http://www.benito-faraci.com/m/theme/themefrom´theyoungandtherestless´(´lost´)-longversion[1].mp3
Prologue :
Cherwood est une ville bien magnifique, bordé par le lac Bottom, de nombreux gens se promènent dans les rues, de jeunes couples épanouis, le soleil rayonne, le ciel est bleu, les oiseaux chantent, tout ce qu’il y a de plus merveilleux. Ce jour-là, Dio rentre du travail, si on peut appeler ça du travail, en empruntant l’avenue Brief. C’est le week-end, il est pressé de retrouver son beau fauteuil et sa belle salle de gym. Arrivant devant chez lui, il aperçoit un homme sortir de son immeuble, il ne comprend pas ce qui lui arrive, il croît rêver.Ces cheveux qui volent dans la brise du crépuscule, ces pectoraux, et surtout ces belles petites fesses bien moulées par un jean noir à velours. Dio, timide, se retourne et continue à observer la silhouette dans la vitre du rez-de-chaussée. L’homme prend un taxi, que faire ? Le laisser partir ? Ceci lui déchirerait le cœur. Il est sûr et certain que c’est la personne qu’il cherche. Il décide alors de sortir ses clefs de voitures de sa poche, et d’enfourner sa Mercedes, garée juste devant l’immeuble, comme il aime tant le faire. Il suit ainsi le taxi jusqu’à que la mystérieuse personne en sorte, Dio en fait de même. L’homme est rentré dans un immeuble, « ca y est » se dit Dio, je sais où il habite ! Par curiosité il regarde les interphones situés en bas de l’immeuble, ne sachant pas lequel est le bon. Par chance, il n’y a que quatre noms : « Pump », « Mishlet », « Seinkente » et « Coates ». Il décide alors d’appuyer sur « concierge » pour demander au gardien comment s’appelle l’homme avec les petites fesses qui vient de rentrer. Bien sûr, le gardien reste complètement choqué devant ce langage, et Dio n’hésite pas à menacer ce dernier de sa musculature parfaite. Le gardien, alors, s’écrit « Seinkente ! », « Seinkente ! ». Le lendemain, on sonne à la porte de chez monsieur Seinkente, c’était le fleuriste qui venait apporter une commande, trois demi-douzaines de roses rouges. Monsieur Seinkente ne savait que dire, il regarda la petite carte avec doute, où il était marqué « A 20h00 au parc des amoureux ». Seinkente était très ému, il décida donc de se rendre à la boutique de vêtements pour s’acheter un costard et préparer ce rendez-vous qu’il attendait depuis des années…
Chapitre I : Le Rendez-vous
M.Seinkente était fin prêt de la tête au pied. Il avait acheté un costume noir et blanc, classique pour un rendez-vous classe, il avait choisit le nœud de papillon au lieu de la cravate qui lui semblait moins originale, ses chaussures reflétaient les rayons du soleil, et son sourire était vraiment magnifique à voir. On entendit huit coups retentir alors, il regarda sa belle montre Swatch qu’il venait d’acheter pour l’occasion, « Quoi, déjà vingt heures ? » s’écria-t-il. Il courut jusqu’au square où le rendez-vous avait été prévu, affolé, croyant que ce retard lui empêcherait de conquérir le cœur de sa bien-aimée…Il arriva, tous les bains étaient déserts, seul un homme était assis sur l’un d’eux, il était rassuré. Il alla voir l’homme afin de lui demander si aucune fille n’était passée il y a cinq minutes, pour se rassurer. C’est alors que l’homme leva la tête et l’on s’aperçut que c’était Dio, le directeur de Disney land Cherwood, un nouveau parc d’attraction qui venait d’ouvrir. Dio s’écria de joie et