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Liste des sujets

Secteur 8 : Les Fans Fictions .

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
22 décembre 2001 à 20:59:16

bouh le flemmard lol
non celle la on peut la lire chapitre par chapitre

Bak00
Bak00
Niveau 10
22 décembre 2001 à 21:01:22

LOL!! c´est trop drole!!....mais fais en sur FF7 car on est pas sur FF8 ici...

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
22 décembre 2001 à 21:33:07

je sais
mais les fanfics sur ff7 sont plus rares
et en ce moment j en avais une et je me suis rendu compte qu elle n etait pas terminee

Bak00
Bak00
Niveau 10
22 décembre 2001 à 23:13:11

Les limites de niveaux 5 existe...pour vous allecher voila leur noms et leur effets:
Clad: Memories of Dead!!
Aeris eT Zack apparaissent derriere Clad puis rentre dans son épée...Une larme coule de sajoue, il frappe 20 coups à 9999 e recupere ttes sa vie ses Mp et est boosté avec toutes les techniques de defenses et de rapidité.....la larme tombe sur le sol apres que l´attaque soit finie!!

Tifa: Power of Love!
Cette limite automatique permet de reussir sans faute toutes les roulettes et de rajouter un coup special:
Tifa concentre de l´energie dans ses poings et fais 9coups à 9999, l´impact de chaque coup est representée par un perso..le dernier impact represente clad dans un coeur!!!!

les autres bientot!!

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
23 décembre 2001 à 21:39:39

cool des nouvelles limites !
bon il va falloir que je mette un nouveau plan

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
24 décembre 2001 à 11:51:33

voila un plan du secteur 8

page 1 : fanfic de bak00 (serieuse)

page 2 : les dessous de final fantasy de Jalk Torn
(delire)
fanfic de strife 2 (delire)

page 3 : fanfic de bak00 (euh sur les chocobos !)
fanfic de strife 2 (delire)
debut de Quistis chapitre 1 de Jalk Torn (serieuse)

page 4 : suite de la fic de Jalk Torn (serieuse)

page 5 : la bataille des boss de Cloud Strife (delire)

page 6 : delires de strife2 et d AerisAngel
fanfic de devil may cry (serieuse)

page 7 : delires ff8 de cloudstrife
delires ff7 de cid dragoon
delires ff7 de bak00

page 8 : les idiots de rouge13 (delire)
nouvelles limites de bak00 (rumeurs)

je ne compte pas les fanfics non termines

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
24 décembre 2001 à 18:30:05

je me demande pourquoi je me fais chIer a faire un plan alors que personne ne le lit

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 11:49:20

ne deprimons pas
ne deprimons pas

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:00:34

Fanfic de DJUNASES

LE CREPUSCULE DES MECHANTS

Au milieu de nulle part ,une gigantesque Arène :
Un Homme avec un masque de Chocobo :
Bonjour , je suis l’organisateur et l’arbitre du tournoi qui va opposer les grands méchants des finals fantasy 6,7,8,9 :

Les concurrents sont :

Kefka pour ff6

-HAHAHA je vais tous vous massacrez et je vous me caresserais durant votre agonie parce que j’aime faire le mal HAHAHAHAHA !…..

Sephiroth pour ff7

-Je suis l’être le plus puissant du cosmos ,et pis j’ai la materia noire et pis en plus mon épée c’est la plus grande du monde et ma maman et ben c’est une calamité des cieux , nananereuh !

Ultimecia pour ff8 :

-Vous ne pouvez rien contre une sorcière qui vient du futur ou du passé ou enfin je sais plus mais je vais vous bottez le cuI bandes de machos !

Kuja pour ff9 :

-Vous n’êtes tous que de vulgaires clowns. Il est apparemment grand temps que des gougnafiers de votre espèce soit châtiés pour leur manque de lucidité quant à

l’étendu réelle de leurs capacité .De plus….

Là ,le public(ah ouais j’oubliais, y’a un public) tous les méchants et l’arbitre :

TA GUEUL3 !!!!!!!!!!!!!!

Arbitre :

Que le tournoi com…

Sur ce , l’arme émeraude et l’arme rubis apparurent :

-ET NOUS ALORS

-Désolé mais ce tournois est réservé aux méchants de taille normale .dit l’arbitre.

-Pffff ,minables

les armes repartirent.

Arbitre :

Combat 1: KUJA – ULTIMECIA

-Alors , es-tu prête , sorcière impotente .

-Je suis immortelle.

-MEGA-ATTAQUE(en fait je connais pas ces attaques a Kuja, alors a vous d’imaginer son attaque la plus balèze , je l’appellerais Mega-Attaque )

-M’en fiche , J’appelle Cronos.

-REMEGA-ATTAQUE

-M’en fiche ,Fusion

-REREMEGA-ATTAQUE

-M’en fiche y’a encore mon esprit

-NON MAIS TU VAS CREVER SAL0PE , oh , mon Dieu quelle vulgarité je ne peux le supporter…..

Arbitre :

-Kuja c’est suicidé , GAGNANT : L’esprit d’Ultimecia

Combat 2 : SEPHIROTH-KEFKA :

-Bouffon dégeneré .dit Sephiroth

-Tu peux parler fifils a sa maman.

-Même pas vrai.

-Alors , Sephiroth qu’est-ce qu’y a , le gentil petit a peur de combattre sans sa Maman.

-Même pas vrai

-Dis-moi , elle te change tes couches où tu sais le faire tout seul ?

-Tais toi sinon

-sinon quoi tu vas rapporter à ta maman la méchante Calamité des cieux dont tous les joueurs de ff7 se foutent de sa geule tellement elle est facile a butter à la grotte nord HAHAHA !

-MECHANT

Là , Sephiroth trancha la tête de Kefka avec sa Masamuse alors que ce dernier se trouvait

A 10 metre de Sephiroth(ouais mais y paraît qu’un sabre long ça fait classe… ?????)

Arbitre :

GAGNANT :Sephiroth

Dernier Combat :Sephiroth , contre l’esprit d’Ultimecia

Sephiroth :

-Finnissons-en :SUPER-NOVA !

3000heures plus tard :Esprit d’Ultimecia

-Je…. J’en peux plus d’attendre , je m’emmerde trop , et pis j’ai une compression temporelle sur le feu ….j’abandonne.

Là , l’esprit d’Ultimecia disparaît.

Arbitre : LE GRAND GAGNANT EST SEPHIROTH.

-Ouais ….et j’ai gagné quoi ?

-Le droit de m’affronter.

