Chapitre IX
-Enfin ! Vous n’avez pas honte ! Sortez de cette église, immédiatement.
Monarch se retourna.
-Que… qui êtes vous ? Demanda-t-il à l’homme qui venait de faire irruption dans la salle.
-Quelqu’un m’a prévenu que vous étiez entré dans MON église, dit-t-il en pronoçant très fortement le mot « mon ».
-J’en déduis que vous êtes le prêtre, répliqua le général.
-Je suis même évêque, connaissez vous le droit d’asile ?
Un sourire de haine apparu sur le visage de Monarch.
-Oui, mais dans quelques secondes, vous ne le connaîtrez plus.
Il prit son épée et la leva, au dernier moment Axelle le retint.
-Non ! S’exclama-t-elle. C’est un homme représentant le tout puissant.
L’évêque en avait profité pour descendre les quelques marches et se retrouver dans la nef de l’église. Monarch et Axelle, eux étaient toujours dans la pièce à laquelle on accédait grâce aux marches.
-Que fais-tu ? Hurla l’homme.
Il était dans une colère énorme. Il se détacha de l’emprise de la femme leva son épée et l’abattit lourdement sur son visage. La femme hurla et le sang gicla au même moment. Elle plaqua ses mais sur son visage et s’effondra.
Monarch n’eut même pas un regard pour la femme, il était dans une colère indescriptible. Il descendit les escaliers et retrouva le prêtre, qui était à quelques mètres de la sortie. Il s’était arrêté en entendant le violent cri d’Axelle.
-Que lui avez-vous fait ? Demande l’évêque.
Monarch ne répondait pas, il marchait fièrement en direction de l’homme. Tenant de sa main droite l’arme ensanglanté. Des gouttes pourpres venaient tachées le sol au fur et à mesure des pas du général. Comprenant ce qui allait se passer, l’évêque se retourna et commença à courir jusqu’au mur du fond. La porte se trouvait de l’autre côté.
-Vous n’avez pas le droit ! S’exclama l’homme.
Mais Monarch ne disait rien.
-Laissez-moi.
L’évêque n’avait plus aucun endroit où se cacher, Monarch était arrivé à sa hauteur. Il leva son épée fièrement, un sourire apparu sur son visage, dernière image que l’évêque eut avant que le général tranche son cou.
Final Zack et Sugy n’avait pas perdu leur temps, ils étaient descendus de ce qui aurait du être leur tombeau, ils s’étaient retrouvés dans la nef, avec au fond le général qui semblait rire devant le corps de l’évêque, il était de dos. Il du entendre les deux amis car il se retourna. Sugy ne pus s’empêcher de pousser un cri d’horreur, l’homme tenait dans ses mains la tête de sa victime. Pire encore, il souriait. Il jeta la tête en direction de ses deux proies et commença a courir vers eux. Sugy attrapa Final Zack et en deux secondes ils avaient franchi la porte de l’église. Ils se retrouvèrent dans l’impasse, ils coururent sans se retourner. Sugy avait l’air de connaître un peu la ville, elle guida son jeune ami et ils arrivèrent finalement à la gare. Ils se retournèrent enfin pour respirer après leur longue course. Monarch ne semblait pas être là. La jeune femme n’en n’était pas pour le moins rassurée.
-C’est bon ! Nous sommes enfin sauvés ! Ne cessait de dire Final Zack tandis qu’il prenait des billets.
-Ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, répliqua-t-elle.
-Tu connais cette expression ? Je pensais que les gens de la rue savaient à peine lire.
Sugy ne dit rien. Ce n’était pas son genre, mais cela n’aurait servit à rien de dire quelque chose.
-Dépêche-toi, y’a un train dans quelques minutes.
Final Zack sortit des pièces d’or de son sac et il reçut deux billets, quelques secondes plus tard les deux compagnons étaient installés dans le train en direction d’Aursellan, ville frontalière de l’Hylvanie, ou enfin le voyage de Final Zack s’arrêterait.