III) L’Ombre:
Elle avançait dans les ruelles sombres, se mouvant furtivement avec la grâce d’un félin. Tout en évitant les patrouilles de soldats, elle recherchait une cible, une cible qu’elle trouva facilement, un vieil homme qui était seul dans une impasse remplie par les ténèbres.
Elle monta sur un toit grâce à deux petits crochets qui étaient placé sur les paumes de ses mains. Les crochets lui permettait de s’accrocher à des parois lises, sans aucune prise.
Une fois sur le toit, elle avança dessus. La voleuse était tellement rapide et silencieuse qu’on eu dit que ses pieds ne touchaient pas le sol. La femme surplombait sa cible. Elle avança encore de quelque pas, puis sauta du toit.
La femme atterrit silencieusement derrière l’homme, elle mis la main au fourreau qui pendait à sa gauche, puis elle dégaina son couteau. C’était une grosse lame faîtes en argent, cette lame appartenait à la famille depuis plusieurs générations ( cinq ou six, elle ne s’en souvenait plus ) en tout cas, chaque membre de la famille était comme elle, des ombres silencieuses, vivant des butins de leurs victimes. Cette la lame brillait dans l’obscurité, reflétant le visage de la femme.
Elle s’approcha de sa victime, celle-ci avait sans doute entendu un bruit, car l’homme se retourna, mais pas assez rapidement. La lame lui coupa la jugulaire, il porta la main à sa blessure essayant de contenir le sang qui coulait à flot, il essaya ensuite de pousser un hurlement qui se transforma en petit cri rauque, presque inaudible. Finalement, l’homme s’écroula au sol, le sang continuait à sortir de sa blessure, mais en moins grande quantité.
La voleuse nettoya la lame d’acier et remit le couteau dans son fourreau, elle fouilla ensuite sa victime, elle trouva une bourse en cuir contenant à vue d’œil une vingtaine de pièces d’or, elle prit également la bague qui se trouvait à l’index de l’homme. Cette bague était serti d’un gros rubis, elle estima son prix à au moins deux cents pièces d’or.
Un cliquetis métallique interrompit la voleuse dans ses recherches, elle se retourna et aperçut un soldat qui était apparu dans l’impasse, « certainement alerter par le bruit qu’a provoquait la chute du corps, ou peut être était-il venu ici par hasard » pensa t-elle.
Le soldat voyant cette femme toute vêtu de noire penchée sur le cadavre d’un vieil homme, n’hésita pas: il dégaina son épée et se rua sur son adversaire. Elle n’eut pas le temps de dégainer son arme et elle dû faire un saut de côté pour éviter la lame de l’épée. Elle se retrouva plaquer contre le mur, et le garde en profita pour placer sa lame sous le coup de la voleuse.
Il lui donna ensuite un puissant coup de pommeau derrière la nuque, sous l’effet du choc, la voleuse s’évanouit…