L’arbitre retira son masque de Chocobo , tous le public était stupéfait ,c’était le president de SQARE SOFT.

-Qui t’est toi ? demanda Sephiroth

-Ton patron pauvre tache et maintenant , crève , ton temps est révolu et pis rend moi cette

putain d’épée , elle est trop longue , c’est pas réaliste du tout !!!!!!!!

Alors Sephiroth et son épée disparurent a jamais.

FIN

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:07:39

voila une belle fanfic sur ff7 pour debuter la page 9

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:08:18

Prologue :

« - Docteur, venez vite ! J’ai trouvé un homme dans le lac.
- Le lac ? Voulez-vous dire, la Rivière de Vie ?
- Oui.
- C’est terrible ! Le malheureux… Nous ferions mieux de le repêcher et de lui offrir des funérailles décentes.
- Euh… C’est qu’il n’est pas mort, Docteur…
- Quoi ?! »

    • *********************************
    • ***

Chapitre I : Le Cauchemar commence.

Voilà près d’un an que nous avons sauvé le monde. Dans deux semaines, jour pour jour, on pourra commémorer l’anniversaire de la non-destruction de cette planète. On pourrait donc dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possible… Après tout, je devrais me réjouir. N’ai-je pas contribué à préserver ce monde ? A préserver ce monde pourri, que nous aimons bien malgré tout car c’est le nôtre…
Alors pourquoi, pourquoi ce vide que je ressens en moi ? Suis-je une coquille vide, un corps sans âme… Non, ce n’est pas exactement ça. C’est… différent. Il me manque quelque chose. Quelqu’un. Lucrécia…

« - Vous êtes sûr du pronostic, Docteur ?
- …
- Excusez-moi, je ne voulais pas remettre en question votre compétence en tant que médecin… Mais…
- Mais on ne survit pas à un tel empoisonnement au Mako, je sais. Pourtant, j’ai déjà eu un cas semblable, il y a… hmm… six mois. Un garçon encore plus jeune que cet homme-là…
- C’est un vrai légume !
- …
- Désolé, c’est parti tout seul… Croyez-vous qu’il s’en sortira ? Il m’a l’air en plein délire, à répéter sans arrêt "Réunion, Mer"
- A-t-il dit autre chose ?
- Pas depuis qu’on l’a transporté à la clinique. Quand je l’ai trouvé, il semblait absent. Le regard vide, sans dire un mot.
- " Réunion, Mer " …
- A mon avis, il doit avoir une réunion importante ce mercredi !
- Dites donc ! Si c’est pour dire des bêtises pareilles, ce n’est pas la peine, Vincent ! »

Mais où suis-je donc ? Pourquoi ce tourbillon sans fin, cette obscurité encore plus froide que les glaciers du Nord ? Je, je ne sais… plus. Pourquoi est-ce que je ressens cette haine au fond de moi ?
Oh, mère. Où es-tu ? Pourquoi est-ce que je ne t’entends plus ?! Mère, Mère, Mère…

« Alors Clad, ça boume ?! »
Le geste accompagnant la parole, Barrett donna une grande claque amicale dans le dos de Clad. Ce dernier faillit s’étouffer en avalant de travers le morceau de quiche qu’il avait chapardé dans la cuisine. Il devint tout rouge, puis bleu, finalement il toussa, fit de grands gestes en se tapant la poitrine. Et lorsqu’enfin Barrett, alerté, lui fit " cracher le morceau ", le bout de quiche fit un vol plané et alla atterrir à dix centimètres du pied de Tifa.
« - Qu’est-ce qu’il se passe ? Clad ?
-Hum… Je vais bien, Tifa. »
Puis, se tournant vers Barrett : « Hum, merci… »

La fête se déroulait bien. Enfin, jusqu’à présent… Toute l’équipe était là, ou presque. Red, ou plutôt Nanaki, était venu avec son grand-père qui s’était remis de ses émotions et de sa fatigue de l’année passée. Yuffie avait traversé un océan et un désert pour se joindre à la fête que Tifa avait organisée : c’est cette dernière qui avait lancé les invitations et dirigé les préparatifs. Barrett et Marlène s’étaient occupé des victuailles, et Clad les avait aidés… à manger.
Cid était arrivé en retard "à cause de cette idiote de Shera" (qui avait mis deux heures à se préparer). Et Cait Sith prédisait l’avenir à qui voulait, accompagné de Reeve pour la première fois. La peluche se balançait en rythme, d’avant en arrière, équilibrant le mouvement à l’aide de ses deux bras ; puis un ticket sortait avec, écrit dessus, ce que le sort réservait à l’interlocuteur.
« Comment ça, "préparez vos valises" ? » s’écria Reeve.
Il pointa Cait Sith du doigt : « Toi, tu as besoin d’un réglage, mon vieux. »
Et il se mit aussitôt à faire ses fameux "réglages".
« - Reeve, tu règleras Cait plus tard. Viens donc te joindre à nous, on passe à table !
- Oui, j’arrive… C’est juste que je n’aime pas voir mon alter-ego être critiqué pour ses mauvaises prédictions.
- "Préparez vos valises", songea Tifa. Dites donc, ça ne me déplairait pas, des vacances en ce moment. Que diriez-vous d’un séjour à Costa del Sol, c’est tout près d’ici !
- Oui ! exulta Yuffie. Allons-y tous ensemble ! »
Reeve s’arracha à ses travaux mécaniques et alla se préparer pour passer à table.

« - Portons un toast à la Planète !
- Oui, à la Planète…
- A la Planète ! - A la Planète ! - A la Planète !
- A la Planète ! - A la Planète ! - A la Planète !
- Au sacré ! chanta Yuffie. Hé hé, vous savez que je n’ai jamais pu résister à une matéria ! »
Les autres la regardèrent d’un air moqueur. Et dans un joyeux brouhaha, ils se mirent tous ensemble à table pour célébrer l’anniversaire de la sauvegarde de la Planète, qui s’était finalement sauvée elle-même. Puis tous ceux qui travaillaient ce soir-là au Gold Saucer, où leur réception se déroulait, se joignirent à eux pour le bal après le dîner.

