Chapitre 18 : l’échapée
Max ouvrit lentement les yeux. Son corps était complètement sous morphine et il ne sentait plus aucun de ses membres. il leva difficilement le bras droit et le mit devant ses yeux, comme pour s’assurer qu’il était toujours en place. Puis il le laissa tomber sur son ventre et découvrit au toucher de longs bandages enroulés autour de lui, depuis son torse jusqu’à son bassin. Une fenêtre était ouverte sur la chambre dans laquelle il logeait, et les rayons de soleils venaient le frapper en plein visage, bercé ainsi d’une douceur matinale, calme et tranquille.
Max : mais... qu’est ce qui m’est arrivé ?
Le soldat entendit s’ouvrir doucement la porte, puis une voie retentit dans toute la pièce.
Cid : HA HA HA ! ! Gamin ! !! T’es réveillé ! !
Cid se rapprocha du lit de son compagnon et lui donnait de petites tapes sur l’épaule, heureux de la retrouver en bon état.
Max : cid... qu’est ce qui s’est passé ?
Le visage de l’aviateur perdit toute sa gaitée en une fraction de seconde. Il prit un air grave.
Cid : eh bien... tu dois te souvenir que sephiroth t’a embroché sur son sabre...
Max repassa sa main sur son ventre, le regard penseur.
Max : c’est vrai...
Cid : tu étais tombé dans un coma profond. eh bien ensuite.... je me suis déchaîné avec lérra sur lui, et au moment de lui mettre le coup de grâce, Clad a surgit derrière moi et m’a étranglé pour m’en empêcher... je me suis évanoui par étouffement. Ensuite il a emmené sephiroth, sans que lérra ne puisse y faire quelque chose.
Max : qu... quoi ? ! Clad... un traître ? Je...
Cid : non... pas clad, zack... après ça, la petite nous a emmené à la ville la plus proche, heureusement nous n’étions pas très loin, c’était nibelheim... depuis là, on nous a transféré en voiture jusqu’ici.
Max : mais... et clad... où est il ?
Cid : on ne sait toujours pas, aucune nouvelle de lui depuis.
Max : « depuis »? dit moi... ça fait combien de temps que je suis là ?
Cid : ça fait bientôt 2 mois gamin...
Max : deux mois ? ! Mais... et toi ?
Cid : je n’ai été hospitalisé qu’une semaine, ensuite, nous nous sommes installés dans un hôtel, Lérra et moi pour attendre, ou plutôt espérer ton rétablissement.
Max : quand est ce que je pourrais sortir ?
Cid : certainement bientôt car pendant deux mois tes plaies on cicatrisé.
Max se laissa tomber sur son oreiller, il poussa un long soupir et revint sur cid.
Max : il faut qu’on le retrouve…
Cid : on a déjà cherché partout une trace de lui, mais… aucun résultat.
Max : …je dois partir maintenant.
Cid : tu es fou gamin, tu sors à peine du coma !
Max : coma ou pas j’y vais.
Max souleva son drap et pivota pour que ses pieds touchent le sol. Il prit appui sur ses deux jambes, mais après un court instant de déséquilibre, il tomba en avant, Cid le rattrapa de justesse.
Cid : arrête, attends encore un peu, tu n’es pas en état pour l’instant
Max : …
Lérra fit irruption dans la chambre et à la vue de Max, elle lui sauta au cou.
Max : hey ! !
Lérra : oh max ! ! Tu t’es enfin rétabli, je suis si heureuse ! !
Max : euh je…
Cid esquissa un sourire, alors que Max rougit et détourna le regard.
La porte de la chambre s’ouvrit alors lentement, tout en grinçant sur ses gonds. Un homme tout de noir vêtu, entra à son tour dans la salle. Max le bloquait du regard.
Max : n..Néji !
Néji : ha ha ha… revoilà nos enfants prodiges… mais ? Il en manque un non ?
Cid : qu’est ce que tu fais ici nom de dieu ? ?
Le turc posa son regard sur la jeune voleuse.
Néji : voila une rencontre tout à fait agréable…
Max : fait attention à ce que tu dis…
Néji : je vois…
Max : …
Néji : vous savez, dans tout le pays, n’importe qui peut être détecté, ne serait ce parce qu’il a acheté un simple repas. Alors vous voyez, une chambre d’hôpital… ça n’a pas été très difficile de vous retrouver… vous avez fait une grossière erreur à fusée city, vous vous êtes mêlés de ce qui ne vous regardait pas, et maintenant toute notre organisation vous recherche car vous auriez un lien avec le fameux sephiroth…
Cid : …
Néji : quoi qu’il en soit, dites moi ce que vous savez à propos de lui, ou alors…
Néji sortit son épée en un éclair et sans que Cid ni Max n’aient eu le temps de voir, il l’avait pointée contre la gorge de Lérra.
Max : l.. lérra ! !