s’exclama « J’ai cru que tu ne viendrais plus ! Que je suis heureux ! ». Monsieur Seinkente ne comprenait pas, il prit peur et s’évanouit alors. Tous les gens autour du parc vinrent alors voir ce qui s’était passé, tout le monde était apeuré. C’est alors que Dio se dit qu’il fallait bien réfléchir. Il sortit de son petit sac rose, un paquet de Mentos à la menthe, il en prit un, puis deux, et même trois. Il commence alors à se mettre à califourchon sur le corps de l’homme pour tenter de lui faire du bouche à bouche. Il soufflait, soufflait, rien n’y faisait. Pourtant ce n’était pas le souffle qu’il manquait à se grand sportif, disait une vieille dame derrière. Dio continua ainsi pendant dix minutes jusqu’à que l’homme se réveille en sursaut : « Ah, Ah, Qui êtes vous ? » ne s’arrêtait-il pas de répéter. Dio était un peu vexé et confus et invita l’homme à prendre un thé chez lui, au calme…L’homme, anxieux, regarda autour de lui, puis regarda la tête de Dio, il avait peur mais un petit remontant ne lui aurait pas fait de mal, ils allèrent donc chez Dio. L’homme reconnu tout de suite, il avait l’habitude de venir dans cet immeuble pour rendre visite à des amis qui habitaient au cinquième. Dans l’ascenseur, Dio transpirait énormément, il prit un autre Mentos pour se rafraîchir, l’autre homme n’était pas très rassuré.Ils arrivèrent enfin dans le grand appartement de Dio, avec le salon reconvertit en salle de sport avec jacousis et lampes à bronzer. « Au fait, je ne vous ai pas demandé votre nom ? » répliqua Dio. L’homme, muet depuis l’épisode du parc articula à peine son nom. Dio ne comprit rien. « Votre nom ! Vous ne me l’avez pas dit ! » Rajouta-t-il. L’homme dit alors tout doucement « Johnny.. ». « Oh, que faîtes vous dans la vie mon petit John ? ». John était un peu timide, ça se voyait, il avait un peu honte et finit par déclarer à Dio qu’il était gogo danseur dans la boîte « Paradise ». On vit un grand sourire apparaître sur le visage de Dio, qui rajouta « Je t’aime.. ». John Seinkente était un peu déboussolé d’entendre ça d’un homme, mais bon, Dio lui plaisait et en plus il était riche…Il chercha quelque chose à dire pour éviter de répondre n’importe quoi, tourna les yeux autour de lui pour voir ce qu’il pourrait dire et s’exclama : « Et si je prenais un bain ? J’ai chaud ».
Dio faisait couler l’eau du bain en vérifiant s’il était à la bonne température, il s’était lui-même mis en slip car il faisait très chaud. John, gêné, était de dos et attendait que le bain soit prêt, avec une serviette autour de la taille. « J’ai préparé notre bain » annonça Dio à John. - « Notre ? Je ne savais pas que tu prenais un bain avec moi… », - « Voyons, je l’ai sentit au plus profond de ton cœur ! ». A ce moment même, le téléphone portable de John retentit dans la chambre de Dio où il avait laissé son pantalon. Il courut le chercher pour répondre, mais apparemment pas assez vite car sur le portable, on pouvait voir écrit : Un appel en absence : Sylvain Coates. Dio, furieux, demanda alors à John qui était cet homme. Il était rouge de colère. Mais John lui expliqua que ce n’était que son voisin qui devait s’inquiéter de ne pas l’avoir vu rentrer chez lui avant 20h00. Il se rhabilla et dû partir de chez Dio à grande vitesse. Dio s’écroula sur le lit en pleurant. Ses sanglots, on les entendait jusqu’à dans la rue. « Je vais le tuer ce Coates, se disait-il ».
