Voilà la seconde partie, ayant été écrite en majorité par Khlaine ( j´ai uniquement corrigé mais je me suis surtout occupée de la 1ère partie postée précédemment)
Dans la ville de Nasty tout semblait paisible, les habitants se baladaient dans les rues en toute sécurité. Les maisons étaient luxueuses dans cette partie de la ville, des gardes faisaient des rondes régulièrement pour garder cette sécurité. Mais dès que l’on s’enfonçait un peu plus dans la ville, tout était déjà moins calme, les vagabonds se baladaient librement cherchant une proie à détrousser de ses biens. Les gardes de la ville n’osaient pas s’approcher de cet endroit de peur de se faire attaquer où même de se faire tuer, tout dépendait de la gentillesse du vagabond.
Des cris se firent entendre, ils provenaient d’une auberge non loin, dont la façade avait subi les ravages du temps. A l’intérieur la bière coulait à flot, les serveuses se frayaient un chemin tan bien que mal, tout en se faisant tripoter le derrière par les ivrognes affalés sur les tables. L’une d’entre elles arriva à une table où plusieurs hommes jouaient au carte. La jeune femme distribua les bières avant de repartir, les hommes ne l’avaient pas remarqué et continuaient leur partie de cartes qui semblait très importante pour eux. L’un des hommes abattit son jeu et remporta la partie. Il s’apprêtait à prendre l’argent quand l’un de ses adversaires lui attrapa le poignet.
- Tu as triché je l’ai vu, rugit l’homme.
- Allons mon ami ne sois pas mauvais joueur et accepte la défaite, répondit l’homme qui était accusé de tricherie.
- Tu ne repartiras pas avec cette argent tricheur, grogna un autre homme assit à la table.
Il essaya de l’atteindre avec son poing, mais l’homme fit basculer sa chaise tombant en arrière évitant ainsi le coup de son adversaire. Il roula sur le sol avant de se relever. Les trois hommes qui jouaient avec lui se levèrent et l’observèrent, leur regard n’avait rien de très réjouissant. L’un d’eux fonça sur lui près à abattre son poing mais l’homme l’esquiva, il nargua ses adversaires avec un sourire au coin des lèvres. Les deux autres hommes coururent sur lui, il ne put éviter tous leurs coups, il en reçut un dans le ventre et un autre dans la mâchoire.
- Alors sale tricheur tu croyais t’en sortir aussi facilement, intervint l’un des hommes.
Un homme gigantesque arriva près du groupe, il devait bien avoisiner les deux mètres dix de haut, il portait un gilet de cuir marron avec au-dessus un vêtement noir. Le pantalon était lui aussi marron et dans son dos on pouvait voir une hache assez imposante.
- Tu aurais pu te dépêcher, je te signale qu’à cause de toi je vais avoir un bleu, et puis tu devrais perdre du poids je te trouve bien gros, souffla l’homme se trouvant au sol.
- Je t’ai déjà dit que je n’étais pas gros, s’énerva le colosse d’une voix rauque portant dans toute l’auberge.
Il s’approcha de sa connaissance se trouvant au sol, mais l’un des trois joueurs se mit devant lui, le colosse ne fit pas attention à lui et lui colla un simple soufflet qui l’envoya contre une table à quelques mètres de là. Les deux autres joueurs lui sautèrent dans le dos, mais cette masse de muscles ne semblait pas gênée, il les attrapa et les garda au-dessus de sa tête à la seule force de ses bras, il reposa le premier sur ses deux jambes et donna un coup de poing dans le second qui se retrouva au sol dans l’incapacité de se relever. Le dernier homme préféra prendre ses jambes à son cou.
- Ouais, c’est ça ! Va-t’en et ne reviens pas surtout, cria l’homme à l’origine de cette bagarre.
Mais l’homme accusé de tricherie n’eut pas le temps d’en rajouter, il se sentit soudain soulevé.
- Alors comme ça je suis quelqu’un de gros, rugit le colosse qui le tenait à une main à bonne distance du sol.