Entendez-vous le doux murmure de la cascade ? Le bruit des trombes d’eau qui chutent, amorti et étouffé… Il fait frais ici, presque froid. C’est ici que j’ai vu Lucrécia pour la dernière fois. Quand était-ce exactement ? Un jour, une année, un siècle ?
J’ai d’abord cru à une hallucination, mais je n’étais pas le seul à la voir. Elle ne voulait pas que je l’approche…
Les souvenirs sont revenus dans un flash, m’ont ramené loin, loin dans le passé. Tellement loin; comme dans une vie antérieure. Après tout, tout cela s’était peut-être effectivement passé dans une vie antérieure. J’étais… différent… à l’époque.
Je lui ai menti lorsqu’elle a demandé ce qu’était devenu son unique enfant. Je lui ai répondu qu’il était mort. Cela lui a fait beaucoup de peine, je le sais, je l’ai vu; mais c’était pour son bien. J’ai toujours fait de mon mieux pour la protéger, pour lui assurer le bonheur.
Et j’ai toujours échoué.

« - Non, l’expérience n’échouera pas !
- Y-a-t-il autre chose que je devrais savoir, Professeur ?
- Que voulez-vous dire ?
- Je suis bien votre assistante, non ?
- Bien entendu, Lucrécia ! Vous en doutez ?
- Et je serai aussi votre femme dans peu de temps !
- …
- Je… j’ai confiance en vous. Et je vous croirai si vous me dites que l’expérience sera sans danger, qu’il n’y aura aucun effet secondaire… indésirable.
- C’est sans danger, je vous le dis.
- Alors, c’est d’accord… J’accepte que vous pratiquiez l’expérience sur moi, professeur Hojo. »

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:09:00

Le froid d’une tombe. Derrière la cascade, la lumière du jour ne pouvait soutenir le combat contre les ténèbres. Assis dans un coin de la grotte, Vincent se pelotonnait, les bras entourant ses jambes repliées, sa joue posée contre ses genoux joints.
Il s’était drapé dans sa cape mais tremblait. Etait-ce à cause du froid ? Lui-même n’en savait rien.
Ses cauchemars avaient recommencé. Il n’en avait plus fait après s’être joint à l’équipe de Clad. Il avait alors naïvement pensé que sa conscience lui disait qu’il avait enfin trouvé le moyen d’expier ses fautes… Il s’était bercé d’illusions ! En vérité, ce n’était pas pour expier ses fautes, encore moins parce qu’il était animé d’un désir altruiste de sauver le monde d’une menace imminente qu’il s’était joint à l’équipe. C’était de vengeance, de vengeance contre son tortionnaire Hojo, dont il s’était agi. Oui, à présent il s’en rendait compte. Comme il s’était trompé, trompé sur toute la ligne ! "Maintenant, repose en paix, Hojo", peuh ! Vincent retroussa le nez d’un air dédaigneux.
Et au lieu d’alléger ses péchés, il n’avait fait qu’alourdir son fardeau. Et cette force maléfique en lui, qu’il contrôlait difficilement, c’était sa croix à porter. Sa punition… Qu’il avait été stupide de croire qu’un sommeil, même long de plusieurs décennies, aurait pu expier ses fautes passées ! Non, même la mort n’y suffisait pas…

« - Docteur, je l’ai enfin retrouvé !
- Quoi donc, votre stéthoscope ?
- Non. Clad !
- Pardon ?
- Clad, Clad Strife! Votre miraculé de la Rivière de Vie, je l’ai retrouvé ! Il est éleveur de chocobos dans la région des Prairies. Je vais l’appeler pour lui parler de notre "patient X".
- Que ferais-je sans vous, Vincent ! »

Les mots avaient eu tellement de mal à sortir. J’avais tout préparé à l’avance, j’avais même préparé mon discours par écrit, sur un morceau de papier, et je l’ai appris par cœur. Je l’ai invitée pour une promenade, et à la sortie de la ville, j’ai respiré un grand coup, et je me suis lancé, et… rien n’est sorti, aucun mot de ma longue tirade préparée à l’avance, rien d’autre que… "je t’aime, Lucrécia"
J’ai cru mourir lorsqu’elle a retiré ses mains des miennes et s’est enfuie, au bord des larmes. Je croyais que je lui faisais horreur, ou peur… Je, je ne comprenais pas.
Le lendemain, j’ai compris. Hojo et elle, elle et Hojo…
Je n’avais jamais eu l’intention de la faire pleurer. Pour rien au monde. Je ne voulais que son bonheur. Même auprès d’un autre… ce n’était pas grave. Si elle était heureuse, mon sort n’avait aucune importance.

Les cauchemars ont recommencé. Je n’aurais jamais dû revenir dans ce village maudit, dans cette demeure vétuste et sinistre, où tout a commencé, et tout a fini pour moi. Pourtant, je ne pouvais résister. C’était comme une force magnétique qui m’attirait, me rappelait vers cette petite ville déserte. Hojo était éliminé, la Shin-Ra était discréditée et sera bientôt oubliée par tous, les espions dans Nibelheim n’avaient plus lieu d’être. Alors ils ont quitté la ville, et j’ai retrouvé le Nibelheim d’antan, désert, à l’abri des regards entouré de ses hautes montagnes. Je crois que la ville est comme moi, oubliée et solitaire. Et cela vaut mieux ainsi, pour tout le monde.
Les cauchemars ont recommencé, différents, et plus effrayants encore, si possible.
Mes cauchemars d’avant me revenaient de mon passé. Les cauchemars de maintenant m’annonceraient-ils mon avenir ? Je ne veux plus dormir à présent, j’ai trop peur de rêver.
Ma grande faute a été de voir et de ne pas agir. A présent, dans mes rêves, j’agis mais ce n’est pas moi. Ce ne peut pas être moi, non, je ne suis pas là !

« - Quelqu’un sait où est Vincent ? Il n’est pas là, avec nous.
- Non, soupira Clad, j’ai essayé de le joindre à plusieurs reprises. Mais je pense qu’il a débranché son récepteur PHS. Peut-être même qu’il l’a jeté. Peut-être qu’il ne veut plus nous voir… Il semblait bouleversé, quand… lorsque j’ai tué… enfin, quand tout ça s’est terminé.
- Cela ne m’étonnerait pas de sa part. Je veux dire, de ne pas vouloir nous revoir, fit un Barrett bougon.
- Il était quand même assez bizarre, et croyez-moi, je m’y connais en bizarreries ! s’exclama Cid.
- Oh, plaida Red, il n’était pas plus bizarre qu’un autre de notre équipe. »
Le fauve sourit, fouettant doucement l’air de sa queue rouge-braise.
« - Regardez-nous, continua t-il d’un ton doux, un ex-SOLDAT présumé promu clone raté puis sauveur de l’humanité, un mineur qui s’est fait écolo-terroriste affublé d’un bras-fusil, une hôtesse de bar championne d’art martiaux, une ninja voleuse de matéria…
- Quoi ? Je ne suis pas une voleuse ! s’écria Yuffie. Clad était d’accord, il m’a signé un papier et comme promis, il m’a donné la matéria après notre dernier combat ! »
Clad approuva mollement, Red poursuivit comme si de rien n’était : « … un pilote d’avion avec "la tête dans les étoiles", une peluche qui parle - et sait se battre ! (Reeve se racla la gorge au mauvais moment) Oh, pardon, j’oubliais : et son inventeur, que dis-je, la "voix de sa conscience". (Reeve fit un sourire gêné, ne sachant pas comment il fallait prendre cela) Et enfin, moi : un sujet de laboratoire portant le numéro 13, un fauve parlant ! Rassurez-vous, je suis un "spécimen" très particulier ! »
Il y eut un soudain silence à la table et des rires gênés.
« Je crois qu’il nous manque à tous, n’est-ce pas ? » fit Clad.
Tous approuvèrent d’un air sérieux.

