Chapitre 5 : Destruction
Note d‘avant de chapitre: Dans ce chapitre, certains termes sont très crus. Ils sont là pour bien manifester le désarroi des personnages sui tombent quelque peu dans les profondeurs de leur âme. De plus, certains personnages n’ont pas été assez approfondis car sinon ce chapitre n’aurait jamais vu le jour. Dans une future version de ce chapitre, peut-être il y aura-t-il l’effet impeccable que j’ai voulu à tel personnage. Pour l’instant, vous vous contenterez de ces versions, qui ne sont pas si mauvaises finalement!
L’auteur.
C’est dans cette profonde vallée, aux couleurs d’un orangé digne des plus grands automnes, que l’inconnu avait choisi de poser Linoa. Les cerisiers perdaient leur fleur et devenaient petit à petit squelettiques. Le sol semblait boueux et le silence n’était plus une illusion mais bien une réalité.
Cet endroit, probablement l’endroit le plus coupé du monde et pourtant le plus joli transmettait une certaine tristesse : cette vallée en fleurs devait probablement être la chose la plus belle du monde, mais aussi la chose la moins connue…
La jeune femme, aux traits si fins, si purs, si parfaits pour tout homme qui se respecte, commençait à s’éveiller. Elle remarqua d’abord que son lit était composé de feuilles mortes et que, contrairement au prince charmant, le chevalier noir veillait sur elle.
Ils se regardèrent longtemps. Le temps semblait figé, n’avait plus d’impact sur eux ; le vent soufflait, remuant tout ce qui pouvait être trop léger pour résister à cette brise.
L’envoûtement était réciproque. Chez l’homme, il s’agissait plutôt d’un maléfice néfaste : la beauté de Linoa semblait presque irréelle et il ne se sentait pas capable de soutenir le regard pendant une durée plus longue, sans quoi, il ne saurait ce qu’il ferait. Chez la femme, on devinait comme un intéressant monologue qui répondait aux questions qu’elle se posait : « Je le connais? », « Bien sûr ».
Ce qui brisa le silence à cet instant précis fut un magnifique oiseau, de petite taille, brillant de mille couleurs et poussant un cri tout à fait enchanteur.
-Pourquoi ne pas m’avoir tué? dit enfin Linoa.
-Je ne le sais pas moi-même. Je n’arrive pas à oublier notre passé.
-Mais comment cela se fait-il que je n’en ai aucune trace, de ce passé?
-Je ne parviens plus à le mémoriser, de toute façon.
-Mais… balbutia la femme. Mais alors comment sais-tu qu’il a existé?
En fermant les yeux, et en serrant son poing au niveau de son cœur, il répondit simplement :
-Je le sais, c’est tout. Je sais que tu m’as oublié. Et je souhaite te récupérer. C’est sans aucun doute pour cela que je t’ai sauvée de moi-même.
Elle ne répondit pas.
-Pour toi, qu’est-ce que le monde? reprit l’inconnu après quelques minutes de silence.
-Le monde, il s’agit de ce qui nous entoure, répondit Linoa, sans savoir trop quoi dire.
-Qui est ce « nous »?
-Et bien, les humains je suppose.
-Suis-je un humain?
-Tel que je te vois, oui.
-Fais-je partie du « nous »?
-Logiquement.
-Alors pourquoi mon monde est-il différent que celui des autres humains?
La question fit réfléchir Linoa, sans trop la déstabiliser.
-Le monde que je connais, poursuivit l’homme, est moche, en dépérissement, sans protection, sauf une faible résistance anodine, et finalement, il est tellement moche que je n’ai pas envie d’y vivre. Est-ce bien ton monde?
-Je ne me suis jamais posée la question. Mais si tu n’as pas envie d’y vivre, meurs.
-Je ne suis pas fou, non plus. La mort est une alternative très fade : si je meurs, mon monde disparaît avec moi. Réponds. Quel est ton monde?
Elle réfléchit quelques instants, tentant de trouver des arguments convaincants.
-Mon monde est noir avec deux lumières. La première est l’espoir, mon espoir, mon espoir de voir mes rêves se réaliser. La deuxième lumière, c’est Aurasmash. Et dans les deux cas, mon monde s’obscurcit…
-Et souhaiterais-tu que ton monde devienne tout noir?
-Je suppose que si mon monde est parfaitement obscur, il ne sert à rien que je survive…
-Parfaitement. Tu peux donc trouver une autre alternative à la noirceur de ton monde : m’aider et donc te trouver une nouvelle lumière.
Elle parut surprise de cette proposition. Lui? Lui qui ne montrait ni faiblesse, ni faille? Il lui proposait de l’aider?
-T’aider à quoi donc?
-A retrouver ma lumière…
La douleur, aiguë, violente, foudroyante, qui avait l’effet d’un boomerang : partait puis revenait encore plus fort, était tant insupportable que son membre absent lui manquait farouchement. Son pouvoir réduit à néant, il ne lui restait plus grand chose d’un Sceau.
Rouge. Il ne voyait plus que cette couleur. Elle représentait à la fois sa douleur et le liquide qu’il avait perdu en quantité.
Devant lui s’étendait Lima, la capitale péruvienne. L’air était vivifiant mais emplie d’une odeur acre et difficilement respirable. Le sang…
Il était assailli par ses tourments : tous ses sens semblaient le trahir. Le goût du sang, l’odeur du sang, la vue du sang, il ne restait que l’ouïe et le toucher qui ne semblaient pas être affectés.
Il tenta de s’en débarrasser au moins psychologiquement. Il se trouvait en hauteur et la ville se trouvait dans la baie en contre-bas. Un bâtiment semblait illuminer tout le paysage. Parkko tenta de s’en rapprocher.
Il n’arrivait toujours pas à croire que son frère, ou plutôt son frère adopté, était bel et bien en vie, et il s’imaginait encore moins qu’il s’agissait de Vincent.
En tout cas, sa mère ne vivait plus. C’était triste mais c’était ainsi.
Il entrait dans le premier quartier, un bidonville, au fur et à mesure qu’il réfléchissait.
Une bande de délinquants le regardèrent et le laissèrent passer, l’air estomaqué, de voir autant de sang autour de sa bouche. Qu’avait-il mangé? Ou bien qu’avait-il fait? Ou bien que lui était-il arrivé?
Ils nageaient dans l’incompréhension, tout comme Parkko nageait dans le rouge.
Son père. Vivait-il encore? La dernière fois qu’il l’avait vu, c’était avant son départ de la banlieue de Toulouse pour arriver à Paris. Oui, il s’en rappelle maintenant. Son père était malade. Souffrant. Non, mourrant. Infarctus, ça ne pardonne pas.
Les bidonvilles étaient très peuplés. La foule s’y mouvait comme des fourmis dans leur fourmilière. Ca donnait la vision d’un amas chaotique. Il n’aurait pas voulu vivre ici…
Il arrivait enfin devant ce bâtiment qui rayonnait tant.