- Quoi, mais non tu as mal compris, j’ai dit que tu étais quelqu’un de très beau et non pas gros, et puis regarde toi tu as un corps d’athlète. Qui pourrait dire que tu es gros ? se défendit l’homme.
- Z’avez pas bientôt fini tout les deux, souffla un homme assis au bar buvant tranquillement sa bière.
- Mais, tu l’as entendu comme moi Glenn, il a dit que j’étais gros, s’exclama le colosse.
L’homme assit au bar se retourna vers ses deux amis, il avait des yeux verts, en harmonie avec ses courts cheveux bruns dont deux mèches retombaient devant ses yeux. Une veste beige recouvrait son haut rouge et il avait comme bas un pantalon assez large de couleur sombre.
- Repose-le Gâal, siffla l’homme au bar.
- Très bien… Ecoute moi Ezemir la prochaine fois que tu me traites de gros je t’arrache un bras, le menaça le colosse.
- Hum…C’est entendu mon gr…Grand, gloussa t’il.
Ezemir était un homme de taille moyenne, son corps semblait assez mince, voir même fragile, aucun muscle n’était visible sous sa chemise de couleur clair, contrairement à son compagnon Gâal qui risquait à tout moment de faire craquer ses vêtement. Le jeune homme avait aussi une veste cuir noir et un pantalon de toile marron, à sa ceinture on pouvait apercevoir deux dagues.
- On a assez perdu notre temps ici, s’exclama Glenn.
Le petit groupe parti en direction de la sortie lorsque l’un des deux individus se releva, prit une chaise et la brisa sur le dos du colosse, ce qui fut une très mauvaise idée… Gâal se retourna et regarda son agresseur d’un air menaçant, ce dernier tenta de fuir mais l’imposante main de la montagne de muscles lui agrippa la tête et le souleva, pour ensuite le faire glisser sur le bar détruisant les bouteilles restées dessus et lui fit finir sa glissade sur une table.
- Gâal, on s’en va j’ai dit ! s’impatienta Glenn.
- Ho, c’est bon si on peut même plus s’amuser, râla le colosse.
- Dis, tu trouves pas qu’il a pris du poids franchement, murmura Ezemir à l’oreille de son compagnon.
- Tais-toi si tu veux pas te retrouver encastrer dans un mur.
Ils se trouvaient tous maintenant dans la rue, le ciel grisâtre rendait l’atmosphère monotone, il n’y avait aucun oiseau dans le ciel, les cris que l’on entendait étaient ceux des personnes se faisant attaquer par des vagabonds. Les trois hommes rentrèrent dans un entrepôt, c’est ici que le groupe logeait, ce n’était pas un palace mais cela ne les dérangeait pas. Alors qu’ils se dirigeaient vers le fond du hangar où se trouvait une porte, sans doute un accès à une autre pièce, un bruit se fit entendre. Dans un recoin de l’entrepôt on pouvait distinguer trois silhouettes, elles sortirent de l’ombres, deux d’entres elles étaient en faites des soldats en armure. Sur le plastron des deux hommes se trouvait un ange, signe représentant le royaume d’Asalia. Le troisième était enfoui dans une robe recouvrant tout son corps, ce fut lui qui prit la parole.
- Vous êtes bien Gâal, Ezemir et Glenn ?
- Qui êtes vous d’abord ? demanda Glenn sur un ton méfiant.
- Moi ? Je ne suis qu’un simple messager, j’ai été envoyé par le grand conseil pour vous confier une mission.
- Comment avez-vous su où nous trouver ? continua de questionner Glenn.
- Vous êtes très connus dans cette ville, On vous désigne comme l’un des meilleurs groupes de mercenaires de la ville, la brute, l’idiot et vous, le cerveau de cette équipe, Alors acceptez-vous cette mission.
- Hey ! Je suis loin d’être un idiot, je suis quelqu’un de fourbe, mais pas idiot, protesta Ezemir.
- Je trouve qu’ils t’ont bien défini, ironisa Gâal.
- Et pour toi, ils ont oublier de préciser « tout dans les bras et rien dans la tête » ricana le jeune homme.