Tifa alla rejoindre Clad qui était sorti de la salle de réception.
« - Dio m’a dit qu’il allait faire tirer des feux d’artifices en notre honneur.
- …
- Tu m’écoutes, Clad ?
- … hein ? Pardon, tu me parlais ?
- A quoi, ou à qui penses-tu ? »
Elle baissa les yeux et la voix :
« - …à Aeris ?
- Non… Je ne repensais pas à elle. »
Il se retint d’ajouter : « car je ne l’ai jamais oubliée. »
Il se rapprocha de Tifa. Elle tourna les yeux vers le ciel étoilé. Il faisait bon sur cette terrasse.
« - Tu t’inquiètes pour Vincent alors, c’est ça ?
Il approuva d’un mouvement de tête.
- Mais je ne sais même pas où il est, alors ça ne sert à rien que je me ronge les sangs… J’ai pensé qu’il était peut-être à Nibelheim ?
- Je sais que c’est notre ville natale, mais je n’ai aucune envie d’y remettre les pieds.
- Je te comprends, Tifa. Et je crois que Vincent pense comme toi, alors… »
Alors, ils rentrèrent en se tenant par la main et refermèrent la porte-fenêtre.
« M’accorderais-tu cette danse, Tifa ? »
Tifa accepta l’invitation de Reeve et ils se mêlèrent aux autres couples de danseurs. Clad tira une chaise dans un coin de la salle et s’assit. Ses yeux se posèrent presque immédiatement sur Tifa.
Elle semblait s’amuser follement, elle riait aux plaisanteries de Reeve et ils dansaient, virevoltaient dans un froissement de satin, de satin de la jolie robe rouge de Tifa.
« - Ouh, j’ai la tête qui tourne ! riait Tifa
- On peut s’arrêter un moment, si tu veux ?
- Non, je ne me suis pas amusée à ce point depuis des siècles !
- La fête est très réussie, je te félicite.
- Oui, tout le monde a l’air de s’amuser. Cid n’a pas dit de juron depuis au moins cinq bonnes minutes, ça veut dire qu’il est joyeux.
- C’est parce qu’il est avec Shera ! »
Tifa le regarda incrédule, Reeve insista :
« - Je t’assure, Tifa. Je suis bon observateur…
- Et psychologue ?
- Oh, je n’irais pas jusque là. Ils sont faits l’un pour l’autre, mais…
- Mais ?
- Reeve soupira -
- Ils ne se l’avoueront jamais.
- Pourquoi ?
- Pour ne pas compromettre leur amitié platonique, parce qu’ils croient être trop différents, que sais-je… »
Tifa baissa les yeux d’un air mélancolique.
Reeve la regarda et jeta un coup d’œil à Clad dans son coin. Ce dernier détourna son regard lorsqu’il s’aperçut que Reeve l’observait.
« J’en connais deux autres qui sont dans le même cas… » pensa Reeve.

Vincent fut extrêmement surpris - c’est un euphémisme - de la revoir. Elle n’avait pas changé : les mêmes yeux verts rieurs, la même queue de cheval châtain qui se balançait à chacun de ses mouvements, et cette même blouse blanche de scientifique, la seule chose qu’il n’aimait pas en elle, en fait. Elle se tenait là, si près de lui qu’en tendant la main, il pourrait la toucher.
Et il tendit la main, en effet. Mais au lieu de son bras droit, ce fut sa main gauche qu’il avança vers elle. Une main mécanique aux doigts d’acier, recourbés comme… des crochets à viande, acérés comme la lame d’un Masamune…
Il crut l’entendre crier, mais non : elle ne bougea pas, ses yeux seuls s’agrandirent d’effroi. Et lorsque sa bouche s’entrouvrit, ce fut pour rendre son dernier souffle. Elle s’effondra aux pieds de Vincent. Il baissa les yeux vers ses mains. Elles étaient, toutes les deux, couvertes de sang. Un sang rouge vif comme sa vieille cape, et comme la vie qui s’écoulait de Lucrécia.
Il tressaillit et les yeux grands ouverts, scruta l’obscurité de sa chambre. Puis ses yeux s’habituèrent à la pénombre et il put distinguer le plafond à la peinture écaillée. Un cauchemar de plus. Chaque nuit, un nouveau cauchemar. Sa vie en elle-même n’était-elle pas un long, douloureux cauchemar ?
Il avait cru qu’un tel rêve l’aurait réveillé en sursaut, l’aurait peut-être fait s’asseoir sur son lit, haletant et pris de sueurs froides. Mais en fait, non. Il s’était juste réveillé un peu plus brutalement que d’habitude. On s’habitue à tout, même au malheur… Et son malheur, il l’avait mérité. Il avait cru qu’elle pourrait être heureuse en ménage. Après tout, qui était-il pour juger Hojo ? Un simple Turk qui obéissait à des ordres, il devait assurer la confidentialité des recherches des professeurs Gast et Hojo et de leur assistante ; et pas tomber amoureux de cette assistante. Il n’avait pas le droit de franchir cette limite. Et elle avait parfaitement le droit de lui préférer un autre… Non ! En tant qu’ami qui se souciait d’elle, il aurait dû la prévenir du danger encouru. C’est ce qu’il avait fait, il avait émis son désaccord. Mais ce qu’il pensait n’avait eu aucun poids face à un "scientifique" comme Hojo. Maintenant qu’il y repensait, une haine sourde se réveilla en lui. Il la rejeta au plus profond de lui-même, elle finit par se taire…
Le professeur Gast n’était pas au courant bien entendu, il s’était absenté, et Hojo avait profité de leur crédulité à Lucrécia et à lui. Elle voulait protéger Hojo de lui-même, de sa propre folie qu’elle devinait, et elle pensait que son mari se souciait plus d’elle que de cette expérimentation. Lui, pensait qu’elle était heureuse avec cet homme.
Pourquoi avait-il fait ce rêve ? Etait-ce là le signe qu’il se tenait toujours pour responsable de tout le mal qui était arrivé à Lucrécia et à son enfant ? Peut-être l’explication venait du fait que dans une semaine, il se dirait "voici un an tout juste que j’ai aidé à tuer le fils de celle que j’aimais, de celle que j’aime toujours". Il avait eu cette sensation étrange dans la Grotte Nord. Oui. Il sentait qu’en combattant - et peut-être en tuant - Séphiroth, il portait un coup fatal à Lucrécia. Il aurait voulu être mort pendant ce combat. Mais il ne pouvait mourir, même s’il le voulait. Et pourtant il le voulait. Car il le méritait : il n’avait rien pu faire pour empêcher le malheur de frapper celle à laquelle il tenait plus que tout. L’année dernière, il avait été impuissant à l’aider, tout comme il n’avait rien pu faire non plus, vingt-cinq ans avant cela.
"Et un enfant naquit à Lucrécia, le nom de cet enfant est…"