La cathédrale Santo Domingo. Un symbole très fort pour les péruviens.
A l’intérieur, un sentiment de fraîcheur revivifia Parkko. L’orgue jouait une musique apaisante, un sublime prélude.
Toute la lumière qui émergeait de ce bâtiment sacré semblait concentrée dans l’autel. Il s’y approcha doucement. Comme il se sentait abstrait, son mal le quittant, il calqua son rythme de pas sur celui des notes de musique. Il se laissait bercer par tant de beauté et de solitude.
Lorsqu’il posa ses mains sur l’autel, une colonne de lumière s’éleva jusqu’aux nuages, transperçant le toit de la cathédrale dans un soubresaut tonitruant.
La colonne faisait bien plusieurs kilomètres de hauteur. Parkko se tenait en son centre, endormi, en position de croix.
Maintenant, il attendait.
Quelle ville! Washington exprimait bien l’illusion du « rêve américain ».
Locarme voyait une forte lumière provenir de la Maison Blanche. Toute cette ville baignait dans une blancheur immaculée. Les bâtiments, l’architecture étaient somptueux.
Mais, il n’avait vu que la partie du quartier le plus riche. Il tenta l’approche de la Maison Blanche, et alors il découvrit une ville grise de pollution, avec des immeubles de trois-cents mètres chacun, tous aussi laids les uns que les autres.
Il ne se rappelait plus à quand remontait son désir de connaître la vérité qui hantait leur monde. Depuis tout petit, il avait soif de vérité et de connaissance, de savoir et de liberté. Enfin, il supposait. Il avait perdu la mémoire le jour de ses dix ans.
Ce n’est pas faute de l’avoir cherchée, pourtant. Malheureusement, si l’on perd quelque chose qui nous appartient, personne ne pourra nous aider et nulle part on serait susceptible de le retrouver.
Et ça se vérifie lorsque l’objet n’est pas matériel.
Il avait donc construit de nouvelles bases et s’était fabriqué une nouvelle vie. Une vie peinte avec une seule couleur : le noir. Oui, finalement sans couleur.
Il était donc destiné à errer. Être une ombre, encore et encore.
La Maison Blanche semblait s’être rapprochée de lui, mais en vérité, il n’avait pas fait attention. Il marchait et faisait le vide en lui-même, de manière à ce que son chemin et ses propres pensées se rejoignent et se mêlent.
Chaque nouvelle question était un pas de plus.
Comme il ne se posait que des questions, sans réponse ni affirmation, il avançait vite.
Une voiture faillit le bousculer. Arrivant sur le côté, il ne l’avait pas vue arriver et son pouvoir se déclencha.
Arrivée en traître, la voiture explosa. Quatre morts. Peu importait, il était un Ange, sensé détruire la race humaine. Il aurait d’ailleurs pu tous les tuer. Mais le temps les rongerait plus efficacement que lui-même.
Il n’avait jamais été très violent, d’ailleurs. Enfin. Du moins, après ses dix ans, il en était sûr. Avant, il ne savait pas. Peut-être, peut-être pas.
Un dernier boulevard se dressait devant lui.
La marche commençait à l’agacer. N’aimant pas trop l’impression de hauteur à cause de la peur de la chute ( ce qui devait intervenir dans son sentiment de crainte incessant), il accéléra simplement le pas.
Il se retrouva vite face à face au grillage qu’il détruisit d’un simple coup de bras.
En tant qu’Ange, il était surpuissant en vue du commun des mortels.
Les troupes officielles remplirent rapidement le jardin où il se trouvait. Il tira sa Lumilame, et laissa son pouvoir faire le reste.
Comme il avançait, les soldats, dans la crainte d’un être sans peur ni reproche, tiraient avant qu’il ne se rapprochât trop d’eux. Les balles retournaient directement vers leur émetteur.
Il pénétra à l’intérieur de l’édifice et s’engagea jusque dans le bureau du président qui avait disparu.
Après tout, il n’avait rien contre lui.
La lumière si forte semblait provenir de ce bureau.
Qu’avait-il de magique? Aucune idée.
Il y posa ses mains, et la lumière vint l’englober comme elle avait fait avec Parkko.
La lumière l’attirait…
D’abord, un bidonville.
Perfect-Keeper n’avait jamais vu de ses propres yeux ces horreurs dignes de la plus grande déshumanisation qu’il soit.
Les gens étaient privés d’eau, d’appétit et de désir de vivre.
Toute volonté, quelle qu’elle fut, était annihilée de la manière la plus cruelle possible. « Tu crois que tu peux arriver à quelque chose dans ta vie? Ce n’est pas ici que tu y arriveras, déchet de la nature! »
( Dis-moi. Sais-tu ce que c’est que la souffrance ? )
Perfect, qui d’habitude demeurait calme, très calme, sentait la sueur perler sur son front. Une sueur qui n’était pas dû à l’environnement mais bien à ses pensées. Le déchet de la nature, qui cela pouvait-il bien être? Mais lui-même, bien sûr!
Il ne s’en rappelait plus, mais maintenant, tout lui revenait dans un ordre de plus en plus cohérent.
Mère, taire, hurler, pleurer, battre, abattre, violence, souffrance, mort.
( Sais-tu ce qu’est la vie ? )
Pourquoi? Pourquoi n’avait-elle jamais accepté son pouvoir? Il ne l’avait même pas voulu, son pouvoir. Pour elle, il aurait tout fait.
Puis, il l’assassina alors qu’il rentrait dans une rage folle. Se taire, hurler, pleurer, se faire battre, se faire abattre, se faire violenter, souffrir… Voilà son programme. Fort bien. Très intéressant. La mort avait tendu les bras à sa mère. Douce et dure à la fois. Bienvenue et malvenue en même temps.
( Pourquoi défends-tu la vie ? )
Agréable et désagréable.
Les souffrances s’en étaient allées avec elle.
Et pendant ce temps, le petit Perfect grandissait seul, sans l’amour de sa mère.
Il était presque à la limite de l’insupportable. Ces bidonvilles exerçaient sur lui une pression mentale et une foule de souvenirs qu’il avait enterrés.
« Tu ne pourras jamais être une fille. ».
Pourquoi?
Car il était un homme.
Pourquoi justement vouloir devenir une fille?
Car il fallait que mère vive. Si elle ne vivait pas dans le monde humain, au moins dans son monde à lui. Et puis, il fallait le montrer à ce monde humain que mère existait.
Mais, il ne s’agissait en fait que d’une pathétique utopie.
Des larmes coulaient sur ses joues.
( Car en défendant la vie, tu défends la souffrance.)
C’est vrai. Zell-2 avait eu raison…
Ensuite, la ville. Pourquoi les gens du bidonville avait droit à de telles conditions de vie, alors qu’en ville ils semblaient pour le moins heureux?
Ce n’était pas juste!
( Trouves-tu que tuer ta mère était juste?)
-Je ne l’ai pas voulu!! hurla Perfect-Keeper dans une rue, sans avoir souhaité ses mots.
