Salut tout le monde!
Et ben j´espère que la suite vous plaira, ça change un peu, il faut comprendre...
Deuxième partie
Perdition
Changement
« Bonjour professeur. Comment allez-vous ?
– Bien, merci. Il y a du neuf ?
– Non, rien du tout. Alors, que fait-on aujourd’hui ?
– On attend, on observe et ça s’arrête là. Pourquoi voudrais-tu que l’on fasse quelque chose ?
– Je ne sais pas, mais je trouve que rester sans rien faire alors qu’on pourrait découvrir des tas de nouvelles choses en agissant, ça m’énerve un peu.
– Toujours aussi impatient. Si tu veux agir, il va falloir demander une autorisation à la cour suprême. Tu es prêt à le faire ?
– Non… »
Le jeune homme baissa les yeux avec dépit. Il avait l’impression que le monde pouvait enfin être décrypter, qu’il le changerait en tendant la main, et que des longues barbes l’en empêchaient par peur de ce changement.
Il se leva et se dirigea vers le couloir. Un café bien serré l’aiderait à tenir le coup jusqu’au déjeuner. Traversant le bâtiment encore vide, il arriva devant la cafétéria et se dirigea vers la machine. Y introduisant quelques pièces, il pressa un bouton et un liquide noir se déversa dans le gobelet en plastique bon marché.
Il leva le breuvage jusqu’à sa bouche, et eut une grimace de dégoût en l’avalant. Il n’arriverait jamais à s’habituer à ce café.
Soudain, il faillit tout recraché. Il venait d’apercevoir Katia, la secrétaire de la direction. Il eut un sursaut en la voyant, manquant de renverser le peu de café qui lui restait, et eut un mouvement de recul. Il avait oublié de lui téléphoner pour avertir qu’il ne pouvait pas venir. Le visage de sa petite amie affichait clairement ce qu’il redoutait le plus : elle lui en voulait férocement, et il y avait de quoi. C’était la troisième fois.
« Jamais deux sans trois non ? »
Sa voix se voulait riante, mais elle ne parvint pas à masquer sa colère.
Hellmaster détourna les yeux pour ne pas se faire congeler sur place.
« Euh… Désolé. J’ai…
- OUBLIER ! Je m’en suis rendu compte.
– Il y a un moyen pour que je me fasse pardonner ?
– Non. Et même si tu disparaissais au bout du monde je te retrouverais. »
Le message était clair.
« Tu viens dîner chez moi ce soir ?
– Avec plaisir ! »
Il avait fait un gros sacrifice, mais ça avait marché. Il ne l’avait encore jamais invitée chez lui, malgré ses supplications. Le visage de Katia afficha en même temps la surprise et la joie, ne gardant ( presque) plus trace de colère.
« Bon, et bien disons à huit heures ?
– Tu as intérêt à être là.
– Ne t’inquiète pas ! Je ferais tout pour te faire plaisir. »
Il l’embrassa, puis retourna au labo en vidant le fond de son gobelet. Froid, ce café était vraiment pire que tout.
« On dirait du jus de chaussette concentré. »
De retour dans le laboratoire, il aperçut le professeur penché sur son ordinateur, dictant son habituel rapport matinal. Il s’approcha du sien et activa le visionneur. Il ne savait pas pourquoi il le faisait, sans doute par pure habitude. Mais quand il regarda dedans, il vit tout de suite que quelque chose clochait.
« Professeur ? ! Je crois qu’il se passe enfin quelque chose. »
Le professeur, grognant, ne leva même pas le regard, se contentant d’un simple « très bien ».
Hellmaster, perdant son calme devant un tel comportement, hurla encore plus fort. Cette fois, le professeur sortit de sa rêverie et activa son propre visionneur. La stupéfaction se lut rapidement sur son visage.
« Qu’en pensez-vous ?
– Que cette fois, tu la tiens ton autorisation pour agir. Dépêche-toi avant que je ne la demande.