« - Séphiroth ! s’écria Tifa, au téléphone avec Clad.
- Quoi ?! intervint Barrett.
Tifa lui fit signe de se calmer et poursuivit sa conversation avec Clad.
- Ce n’est pas possible, Clad. Il ne peut pas être vivant. Tu l’as… Oui, je sais, c’est ce que je dis : il ne peut pas être en vie ! Que dis-tu ? Maintenant ? OK, j’arrive… et Barrett aussi. Ne discute pas ! C’est décidé, on ira avec toi ! Tu as téléphoné aux autres ? Bien, mais fais-le tout de suite après ; ils ont le droit de savoir. Oui, je pense qu’ils voudront venir aussi. On se retrouve chez toi. A tout à l’heure… »
Elle raccrocha et s’assit sur une chaise.
« Il faut que nous retrouvions Vincent ! » décida Tifa.

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[Mrglauque]
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Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:09:33

Si je suis revenu à Nibelheim, c’est parce que la cascade de Lucrécia est près d’ici, c’était pour me souvenir. Je n’ai plus que ça, des souvenirs. Un quart de siècle déjà… Et je suis encore dans cette chambre qui était la mienne en ce temps-là, la chambre qui m’était réservée pendant ma mission auprès des scientifiques de la Shin-Ra. Je me demande encore pourquoi c’est moi qu’on avait choisi pour cette mission. En fait, elle ne m’emballait pas du tout. D’ailleurs, c’était peut-être pour ça que j’avais été choisi ; mon caractère d’un naturel renfermé, ajouté à mon non-enthousiasme flagrant, et voilà : je ne risquais pas d’aller claironner à tous mes amis - si j’en avais - ce qui se trafiquait dans la Demeure de Nibelheim.
Tous ceux qui ont approché Jenova sont devenus fous. Ifalna avait raison. Deux mille ans après s’en être prise aux Cetras, la "Crise du Ciel" n’avait pas changé ses méthodes. Celle que Gast et Hojo prenaient pour une Ancienne s’était approchée des humains influençables, promettant amitié, paix, bonheur, et même gloire, et elle leur avait transmis le "virus", leur avait inoculé sa folie. C’est ce qui était arrivé à Séphiroth, qui s’est cru être le fils de Jénova, un être bien supérieur aux humains. Et il est mort sans même savoir son erreur. Bien sûr il était différent, il n’en était pas moins humain.
Cette chambre, tout près du laboratoire souterrain… Je me revois encore, traversant la place du village, quitter en courant la chambre d’hôtel de Lucrécia où j’avais trouvé son corps inanimé sur le sol, j’ai dévalé l’escalier en colimaçon vers le laboratoire, j’ai annoncé cette catastrophe à Hojo. Est-il devenu complètement fou à ce moment précis, ou avait-il déjà perdu la raison auparavant ? Il s’est arraché les cheveux, a poussé un râle et a sorti un revolver. J’ai senti la balle me toucher au ventre. Je n’ai pas senti la douleur immédiatement. Puis vinrent cette nausée, cette sensation de brûlure, la douleur, et le choc de ma tête contre le sol de ciment froid ; le bruit que cela fit résonne encore dans mon crâne.
Hojo, en perdant sa femme, avait aussi perdu un spécimen pour son expérience. Il se procura donc un autre cobaye : moi. Je m’en suis rendu compte à mon réveil - je ne sais combien de temps après que Hojo m’ait tiré dessus - lorsque ma haine et ma soif de vengeance ont fait appel à cette bête qui était en moi…
Aujourd’hui encore, j’essaie de reconstruire mes souvenirs. Tout est si flou. Et toutes ces longues années passées dans ce cercueil à dormir, à faire des cauchemars si réels ; je ne sais plus quels évènements se sont réellement passés et lesquels j’ai rêvés.
Après m’être calmé, j’ai senti la bête en moi se rendormir et je me suis retrouvé allongé sur le sol du laboratoire souterrain. Revenu à l’hôtel, Lucrécia n’était plus là, mais Hojo était là, un bébé dans les bras. Je me suis alors souvenu que Lucrécia avait mis au monde un petit garçon à peine quelques jours auparavant. Hojo était accompagné de plusieurs Soldats de Troisième Classe, qu’il avait sûrement fait venir durant mon évanouissement. Hojo m’a désigné comme étant l’assassin de sa femme, les soldats m’ont regardé comme si je sortais d’un asile psychiatrique ; et malgré mes protestations d’innocence, ils m’ont enfermé dans l’un des caissons du laboratoire. Et il a recommencé ses expériences sur l’enfant et sur moi. C’est ainsi que j’ai perdu mon bras. Une greffe de Jénova qui a été rejetée… Hojo aurait pu me laisser mourir alors ; mais il tenait encore à son spécimen, donc il m’a amputé et je me suis retrouvé avec ce bras mécanique, qui est là pour me rappeler que je ne suis plus humain dans le fond.

Lieu : Village de la Fusée - Temps : un an et un jour après les évènements de la Grotte Nord. Fin de matinée.

« Bon sang de *\%#*# !!! Quel est l’espèce de #&*\%#*¤ qui m’a volé mon Hautvent ! Si je le retrouve, j’en fais du pâté en croûte et je le bouffe pour mon quatre heures ! »

Lieu : partie boisée, région de Cosmo Canyon - Temps : deux jours plus tard.

