Chap 8 :Surprise et Consternation:1ere partie
-Alors?
Vincent regarda alternativement Cloud et Cid, agenouillés au sol, maintenus immobiles l´un par sa propre arme, qui lui avait été arrachée des mains peu de temps auparavant, l´autre par le Masamune. Debout entre eux deux, Séphiroth souriait, amusé de la prétention de ces moucherons, un sourire pas très sain d´esprit.
-Je ne pourrai en tuer qu´un le vampire, lequel sauveras-tu? demanda-t-il, joueur et cruel comme un chat.
Cloud esquissa un mouvement mais Séphiroth rapprocha l´arme de son cou d´un vif mouvement.
-Tut tut tut Strife! Ne bouge pas... lui conseilla-t-il d´un ton empreint de condescendance amusée. Et toi non plus, ajouta t´il en jetant un regard à Cid du coin de l´œil.
Vincent jeta un regard derrière lui pour se rendre compte si l´un de ses amis pouvait l´aider à se sortir de l´impasse, mais… Barret était salement blessé, Yuffie était trop occupée à soigner une Tifa inconsciente, tandis que Red maintenait une protection autour d´eux, Cait sur le dos, son mog détruit. Il était seul.
Il revint vers Séphiroth.
Son fils…
-Arrête, murmura t´il d´une voix éteinte. - Qu´est ce qui se passe? Demanda Yuffie en se détournant quelques secondes de Tifa.
-Séphiroth menace les deux personnes qui comptent le plus aux yeux de Vincent, expliqua le fauve rouge d´une voix exténuée, peinant à tenir la protection.
-Mais comment le sait-il? demanda Yuffie, étonnée.
-Nnnn…
Tifa gémit et se redressa lentement, encore dans le flou. Elle secoua la tête pour chasser les dernières brumes de l´inconscience puis se tourna vers ses amis.
-Que… que se passe-t-il?
-Séphiroth menace Cloud et Cid. Vincent ne pourra en sauver qu´un, répondit Barret d´une voix éteinte en pressant sa main sur la plaie de son ventre. Et je ne sers à RIEN!! lâcha-t-il en une brève explosion de rage impuissante.
-Il faut faire quelque chose! S´exclama Tifa, tout en se tordant les mains de désespoir.
-Si nous intervenons, il les tue tous les deux, déclara Cait d´une voix neutre. La question est: Comment sait-il qui sont les personnes auxquelles Vincent tient le plus… Nous même ne le savons que depuis ce matin… Flash back
Le matin même.
-CIIIIIIIIIIIID!!!
Yuffie cessa de crier puis se campa sur le pont du Haut Vent, les poings sur les hanches. Barret se hissa à son tour sur le pont puis tendit la main à Tifa.
-Bah ils sont ou? Demanda Yuffie en se tournant vers le géant noir.
-Je ne sais pas… Red?
-Détache-moi d´abord, grommela le fauve.
Tifa se retint de rire en voyant l´air ronchon qu´affichait le fauve. Si descendre Red par palans avait été facile, le remonter sans palans avait été beaucoup plus dur… La seule solution trouvée avait été de l´attacher sur le dos de Barret, comme un vulgaire chien d´avalanche.
Cloud aida Barret à détacher Red puis posa le fauve sur le sol avant d´appeler à son tour.
-CIIIIIIIIIIID!!! VIIIIIINCEEEEEEENT!!!
-C´est quand même bizarre… Cid avait dit qu´il viendrait nous chercher…
-Il m´a dit qu´il avait un ennui mécanique avec le Haut Vent, dit Cloud, heureusement qu´il n´a pas amarré le Haut Vent trop loin du sol…
-Et qu´il avait laissé l´échelle, renchérit Yuffie, CIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIID!!!
Ses amis se débouchèrent les oreilles une fois sûrs qu´elle avait cessé de crier. Red gémit.
-C´est une nouvelle technique Yuffie?
-Lâche-moi…
-Visiblement, ils ne sont pas là, fit Barret en frappant la paume de sa main sur son oreille, ou alors Yuffie les a rendus sourd…
-Comment tu fais pour hurler aussi fort avec un si petit gabarit? Fit Red d´un air interrogatif.
Yuffie tira la langue au fauve qui s´empressa de lui rendre la pareille. Cloud soupira.
-On se calme les enfants. S´ils ne sont pas là, ils ont probablement laissé un mot… On se disperse et on cherche… Tifa, tu prends les écuries à chocobos, Barret la salle des machines, Yuffie les cabines, Red l´entrepont et moi le poste de pilotage.
-OUI CHEF! Barret descendit dans la salle des machines.
-Personne constata-t-il en se grattant le crâne du canon de son arme. Tifa flatta le chocobo vert derrière la tête.
-Bonjour Chlorophylle [1]… Tu as vu Cid?
-WAAAARK?
