Chapitre 3 : Renaissance.
Il n’y a pas de doute, c’est bien la voie de mon ami Barret ! Que fait il la ? Est-il mort ? A t il voulu me rejoindre ?
Je m’approchais lentement de la porte, dans l’espoir d’entendre un peu mieux la conversation.
- Docteur, va-t-il s’en sortir ?
- Oui, il est juste un peu choqué, il se réveillera bientôt, c’est sûr.
J’ai pu entendre un « ouf « de la part de Barret, il était soulagé de ma guérison, il devait être content, mais moi, j’étais triste, on m’avait sauvé, on m’a empêcher de rejoindre papa, c’est injuste !
Je me mis à pleurer doucement et je retournai lentement dans mon lit, le cœur serré…
Pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Tout à empirer depuis la mort de Papa, pourquoi m’a-t-il abandonner ?
Je pleurai de plus en plus et je pouvais sentir une douleur insoutenable dans mon cœur, une douleur, ou plutôt une envie, une envie incessante de pouvoir revoir mon père, mon père …
Barret et ses parents entrèrent dans la sale où j’étais, les parents étaient très contents de me voir sain et sauf, mais Barret me regardait bizarrement, il avait compris que je voulais l’abandonner, que je l’avais trahis.
Il demanda à ses parents de sortir de la sale puis s’approcha de moi, il me demanda pourquoi j’avais fait ça, pourquoi j’avais sauté ? …
Je ne lui répondis pas, même si je connaissais toutes les réponses, j’avais honte, je préférais me taire. Il me répétais sans cesse qu’il avait eu si peur, qu’il avait tellement pleuré qu’il ne pouvait plus dormir, plus passer un moment sans penser à moi, là, en entendant ces quelques mots, je me mis à pleurer, une nouvelle fois, mais cette fois, c’était de bonheur, j’étais si heureux d’avoir des amis, si heureux d’être aimé par des gens que j’aime, j’étais aimé plus fort que j’aimais, et j’étais vraiment très content. Je plongea dans les bras de Barret.
Une semaine plus tard, je revenais chez Barret, en pleine forme, avec de bonnes résolutions, entre-temps j’avais grandi, physiquement et mentalement, j’avais une raison de vivre, cette raison que l’on trouve si tard normalement, je l’avais trouvé très tôt, et ça, j’en étais fier, si fier même que je regardais de haut les gens qui m’humiliais avant, si bien que tout le monde me respectais à peu près, ou du moins, ne cherchais plus à m’embêter, je ne me confiais pas tellement à Barret, même si nous étions inséparable, quelques mois plus tard, j’avais tout le monde avec moi, mes notes étaient quasiment parfaites, j’avais du succès auprès des filles, le monde parfait en quelques sortes, je me disais même que la mort de mon père avait été un élément essentiel à cette conversion. Tout le monde me disais que j’étais très mature pour mon âge, même mon professeur qui me méprisait avant m’adorait maintenant, chaque jours je travaillais, tant mes leçons que mon corps, j’étais beau, costaud, musclé ( pour mon âge en tout cas ) et surtout, fier d’être ce que j’étais.
Deux années passèrent sans qu’il n’y ai aucun problème, c’est alors que j’entendis pour la première fois parler des mines de charbon, pour la première fois après la mort de mon père.
Tout d’un coup mon cœur se serra, ma tête chauffa, ma gorge se noua, je tremblait énormément, et, les larmes aux yeux je rentra chez moi.
Je repensais sans cesse à ce qui étais arrivés avant, comme quoi, même les plus atroces souvenirs remontent un jours.
Fin du chapitre 3.