Ca y est, il devenait fou.
Il continuait à marcher, et arriva enfin à l’endroit d’où provenait la lumière.
Il ne chercha pas à savoir de quoi il s’agissait, et y pénétra rapidement comme s’il souhaitait que cette lumière l’absorbe intégralement, afin qu’il n’ait plus jamais à ressortir dans ce monde de fous, celui des humains.
Tu ne sortiras pas… Tant que tu ne seras pas un assassin.
Cela faisait bien longtemps que Zell-2 n’avait plus pensé à son passé. C’était probablement ce paysage de montagnes et hauteurs, où se situait la ville de Santiago du Chili, qui ressemblait fort à sa demeure natale.
Son père, un assassin réputé pour sa cruauté et son insensibilité, retenait son fils dans son palais. Il devait chaque jour apprendre de nouvelles techniques de combat, de meurtre.
Il n’avait eu aucune vie sociale depuis, et des amis, il n’en connaissait que la définition.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, Zell avait pourtant développé des facultés humaines et en particulier celle de se trouver des amis. Et encore plus étrange, il lui semblait que ceux qui l’entouraient, c’est à dire les Anges, n’étaient pas ses premiers amis, mais plutôt cet imbécile de Perfect.
La première fois, ils ne s’étaient pas battus à fond, et il avait déclaré forfait.
La deuxième fois, il l’avait éclaté magistralement.
La troisième fois, il avait perdu aux échecs contre lui.
Oui… Il devait être un ami. On confie tout à un ami.
Il lui avait confié sa haine.
Santiago était une ville criante d’air frais et pur. Pareil qu’à la maison.
Dehors, des gens se traînaient, encore une fois dans des bidonvilles. La pauvreté frappait même les plus grandes capitales. La pauvreté frappait surtout les grandes capitales.
La colonne de lumière qui s’élevait très haut dans le ciel et que personne ne semblait voir avait attiré Zell. Il en était maintenant tout proche.
T’approches pas de la sortie. Tant que tu seras pas devenu plus fort. Tu partiras pas tant que…
Tués. Il avait tué sa famille. Comme ça, il était libre. Les amis on les choisit, la famille on la subit. Il était devenu le plus fort. Il pouvait logiquement partir. Et il partit.
Maintenant, il allait encore une fois s’échapper. S’échapper d’il ne savait quoi. En tout cas, il savait pertinemment qu’une fois qu’il pénètrerait dans cette colonne de lumière, tout ne serait plus pareil.
D’toute façon, c’est pas bien grave. Avant il ne connaissait pas le monde, maintenant il le haïssait et plus tard, peut-être que…
Stop. Cette folie qui lui avait permis de se débarrasser de ses parents le reprit et il tua un passant qui croisa son chemin. Les autres regardèrent, ébahis, Zell en train de tenir le cœur encore chaud de l’humain qu’il venait de faire trépasser. Le regard qu’il dégageait semblait réellement glacial. Pas l’ombre d’un sentiment. On glissait sur ses yeux. On posait ses yeux sur ses yeux. Puis, on regardait autre chose. Son regard déviait le nôtre.
Il n’était plus du tout lucide. Il venait de franchir le pas vers sa folie.
Il se reprit et avala le cœur. Le sang restait encore sur sa bouche et paraissait toujours chaud.
Il admira la colonne de lumière.
Il avait franchi le pas de la folie… Non.
Ca y est maintenant, c’est fait, pensa-t-il en y pénétrant.
Il était Moulou! Ou plutôt, il n’était personne. Son père, DragonNoir, lui avait ôté toute âme et y avait insufflé une capacité d’obéissance sans égale. Malheureusement, et ça avait dû lui échapper, il y avait aussi mis un peu de réflexion et d’indépendance. Une équation ratée, en fait. Pourtant, elle marchait bien. La preuve était là.
Pékin. Beaucoup trop d’insectes dans cette ville. Il pensait faire un petit ménage.
De toute façon, la colonne de lumière s’élevant de la Cité Interdite se trouvait encore loin. Un petit divertissement en route ne lui ferait pas de mal.
Il mit sa main devant lui, paume au ciel, puis une flamme s’y concentra. D’abord flammèche, elle prit une proportion immense. Elle mesurait environ dans les trois mètres de hauteur, et entourait totalement Moulou. Il dansa sur place, produisant des déflagrations toutes plus brûlants les unes que les autres. Les pékinois, peu préparés à ce genre d’attaque, n’eurent d’autres possibilités que de se réfugier chez eux.
Mais la bonne humeur et l’humour de Moulou s’étaient peu à peu transformés en une folie furieuse, et les bâtiments ne tenaient pas longtemps.
Son pouvoir à contrôler le feu à ce niveau-là semblait inconcevable.
Il utilisait un feu tellement puissant… Il s’agissait sans nul doute possible d’un pyroclasme. Des tornades rouges, des pluies incandescentes, le ciel noir, des incendies gigantesques. Il lançait son feu de la bouche, des mains, des yeux. Pékin devait bientôt ne plus exister.
Parce que Moulou l’avait souhaité.
Et alors que les flammes dévoraient la capitale, Moulou s’approcha de la colonne de lumière.
-Gardez la monnaie! s’exclama-t-il.
Une gigantesque boule de feu se créa au-dessus de lui, et il la projeta au derrière.
A ce moment-là, il rentra dans la colonne. Les insectes, eux, étaient calcinés.
Final_Zack pestait encore contre son impuissance. Contre l’autre zigoto de Vincent_V il avait perdu, lamentablement, et lorsque ce fichu inconnu avait débarqué… Et bien il n’avait rien pu faire. En faisant exploser sa fureur, il donna un grand coup de poing dans le sol. Ses muscles contractés au maximum, la fissure fut énorme. Il détruisit pratiquement la ville rien qu’en utilisant ce coup de poing.
Moscou. En plus, il faisait froid ici. Quelle ville inhospitalière.
Cette enflure, là. Ce type, que personne ne connaissait mais qu’en fait tout le monde connaissait ( cherchez l’erreur), lui avait détruit son identité.
Ses poings se crispèrent de nouveau, ses sourcils se froncèrent. Un nouveau cri sortit de sa bouche et lorsque son poing toucha de nouveau le sol, toute la capitale trembla.
Une colonne de lumière s’élevait au loin, il semblait bon à Final_Zack de s’y rendre.
Là où se trouvait cette colonne de lumière, était désormais en ruine.
Il était inimaginable qu’avec une telle puissance il échoua tellement de fois.
Bon sang.
Nouvelle fissure.
Il s’agenouilla. Il semblait exténué. Quelle vie de merde. La neige commençait à tomber. Les flocons se déposaient sur l’homme musclé et le blanchissaient à vue d’œil. Il s’était calmé.
Mais soudainement il se réveilla et sa fureur fit fondre d’un coup la neige et il redonna un nouveau coup de poing. Il y avait mis tellement de haine que ses doigts n’y résistèrent pas. Beaucoup de fractures. Sa main forte était détruite. Son pouvoir d’Ange aussi.