–Merci professeur. »
Le professeur lui offrait deux choses fantastiques : sa promotion au rang de chercheur et l’occasion de se faire remarquer qu’il attendait depuis tant de temps.
Hellmaster se leva et courut vers le communicateur. Il demanda à entrer en contact immédiat avec la cour suprême. On lui dit de prendre rendez-vous, ce qui lui signifiait clairement d’allez se faire foutre. Perdant son calme, il injuria l’autre, coupa la communication et sortit du bâtiment. Il s’engagea sur un tapis roulant, et trois minutes plus tard, il était en face d’un immense bâtiment.
« Trois minutes pour parcourir vingt kilomètres. Il faudra que je parle de ça à l’équipe de maintenance. »
Le bâtiment mesurait bien 40 mètres de hauteur, pour une base de 300 mètres et environ 400 mètres de longueur. Le plus grand bâtiment de la planète. Plus de cinq milles employés, l’intégralité du système de direction et d’administration.
Blanc pur, les fenêtres qui se découpaient dans la façade étaient assez grandes pour que deux hommes puissent les traverser de front. Les rideaux de velours qui les masquaient étaient pour la plupart de couleur pourpre avec un dégradé de jaune sur le bas. Rares étaient celles qui étaient ouvertes. Le fronteau qui recouvrait le bâtiment aurait pu abriter le laboratoire dans lequel travaillait Hell. Une gravure de granit noir était entourée par une fresque de marbre vert et rose. Les yeux des personnages de cette scène étaient d’or blanc, leurs pupilles étaient d’onyx. Deux générations d’artisans avaient été nécessaires pour la réaliser. La porte, du chêne massif, était gravée de lettres d’or blanc. La constitution entière.
Franchissant la porte gardée par six hommes en arme, Hell fit son possible pour ne pas se montrer impressionner. Il s’avança vers l’accueil, montra son badge, et il put accéder directement au cabinet du premier secrétaire de la cour.
Même si ce n’était pas écrit, les premiers secrétaires avaient toujours dirigé la cour. C’était une tradition, et personne ne la remettait en question.
« Bonjour monsieur. Je suis désolé de vous déranger aussi tôt, mais je voulais être le premier à vous l’annoncer. Il se passe quelque chose. Je désirerais avoir une autorisation pour entreprendre les recherches et les expériences nécessaires. »
Le visage du secrétaire était passé de l’habituel sourire de puissance et d’assurance à une expression de peur, dans un visage livide. Ses pommettes saillantes tressautaient et ses yeux tiquaient.
« Y a t il un quelconque danger ? »
Sa voix tremblait.
« Je ne pense pas. Pas pour le moment.
–Vous me rassurez. Puis-je voir ce qu’il se passe ?
–Bien sûr. »
Hellmaster inséra son badge dans l’ouverture du visionneur du secrétaire, et celui ci eu la scène sous les yeux. Son visage acheva alors de retrouver sa sérénité. Le changement était peut-être flagrant pour des scientifiques qui l’observait à longueur de temps, mais lui ne voyait presque aucune différence.
Il prit le temps de réfléchir, et finit par déclarer :
« C’est d’accord. Le conseil approuvera votre démarche ce matin, vous pourrez commencer vos travaux dès cet après midi.
–Merci monsieur. »
« Ne pas montrer ses sentiments… »
Quand il sortit du bureau, il put enfin laisser éclater sa joie, se mettant à danser en plein milieu du couloir. Enfin, il allait pouvoir agir.
« Vous allez vraiment le laisser agir ? Ca ne vous ressemble pas.
–Qui a dit que j’allais le laisser agir ? J’ai dis qu’il en aurait l’autorisation. Débrouillez-vous, je ne veux pas de vagues !
–A vos ordres. »
Bonne lecture!
PS:et pour ceux qui ne capicheraient rien: c´est une sorte de flash-back