Chapitre 2 : Le Paradise
Dio se réveilla, il était déjà 9h00 du matin, mais heureusement on était dimanche, et ce jour là, il ne travaillait pas. Il était triste de ce qui c’était passé la veille, et se sentait tellement coupable. Il se rappela des quelques paroles qu’avait prononcé John afin de savoir ce qu’il pourrait faire, et il se souvint de cette boîte dont John avait parlé. Avant d’y faire un saut, il décida de bien se préparer. Il se rendit dans un magasin, dans une petite ruelle à côté de chez lui. La vendeuse l’accueillant bien souriante, « En voilà un qui vient acheter des dessous sexy pour sa belle ! » se disait-il. Dio demanda à la femme si elle possédait encore le dernier string rouge de la marque Mukkiland, car il ne le voyait plus. La femme chercha, farfouilla, mais ne trouvait pas. Dio commençait à perdre patiente et tapa un grand coup sur le comptoir. La vendeuse s’excusa et proposa à Dio de se rendre à l’usine Mukkiland juste derrière le hangar situé à deux pas d’ici. Dio n’ayant pas le choix, et voulant être parfait pour son rendez-vous pris sa Mercedes et s’y rendit. L’endroit était animé, différent d’une usine habituelle, on entendait des petits cris bizarres en longeant l’usine. Dio tenta alors d’entrer et aperçut plusieurs hommes qui travaillaient en slip, pour tester leurs articles, se disait-il. Il observa partout autour de loin et vit un panneau qui signalait le bureau du directeur tout en haut de l’usine. Il dut monter les escaliers jusqu’à atteindre une grande salle avec une autre porte et une flèche montrant la porte où était signalé « Directeur ». Dio semblait septique, il frappa trois coups pour voir si il y avait quelqu’un et une voix douce fit « entrez ». Le directeur avait les cheveux bruns, était bien habillé, débardeur blanc, jean vert foncé, c’était original. Sa peau était plutôt foncée et ses yeux étaient bleus comme ciel. « C’est pourquoi ? » dit l’homme.Dio un peu gêné demanda si il lui restait des strings rouges dernier cri, pour une affaire urgente, et qu’il était prêt à payer cher. Mukki, le directeur, réfléchit dix secondes et enleva son pantalon : « C’est le seul qui me reste celui-là, et je vous le fait cadeau pour 200 € ». Dio n’en revenait pas du prix, surtout avec son salaire de misère…Mais bon, l’amour envers John passait avant tout et il accepta l’offre du bel homme. « Dîtes, vous ne seriez pas Dio, vous, par hasard » rajouta Mukki. –« Euh…si, d’où vous me connaissez ? » - « J’ai lu votre nom dans les journaux il y a quelque mois, bravo pour votre parc d’attraction et bienvenue à Cherwood ! ». Dio ne répondit pas, il avait déjà perdu assez de temps et s’en alla. Mukki alors versa une larme, une larme de joie bien sûr ! Il n’avait jamais vu une telle allure, une telle masculinité. Heureusement, Dio avait laissé son vieux slip traîner en prenant l’autre, et dedans, Mukki retrouva un petit papier « Paradise à 21h00 ». « Tiens ça pourrait être intéressant se disait-il en sortant un plan de la ville de Cherwood afin de trouver où se situait le Paradise.
Dio arriva vers 20h30 au Paradise, il faisait sombre et la musique était forte, mais il aimait bien cette ambiance. Il cherchait partout son ami John et finit par le voir en s’approchant des tables à strip-tease. John s’exhibait devant toutes ces femmes, qui raffolaient de joie. Dio intervint alors. Il se saisit d’une des femmes et la jeta violemment sur les quatre autres. « Alors c’est ça que tu fais, des femmes peuvent te toucher et tu te laisses faire, mais moi je t’aime John ! ». John ne savait pas quoi dire, la fête avait tourné au cauchemar sous la violence de Dio. « Moi.moi aussi Dio ». Mukki débarqua alors avec un cigare à la bouche : « Ah Dio, ce mot dans ton slip, ce string que tu m’as acheté, j’ai compris ! Tu voulais voir cet homme.si on peut appeler ça comme ça, ses biceps sont bien moins développés que les miens ! ». « C’est qui lui » demande John. Dio, fou de rage de l’intervention de Mukki renversa toutes les tables du club. John lui priât d’arrêter, et Mukki, tout au contraire adorait ce côté sauvage : « Continue, oui oui plus à gauche, ah c’est comme ça que je t’aime Dio ! ». –« Mais tu comprends pas que c’est John que j’aime, toi tu es moche et ça se voit que tu fais de la gonflette ». –« De la gonflette ? Non mais tu t’es regardé, moi qui voulais te faire des enfants tu peux te gratter ! ». John profita de l’occasion pour s’éclipser en silence. Dio s’en aperçut très vite et courut en dehors du « Paradise ». Il prit sa Mercedes et le suivit en voiture jusqu’à chez lui. Il monta discrètement les escaliers derrière lui, John, au lieu de rentrer chez lui, sonna chez le voisin en face. Après qu’il soit rentré, Dio monta jusqu’à l’étage et vu écrit sur le paillasson « S.Coates ». « Ah le charlatan ! Il me trompe. ». Dio était prêt à défoncer la porte.