-Et toi Goldfinger?
-WARK! Fit un chocobo jaune.
Tifa se tourna vers une chocobo noire.
-Kuroyumé?
-Wrrrrrr… Ronronna la chocobo en se soulevant légèrement.
-HO! S´exclama Tifa, attendrie, le poussin est né! C´est Cloud qui va être content!!! Cloud éternua puis ramassa Cait qui gisait au sol, désactivé. Il le retourna sur le dos et le secoua doucement.
-Cait? Reeve? Zut, il est désactivé… Tiens?
Cloud alla vers l´escalier et ramassa un tissu rouge. Il le leva à la hauteur de ses yeux, surpris.
-C´est pas du genre de Vincent de laisser traîner ses affaires comme ça, maugréa t´il en roulant la cape autour de son bras.
En baissant les yeux de nouveau, son regard tomba sur l´éternel blouson bleu de Cid. Il le ramassa aussi.
-Mais qu´est ce qu´ils ont à semer leurs affaires tous les deux? Red renifla le sol avec étonnement. Il vit Tifa arriver vers lui, un poussin dans les bras.
-Red! Le petit de Kuroyume est né!
Elle brandit un petit chocobo doré sous le nez de Red. Lequel respira à fond et compta jusqu´à dix tout en ordonnant à ses instincts de carnivore d´aller se faire voir ailleurs. La seule fois qu´il avait lorgné sur un des poussins avec un air gourmand, les filles l´avaient immédiatement repéré. Il avait eut droit à une longue réprimande sur ses habitudes alimentaires par Aérith et s´était vu refuser l´entrée de l´écurie ad vitam eternam.
N´empêche, si Tifa n´arrêtait pas immédiatement de brandir le poussin dodu sous son museau, il ne répondait plus de rien.
-Tu as trouvé quelque chose? Fit Tifa, le détournant de ses instincts carnivores.
-Heuuu, oui, ils sont partit tous les deux en direction des cabines…
-Alors allons-y… Mais…
Un tas de vêtements ambulant les rejoignit, le nez au sol. Une touffe blonde en dépassait.
-Cloud? Firent interrogativement les deux amis.
Cloud pencha la tête sur le côté pour voir ses amis.
-Ah vous voilà, dites, quelqu´un peut m´expliquer pourquoi Cid et Vincent sèment leurs affaires partout?
Red et Tifa se regardèrent. La jeune fille se pencha sur le fauve.
-Tu penses à ce que je pense?
-Heu, je ne pense pas… Fit Red en considérant le poussin qui piaillait dans les bras de Tifa.
-A quoi vous pensez? Demanda Barret en s´extirpant de la trappe menant à la salle des machines.
-Cloud, fit Tifa en se relevant, c´est bien Yuffie qui est allée vérifier les cabines?
-Oui pourquoi?
-On ferait mieux d´y aller… Yuffie ouvrit la porte du dortoir des filles à la volée, brailla un " CIDTÉOU" bien placé, reprit son souffle, puis referma la porte. Elle fit de même avec le dortoir des garçons, remplaçant le " CID" par " VINCE". Le dortoir des mécanos était tout aussi vide que les deux premiers. Aussi se dirigea t´elle vers la chambre de Cid. Elle l´ouvrit d´un grand geste, fit un pas ou deux, ouvrit la bouche et commença à hurler de toute la force de ses poumons avant que la scène devant ses yeux ne s´imprime dans son cerveau.
-C IDTEL aou… pas…
Cid se tourna vers elle, réveillé en sursaut. Il fixa son regard fatigué sur la jeune fille, mit un moment à faire le point et grommela.
-Yuffie? Qu´est ce que tu fais-la?
Yuffie ne répondit pas, fixant Cid d´un regard rond, la mâchoire ballante. Cid fronça les sourcils puis s´aperçut qu´elle ne le regardait pas en particulier. Il se tourna sur le côté et vit Vincent endormi près de lui, tout aussi nu que lui. Les évènements de la veille lui revinrent en mémoire.
Chaos qui fait encore le con, Vincent qui s´en sent coupable comme d´habitude, la déclaration de Cid et puis…
Il vit Yuffie prendre sa respiration.
-Ho meeeeeeerde, gémit t´il en posant ses mains sur ses oreilles.
-HYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AA!!!!
Les amis se figèrent et plaquèrent leurs mains sur leurs oreilles en gémissant. Tifa fit la grimace.
-Trop tard, elle les a vu…
Yuffie arriva en courant et se jeta dans les bras de Tifa, manquant au passage d´écraser le bébé chocobo.
-cidetvincentsontdesperversjelesaisvuysontdansleli
tdecidàpoilsetpisetpisetpis…
-Rien capté, fit Cloud en ramassant une chaussette de Cid[2].
Cid sortit de sa chambre en ronchonnant, enfilant un pantalon à la va-vite.