la suite:
Soudain, une voix résonna dans sa tête. Un chant. Il s´arrêta pour écouter la mélodie. Elle était belle, elle apaisait les cœurs. Il ferma les yeux pour l´écouter. D´ou venait se chant ? Il comprit que c´était la femme qui chantait. "C´est beau". De nouveau, la faim vint tordre son estomac. S´il n´était pas si affamés, il serait partit par respect pour se chant mais la faim avait prit possession de son esprit. Il se rétracta, prit son élan et sauta hors de sa cachette, pour venir se planter devant la femme qui s´arrêta de chanter et se retourna. Il grogna de dépit : les yeux de la femme indiquaient l´étonnement. Aucune peur ne se reflétait dans ses prunelles sombres. Il l´inspecta, il avait le temps car elle ne pouvait s´enfuir. Elle était jeune, environ vingt ans, et son visage reflétait la confiance et la gentillesse. Il se sentit honteux de s´attaquer à elle. Il grogna à nouveau et se poussa vers la gauche pour laisser un espace.. "Enfuis toi, tu en a le temps". Il lui jeta un regard remplit de fureur. "Part avant que je te déchiquette, tu n´as donc pas peur de moi". Elle continuait à le regarder, et comme si elle lisait dans ses pensées, elle sourit et elle tourna la tête de gauche à droite. "Elle ne partira pas". Il la regardait, elle souriait. "Elle se moque de moi, j´ai faim et elle se moque de moi". La faim lui faisait perdre ses moyens. Il écumait de rage. "Tant pis pour elle, quelle crève, j’ai trop faim". Il passa sa langue sur ses dents. Elle se leva alors, et tout en souriant elle se planta devant lui en signe de défit. Il rugit alors et leva une patte ornée de griffes acérées vers elle. Elle ne fit aucun geste pour le retenir. Il abattit alors sa patte sur elle, le coup était mortel. Mais lorsqu´il la releva pour pouvoir se délecter de son corps, il remarqua qu’il n´y avait que des débris et de la terre entre ses pattes. Surpris, il regarda autour de lui, ses narines crachaient de la fumée. Il hurla de dépit en voyant que la jeune femme se trouvait à sa gauche. Elle n´était plus seule, un homme à peine plus âgé qu´elle la tenait dans ses bras. Il avait mit ses mains atours de sa taille et elle était accrochée à son cou. Il se tourna alors face à lui, il bavait enragée à cause de la faim et de la honte d´avoir été surpris ainsi par des humains. Le jeune homme relâcha son étreinte et reposa la femme. Elle s´éloigna un peu, le regarda et partit s´asseoir sur un rocher un peu plus loin. Il la regarda aller s´asseoir, et reporta ensuite son intention sur l´homme qui paraissait beaucoup plus dangereux qu´elle. Comme tout à l´heure, il l´inspecta de haut en bas. L´ homme mesurait environ d´1m75, armé d´une longue lance de métal, orné d´or, se finissant par une lame démesurément grande. Il portait une armure qui lui couvrait la poitrine, des genouillères surdéveloppées terminées par des chaussures de ce même métal, taillées en forme de griffe. Sur ses gantelets qui allaient jusqu´au haut des coudes, étaient dessinés des ailes de dragon. Il avait les cheveux bruns, très foncés, mi long, des mèches tombaient sur ses yeux verts. Son regard était imperturbable De lui émanais une rare puissance, une force ancienne qui semblais remonter d’une époque lointaine. Etant âgés de plus de 1000ans, il reconnaissait cette sensation qui lui rappelait les fougueux combat de sa jeunesse. L´homme tendit sa longue lance et se mit en garde. "Tu veux te battre, très bien." Il s´avança alors vers lui, ouvrit la gueule et d´un mouvement rapide, il se jeta sur l’homme pour l´éventrer. Pendant qu´il s’avançait vers lui, il pensa soudain que l’homme devait être rapide pour avoir permit à la femme d´échapper à son coup de griffe. Il se dit que sans la femme pour l’encombrer, il devait être plus rapide encore. "Imbécile". Se dit-il. La faim lui avait fait perdre l’esprit et sa tactique de combat devenait alors totalement inutile. Il voulut alors revenir en arrière ; Trop tard. L´homme avait déjà bondit et c´était envoler pour atterrir gracieusement sur son dos. Il maudit sa faim pour l´avoir rendu si inconscient. Dans un dernier élan de désespoir, sentant sa mort arriver, il étendit ses grandes et majestueuses ailes pour tenter de s’envoler ; Hélas, l´homme avait déjà planter sa lance dans son dos. Il s´effondra sur le sol, ses pattes ne pouvant plus le porter. Avant de sombrer dans le doux sommeil éternel qu´est la mort, il regarda une dernière fois la femme, et remercia l´homme pour avoir porter un coup rapide et presque indolore. Puis il ferma les yeux doucement et son souffle devint de moins en moins rapide jusqu´à s´arrêter.
L´homme retira alors sa lance et descendit. La femme s´approcha alors et regarda le corps du vieux dragon qui se trouvait étendu sur le sol. L´homme s’approcha d´elle, et la regarda avec des yeux doux. Elle se dit qu´ils n’avaient rien à voir avec le regard de tueur qu´il avait lorsque le dragon avait essayer de l´attaquer.
_Tu n´as rien ? demanda t-elle.
_ Non, ça va, mais j´aurais préférer ne pas avoir à combattre se dragon.
_Il te remercie de l´avoir tuer vite, son âme est partie en paix ; La rivière de la vie l´accueillera ; C´était un brave.
_Mathilda, pourquoi n´as tu pas réagit. Tu sais te battre non ?
_Oui, mais je ne croyait pas qu´il frapperait, j´ai sous-estimer sa faim. Je ne voulais pas le tuer sans raison. Après tout, il avait faim, c´était normale qu´il m´attaque. N’es-tu pas d´accord Lock Hart
_Oui, il voulait te tuer parce qu´il avait faim, et moi je l´ai tuer parce qu´il voulait te faire du mal. C’est aussi normal.
Elle rigola et s’approcha de lui ; il l´a prit dans ses bras. Elle posa sa tête sur son épaule et se laissa bercer. Elle murmura à l’oreille de son chevalier dragon:
_Tu es mon ange gardien, tu es toujours là.
Il rigola et embrassa sa chevelure brune qui courait sur ses épaules. Ils allèrent s’asseoir sur un débris et restèrent à contempler le lac qui miroitait. Il s´embrassèrent longuement, puis Mathilda se colla à Lock Hart et commença à fredonner doucement. Ils restèrent là, dans le calme jusqu’à ce que la nuit recouvre entièrement la cité perdue des anciens.
voilà fin du prologue...