Chapitre 3 : La confrontation
Dio méditait devant cette immonde porte. Il essayait d’écouter ce qui s’y passait de l’autre côté. « Qu’ai-je fait pour mériter ça » ne cessait-il pas de répéter dans sa tête. Rien que l’idée que John avait un amant, et de plus un homme l’obsédait et l’énervait avant tout. Il choisit donc de défoncer la porte, tant pis si John ne l’aimait plus, il fallait qu’il règle le compte de ce Sylvain coates. Il prit de l’élan, mit son épaule en avant et fonça dans la porte afin de la démolir, si fort, qu’après avoir démoli la porte en deux, il s’affala sur le plancher et fit bien vingt mètres de plus. Un tel vacarme fit sursauter Sylvain et John qui s’embrassaient tendrement dans le séjour, juste à côté de l’entrée. Ils vinrent alors voir la cause d’un tel boucan. « Dio ! Tu m’as encore suivi ! Alors ça te plaît de gâcher ma vie intime ? » Fit John en voyant Dio à moitié écrasé sur le plancher. « Qui c’est celui-là » répliqua, inquiet, Coates, puis il rajouta « Il te pose des problèmes ? Tu veux que je le démolisse ». Sous l’effet de cette phrase, Dio se releva face à Coates. Il le dépassait de deux têtes et Coates n’arrivait qu’à la hauteur de ses épaules parfaitement carrées. C’était un homme paraissant assez vieux par ses cheveux gris, il avait une couleur de peau assez foncée et portait un costume vert et une cravate jaune. « Il a un problème le vieux clown ?» d’exclama Dio. Coates fronçait ses sourcils et essayait de se faire un peu petit. « Vas-t’en » ordonna John à Dio, d’une voix sévère. « Quoi ? Encore une fois tu me dis de m’en aller ? Mais alors on ne peut jamais se voir sans être dérangé ! Et d’abord, c’est qui ce vieux débile » faisait-il en tenant durement l’épaule de Coates. – « C’est mon petit copain, ça te va ? Tout est finit entre nous Dio ». Dio pris un regard terrifiant et regarda Coates d’une irritation indescriptible. Malheureusement, Coates ne put pas voir très longtemps ces yeux de monstre, car à peine les avait-il remarqué que se fut le noir complet…
Coates se réveilla dans un hôpital, il voyait flou, des têtes de médecins avec des masques étaient suspendus au-dessus de ses yeux, il était horriblement fatigué. « Que me faîtes-vous » demanda-t-il tout doucement. Il continuait à voir les médecins et entendit « Ne parlez pas trop, vous avez besoin de repos ». Il se rendormit alors. Il fut réveillé quelques heures plus tard, ou quelques jours plus tard : Il était impossible de se situer dans le temps étant donné que l’hôpital restait toujours éclairé. C’était Scotch, son fils, qui venait lui rendre visite : « Papa, papa, ça va ? C’est horrible ce qui t’es arrivé, fracture de la tête ». C’était donc ça, le mal de crâne que Coates ressentait depuis son réveil. Dio lui avait en fait donné un coup de boule juste après l’altercation chez Coates. Sylvain se remémora la scène et put enfin s’en souvenir. Son téléphone sonna, et Scotch répondit à sa place histoire de ne pas le fatiguer : « Coates, c’est toi ? » fut une voix au bout du téléphone. Scotch expliqua la situation à la personne au bout du fil, et l’homme était consterné. « Je peux peut-être faire regretter à l’homme qui a fait ça à Coates, comment s’appelle-t-il ? ». Coates qui entendait la conversation s´écria « Dio, ça y est, John l’a appelé Dio, je m’en souviens ». Scotch répondit alors à l’homme : « Il s’appelle Dio ». L’homme au bout du fil « dio ? Le nouveau gérant du parc d’attraction de Cherwood ? Il va payer pour son crime » et l’homme raccrocha. « Qui était-ce ? » demanda Sylvain. Et son frère, Scotch, lui répondit « C’était Robert Cornéo, votre ex-patron »…