Une nouvelle fois il semblait impuissant.
Il poussa un grand cri, puis parut satisfait.
-Faut que je rentre chez moi! J’ai oublié mes clés, comment je vais faire?
Il commençait à délirer.
-Purée, mais pourquoi ici personne n’a de capotes? Vous baisez jamais? hurla-t-il en s’adressant à son imaginaire.
Le froid constituait l’un de ses points faibles. Il s’en rappelait maintenant.
Il remarqua aussi que les phrases qu’il venait de prononcer n’avaient aucun sens.
Il plaqua alors ses mains sur ses oreilles et courut vers la colonne de lumière en criant :
-Mais laissez-moi bon sang, je vous ai rien fait, moi!
En y pénétrant, il parut satisfait.
Ben ça alors. Il se souvenait pas avoir fait un aussi long trajet en aussi peu de temps! Hellmaster, mon vieux, tu deviens fou!
Pourtant, il s’agissait bien de la réalité. Dure. Froide. Indigeste. Insupportable.
( Eh, p’tit con, tu crois quoi encore? Allez, donne-moi des sous si tu veux que j’sois gentil avec toi!)
Aïe. Les souvenirs remontaient méchamment, imprévisibles. Qu’allait-il revenir avec ça?
Il trouvait tout de même injuste que, simplement parce qu’il était un Sceau, parce qu’il avait un pouvoir surpuissant, le Destin lui ait donné une souffrance telle.
( T’as pas de blé aujourd’hui? Mais quel connard. Et ben on va te laisser un souvenir.)
Ces petites racailles lui avaient enlevé sa seule famille.
( Non! Ne le touchez pas! Il vous a rien fait!
Mais quel connard! C’est juste un clebs borgne! Il en a marre de la vie! Allez, crevez-le les gars!)
Rex. Il l’avait appelé Rex. Parce que ça faisait cliché. Parce qu’il ne voulait pas être original. Il voulait être normal. Il l’avait trouvé dans la rue. Un chien qui faisait les poubelles, comme lui. Ils auraient dû être amis pour la vie.
( Rex! Nooooon! Mais laissez-le bande de fils de pute!)
Oups. Hellmaster rit tout seul.
-Désolé, Rex, c’est pas pour toi que je rigole… Mais n’empêche, c’te branlée que je leur ai mise.
Au moment où Rex perdit la vie, Hellmaster gagna réellement ses pouvoirs angéliques au sens où il venait de les découvrir. Il les foudroya, les tua, les mangea sans laisser de traces. Ils étaient pas très bons. En revanche, Rex, pauvre victime, lui, avait été délicieux. Probablement son dernier cadeau.
Voilà, maintenant que ses souvenirs étaient revenus, ça allait mieux. Il n’y aurait plus de malaises! Mais pourtant… La plume était belle et bien tombée du ciel.
( Tu dois devenir un Sceau.)
Et protéger les humains. Ouais, c’est ça.
Les humains l’avaient protégé, lui?
( Ne les haïs pas, ils sont encore plus tristes que toi.)
Ben tiens, ils sont plus tristes. On lui avait volé son ami. Ses parents auparavant d’ailleurs.
( Eh, petit gars, t’as pas d’parents. Sont même pas en vie, sont même pas morts. Tu as été créé à partir de rien, c’est tout.)
A partir d’une plume…
Il transpirait beaucoup. Il avait perdu de vue ses origines. Ses parents? Niet. Ses amis? Mort au singulier. Ses ennemis? Partout, commandant, et ils vont très bien!
Il repensait à Axelle. Et si cette enflure d’inconnu lui avait bousillé sa psychologie? Tout comme il était en train de bousiller sa psychologie.
Et puis, pourquoi réfléchir? Disparais, et laisse-les à leurs soucis. Basta.
( En plus, la lumière te tend les bras.)
Il n’avait jamais pu la saisir. Ben, tant pis. Il pourrait au moins y pénétrer.
Et, devant la colonne, il entra enfin.
Quelle ville affreuse, pensa Khlaine. Mais ça n’avait rien de péjoratif. Il ne connaissait plus la différence entre le beau et le moche. Il pouvait dire d’une femme qu’elle était très laide en pensant tout à faire le contraire. Ca ne le dérangeait pas. Il se fichait de tout, en fait. Rien ne le dérangeait, sauf quand…
( Quel âge as-tu ? )
Ah. Ses crises d’épilepsie revenaient d’un coup. Il prit par le cou l’un des passants. Il lui cracha au visage, en le tenant fermement au-dessus du sol, pendant qu’il commençait à suffoquer.
-Dans quelle ville sommes-nous? demanda Khlaine.
-Arrrrhhhh… répondit l’autre.
Une représentation de la présumée femme de l’homme tenu par Khlaine apparut derrière l’Ange.
-Je suppose que c’est ta femme et que t’en as peur, car si elle devait savoir le nombre de maîtresses que tu as elle te renverrait de chez elle, ainsi que ta vie paradisiaque de « je n’ai rien à faire sauf me tourner les pouces et tendre un peu le bras pour posséder ce que je désire ».
-Sy… dney… Arh…
-Ben tu vois que tu peux être un gentil bonhomme. Enflure.
Il pressa le cou, et la tête sauta du thorax, laissant l’hémoglobine déferler à flot sur Khlaine. La réaction des passants fut immédiate et ils déguerpirent vite fait bien fait.
Khlaine, lui, se lâcha les doigts encore rouges de sang.
-Pas très bon.
Il vit une colonne de lumière, au cœur de la ville. Il aurait bien matérialisé la peur d’un autre, particulièrement un oiseau ou un insecte volant. Mais, pour la forme, il allait faire le chemin à pied. Il compta ses pas. Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf. Dix. Onze. Douze. Treize. . . . . . . Qu’il y avait-il après treize?
Rien. Le néant.
( Ah, peut-être ce désir d’illuminer l’ombre de ton passé.)
Oui. Il avait arrêté de vivre après treize ans. Poruquoi? Pourquoi était-il revenu à la vie? Que s’était-il passé et surtout combien d’années s’étaient écoulées entre ses treize ans et son âge actuel?
( Ce n’est pas facile de lire en toi, tu es presque aussi creux qu’une cruche.)
Bah, après tout, ça l’énervait un peu. Il était aussi creux qu’une cruche, fallait pas qu’il l’oublie. Rien ne devait l’atteindre.
Et alors, il arriva à passer outre sa souffrance. Ca fait mal, mais c’est pas grave. Il était plus fort que ses limites.
Il marcha quelques minutes puis arriva enfin devant cette colonne de lumière. Elle semblait pourtant plus sombre qu’elle ne souhaitait lui faire croire…
Et il y rentra.
Ottawa. Pow voulait voir sa grand-mère pour lui demander si sa mère avait été tuée par un homme insensible.
