chapitre 3: un brind d´herbe dans les décombres.
Le chalutier avait pu amarrer dans une ville portuaire qui surveillait nuit et jour les entrées marritimes. D´epais nuages jonchaient la ville, des rayons de dieu en sortaient pour venir s´ecraser sur les toitures des vielles battisses. Plusieurs tours de guets entouraient la ville pour y poster dedans, des soldats munis de fusils d´assauts. Les ruelles militarisées, affichaient
plusieurs slogans pour l´inscription dans l´armée.
Le Nérée ne pouvait pas rester plus longtemps avec le gamin, il repartit aussi tot avec son nuage des mers. Maxime , lui, devait s´inscrire dans l´armée des perroquets, tous étaient des
leches culs qui voulaient juste mourrir en heros sous un fier drapeau. Il arriva vers un batiment scolaire amenagé en caserne, dailleurs on pouvait
encore y lire sur une petite plaque " maternel et ecole des anciens". Pas mal de monde faisait la queue et apparement une croix suffisait pour se garder une place a coté de la mort. On l´envoya ensuite dans une salle de classe, un soldat lui donna un uniforme tacheté de sang et dechiré a divers endroits, l´unfiforme avait surement fait le voyage sur plusieurs corps. Aucun brefing ni
meme d´objectif de mission n´avaient été prevut pour les soldats, ils étaient envoyés dans le petit village de Constample afin de repousser les menaces ennemis. Maxime se retrouva dans une escuade, Juan-carlos, Sofian, Anderson et Chen la formaient. Une seul route menait a Costample et au bout de deux heures de marche, la route était parssemée de mines, ils devaient donc franchir
l´herbage montant jusqu´au village et cela sur un kilometre environ du bord de la route. Quelques moutons a la laine epaisses ce baladaient par là... sur le trajet dérivé de l´escuade silencieuse. L´herbe que moussait une fine pluie,
semblait disparaitre dans une marre de boue. A une centaine de metres derriere une multitude d´arbres dechiquetés, des tires de mortiers se faisaient entendre et laissaient des trous beants se remplissant d´eau boueuse dans le sol.
Derriere un muret separant l´exterieur et l´entrée du village, vint ce cacher l´escuade qui dégringolait d´une pante raide et glissante. Le regard vigilant de juan-carlos, vit dans une vitre brisée d´un batiment opposé, les ennemis
planqués sous de grosses plaques bétonées. Ce vaillant anderson avait décidé lui meme de se lancer sur la route jusqu´a un abrit dans la boulangerie a moitier démolie, un coup de feu partit de nul part pour arracher anderson a la
vie, il s´ecroula lourdement sur le sol trempé. " Anderson...?" appela Chen avec son accent nippon, mais le cadavre déja refroidi ne pu repondre, ses yeux rivés vers terre, inertes, aucun souffle ne faisait frémir la pousiere, seul le silence comblait l´attente de Chen et de l´escuade. " il doit etre bien planquer ce sniper" se demanda Maxime, surement camoufler a l´autre bout de la
rue, la respiration lente, pret a faire partir une de ses cartouche dans la peau fébrile d´un homme. Les tirs de mortiers se faisaient oublier, cela semblait normal, pourtant ils en degageaient un bruit infernal, l´escuade ne s´avait que faire, ils s´assayèrent, dos voutés en appuit contre le muret, qui s´éfritait sous leurs poids.
- puta de mierda, el a prit una balle,ahora el est muerto , fit juan carlos.
- hé ouai, il a voulut jouer en soliste, voila ce qui arrive, lui repondit Sofian.
- yo qué sé! moi yo soui en vie.
- quel idée de s´angager aussi, toi maxime pourquoi t´es là ? demanda Sofian.
- j´y est vecut mon enfance ici, il reste surement de la famille dans le coin...
- ta vu ces ruines ? espere pas trop petit.
Ils restaient immobiles, attendaient calmement, soudain une grenade rebondit en direction de l´escuade, Chen la saisit hativement, puis la renvoya vers un grand batiment qui s´ecroula sous l´explosion. Une volumineuse fumée de debris
s´etendit dans la rue " aller aller, tirez leurs dedans a ces enflures" cria Sofian, les tires partirent a l´aveuglette. Dans tous les sens ca eclatait, ca sifflait..., " gling", ils rechargèrent leurs armes, la fumée eu le temps de se dissiper, mais les balles repartaient de si tot, " putaaaaaaa, mi hombro" Chen et Maxime tiraient Juan-carlos vers l´abrit avec sofian.
- vale! vale! estoy bien.
- ok mais je te met un pansemant quand meme.
A l´autre bout des décombres, on entendait les adversaires crier, Ils parlaient
dans leurs langue et apparament un de leurs homme avait été gravement blessé, ses gemissments montraient une grande douleur. Maxime et ses camarades, accroupis dans de la boue et cachés derriere des blocs de beton, écoutaient le concert morbide en silence. Le soldat ennemi touché precedement, devait etre a l´agonie et ne pouvait désormaits exprimer sa douleur que par petits cris.
Sortis d´un gros nuage gris, deux B29 plongerent en direction de la ville portuaire, des trainées d´un blanc immaculé laissé par leurs passages formaient comme une voie ferrer, les deux locomotives allaient arroser la ville qui deja était dans la panique la plus total en les voyant s´approcher.