des sorts les plus puissants qu’il ait été donné d’assimiler.

Ainsi se nommèrent les Mages, Membres de la Guilde d’Argent. L’abnégation dont avaient fait preuve ces nouveaux gradés pour s’extirper de leur précédente communauté leur permettent alors de s’enquérir de la maîtrise des sorts de sorcellerie de deuxième niveau, Folie, dont le nom explicite l’effet, Saignée, offrant une régénération au mage auteur en dépit d’une profonde blessure chez celui qui en est frappé, et enfin, le mythique Supplice. Un sort qui sonne alors l’apprentissage complet de la sorcellerie de bas niveau. Concentrant tous les acquis en terme de frappe mentale comme la Morphée, la Cécité et l’Aphasie, le Supplice abat un courroux maléfique sur sa malheureuse victime, offrant une puissance certaine à la Guilde d’Argent. Summum de la puissance magique de la guilde, les Mages se montrent également maîtres des sorts les plus redoutables, faisant non plus appel à la nature, comme les nouvelles forces acquises au cours de ce nouvel apprentissage, tels la Lumière et les Ténèbres, forces élémentales suprêmes, ce qui facilite alors le pouvoir d’incantation, mais à la force propre de l’individu. Nécessitant au final un esprit magique considérable et une maîtrise totale de cette puissance, tel le maléfique Anti-Sort, réduisant au silence toute magie de protection, ou le surpuissant Atomium, concentration magique d’énergie sous pression, relâchée le moment voulue afin de provoquer une déflagration de plasma pur, carbonisant tout signe de vie autour de lui. Semblable en terme de puissance à l’atomium, la Comète nécessite cependant une plus grande concentration au vu de l’onde de choc qui sera provoquée par l’impact, plus importante que son allié. La Guilde d’Argent est enfin considérée comme la plus haute instance magique du peuple troll.

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:57:16

La Guilde d’Or, pourtant bien plus puissante, n’ouvre en effet ses portes qu’au plus méritant des Mages, instructeur depuis bien des années, nommé à la suite d’une démission ou de la disparition de l’un des cinq membres de la fameuse guilde. Toujours au nombre de cinq, ceux qui sont alors promus au grade de Sorcier sont les plus respectés et les plus puissants individus de toute la classe magique aussi bien du Verlandier que de la planète. Maîtrisant ainsi tous les sorts existant avec une grande facilité, y compris celui qui n’est réservé, de par sa puissance destructrice, qu’aux esprits magiques les plus forts, le Météore, incantation la plus maléfique qui soit, supérieure en bien des points à ses cadets d’atomium et de comète, n’est invoqué qu’en cas de force majeure, situation ne nécessitant d’autres recours que le chaotique assaut des Météores. Ainsi se porte la Guilde d’Or, instance suprême de la magie en Verlandier, mais aussi, de par sa réputation, de la planète.

Enfin, signe extérieur, symboles de chacune d’entre elles, les Guildes se distinguent par la couler des capes que portent ses membres. Rouge pour les Apprentis, bleue pour les Regens, le orange recouvre les Magiciens, le blanc, la quinzaine de membres de la Guilde d’Argent, et enfin le pourpre, couleur privilégiée des cinq Sorciers du Verlandier.

*

- Je vois que tu t’es bien défendu, dit alors l’un des quatre interlocuteurs, en désignant Bahamut du doigt.