Il voulait savoir si cet homme avait réellement arraché le pouvoir d’Empathie de sa mère en lui ôtant de même sa vie.
S’il s’agissait de la vérité… Il allait lui infliger une punition. Petit à petit, à l’intérieur de lui-même, son Empathie semblait ne plus pouvoir être contenue. Elle avait l’effet d’une mer qui croissait à plein régime et faisait sauter tous les barrages.
Il se tordit sous la douleur. Comme s’il subissait une centaine d’hémorragie à la fois.
En réalité, il s’agissait de son pouvoir qui grandissait sous sa colère, et petit à petit, toutes les personnes qui se trouvaient proches de lui, furent frappées d’abord par un petit mal de tête, une hystérie, puis une amnésie très douloureuse.
En Pow, des centaines de gens semblaient lui parler et lui raconter leur vie.
Mais il s’en fichait. Il regarda d’un air éternellement triste la colonne de lumière qui se trouvait plus loin.
Pour Acro, il ferait le chemin et le vengerait. Il surpasserait sa douleur.
Pour Indis, il accomplirait ses rêves. Il ne laisserait pas cet inconnu tout ficher en l’air.
Pour la langue de Parkko… Il comprit qu’il divaguait un peu. La langue de Parkko ne l’intéressait pas. Et Parkko pouvait bien se venger tout seul, il était toujours vivant.
Mais il ne possédait plus l’once d’un pouvoir. Il paraissait d’ailleurs probable que créer un Kekkaï lui était désormais prohibé.
Alors, va pour Parkko. Il les vengerait a moins ces trois-là. Et maman aussi avec.
Alors que ses temps lui semblaient pas assez fortes pour soutenir son mal crânien, tout se calma soudainement.
Ses yeux bleus devinrent blancs. Il était parfaitement calme. Il s’assura que son bâton l’Invincible se trouvait bien dans son dos. Oui. Il l’empoigna et le lança comme un javelot vers la colonne de lumière qu’il avait vue. Mettant toute sa force dans ses jambes, il sauta et rattrapa le bâton. Il le tint fermement et atterrit en toute beauté devant cette colonne de lumière, laissant un nuage de poussière se soulever. Il n’avait rien d’autre à dir,e il ne savait plus quoi dire. Et puis, il ne savait même plus penser.
Il y entra, un point c’est tout. C’est ce qui lui semblait le meilleur moyen pour se venger définitivement de cette enflure.
Oh, Tokyo! Nanaki avait toujours voulu faire un tour dans cette capitale. Mais c’était avant même qu’il ne connaisse son statut d’Ange.
( Tiens, regarde la poupée, elle n’a pas été sage!)
Nanaki repensa à son passé. Ca ne pouvait plus le traumatiser maintenant, étant donné que l’inconnu lui avait tout fait ressurgir.
( On va la punir! Et si t’es pas gentil, et bien on te fera la même chose! Car c’est pas bien d’être gentil avec les autres!)
Il avait sauvé un chaton ce jour là. Son père avait d’abord giflé Nanaki avant d’écraser le chat avec son pied. A l’époque très jeune, il avait regardé son père, les yeux grand ouverts la bouche close.
Ensuite, sa mère était venue lui dire qu’il fallait être méchant avec les autres, car sinon, les autres seraient méchants avec lui. Ensuite, elle avait pris une poupée, et l’avait giflé devant lui, lui arraché la tête et l’avait enterrée. En guise de croix, elle mit un antéchrist.
-C’est pas bien d’être gentil avec les autres, hein?
Il marchait vers la grande colonne de lumière et lâchait des tas de rayons d’Énergie Brute. Tous les habitants de cette ville périssaient soit avec le contact de la matière ténébreuse soit dans les explosions qu’elle déclenchait.
-T’es content, maintenant, maman?
Il vit un chat. Il se dépêcha d’aller l’écraser. D’abord les os qui craquent. Ensuite, les organes qui explosent. L’animal qui se déchaîne, impuissant.
-C’est marrant, n’est-ce pas, papa?
Son regard était soudain très noir.
-Et oui, je suis devenu très méchant! Et Dolly aujourd’hui n’a pas été gentille, donc on va lui mettre une bonne fessée!
Il délirait tout seul.
Il ramassa le cadavre d’une adolescente japonaise. Son bras avait été arraché.
-J’t’aurais bien baisée, toi. Car moi j’suis méchant. Ah ah!
Enfin, il se trouvait face à cette colonne de lumière.
-Allez. J’vais être gentil. Je vais rentrer ici. Mais papa et maman, qu’est-ce qu’ils vont me gronder.
Il eut une dernière pensée pour ses parents, qu’il avait tués lorsqu’il eut pris conscience de ses pouvoirs.
Vincent_V volait à pleine vitesse vers la Mer Rouge. Il volait sans savoir comment il faisait.
Il se sentait quelque peu déformé par la vitesse.
Il rejoint bien vite cette étendue d’eau.
Aurasmash et Kev0 se dirigeaient eux aussi par ici. Tels des éclairs, ils brillaient dans l’atmosphère et disparaissaient tout aussi tôt.
Pourtant, aucun des deux ne savait comment faire pour voler.
Axelle avait sorti son déguisement d’Ange Noir, et tenait Ashe dans ses bras, laquelle encerclait le cou de la créature ailée avec ses deux bras. Encore une fois, la vitesse semblait insupportable.
A son tour, l’inconnu détalait par la voie aérienne vers la Mer Rouge, tenant fermement Linoa par le bras.
Si on voyait ces quatre trajectoires de la Lune, on verrait quatre sphères incandescentes se rejoindre en un seul et même point.
Mais ce ne serait pas tout.
Les dix stèles avaient été enclenché. Le Pentagramme dévoilait sa forme, et cinq piliers de lumière se voyaient se rejoindre par une lumière très intense.
Aussi tôt que le Pentagramme eut été déclenché, le Pentagramme Inversé se déclencha, provoquant la même graphie mais à l’envers.
La Terre brillait de mille feux.
Au-dessus de la Mer Rouge flottaient Vincent, Aurasmash, Kev, Axelle, Ashe, Linoa et l’inconnu.
Une tempête s’abattait sur toute la Terre, les nuages la recouvraient complètement.
En présence de l’inconnu, Ashe perdit connaissance et semblait entrer en résonance avec lui.
-Maintenant que vous avez mis à découvert l’âme de la Planète, je vais vous remercier en vous tuant.
-Tu crois qu’on va se laisser faire? provoqua Vincent.
-Je ne mourrai pas avant d’avoir achevé ce que j’ai commencé, déclara Aura.
-Ce serait amusant, nous sommes en surnombre, avança Kev.
-Je ne sais pas si je le fais pour le bien ou le mal de la Planète, mais je le fais pour mon salut, dit Axelle.
-Pourquoi? demanda simplement Linoa.
L’inconnu souriait de manière triste.
-C’est trop tard, prononça-t-il. Je n’aurais pas le temps, il arrive. Je m’occuperai de vous après.