« - Bon Yuffie, impossible de retrouver Vincent. Nous devons partir pour Mideel aujourd’hui même. Autant faire le chemin ensemble, OK ?
- Je ne dis pas non, ça ira plus vite avec le Bronco qu’à dos de Chocobo ; même si j’ai le mal de l’air…
- Avec le Hauvent, on aurait eu plus de place, mais un ersatz de *\% #& me l’a piqué pendant qu’on était au Gold Saucer !
- Je ne savais pas que tu avais réparé le Bronco.
- Je ne l’ai pas fait, mais presque. J’ai utilisé certaines pièces du Tiny Bronco pour le construire. Un vrai bijou, n’est-ce pas ! Je l’ai appelé "Pin-Up".
- Ah ?
- Je vais prévenir Grand-Père de notre départ… Il a quelque chose à me dire avant qu’on parte. »

A peu près au même moment où cette "joyeuse" conversation avait lieu au canyon Cosmo, Clad débarquait sur une île verdoyante du sud appelée Mideel ; il était accompagné de Tifa et Barrett. Ils affichaient des mines inquiètes alors qu’ils avaient été presque’ insouciants trois jours plus tôt, lors de la fête au Gold Saucer. Pendant qu’ils se dirigeaient vers l’unique village de l’île, Clad repensa à tout ce qui s’était passé ces deux derniers jours. Il s’en était plus passé en deux jours qu’en toute une année. Il s’était dit qu’il connaîtrait enfin une petite vie bien tranquille, installée dans le quotidien et le banal. Il ne voulait plus devoir se battre, il ne voulait plus être un mercenaire - c’était Zack qui en avait eu l’idée, pas Clad. Il avait changé après la bataille finale à la Grotte Nord. Il s’était installé dans la région des Prairies, s’était fait construire une petite maison près de la ferme aux chocobos qu’il avait ensuite rachetée au grand-père de Choco Billy. Il travaillait à présent avec Billy et Chole et leur affaire tournait plutôt bien : après la destruction des réacteurs Mako et la chute de Midgar - moins due au Météore qu’à la Révolte des Taudis - toutes les machines qui marchaient à l’énergie Mako, y compris les transports en commun, s’étaient arrêtées. Le chocobo devenait le moyen le plus économique et le plus pratique pour la majorité des habitants de la région.
Barrett s’était installé dès le début à Kalm avec Marlène parce qu’il voulait élever la petite dans une gentille petite ville tranquille. Tu parles ! Le bourg est vite devenu une quasi-métropole, la majorité des Midgars ayant déménagé là.
Quant à Tifa, après un certain temps d’indécision, elle s’était aussi installée à Kalm, avait ouvert un restaurant-bar et s’était associée avec le directeur de l’Hôtel Gradient de Kalm ; l’hôtel étant l’ancienne auberge où Clad et ses amis avaient séjourné il y a maintenant plus d’un an. Tout comme la ville, l’auberge s’était bien agrandie…
Ils traversaient à présent une épaisse forêt. Il semblait que cette île, contrairement aux régions de Midgar et Junon, n’avait pas changé. Bientôt ils arriveraient au village où Clad avait émergé du monde d’illusions qu’il s’était crée dans son propre subconscient. Dans la Rivière de Vie, c’était Tifa qui l’avait aidé à se retrouver. Sans elle, il y serait encore ; elle avait toujours été là pour lui. Ironiquement, c’était elle qui lui avait fait promettre de venir l’aider si elle avait des ennuis… Les ennuis, pour sûr, ils allaient bientôt ressurgir. Les fantômes du passé ; mais d’un passé vieux d’un an - ou de six ans ?

Vingt-six ans ! Vingt-six ans déjà. J’ai beau me le répéter, je n’arrive pas à y croire. C’est réel, pourtant cela ressemble à un rêve que je pourrais faire si j’étais toujours dans mon caveau. Lorsque Clad a soulevé le couvercle du cercueil, j’ai cru que je rêvais encore. Pendant qu’il me racontait ce qui l’amenait ici, j’ai pris conscience du fait que bien des années s’étaient écoulées, et que le bébé que j’avais connu avait bien grandi, mais n’avait pas pris le chemin que sa mère aurait voulu pour lui. J’ai ensuite compris que bien des choses que je croyais avoir rêvées s’étaient réellement produites durant mon sommeil : Séphiroth enfant élevé comme un rat de laboratoire, toujours seul car différent des autres gamins ; les membres d’élite du SOLDAT subissant tous les injections de Mako et de cellules Jénova - les mêmes que celles qui furent expérimentées sur Lucrécia et le fœtus qu’elle portait ; le grand incendie de Nibelheim ; et durant ce temps, me revenait en mémoire un petit air joué doucement au piano - si seulement je pouvais me souvenir de quoi il s’agissait. C’est peut-être la clef à mes interrogations ?
Mon PHS a sonné aujourd’hui. La première fois depuis près d’un an. Mais je n’ai pas répondu… Je voulais être seul…

