je me suis gouré!
APRES ARTHUR, TOUJOURS LE GRAAL
Le pont-levis s’abaissa au ralenti, à ce moment tout était calme, pas un souffle de vent, juste quelques sifflements d’oiseaux…
Mais ce grand calme était trompeur, car derrière le pont étaient postés une bonne centaine de chevaliers, d’un coup ils se ruèrent vers le château ennemi, comme un terrible typhon. Ils piétinèrent tout sur leur passage. Ils décapitèrent nos fermiers, écorchèrent les femmes et les enfants et térassèrent mes valeureux chevaliers. Les têtes volaient dans les airs comme les quilles d’un jongleur. Nos ennemis ne nous laissaient aucun instant de répit, les morts tombaient comme des mouches, leurs destriers étaient trop rapide, leurs armes tellement évoluées qu’ils nous décimaient. Alors, moi, le roi Melvil engageais le combat avec courage et loyauté. Nos ennemis commencèrent le siège, on ne pouvait pas en sortir vivant. Le bruit lancenant des tambours nous tourmentaient, ce combat était d’une violence inouïe ;une mer de sang s’étendait sous nos pieds, je n’en pouvais plus, je ne savais pas ce qu’étaient devenus les miens, je sombrais dans la pure folie…
Dans mon délire, je vis une ombre menaçante qui levait un bâton vers le ciel. Alors des éclairs zébrèrent le ciel, une pluie s’écrasa sur nos ennemis, plus de la moitié d’entre eux furent tués, dans l’instant les autres battirent en retraite :
Etait-ce un rêve, le pure fruit de mon imagination ? Je ne saurais plus…Ma
is quand je repris conscience, j’étais seul dans une forêt magnifique, entourés de grands arbres, de chênes et de hêtres centenaires, de biches et de chevreuils.
Je reprenais lentement conscience et me remémorait les tristes évènements passés.
Avais-je gagné le combat ? Est-ce que cet inconn
u qui nous avait sauvé existait vraiment ?
Soudain une silhouette étrange surgit de la pé
nombre. C’était un homme masqué ; il prononça ces mots :
- Oh petit roi, voudrais-t
u rejoindre les tiens ?Si tu le veux, suis toujours mes conseils ; je suis ton sauveur mai
s je peux aussi te faire mourir sur le champ !
- Pourquoi m’aidez-vous ?demandais-j
e.
- J’ai besoin de toi, et tu as besoin de moi ! Nous sommes liés, mais ne m’en demandes pas plus.
- Que sont devenus les miens ?
- Les fermiers, les femmes et les enfants sont presque tous morts ! répondit-il d’un ton joyeux. A présent rejoins les tiens, et demande-leur de partir à la quête du Saint Graal
:En échange je te donnerais la victoire sur tous tes ennemis. Va à la rivière, et une barque t’attendra, elle t’amènera directement dans ta demeure.
J’acceptai le marché(avais-je le choix ?)et me rendis à la rivière. Sur le chemin je découvris avec stupéfaction, un homme mort auprès d’une vieille souche, à ses côtés, sur le sol gisai
t, une lettre cachetée. Je l&
- 8217;ouvris :
Moi, segneur Guybeul vient de me faire tuer par un loup. Il a sauté sur moi et m’a bondi à la gorge. C’est un peu triste, je sais mais ce n’est pas la fin du monde, j’ai eu tout juste le temps d’écrire cette lettre avant de rejoindre le pays des morts pour dire à la personne qui me trouvera, qu’elle a gagné une sublime épée cachée dans cette souche. Bonne chance et longue vie à celui qui me trouvera.
Je contemplais longuement cette épée extraordinaire, son manche était incrusté de pierreries, elle était à la fois légère et puissante, tranchante comme le diamant. Je rejoignis la barque. Elle me fit traverser de somptueux paysages, des plaines, des montagnes, des défilés, de longues plaines silencieuses.
A la source, je retrouvais mon fameux château, il paraissait si grand et si beau que mes yeux entretenaient la lueur de l’espoir de me retrouver parmi les miens. Je passais le pont-levis et la herse, et je me retrouvais parmi mes meilleurs amis. Il préparèrent un somptueux festin, le vin coulait dans les gobelets d’étain.
Le lendemain un tournoi important avait été organisé, il était destiné à prouver les vrais valeurs des chevaliers. Le premier duel devait opposer le chevalier rouge et Velektyd.