Alors, un éclair pourfendit le ciel obscur de sa lumière aveuglante et vint percuter d’une puissance écrasante l’étendue d’eau déchaînée, provoquant un séisme assourdissant et une nouvelle lumière.
La Terre s’ouvrait. Elle laissait apparaître un dragon profondément noir. Cornu, gigantesque, sans pupille, des dents recourbées, des griffes acérées, une queue qui claquait, des ailes qui créaient des ouragans, DragonNoir se trouvait devant eux. Il devait bien mesurer une quarantaine de mètres de longueur.
Une telle représentation semblait presque caricaturale.
-Enfin, te voilà, Dragon!
-Jeune fou, crois-tu que la Terre daignera accepter ta présence fort impromptue en elle?
-On peut croire à tout, ce qui est nécessaire… C’est la volonté.
Il se dirigea alors à pleine vitesse vers la masse gargantuesque qu’était ce gros lézard.
Il enchaîna par la pensée les Anges et les Sceaux qui l’entouraient. Seule Axelle échappa à son emprise et le poursuivit à pleine vitesse.
DragonNoir concentrait une énorme boule de feu dans sa mâchoire béante. La chaleur dégagée par cette puissance fit évaporer les eaux qui restaient au sol.
L’inconnu, katana en avant, allait tout droit dessus, alors qu’Axelle le rattrapait peu à peu.
La boule de feu fut éjectée, et l’homme l’absorba dans sa lame, le stoppant net dans sa course toutefois.
Une nouvelle attaque se préparait du côté de DragonNoir. Ses yeux brillaient intensément. Un courrant électrique surchargé s’excitait au niveau de sa supposée rétine.
Axelle se mit alors devant l’inconnu.
-Tu ne passeras pas! hurla-t-elle. Je ne te laisserai pas mettre en péril l’âme de la Planète!
-Laisse-moi passer! tempêta l’homme pourtant réputé pour son sang-froid. Sinon, je te tue! Laisse-moi aller le buter ou sinon c’est toi que je déglingue!
La femme prépara une boule noire dans sa main, tandis que le courrant que préparait le gros dragon s’intensifiait toujours plus.
-Je vais te bouffer les ailes! Pouffiace!
L’inconnu transperça l’ange au niveau de l’estomac.
-Pas facile de tuer ces saloperies! s’exclama-t-il, visiblement furieux.
Alors, il lui arracha ses deux ailes noires, et par la même occasion un cri qui lui fit exploser les tympans. Il passa outre et dévora ses ailes, puis la découpa en fines rondelles, laissant des gerbes de sang gicler partout sur lui.
Il laissa exploser sa furie. Axelle n’existait plus qu’en minuscules particules.
-Il paraît que ça fait mal! Comment t’as trouvé? C’était bon, hein, salope? hurlait cet homme.
Alors, il comprit que ses tympans explosés, il ne pouvait plus rester debout, même s’il était en plein air.
Tout simplement car les tympans régissaient l’équilibre du corps. Maintenant, il ne pouvait plus se tenir droit.
-Saloperie d’Ange!
Il usa alors du pouvoir qu’il venait tout juste de voler.
Des ailes noires poussèrent au niveau des omoplates lui arrachant des cris de douleurs, ses ongles se transformèrent en dagues aiguisées, ses yeux s’allongèrent et la pupille disparut. Ses dents d’affinèrent et se recourbèrent. Des tatouages ésotériques parsemaient désormais son corps. Ses tympans se restaurèrent.
DragonNoir lâcha alors toute l’énergie qu’il avait accumulée.
Le voleur de pouvoirs le contempla alors de son regard vide. Il semblait avoir recouvré tout son calme et sa lucidité.
La décharge mortelle le percuta alors. Il n’avait pas eu le temps de réagir, et un gros trou s’était formé au niveau de son torse, mais celui-ci se recomposait.
-Allez, viens faire un gros dodo!
Les tatouages remuèrent et se rassemblèrent au niveau où l’inconnu avait été touché, et ils renvoyèrent à la même puissance ce rayon ultra-énergétique en direction de DragonNoir.
La décharge bleutée le percuta de plein fouet. Il n’était pas mort.
L’inconnu s’était déplacé en-dessous de DragonNoir et y planta, sous le regard désespéré de Kev, Aura, Vincent et Linoa, son katana.
La faille provoquée par la lame laissa échapper le sang vert de la bestiole. Il coulait à flot et douchait l’ange noir. Celui-ci semblait comme apaisé, il restait stoïque. Il ouvrit la bouche histoire de s’abreuver, et enfonça sa lame plus profondément encore.
DragonNoir hurla, provoquant des fissures sur la Terre. Il s’arrêta alors de dégager de l’énergie.
Il s’arrêta alors de vivre.
Sa chute débuta, et l’inconnu se décala pour éviter d’être emporté avec la créature.
Il tomba et toucha rapidement le sol.
Alors, les vivants moururent et disparurent, et les plantes se déshydratèrent et disparurent, et l’eau s’évapora et les nuages disparurent. La planète était craquelée, simplement faite de terre.
Elle était nue. L’atmosphère avait disparu elle aussi. On ne pouvait plus respirer, sauf si la magie était une réalité, or, elle l’était pour ces êtres qu’étaient les Anges et les Sceaux, les suppôts de DragonNoir, Ashe et l’inconnu.
L’âme de la Terre était morte.
Le noir entourait la Terre de manière glaciale. La chaleur devenait suffocante.
Voilà qu’était venu le jour de l’Apocalypse.
Voilà qu’était arrivé le jour des révélations.
Bonne lecture!
Merci Parkko ![]()
The_Big_Monarch
Posté le 13 février 2005 à 21:31:57 Avertir un administrateur à propos de ce message !
Bonne lecture! Merci Parkko
me dit pas qu´il a corrigé, il a deja du mal a corrigé ces deux pages et demi, alors tes 12 pages j´y crois pas un instant.
bon, j´ai lut j´usqu´au chapitre 4 et là j´ai arrété , je n´arrive plus a suivre.
Il y a beacoup trop de personnages.
Ils surgissent brusquement, tous, là d´un coup, et introduis trés trés légèrement ce qui fais qu´aucun ne se démarque, exepté par leur physique.
On a l´impression d´avoir affaire a , à peu prés, des personnages de même mentalités, surement dû au fait qu´il faut faire parler tout le monde, ca fais chacun une ou deux phrases environs(j´exagère ^^), et ca fais peu.
Peut être cela évolu il réellement aprés, mais en jettant des coups d´oeils, le nombre de personnages ne diminu pas réellement, et il me semble difficile de tenir une profondeur dans ceux ci vu la foule qui sont ( certains meurts, d´autres surgissent etc).
Quant a l´avancement du scénario, c´est le chaos total! En plus de cette foule de personnage, chacun d´entre eux a apparament une situation spécial. On s´adapte pas trés bien a l´ambiance, tout explose, les évènements surviennent tels une avalanche et le lecteur est engouffré dedans.
