Bon, je m´explique:
J´ai pris ( je m´en excuse ) un peu de retard pour écrire cette fic...
Mais si ça ne dépendait que de moi, ça ferait trois à quatre jours qu´il serait posté ce chapitre!
Mon internet buggait depuis cette période, impossible de me connecté...
Enfin bon, excusez moi, et bonne lecture, voila qu´Axelle et Ozma apparaisse^__^
( les pauvres, je les plaindrais presque
)
Axelle
Le lendemain, Hellmaster se réveille seul au milieu de cet immense lit. S’étirant, il se demanda ce qui l’avait réveillé. Il comprit en se dégageant du rayon de soleil qui lui tombait sur la figure et se leva, s’habilla et descendit.
Il retrouva Indis et Raphaël dans la grande salle, attablés autour du petit déjeuner à moitié commencé. Les yeux bouffis de sommeil, il s’assit à côté d’Indis, lui glissant un bisou et commença à dévorer de belles dents.
« Alors, quoi de neuf pendant que je dormais ?
- Comme un bien heureux, il faut le dire »
Indis avait un petit sourire ironique, mais Hell, encore endormi, ne releva pas la remarque et attendit sa réponse en croquant une tartine recouverte d’une étrange mixture. Refrénant une grimace, il reposa sagement sa tartine sur un bord de son assiette, et avala une gorgée du contenu de son verre. Sa grimace apparut clairement et non dissimulée cette fois, et il préféra ne plus toucher à rien.
Raphaël, moins réveillé qu’Indis, répondit à sa question, sans relever non plus la remarque de leur amie.
« Et bien nous avons interrogé l’aubergiste sur ce village. Il a dit qu’il s’étonnait de voir des étrangers, mais qu’il n’avait pas le temps de répondre à nos questions. Il a dit qu’il reviendrait plus tard, et nous a conseillés de rester à l’intérieur en l’attendant.
- Hum, sympathique. Et rien d’autre ?
- Non, si ce n’est que nous avons pu constater que la cuisine locale n’était pas vraiment à ton goût »
Indis, revenant la charge, donnait l’impression qu’elle n’avait qu’une idée en tête : le réveiller de la façon la plus désagréable possible.
« Me dit pas que tu aimes ça ?
– Ben quoi, c’est plutôt bon.
– Quoi ? Ca a un goût vraiment…
– Tu trouves ? Raph, qu’est ce que t’en penses ?
– Hu ? La nourriture ? Elle est bonne, pourquoi ?
– Tu vois, y a que toi à qui ça plaît pas !
– Si vous le dites… »
Le tenancier surgit d’une petite porte derrière le comptoir, le contourna et s’approcha du petit groupe.
« Alors, comme ça vous êtes nouveau ? Nous ne recevons presque jamais personne ici, je suis désolé si les chambres sont un peu poussiéreuses. La femme de ménage est en train d’y remédier.
– Aucun problème. Par contre, si vous pouviez nous renseigner un peu sur ce village ?
– Mais avec plaisir ! »
Rejoignant le comptoir, il revint bientôt en tenant quatre chopes pleines à ra bord d’un liquide violet, qui tourna un instant au noir en sifflant avant de devenir rouge sang.
« Une spécialité. Goûtez, ça n’a jamais déçu personne.
– Alors, que pouvez-vous nous raconter ?
– Eh bien, par où voulez-vous que je commence ?
– Commencez donc par nous racontez pourquoi le garde s’en est pris à nous hier après midi ?
– Oh… Et bien…. »
L’aubergiste fut brutalement interrompu par Hellmaster, qui émit un bruit peu ragoûtant au milieu d’une giclée d’un liquide noirâtre et bilieux.
« Hell, ça va ? »
Indis eut à nouveau l’air bizarre que ses compagnons avaient aperçu sur son visage lors de la « résurrection » d’Hell.
Se précipitant auprès de lui, elle l’allongea à même le sol, le ramena sur le côté, la tête posée sur une pierre ayant servi à caler la table.
Lui, les yeux fermés, présentait les symptômes d’un évanouissement, mais rien ne semblait le justifié.
L’aubergiste, contournant la table aussi vite que ses kilos supplémentaires le permettaient, s’agenouilla de l’autre côté du malade. Posant une main sur sa poitrine, il pâlit et regarda chercha le regard d’Indis.
« Il n’aurait pas été soumis à….
– Je n’en sais rien, désolée. Si vous pouviez m’aider à le transporter dans un lit, je pense que ça pourrait nous aider pour en être sûr.
– Bien sûr. Venez, prenez-le sous les épaules, je prends les jambes. Vous, aidez-nous, ouvrez les portes devant nous !
– Bien. »
Soulevant Hellmaster, ils firent le tour du comptoir, passèrent par une petite porte qui se trouvait derrière, et arrivèrent dans une petite pièce. Cinq mètres sur trois, une porte au fond permettant sans doute d’accéder à la cave à vin, elle contenait quatre lits superposés, deux de chaque côté.
Des couchettes pour les clients récalcitrants, ceux qui ont l’habitude de rester après la fermeture, écroulés dans leur coin.
Ils l’allongèrent sur la première, en bas à droite de la porte. Indis se pencha sur lui, réclamant un médecin.
« Je suis désolé, aucun médecin ne pourra venir d’ici ce soir.