Ce premier était affublé de ce doux surnom, car il avait l’habitude de décapiter ses victimes en veillant à répandre le sang écarlate sur sa belle armure dorée. Velektyd lui, avait la réputation d’être un trouillard et il n’aurait jamais eu le courage de se battre contre un ennemi aussi redoutable, d’ailleurs à l’appel il n̵était pas présent. Tous les spectateurs et les chevaliers étaient consternés, car il devait être banni pour cette abse
nce impardonnable. Le chevalier réclama la victoire car personne voulu remplacer Velektyd . C’est alors que Ether le fidèle écuyer décida de remplacer son cher et bon maître Velektyd. Le chevalier rouge ne pouvait accepter cette proposition car seuls les chevaliers pouvaient participer aux tournois. Le roi s’approcha d’Ether et l’adouba sous les yeux ébahis de la foule. On lui donna une lance et un cheval, sans armure Ether n’avait guère de chance face à cette bête, ce monstre, ce colosse, les deux chevaux se ruèrent l’un vers l’autre et Ether se sentit voler dans les airs. Il remarqua qu’il avait été terrassé par son ennemi, il le vit descendre de son cheval, et sortir son épée pour le décapiter.
Aussi rapide que l’éclair Ether prit sa propre épée et para le coup de son adversaire, ils luttaient férocement, et le sang coulait du ventre d’Ether par une plaie béante. Les spectateurs frémissaient à chaque coup, jusqu&
- 8217;au moment où par son manque d’éxpèrience Ether trébucha et perdit son épée.
Le chevalier se précipita sur lui mais Ether s’accrocha à son épée, il le tira pas le
s pieds et parvint à le balancer dans un ravin où sa tête percuta une pierre tranchante qui lui ouvrit le crâne.
Le lendemain, je convoquais tous mes chevaliers, pour leur raconter mes nombreuses aventures en montrant mon épée avec fierté. Je décidais d’engager la quête du Saint-Graal, il acceptèrent tous d’y participer, mais peu en étaient dignes, et la quête risquait d’être dangereuse, car au-delà de la forêt qui entourait le château se trouvaient les armées du terrible sire Delfosse. Ils prirent la route parmi les premiers chevaliers se trouvaient le fameux Ether, Enière le plus vaillant et le plus calme, Féliom le plus intelligent, et d’autres…A eux trois ils auraient pu repousser toute une armée, mais les guerres les avaient épuisée. La forêt qu’ils traversaient était peu accueillante
. A la lisière, le paysage était caché par un brouillard très dense, je m’en réjouis car il pouvait cacher notre faible nombre. Soudain à travers cette brume, nous aperçûmes une armée de chevaliers ennemis, regroupés sur une falaise. C’étaient nos ennemis, alors je décidai d’envoyer un groupe de nos chevaux avec un brasier attaché à leurs queues pour effrayer leurs propres chevaux. Ce fut une véritable débandade, les ennemis étaient tellement surpris qu’ils restèrent pétrifiés. Leurs chevaux paniqués, filèrent en tous sens et finirent par s’échouer dans un marécage. Ils avaient beau gesticuler, hurler, ils s’enfonçaient peu à peu…
L’un d’eux pourtant réussit à échapper aux sables mouv
ants et vint me trouver. Il me proposa un duel, s’il l’emportait, il était libre sinon il mourrait, mais comme je n’avais pas de temps à perdre , je m’appro
chai de lui, sorti mon épée et le décapitais sans qu’il ait eu le temps de comprendre qu’il était déjà mort. Parmi mes fidèles, certains critiquèrent mon comportement et qui outrageait l’honneur de la chevalerie, je leur indiquai simplement que j’étais roi et que s’ils continuaient à me faire des re
montrances je leur réserverais le même sort. Mon cœur pourtant commençait à hésiter entre le bien et le mal. Je commençais à pressentir la révolt
e de mes chevaliers. C’était Ether qui me troublait car il commençait à exprimer une forte opposition envers moi. Nous continuâmes notre chemin. J’avais décidé de passer la nuit avec ma troupe dans une abbaye. Le soir, une sublime servante vint m’apporter le dîner, j’étais fasciné, son regard exprimait un clarté brûlante, ses yeux brillaient tellement qu’ils auraient pu m’aveugler. je l’embrassais et j’aurais voulu que ce baiser ne se finisse jamais.
- Madame, je veux que vous deveni
ez ma reine, vous ne vivrez plus dans la misère. Mais quel est votre nom ?
- Catherine, répondit-elle.
Et elle s’en alla.
Cette apparition soulagea mon cœur, de la tyrannie que j’exercais sur mes hommes.
Le lendemain matin, je rentrais sans délai au château avec ma nouvelle fiancée.