Des tonnes de térmes surgissent , tout déboule brusquement , on en a mal a la tête.
Ensuite sur la qualité d´écriture.
Là j´ai du mal, Monarch, a vraiment distinguer si cette fic est sérieuse ou si c´est plutôt du délire ![]()
tantôt on a des petits passages ( deux- trois lignes) sont plutôt beau, de belles phrases, c´est fluide et sympa.
tantôt on a des passages style fic bourrine , avec une description baclé au térmes plutôt pauvres, comme un peu dans une fic pour déconner justement.
cet effet dent de scie fais vraiment bizzare.
Dans l´enssemble c´est plutôt fluide malgré cet effet là , ca on s´y adapte.
Ensuite ca manque vraiment de profondeur.
Des combats, des discutions ou on pige que la moitié des choses, j´ai franchement pas accroché a ce scénario qui se déballe de cette manière.
Certains passage ne se fondent absoluement pas dans le récit qui joue sur le post-apocalyptique sombre et sérieux, nottament le combat zell-2 VS perfect-keeper , ou encore l´échange de phrase limite comique avec le " joker".
voilà c´est tout ce que je peux dire a peu prés.
J´ai été déçu , cette fic a certes de bon côtés mais j´ai un peu du mal a digéré là..
alors ne regarde pas le dernier chapitre qu´il vien de poster tu vas t´effondrer mon pauvre kev
j´ai pas encore lut, je le ferais demain car kan je vois la taille je me dit que je doit etre en forme pour le lire.
Kev
Au début, clair on est paumé par le nombre de personnages mais vers les chapitres d´après Momo commence à développer d´avantage leur personnalité.
Bah quand au scénario par contre l´est pas trop dur à assimiler ^^ enfin je dis pas qu´il est simple mais c´est pas incompréhensible.
c´est long quelque petites fautes d´inatention, mais je pense que j´ai pas trop de reproche a faire de ce coté la
sinon j´ai l´impression que les evenement arrive vraiment vite, et si sa continue comme sa, je me demande en combien de chapitre la fic vas etre bouclé.
a dans trois mois pour le prochain chapitre momo ![]()
Erf Le personnage de Parkko qui ne s´intéresse qu´au sang avec ses sens, ça me rappelle un personnage de manga mais j´ai perdu le nom. ![]()
Sinon J´aime bien la story de Moi et Perfect car ils tuent pour vivre librement. ![]()
Euh Sinon, l´histoire de Perfect n´est pas un peu copié de l´enfance de Sojiro Seta?
Sinon Nanaki40 me fait penser à euh je ne sais plus vraiment mais ça me dis quelque chose. ![]()
Enfin bref, on en apprend plus sur la psychologie des personnages ce qui est une bonne chose. ![]()
Zell, j´te retourne la question, ton personnage me fait penser a Kirua dans Hunter X Hunter.
Parcontre, pour ce qui est du recit du dernier chapitre, la longueur vu le texte que tu met c´est un tort, tout d´un coup c´est long tres long, je t´avoue que j´ai passé pow, zack parce que ca devenait réellement lourd, lourd dans le sens ou chaque perso a le meme schema
--> Je débarque dans la villes,
--> Petite déscription de la ville et de l´ambiance,
--> Puis reaction " perso - ville"
--> Pour finir passé du perso
et c´est raconté de la meme facon pour chaque, varier ca aurait pu etre mieux non ?
mais je vais t´avouer franchement que j´ai beaucoup plus de mal a accroché a celle ci qu´a la legende des foromeurs par exemple.
j´ai peut etre une idée du pourquoi, dans la legende tu laisser aller ton idée, tandis qu´ici tu suis un plan deja fait, enfin je me comprend mais c´est comme ci tous etait prevu et que tu suis ca a la lettre, sans y rajouter la touche qui faisait que la legende etait bien plus accrocheuse a lire
ici l´histoire est certe tres interressante, mais ton style n´est pas aussi accrocheur que dans l´autre, on dirait que tu a voulu passé a un stade plus mature, meme beaucoup trop mature dans l´idée.
enfin, on verra pour la suite, je continue a lire, meme si je chapitre a etait tres long a finir ^^
En fait, y aurait fallut que tu arrete a ´apparition de dragonNoir et faire la suite plus tard
et puis tout le monde a critiquer mon combat contre le dragon et aura car il tournait cour, mais le tien est tout aussi court, alors que ce dragonnoir est censer etre l´âme de la planete, donc quelqu´un d´extrement puissant si on en croit l´histoire ?
Je m´attendais à la réaction ![]()
Bon, pour commencer, Kev, c´est pas bien de n´avoir lu que le début et constaté sur pas grand chose en fin de compte, puisque la profondeur du scénario n´est pas là dès le début de l´histoire. Les premiers chapitres présentent les personnages. Il est logique de trouver ça long. Je n´y peux rien, mais tout de même voulu. Un début chiant, un scénario chaotique, des lourdeurs... Bon, pour les lourdeurs ce n´est pas réellement fait exprès.
Lorsque tu dis " Certains passage ne se fondent absoluement pas dans le récit qui joue sur le post-apocalyptique sombre et sérieux, nottament le combat zell-2 VS perfect-keeper , ou encore l´échange de phrase limite comique avec le " joker"." et bien, ça me fait quelque peu rire... Pour prendre un exemple tout bête, on peut arriver à rire sur du post-apocalyptique, notamment en trouvant des personnages dérisoires de par leur apparence ou leur personnalité. Encore une fois, ce n´est qu´un " iceberg". La partie la plus intéressante du personnage n´est pas celle que l´on voit, mais celle que l´on trouve en cherchant mieux dans le texte.
Etant donné que ce scénario ne se base pas sur quelque chose de particulièrement innovant, j´ai misé sur la profondeur justement, que tu n´as pas dû voir =) Certes, quelques personnages n´ont pas réellement de véritables attributs au début, on en apprend plus sur eux par la suite, et ainsi, je ne peux pas me focaliser trop sur certains, sous peine de faire de l´ombre aux autres. Mais chaque phrase est pourtant mûrement réfléchie.
Tu parles de profondeur, mais on ne peut voir la profondeur qu´en s´attardant vraiment sur le texte, ce que tu n´as apparemment pas fait.
Le début ne donne pas envie de lire la suite? Bah je me suis mal débrouillé dans ce cas. Le calme que j´ai instauré avant la tempête a été peut-être trop calme. Le nombre de personnages requis est monstrueux aussi ( vingt-trois en tout) et on peut s´y perdre. Mais pourtant, à condition de s´y intéresser pour de bon, ça peut renverser le tout.
Bon, ensuite, c´est vrai que je tente de rattraper ta critique négative, Kev, dans certains cas tu as raison, mais dans d´autres, ben non, c´est pas valable :p
Ensuite, pour Khlaine, " special for you" :
sinon j´ai l´impression que les evenement arrive vraiment vite, et si sa continue comme sa, je me demande en combien de chapitre la fic vas etre bouclé.
