voilà la suite!
II) Partie de chasse:
Comme tout les jours, elle chassait dans la forêt. « Elle », c’était Viska, une femme blonde de taille moyenne, équipé d’une cuirasse rouge qui lui « allait à ravir » lui disait son mari. Tout lui souriait dans la vie, en plus de son mari, elle a trois enfants et une modeste maison. Une de ses grandes passions étaient la chasse, elle s’y adonnait chaque jour et ne revenait jamais bredouille. Dés qu’un gibier était dans sa ligne de mire, Viska décochait une flèche très rapidement, ne laissant aucune chance à son adversaire.
Cependant, alors que Viska chassait dans les bois de Balystor, elle ne savait pas les terribles événements qui se déroulaient dans la ville.
Elle commençait à désespérer, la nuit commençait à recouvrir la terre de son long manteau noir, et Viska n’avait repéré aucune proie. Elle prit le chemin du retour, celui-ci était seulement éclairé par les faibles rayons du soleil couchant qui arrivaient à percer la dense végétation de la forêt.
Un faible son parvint à l’oreille de la chasseuse. Celle-ci s’arrêta pour l’écouter: il s’agissait d’une sorte de piétinement, qui semblait provenir de la gauche de Viska. Celle-ci avança lentement dans cette direction, se cacha derrière un buisson, et observa la créature qui provoquait ce bruit. C’était un magnifique petit faon à la fourrure marron tacheté de blanc. Viska mit un genou à terre, prit lentement une flèche dans son carquois qui était attaché à son dos, la plaça à son arc en essayant de faire le moins de bruit possible. Elle tendit l’arme en avant, banda l’arc et décocha la flèche. Celle-ci fendit les airs en sifflant, avant de se ficher dans la cuisse arrière du faon. Il s’écroula au sol, il n’essaya même pas de se relever, la flèche dentelée devait le faire énormément souffrir.
Viska sorti hors de sa cachette, elle avait mis son arc en bandoulière et avait dégainé un petit couteau. Elle se pencha sur le faon et lui plaça la lame du couteau sur la gorge, et commença à l’enfoncer. La créature se mit à gigoter, projetant du sang sur les mains de la femme. Celle-ci immobilisa la bête avec la main gauche, tandis que sa main droite continuait sa sinistre besogne. Finalement, elle réussi à l’égorger, elle se releva, le faon fit quelque soubresaut, tachant le sol de son sang, puis il s’immobilisa, mort. Viska essuya la lame du couteau sur un vieux chiffon blanc, ainsi que ses mains, puis elle se pencha de nouveau sur la créature, elle la souleva et elle plaça la bête sur ses épaules. Du sang dégoulinait sur sa nuque, mais elle ne s’en préoccupa pas.
Elle reprit la route vers le village, avec plus de fierté cette fois. Lorsque Viska arriva au village, il ne restait plus qu’un mince filet de lumière, mais cela suffit pour voir l’horreur qui c’était déroulé. La plupart des toits de chaumes couvrant les maisons était en feu, répandant une odeur de corps brûlé qui se mélangeait à celle de l’ozone, l’odeur du sang. Des cadavres gisaient au sol, éventrés, décapités, transpercés par des épées, écrasés par des masses d’armes, criblés de flèches…
Viska lâcha le faon, celui-ci tomba en provoquant un « bleurb » écœurant, sans se soucier de la créature inanimée, elle fonça à l’endroit où se dressait sa maison.
Il ne restait presque rien de la bâtisse, une torche avait été lancée sur le toit ce qui provoqua un incendie, qui après avoir détruit le toit, s’attaquait au mur de la maison. Les vitres avaient éclaté sous l’effet de la chaleur, la porte d’entrée qui commençait à être rongé par le feu avait été défoncée, et la porte ne tenait que grâce au seul gond qui lui restait.
Ce n’était pas tout, Viska put apercevoir à travers les flammes qui envahissait la maison, trois petits corps d’ enfant qui se consumaient dans le feu. A côté de la porte d’entrée, il y avait un cadavre d’homme qui avait une épée plantée dans le dos. Elle se pencha sur lui, c’était son mari.
Elle posa sa tête contre celle de son mari, puis elle se mit à murmurer des paroles incompréhensibles à l’oreille de celui-ci. Ensuite, elle se mit à sangloter, puis à pleurer de plus en plus violemment.
Au bout de quelques minutes, elle se leva, les yeux rougis par les larmes, son cœur rongé par la colère, elle arracha l’épée qui était dans le dos de son mari et elle hurla, un cri puissant et sauvage qui fit envoler des nués d’engoulevents qui se trouvaient dans les quelques arbres du village.
Elle sortit hors de la ville, suivant les traces de ceux qui ont détruit son village. Elle traînait l’épée derrière elle, ses ennemis seraient certainement plus nombreux qu’elle, mais elle avait la ferme intention de se venger, quitte à y laisser la vie.