Lérra : je..je…
Cid : arrête ! ! Elle n’a rien à voir là dedans.
Néji : c’est d’autant plus amusant…
Max : lâche là…
Néji : ha ha ha… crois tu vraiment que je vais t’écouter ?
Max tremblait de rage. La perfusion qu’il serrait dans sa main, explosa sous la pression exercée dessus. Il respirait bruyamment et avait le regard empli de haine à l’égard du turc.
Max : lâche là…
Néji : tu te répètes.
Il sortit lentement de son lit pour se tenir debout.
Cid : gamin ! Tu n’es pas en état.
Max : laisse moi faire.
En l’espace d’un instant, Max se trouvait déjà derrière son adversaire, sa lame posée contre la gorge du turc. Ce dernier laissa s’échapper Lérra sous l’effet de surprise.
Néji : tu… mais comment… ?
Max : Glacier ! !
Le soldat entrava les pieds et les mains de Néji de glace, ce dernier s’étala à terre.
Néji : vous comptez vous enfuir ? Aucune chance…
Cid : tu vas peut-être nous en empêcher ?
Néji : qui a dit que j’étais venu seul ?
Lérra : hein ? ! C’est pas vrai ? ? Venez voir ! !
Cid et Max se dirigèrent vers les fenêtres donnant sur l’extérieur. Des dizaines de turcs attendaient dehors, tous armés.
Cid : bon sang ! il doit aussi y en avoir dans l’hôpital. On va devoir courir pour sortir d’ici ! !
Max : pour moi ça ira, je me sens mieux…
Cid : allons y !
Cid ouvrit la porte de la chambre à la volée et fit face à une dizaine de turcs. Il entendit Max hurler derrière lui
Max : dégage ! !
L’aviateur sauta sur le coté, et vit une déferlantes de flammes le frôler pour aller frapper les turcs, Ces derniers furent projetés par la déflagration et se claquèrent contre le mur derrière eux. Les trois amis sortirent en courant de la salle.
Cid : je déteste les hôpitaux.
Lérra : par où est la sortie ? !
Max : pour l’instant court on verra bien ! !
Tout le personnel du bâtiment se retournait sur eux, se demandant ce qui pouvait bien se passer. Ils couraient sans savoir pourtant où aller. Lérra saisit un médecin du poing. Elle le traînait au bout de son bras tout en continuant de courir.
Lérra : dîtes moi où est la sortie ! !
Médecin : p..p…par là ! !
Elle lâcha l’homme ; qui renversa toutes se feuilles dans le couloir. Ils arrivèrent à un croisement.
Lérra : à gauche ! ! À gauche ! !
Cid : dépêchons ! !
Ils prirent la direction indiquée et s’arrêtèrent net. Un mur de turc leur bloquait le passage.
Max : et maintenant on fait quoi ?
Cid : on court, quelle question ! !
L’aviateur saisit ses deux compagnons par les poignets et fonça vers ces adversaires. Il fit une percée parmi eux et se retrouva de l’autre coté de l’obstacle. Max se retourna
Max : bouclier ! !!
Une gigantesque bulle verte recouvrit toute la largeur du couloir, et les balles que tiraient les turcs vinrent s’écraser dans ce liquide visqueux. Ils reprirent leur échappée.
Cid : mais où est cette putain de sortie Lérra ? !
Lérra : euh… en fait, je ne sais plus.
Cid : … suivez moi ! !
L’aviateur frappa un mur du poing, faisant apparaître une large ouverture vers la salle voisine. Ils enjambèrent le trou, et se retrouvèrent dans une autre chambre de l’hôpital. Cid se dirigea vers la fenêtre et la défonça du poing encore une fois.
Cid : voila une belle sortie, les turcs ne nous attendent pas de ce coté.
Max se pencha par l’ouverture.
Max : mais… il y a au moins 7 mètres là…
Cid : on en est capables, je le sais.
Les hommes entrèrent en courant dans leur salle, l’arme au poing et prêts à faire feu.
Cid : de toute façon on n’a pas le choix ! !
L’aviateur enjamba le rebord de la fenêtre et se jeta en contre bas. Lérra le suivit sans se poser de questions. Max sauta de justesse, il entendit les balles siffler juste à coté de ses oreilles, et se précipita dans le vide du dehors. Le temps était comme ralentit, il voyait le sol s’approcher très lentement, et pouvait sentir l’adrénaline parcourir chacune de ses veines. Il heurta violemment le sol. Cid et Lérra qui s’étaient parfaitement réceptionnés accoururent vers lui.
Cid : ça va, il est juste évanoui. Je vais le prendre sur moi, arranges toi pour nous protéger ! !
Lérra : ça marche.
Ils avaient atterris dans le jardin de l’hôpital, tout était vert, calme et paisible, comme hors du temps. Un instant ironique quand à la situation qu’ils vivaient. Ils ne s’attardèrent pas et reprirent leur course.