Précisément? En quatre chapitres et un épilogue. L´impression que les évènements arrivent vite? Eh, p´tit gars, c´est la tempête, le calme est passé. Les événements arrivent très vite, c´est sûr, mais d´un certain côté, c´est une fois de plus voulu. L´inconnu était déjà très fort, jusque là vous suivez? Contre ce gros dragon, il n´aurait peut-être pas pu gagner, mais en absorbant les pouvoirs d´Axelle et en particulier d´ange noir, il monte forcément en puissance. DragonNoir de toute façon, n´était pas une bête de puissance, et justement car il est l´âme de la Terre. Il ne faut pas penser que c´est parce qu´on va être puissant qu´on va faire plus de choses. En revanche on peut penser que comme la Terre est en très mauvaise passe, celui qui la protège n´en est que plus mal en point. Et puis, il se fait très vieux.
Si j´avais voulu qu´il soit plus fort, je l´aurais fait plus fort. Mais en fin de compte, c´est toujours cet inconnu qui est le plus fort.
Ensuite, seul Aura a réellement raison dans le sens où il a entièrement raison.
Mais encore une fois, je vais déjouer le piège : si j´avais encore plus fait traîner ce chapitre, pour encore plus travailler les situations de chaque personnage, je vous aurais rendu le chapitre quand? Pas avant plusieurs mois de plus. Promis, quand je devrais réécrire Mother Earth sans aucune erreur et avec un style plus régulier, bien que l´ambiance " style cassé" est là pour montrer que justement la réalité est dure et poursuivre un peu plus dans la forme ce qui est dit dans le fond.
Mais là, je dois clairement avouer que les personnages peuvent ne pas inspirer du tout, en sachant qu´ils sombrent tous plus ou moins, dans la démence.
Enfin, il est vrai que j´utilise un schéma prédéfini par moi-même ( et non par Clamp comme certains pourraient le penser
) , mais il m´arrive de m´en détâcher. A la base, il n´était pas prévu que je parle de la manière dont ils activaient les stèles. Je n´en ai même pas parlé d´ailleurs, j´ai approfondi leur psychologie. Ce qui m´intéresse réellement, c´est avant tout les personnages. Et là, j´en suis satisfait. La forme n´a pas du tout été travaillée plutôt dans le sens où c´est à chaque fois le même schéma. Mais j´ai entendu dire que vous étiez perdus, alors je n´ai pas tenté de vous perdre encore plus.
Le mot de la fin : je ne bâcle pas cette fic, non!
Et pis, maintenant, vous devriez tout de même pouvoir imaginer jusqu´où va en venir cet inconnu.
Toutefois, le dernier mystère, personne ne semble l´avoir vu.
Vouala =)
spécialement pour moi, arrete tu vas me faire rougir
" Est ce qu´il y a quelqu´un pour m´aimer vraie, pour m´aimer forttt" hum pardon, c´est sortie tout seul...
Mais que vois-je?
Un chapitre de fic? De Monarch en plus?
Ah mais c´est qu´il va falloir que je le lise alors ![]()
le début est beacoup trop chaotique.
Le début est une chose trés importante dans l´écriture, si ce n´est un des points les plus importants.
C´est ce qui va faire que le lecteur va " entré" dans le récit, il faut que ca l´attire, que ca lui donne envie d´en savoir plus, et non que ca le repouse.
La déferlante d´éléments/personnages du débuts est tout simplement indigérable, on ne peux pas aller plus loin sans se forcer.. ou pour " faire plaisir a Monarch parceque c´est sa fic" ( truc qui se fais souvent quand un forumeur fais une fic avec forumeur, sans parler de ceux qui ne lisent que les passages ou leur chère pseudonyme apparai ^^)
Ensuite sur le type " je blague dans du post apocalyptique", ce qui ne va pas c´est que c´est absoluement pas crédible!
Genre je rencontre un ennemi aussi puissant que moi capable de détruire des immeubles en claquant des doigts, je vais m´amuser a faire des blagues.. bin non ca colle pas!
tantôt l´apparence de cait sith dans ff7 est gérable étant donné que c´est une machine qui dois a la base se fondre dans le décors du gold sauccer d´ou son apparence déjanté entre autres.
Ensuite, j´avais oublier de noté que les personnages semblent tout droit sortit de Shonen.(les shonens sont des type de manga, disons, a la dragonball Z)
Genre je casse un immeuble en claquant des doigts ou le fait que tout les personnages semblent avoir la possibilité de raser la moitié de Paris avec une petite ceuillère..
Bon je veux bien croire que la suite ratrape un peu . . mais avec un début pareil, la suite ne vaux presque rien étant donné que beacoup de lecteur qui ne liront pas " pour faire plaisir a monarch ou pour voir son personnage dans la fic" abandonneront comme je l´ai fais parcequ´on ne peux pas suivre mais surtout, on ne peux pas digéré la manière donc le scénario s´étale.
ensuite je reviens sur la qualité décriture, soit le contraste que j´ai remarqué.
tantôt on a ca: " Il passa outre et dévora ses ailes, puis la découpa en fines rondelles, laissant des gerbes de sang gicler partout sur lui."
c´est plutôt laid, baclé, simplement raconté, voir comique ( " découper en fines rondelles" ) .
tantôt on des passages agréables et plutôt bien décris.
Heuresement que les bons passages sont plus fréquent que les mauvais.
Bon je reprends parce que mon message s´est trouvé effacé par une mauvaise manipulation.
Donc en fait, je pense que tu pousses la démence à son paroxysme. La folie est un peu comme l´aboutissement de leur pensée et tu essaies de faire ressentir ça à travers ton écrit ce qui est extremement désagréable puisque l´on en vient à conclure que l´auteur est lui aussi atteint.
C´est assez néfaste à ton récit parce qu´au début on nage pour tenter de discerner le monde, les personnages, leur psychologie, les méchants, les gentils, le fond, la forme, et plus on avance, plus on coule pour terminer noyé.
Les focalisations sont somptueusement bien utilisées mais l´auteur est mniprésent tu veux faire ressentir cette démence à tel point que l´on s´y perd. Pour toi tout parait peut-être clair et tu me diras que c´est là le but recherché mais je suis certaine qu´il y a de nombreuses choses que tu penses évidemment pour nous au sens et qui sont loin de l´être pour ce qui du shéma la ville-pensée- destruction + folie c´est vrai que c´est basique et répétitif ce qui m´a également fait sauter plusieurs personnages mais uqi n´a jamais sauté de passage dans un livre ?
Tout ça pour dire que l´auteur devrait être vraiment extérieur à cette histoire
écoute la demoiselle momo :D
Pourquoi avoir sacrifié un personnage et avoir sacrifié le mien, y´a de l´injustice dans l´air, bon ok il est vivant mais comme dis Pow j´peux plus faire de kekkai et je sers à que dalle ![]()