Clad était encore plongé dans ses pensées tandis qu’ils se frayaient un chemin dans la forêt de Mideel. Tifa aurait beaucoup donné pour pouvoir pénétrer les pensées du jeune homme. Il cachait tant de secrets dans son cœur, alors qu’elle aurait voulu qu’il les partage avec ses amis, avec elle surtout.
Le jour de la fête au Gold Saucer, Clad s’était d’abord montré très boute-en-train, puis il s’était rembruni lorsqu’on avait mentionné Vincent, et lorsqu’elle, Tifa, avait parlé d’Aeris… Les cicatrices n’étaient pas encore guéries, elle le voyait bien.
Son cœur s’était arrêté de battre un instant lorsque le soir suivant, elle avait décroché le téléphone et entendu Clad lui parler de… Séphiroth.
Après la fête, ils étaient tous restés dormir au Gold Saucer puis s’étaient quittés le lendemain matin, d’humeur assez joyeuse. Tifa était partie avec Clad, Barrett et Marlène. Puis arrivés au continent Est, Clad les avait raccompagnés à Kalm avant de rentrer chez lui dans les prairies un peu plus au sud.
Tifa ne reprit pas le travail tout de suite et laissa son restaurant fermé pour un jour de plus. Et le soir, alors qu’elle s’apprêtait à ouvrir le bar pour les habitués, le téléphone sonna. Elle décrocha et entendit la voix de Clad lui parler, très vite, avec angoisse. Et l’angoisse la gagna, elle aussi.
Les battements de son cœur s’arrêtèrent un instant. En une seconde qui lui parut une éternité, elle revit son village en flammes, et parmi les flammes, la grande silhouette de l’officier SOLDAT qu’elle avait guidé dans les montagnes de Nibel, le corps sans vie de son père dans le réacteur Mako, sa confrontation avec cet homme qu’elle avait soudain haï ; elle sentit à nouveau la lame froide la lacérer, revécut sa chute dans l’escalier de fer et, comme en ce temps-là, elle fut au bord de l’évanouissement.
Elle avait fermé les yeux un instant et comme Barrett s’inquiétait à côté d’elle, elle lui fit un signe de la main, et en même temps, elle revoyait ces yeux verts, cruels, perçants la fixer. Elle rouvrit les yeux et le temps d’un éclair, elle n’entendit plus rien - seulement le bruit assourdissant de son propre cœur qui s’était remis à battre, qui s’emballait et résonnait à ses oreilles. Puis enfin, à nouveau elle entendit la voix de Clad qui parlait toujours très vite, au bout du fil.
Cette voix l’avait rassurée… Même si Clad semblait très inquiet au téléphone, sa voix avait rassuré Tifa, tout comme elle l’avait aidée dans le réacteur Mako de Nibel. "Tout ira bien, Tifa". Tifa s’en souvenait : elle pensait qu’elle allait mourir à cet endroit précis, et puis Clad était venu, comme il lui en avait fait la promesse, un soir à Nibelheim, avec les étoiles pour témoins.
Alors elle avait laissé son restaurant fermé ce soir-là, l’avait laissé fermé le lendemain aussi. Barrett avait confié Marlène aux parents d’une amie de la petite fille, l’avait laissée une fois de plus, pour partir à la recherche d’un homme à cape comme l’année précédente. Mais il s’agissait cette fois-ci de rechercher un homme à la cape rouge. Vincent.
Pendant que Clad s’occupait de leur expédition à Mideel, Barrett et Tifa s’étaient renseignés dans les quelques villes du continent Est, sans succès. Personne n’avait vu un homme ressemblant à la description de Vincent Valentine.
Cid et Red étaient, eux, partis à sa recherche dans le continent Ouest. Tandis que Yuffie avait quitté son village d’Utai pour voir du côté de la région du Glaçon. Reeve et Cait Sith n’étaient pas restés sans rien faire non plus : Reeve avait écourté ses vacances à Costa del Sol - où il faisait un malheur auprès de la gente féminine grâce à Cait Sith "siiii mignon !" - et il essaya auprès de ses diverses "sources d’information" mais l’espion n’eut pas plus de résultat que ses amis, alors ils avaient abandonné les recherches pour faire route vers Mideel sans Vincent. Car Vincent semblait avoir bel et bien disparu.

Lieu : Mideel - Temps : deux jours plus tôt, peu après le coucher du soleil.

« - Ah, Vincent, enfin je vous trouve ! C’est vous qui avez rangé les affaires du patient X…
- Oui, pourquoi donc ?
- Et vous avez déplacé son sabre, où l’avez-vous mis ?
- Mais…
- Vous savez que nous avons des enfants dans cette clinique, il n’est pas prudent de laisser une telle arme à leur portée. Dites-moi où vous avez mis ce sabre, il est sous clé au moins ?
- Je… je ne l’ai pas changé de place !
- Alors où est-il ? Il ne s’est pas volatilisé tout de même !
- C’était mon jour de congé, Docteur. Je ne suis pas allé à la clinique de la journée. J’étais au téléphone avec Clad Strife cet après-midi - j’avais essayé de le joindre sans succès ce matin - il vient de me rappeler et m’a dit qu’il allait venir ici, avec plusieurs amis. Ils devraient arriver dans un jour ou deux. Ils souhaitent vous voir et Mr. Strife m’a demandé de vous faire la commission…
- … hum, merci… J’ai vu une sorte de gros avion à hélices par ici cet après-midi. Maintenant que vous me parlez du jeune Clad, il me semble me souvenir qu’il avait un avion semblable, la dernière fois que je l’ai vu. Oui, l’année dernière, il possédait un avion tout à fait identique… Comment l’appelait-il ? …Le Vent-quelque chose. Vent Elevé, je crois. Non, c’était… "Hautvent" plutôt; oui : "Hautvent" ! »

[Mrglauque]
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Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:14:21

« - J’ai enfin trouvé la Terre Promise, Vincent !
- Mais… que fais-tu là ?
- Nous nous étions tous trompés. La Shin-Ra, les anciens Cetras, et moi-même. Maintenant, je comprends que nous nous trompions, Vincent : la Terre Promise existe bien, mais pas dans notre monde. Pas dans votre monde. Et maintenant, je l’ai trouvée. J’ai enfin trouvé la Terre Promise, Vincent !
- Mais Aeris, tu es morte. »
La jeune fille me sourit, un sourire doux mais triste. Puis son image disparut. Et je restai seul dans l’obscurité, jusqu’à ce que je tourne la tête. Clad était là, il me regardait, il avait à la fois l’air stupéfait et horrifié. C’est alors que je m’étais réveillé…

Et c’est là que Clad s’était réveillé… Ce rêve - ou ce cauchemar - que Clad avait fait dix jours auparavant, il l’avait trouvé tellement étrange qu’il n’y avait pas prêté grande attention. Puis il y a deux jours, il avait reçu un coup de fil d’un homme qui disait être infirmier à la clinique de Mideel. D’après la description du patient inconnu dont il s’occupait, Clad reconnut Séphiroth. Et puis il s’était souvenu de ce rêve ; il avait eu la désagréable impression d’être un voyeur qui épiait une conversation entre Aeris et Vincent ; un Vincent transformé en Diable grimaçant aux ailes sombres comme la nuit. Le Chaos.
Mais Aeris était toute joyeuse et lui disait qu’elle avait trouvé la Terre Promise des Cetras, cette Terre Promise que la Shin-Ra avait recherchée activement aussi, afin de s’emparer des richesses qu’elle devait receler. "Une terre regorgeant de Mako" leur avait-elle expliqué au Gold Saucer lorsqu’elle était encore parmi eux. Regorgeant de Mako…
Après avoir repoussé les attaques de quelques bêtes sauvages, ils arrivèrent au village, qui se trouvait en plein milieu de la forêt de Mideel. Les habitations, les boutiques et les bâtiments avaient été reconstruits. En une année, le paysage avait drôlement changé, comparé au tas de décombres et de ruines que le débordement de la Rivière de Vie avait laissé après son passage. Il ne restait de la catastrophe passée qu’un lac aux eaux transparentes brillant d’une lueur vert pâle, un lac au centre de la bourgade qui s’était un peu agrandie. Tifa remarqua quelques maisons en plus par rapport à la ville de ses souvenirs, une petite école en cours de construction au bout de la rue principale, et elle essaya de retrouver la clinique à son ancien emplacement mais elle n’y était plus. Nos amis se renseignèrent auprès d’un passant et apprirent que la clinique était légèrement en retrait, sur les hauteurs d’une colline avoisinant la ville. Ils s’y rendirent donc, et rencontrèrent Cait Sith en chemin. Cait était seul, Reeve préférant les aider par l’intermédiaire de son "alter-ego", lui-même étant encore à… Costa del Sol.
Lorsqu’ils arrivèrent devant la clinique, le docteur qui s’était occupé de Clad vint à leur rencontre. Ils échangèrent quelques amabilités polies puis on fit les présentations pour Cait Sith qui n’avait pas encore rencontré le docteur. Le médecin serra la main moelleuse de la peluche comme s’il avait fait ça toute sa vie :
« - Bonjour, je m’appelle Cait Sith. Enchanté.
- Moi de même. Je suis le docteur Mentor, Gérard Mentor.
- ????
- Oh, vous ne seriez pas le premier à être surpris. Voyez-vous, j’ai hérité de ce patronyme de mes parents, qui avaient tous les deux un humour assez particulier. »
« Si vous voulez bien me suivre, fit-il au groupe, nous serons mieux dans mon bureau pour discuter d’un cas très… singulier. »