- Taisez-vous tous les deux ! coupa le chef du trio. Quelle est cette mission ?
- Voila, vous êtes peut être au courant que la fille du roi d’Asalia, la princesse Séhalia, s’est enfuie du château ?
- Et vous voudriez qu’on vous la ramène, l’interromput Ezemir.
- Non pas exactement…Elle a emporté avec elle son bébé, nous voudrions que vous la retrouviez et que vous vous débarrassiez d’elle et de l’enfant.
- Pourquoi vouloir éliminer un simple gamin ? s’intéressa l’homme.
- Cela ne regarde que le royaume d’Asalia, alors acceptez-vous ? Vous seriez gracieusement récompenser cela va de soi ! s’exclama le messager.
L’homme sortit une bourse de sous sa robe et la jeta au sol, elle s’entrouvrit en tombant et dévoila un grand nombre de pièces d’or.
- Cette somme est pour vous si vous acceptez, et vous en recevrez autant une fois que la mission sera achevée.
Le groupe regarda, dubitatif, la bourse sur le sol. Ezemir fut le plus rapide pour la ramasser, il dut cependant faire face aux jérémiades de Gâal qui voulait savoir si c’était vraiment de l’or. Glenn soupira, ayant l’impression d’avoir deux enfants en bas-âge avec lui.
- Très bien nous acceptons, finit par déclarer l’homme.
- Parfait, tout ce que je peux vous apprendre, c’est qu’elle se trouve dans la ville du Silvanesti, il est aussi possible qu’elle ait engagé des mercenaires pour la protéger.
- De combien de temps disposons-nous ?
- Prenez le temps qu’il vous faut, nous voulons juste que le travail soit fait.
L’homme se dirigea vers la sortie, accompagné de ses deux gardes.
- Préparez-vous, nous allons à Silvanesti, coupa Glenn arrêtant ainsi les jérémiades de ses deux compagnons.
Le royaume d’Asalia ressemblait de plus en plus à une ville fantôme, le tonnerre grondait ce qui avant semblait totalement irréel. Depuis quelques jours la ville n’était plus éclairée par les rayons chaleureux du soleil, ou par ceux de la lune.
Un bataillon de soldats arrivait aux portes de la ville, l’un d’eux portait un long étendard pour montrer qu’il appartenait au royaume. A leur tête se trouvait le général Conrad. Il était encore jeune, mais ses différents exploits militaires l’ont très vite promus au rang de général. Lui et ses hommes étaient partis en exercice militaire lorsqu’un messager leur a demandé de rentrer au royaume. Le général découvrit alors de ses propres yeux le malheur qui s’était abattu sur la citée. Il ordonna à ses soldats de partir vers le quartier de la garde. Le général Conrad, lui, s’engouffra dans une ruelle qui à son grand étonnement était quasiment vide, seul quelques mendiants s’y trouvaient. L’homme se dirigea vers le château dont les tours de cristal avaient un éclat terne. Les gardes royaux le saluèrent, Conrad était connu dans tout le royaume comme étant l’un des plus grands généraux de ce pays. Le jeune homme finit par arriver dans la salle du grand conseil et se prosterna devant les hommes influents du royaume.
- Nous vous remercions de vous être déplacé si vite général, dit l’homme se trouvant face à lui.
- C’est tout naturel mes seigneurs, en quoi puis-je vous aider ? demanda-t-il.
- Nous voulons que vous retrouviez la princesse Séhalia ainsi que son enfant et que vous les tuiez tous les deux. Elle a désobéi au grand conseil, elle doit donc en subir les conséquences. Par sa faute notre citée est en pleine crise.
- Pouvez vous m’apprendre où elle se trouve ?
- Oui, dans la ville du Silvanesti, mais nous avons aussi fait appel à des mercenaires, trois pour être précis, mais nous n’avons pas confiance en eux, si jamais ils venaient à vous barrer la route débarrassez-vous d’eux, ordonna le membre du grand conseil.
Le général salua le grand conseil avant de retourner chercher ses hommes pour partir pour la ville de Silvanesti.