A ces mots s’en suivit un silence au cours duquel les cinq Sorciers s’observèrent mutuellement. Tout à coup, simultanément, ils saisirent leurs capes et l’envoyèrent se déposer en bas des escaliers. Cinq vieux trolls, le regard lourd, tous habillés de la même robe noire, faisaient alors face à la plaine, alignés devant les créneaux encore debout. A la vue de ce spectacle, les gardiens relâchèrent leur attention des archers et leurs frères mages. Ces derniers firent de même. Tous se précipitèrent vers leurs maîtres de magie et lancèrent ainsi leurs dernières forces dans la bataille, assénant coups d’épées et tir de flèches à bout portant sur les soldats noirs et autres humanoïdes enfin parvenus à atteindre ce sommet tant convoité. Tous s’allièrent dans une solidarité plus impressionnante que jamais, et, appliquant une chorégraphie tactique intuitive, vouèrent leur existence et leurs pouvoirs à la protection des cinq sorciers. Déjà, les triangles d’or cousus sur leurs gants de velours scintillaient, exprimant une puissance que commençait déjà à ressentir la plaine. Parkko jeta un regard sur Bahamut. Immédiatement, cette dernière cracha une dernière gerbe d’énergie, ultime leurre au nuage de monstres maintenant à quelques mètres de la cité, et parti à une vitesse époustouflante en direction des remparts nord. Désormais livrés à eux-mêmes, les trolls alliaient sorts protecteurs des mages, qui avaient joint leurs pouvoirs afin de créer une barrière magique autour de la Guilde d’Or, un Boomerang si difficile à ériger, et force pure des gardiens et autres archers, détruisant squelettes et monstres reptiliens lourdement armés. La Guilde d’Argent fit alors naître chez ses adversaires un chaos imprévu. Une gerbe de lumière prit forme au-dessus des mages, enveloppés d’une aura argentée, avant de s’abattre et de pourfendre les uns après les autres tous les monstres, soldats et autres squelettes, victime de ce si puissant et si rare sort de lumière que l’on nomme Sidéral. Désintégrant d’une traite cette légion de créatures, la ligne de lumière descendit dans la plaine et alla vivre ses derniers instants au cœur du bataillon, qui semblait ne plus être alimenté depuis les collines, créant stupeur et désorganisation. Les cinq sorciers étaient maintenant parvenus à la fin de leur incantation. Tous ensembles, ils réunissaient d’ultimes filets d’énergie en leur corps, et naissait déjà au centre de la plaine du Verlandier une colonne de vent, hurlante, balayant les débris de la bataille, prémices d’un gigantesque cyclone qui s’annonçait sous ce nuage monstrueux que la panique commençait déjà à emplir.

A l’autre bout de la cité, sur les remparts nord, Bahamut concentrait une nouvelle fois une quantité astronomique d’énergie, formant une sphère plus scintillante que jamais, pendant que son corps rasait les pavés de l’avenue. Toujours plus rapide, la créature soufflait poussières et débris à travers rues et allée, jusqu’aux remparts qu’il devait alors défendre. A proximité de la muraille, Bahamut battit un vaste coup d’aile et décolla de sa position en rase-mottes, survolant alors les remparts d’un violent hurlement de fureur. La surprise fut totale chez les trolls, aux prises avec les golems de la plaine contre lesquels la bataille devenait de plus en plus difficile. Mais ici aussi, le bataillon n’était plus alimenté en effectifs, et les monstres de pierre restaient donc la seule et dernière menace sur cette entrée de la ville. Lorsqu’il virent la chimère envahit de la lumière de son énergie arriver au-dessus de la mêlée, Zack hurla à ses compagnons de s’extirper le plus rapidement possible. Il avait en effet compris que Bahamut ne ferait aucune distinction en lançant son terrible Ouroboros. Aussitôt, les Forestiers et les Trolls du Verlandier se replièrent, causant l’incompréhension la plus totale chez leurs adversaires. Ces derniers ne purent que constater la violence de ce qui allait s’abbatre sur eux. Bahamut lâcha alors son attaque, contre laquelle, cette fois-ci, rien ne pouvait s’opposer. Sifflante et rapide, l’énergie dégagée ne laissa aucune chance aux golems. Ces derniers ne purent tenter que de se protéger de leurs bras, chose bien inutile devant la puissance destructrice de l’Ouroboros qui, touchant terre, provoqua une déflagration telle que les trolls furent soufflés et projetés une dizaine de mètres en arrières de leurs postions, certains se blessant même du choc. Une fois dissipée, l’attaque ne laissa apercevoir que quelques crétaures encore vivantes, sonnées par le choc, certaines s’étaient d’ailleurs vues démembrées. Les trolls se ressaisirent rapidement et lancèrent une dernière offensive contre l’armée éclatée et désormais quasi-inoffensive. Bahamut se décida également à participer à l’achèvement ce cette victoire annoncée. Descendant en piquer vers l’amas rocheux de ces montres aux portes de la panique, il atterrit violemment sur ceux qu’il avait choisi comme cible. La pulvérisation de ces corps de granit fut immédiate, sous la pression exercée par les puissantes pattes de la chimère. Survoltée, cette dernière s’attela alors à détruite les autres créatures qui restaient encore dans la plaine, profitant de l’appui de ses camarades trolls, attachés eux aussi à achever les velléités encore présentes, transformant ce qui était quelques instants plus tôt une terrible armée de golems en un amas de rochers tous plus inoffensifs les une que les autres.