– Quoi ? Mais il sera mort d’ici là !
– Je sais bien, et croyez bien que je suis désolé, mais je ne peux rien faire, personne ne peut y faire… »
Devant la mine du barman, Indis comprit qu’il n’y avait vraiment rien à faire. Prier. La seule ressource qu’il lui restait.
Elle restât là, à côté de lui, et ne put détacher ses yeux du corps de celui qui aurait pu devenir son amant, et peut-être même…
Préférant abandonner ses pensés à cet endroit, elle demanda :
« Pouvez-vous au moins m’expliquer pourquoi aucun médecin ne peut venir ?
– C’est le moins que je puisse faire. La raison est celle que j’allais vous expliquer avant que… Enfin bref, c’est un état d’urgence. Les autorités de la ville estiment qu’elles sont menacées, et ont décrété que seuls les marchands en partance et les gardes ont le droit de circuler la journée. Depuis deux mois, cette ville vit la nuit et dort le jour.
– Et même si nous expliquions ce qui se passe aux autorités… ?
– Les gardes ne nous donnerons même pas le temps de parler. Ils tirent à vue sur tous ceux qui sortent sans porter d’insigne marchand. Et impossible d’en dérober un pour aller les voir, ils connaissent tous les marchands et auraient une raison de plus pour vous tuer. »
La conversation continua un peu entre Raphaël et l’Homme, qui déclara s’appeler Meanol, mais Indis n’écoutait plus.
Elle resta toute la journée à côté d’Hell. La tête enfouie dans ses mains, elle pleurait.
A la tombée de la nuit, un médecin arriva rapidement et descendit dans la petite pièce.
« Heum ! Je suis désolé mademoiselle, mais vous allez devoir me laisser seul avec le petit monsieur. »
Relevant la tête, les joues couvertes de larmes, elle approuva d’un signe de tête et remonta dans la salle.
Elle alla s’asseoir dans un coin, bientôt rejointe par Raphaël. Il essaya d’engager la discussion, mais elle ne répondait que par monosyllabes, absorbée par sa tristesse.
Au bout d’un moment, il se leva et se dirigeât vers une grande table au milieu de la pièce où un groupe se rassemblait.
« Allez, allez, allez ! »
Les exclamations, hurlée par le chœur de la foule, explosèrent en applaudissements. Raphaël, se frayant un passage vers le centre du groupe.
« Ozma ?
– Tiens tiens, Raph. Désolé, je peux pas trop tailler une bavette là, suis occupé à refermer la grande gueule de cette gente dame !
– Tais-toi et bois ! »
Face à face, Ozma et une très belle femme buvait verre sur verre, l’un après l’autre. Défi courant, il permettait d’évaluer la résistance à l’alcool de quelqu’un, et parfois de s’en mettre plein les poches.
Ozma, vidant son verre d’un trait, le reposa à l’envers sur la table, et éructa bruyamment. Raphaël, gêné, détourna les yeux, mais resta regarder le défi. Il profita du passage de la « casquette », le pot aux paris, pour miser la moitié de ce qu’il possédait, une forte somme, su son ami. Celui ci le remercia d’un clin d’œil.
La fille vida à son tour son verre, et le reposa de la même manière, mais son doux bruitage surpassa de loin celui d’Ozma, provoquant des applaudissements frénétiques et un murmure d’admiration parmi les buveurs rassemblés là.
Une femme dans un bar, c’est peu courant. Une femme qui boit dans un bar, c’est plutôt rare. Une femme qui boit dans un bar, sans accompagnateur, c’est franchement rare. Une femme capable d’émettre de tels bruits après avoir bu dans ces conditions, c’est rarissime. Mais alors une femme capable de battre Ozma, dans les deux domaines cités, et qui en profite pour ramasser le fric de Raphaël, ça ne lui était jamais apparu.
Quand elle se leva, il l’interpella.
« Eh là ! Tu penses pas que je vais te laisser te barrer comme ça avec mon fric ! »
Il provoqua un murmure d’approbation parmi la foule, tous désolés d’avoir perdu plus ou moins gros.
S’asseyant à la place d’Ozma, qui ronflait comme un bienheureux sur le pavage, il frappa dans ses mains pour demander une nouvelle bouteille.
Avec un petit hoquet et un sourire, la femme se rassit en face de lui. Un murmure moqueur et hilare se répandit, et les paris circulèrent de plus belle. Un tel exploit n’était pas renouvelable deux fois d’affilé selon l’opinion générale.
Le défi dura près d’une heure. Les spectateurs ne restaient que pour regagner leur argent. A la fin, les derniers finirent par partir faire leurs affaires, ou se saouler entre amis. Les deux duellistes continuèrent de se faire face, mais bientôt, personne ne put plus les départager. Chacun repartit donc avec sa mise, laissant ces deux là ronflé, affalés sur la table, leurs têtes côte côte, Ozma abandonné sur le sol.
Indis aussi, dans son coin, avait fini par s’endormir, sa chope à la main. Aucun d’eux ne pût donc voir la mine ébahit et réjouie du médecin quand il reparut, bien après l’aube, se rafraîchir le gosier et donner des nouvelles à l’aubergiste. Mais Indis eut l’air de le sentir.
Comme le médecin murmurait son diagnostic pour ne pas réveiller les soûlards, exceptionnellement laissés sur place, un grand sourire éclaira son visage.