Sur les remparts est, l’heure était à la fuite chez les soldats de l’Armée Noire. En quelques instants, une tornade des plus puissantes qui soit avait envahi la plaine. Les cinq mages de la Guilde d’Or avaient atteint un niveau de puissance hors du commun. Les trolls qui les protégeaient jusque là des assauts ennemis furent obligés de s’écarter, la pression exercée par l’amas magique étant trop forte. Le nuage était désormais démantelé. Les centaines de créatures qui le composait s’entrechoquaient désormais avec violence au sein des vents surpuissants. Sur le sol, l’heure était au chaos. Tous les montres et autres soldats tentaient de s’enfuir, rejoignant désespérément les collines, cherchant un lieu à l’abri de la fureur destructrice des cinq sorciers trolls. Rien ne semblait pourtant en mesure d’échapper au point d’orgue de la riposte trolle. Accablant encore leurs adversaires désemparés, les archers décochaient leurs dernières flèches, abattant les derniers individus et autres volatiles encore libres de leurs mouvements. Les quelques créatures qui s’étaient détachaient de la flotte nuageuse parvinrent tout de même à atteindre les murailles de la cité. Mais la hargne des gardiens eurent vite raison de ces êtres égarés déjà condamnés.

A l’autre extrémité la ville naquit un nouveau son de cor. Cette fois-ci, un énorme bruit de fond, assemblage de cris et de chants résonna dans la cité. Sur les remparts nord, les Trolls du Verlandier et leurs cousis Forestiers célébraient la victoire. Même Bahamut y alla de son hurlement, nouveau symbole de sa puissance et de sa majesté démontrée avec force au cours de la bataille. Ne jonchaient plus que des roches inanimées et des cadavres trolls, corps de leurs compagnons morts au combat, pour lesquels on pensait déjà aux funérailles dignes de ce nom.

Un amas cadavérique volait encore dans la tornade qui diminuait de puissance. Dans la plaine, plus aucun signe de vie n’était donné. Les cadavres de monstres et de soldats, qui commençaient déjà à s’évaporer dans les airs, recouvraient le sol, embaumé par les années à venir de cette atmosphère de rage et de mort, mais aussi de souveraineté et de victoire, rappelant que le Verlandier n’accepta pas que son peuple soit vaincu, laissant sa majestueuse cité aux mains de l’Armée Noire.

Les trolls victorieux allaient pouvoir fêter leur victoire, mais aussi compter leurs morts, conséquence inévitable d’un conflit qui allait s’emparer de toute la planète, perturbant à jamais l’ordre établit sur son sol, touchant tous les peuples et toutes les histoires. A peine le bruit monstrueux des pas de ces bataillons démoniaques s’était-il éteint que le ciel annonçait déjà qu’une autre nation était confrontée à ce que les trolls pouvaient déjà, par leur vécu, appeler la guerre…

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
01 janvier 2005 à 22:59:34

Désolé mon Capellounet :snif:
J´espere que tu me pardonnerat :hap:

The_Big_Monarch
The_Big_Monarch
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:04:13

Lol, Ryle t´as coupé le chapitre mdr! Moi je lirai ça plus tard :cool:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:04:45

Mais oui, c´est fini va :p)

Ryle87
Ryle87
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:05:11

parkko l´efacerat en meme temps que ta boulette :-d

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:34:03

" une humidité légère dans les yeux"
Ah que c´est beau que c´est bien que c´est envoutant on lit ca d´une seule traite, on se laisse captiver par un chapitre dont l´athmosphère sombre rend plus onirique encore la presence de Bahamut et de son légendaire Ourobouros.
Une seule remarque : Zack se deplace en charrue et non en charrette? :question:
sinon tu nous as encore prouver que tu fais partie des maitres en fanfics :ok:

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:40:59

Charue, charette, moi tant qu´on a du bois et des roues, et que ça roule, ça me va ^^

Sinon, merci de ton commentaire. :)

fffanatic
fffanatic
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:45:29

la charrue ne roule pas elle laboure d´où la différence a bien noter mais tout le monde aura corriger de lui-même cette si légère faute d´innatention

capelle3313
capelle3313
Niveau 10
01 janvier 2005 à 23:56:42

Voilà donc cette si subtile différence qur laquelle je n´ai su metttre le doigt. Merci à toi d´avoir éclairer nos lanternes.

diablo157
diablo157
Niveau 10
02 janvier 2005 à 00:01:05

salut,salut :)

je lirai que demain ( et encore c´est pas sur) mais je sens que je vais faire des cauchemars en pensant aux atrocités que tu m´a sans doute fait subir dans ce chapitre :lol:

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