Lieu : Observatoire de Cosmo Canyon - Temps : un peu plus tôt dans la journée.

« - … alors, si j’ai bien compris, la Planète est à nouveau menacée. C’est ça, Grand-Père ?
- Oui et non, Nanaki. C’est l’humanité qui sera en danger si mes craintes se vérifient.
- J’ai déjà vu ce que la Rivière de Vie pouvait faire en débordant, c’est effrayant ! Mais nous nous en sommes sortis. Clad et Tifa sont tombés dans la Rivière et ont survécu, nous nous en sortirons encore. Dis-moi ce qu’il faut faire pour empêcher la crue et nous le ferons !
- Tu ne comprends pas, mon petit. Ce ne sera pas une simple crue… D’après mes observations, le problème provient de la Source même. Je ressens aussi une colère, une immense colère qui gronde au plus profond, tout au centre de la Planète.
- La Planète est en colère ?
- Je ne sais pas. Peut-être. Sûrement, après tout ce qu’elle a subi de la part des hommes… Quoi qu’il en soit, j’ai bien peur que personne ne puisse rien faire pour tous nous sauver.
- Pourquoi ?! Pourquoi es-tu aussi pessimiste, Grand-Père ? Je ne t’avais jamais vu comme ça !
- Nanaki, la Rivière de Vie submergera tout ce qui se trouve au-dessus et en dessous de la surface de cette planète : hommes, animaux, plantes, tout ! Le compte à rebours a déjà commencé. Je ne sais pas si nous pourrons l’arrêter, je ne sais pas s’il existe quelqu’un sur cette planète qui en soit capable !
- Combien de temps nous reste t-il ?
-…
- Grand-Père !
- Entre sept et trois jours, je ne peux pas être plus précis. Je suis désolé, Nanaki…
- Ne pleure pas, Grand-Père… Ne t’en fais pas, garde espoir !
- J’ai peur pour toi… »

La nuit était déjà tombée lorsque Yuffie, Cid et Red arrivèrent à Mideel. Ils avaient prévu d’arriver en fin d’après-midi mais la "Pin-Up" de Cid avait eu des ratés au-dessus de l’océan, ils s’étaient écrasés, et ils avaient dû ramer, se servant de l’avion comme d’un radeau de fortune. Red avait un peu ronchonné contre Cid qui avait si bien réutilisé les pièces du Tiny Bronco sur Pin-Up que celle-ci s’était comportée exactement comme son prédécesseur ; mais au concours d’insultes, c’est Cid qui avait gagné et Red avait dû reconnaître qu’il était sur les nerfs depuis sa conversation avec Bugenhagen, sans toutefois révéler de quoi ils avaient parlé. Et c’était vrai, qu’il se sentait très nerveux. Il y avait de quoi, d’ailleurs…
Les trois compagnons arrivèrent donc la nuit sur l’île, éreintés et pas d’excellente humeur. Ayant enfin gagné la ville, ils ne trouvèrent bien sûr pas la clinique et il n’y avait aucun promeneur pour les renseigner, il n’y avait pas un chat dans les rues…
"Mrrrmiaou !"
En fait, il y avait UN chat errant dans les rues : il était assis dans la pénombre d’une ruelle. Red se dit qu’il ressemblait fort au chat errant qui était déjà là l’année passée, et s’éloigna un instant des deux autres pour s’approcher du chat, et il le renifla d’un air dubitatif. Le chat s’approcha de Red, ronronna et se frotta contre ses jambes. Red s’écarta du matou d’un bond et faisant volte-face, il voulut se remettre à la recherche de la clinique lorsqu’un autre chat fit son apparition juste devant lui. Un chat blanc et noir juché sur une énorme boule de poil d’un blanc rosé. Dans la pénombre, Red ne reconnut pas Cait Sith et poussa un cri de surprise ; Cait, qui lui tournait le dos, fut encore plus surpris par ce cri derrière lui, il bondit en l’air et hurla encore plus fort que Red. Alertés par les cris, Cid et Yuffie accoururent à la rescousse, prêts à dégainer leurs armes. Ils arrivèrent, virent de quoi il retournait, et éclatèrent de rire.
Cait Sith suivi de Red, très dignes, se mirent en route pour la clinique de Mideel, et ne tinrent pas compte des pouffements ni des rires voilés qui les suivaient tout au long du chemin.
Les rires ne durèrent pas longtemps, surtout lorsque Red convoqua tout le monde dans le bureau du docteur Mentor et les informa de ce que son grand-père lui avait dit. La révélation fit l’effet d’une bombe. Barrett tapa du pied et sortit du bureau du médecin en jurant et en marmonnant « manquait plus que ça ! De toutes façons, chaque fois qu’cet emplumé à l’épée se ramène, on a des ennuis ! ». En fait, il usa d’un autre terme que "ennuis", mais c’était un synonyme de toutes façons… Et il claqua la porte d’une façon significative…
Clad se demanda si "l’emplumé à l’épée" en question était Séphiroth ou… lui-même. Et il prit l’autre porte de sortie, dans la direction opposée à Barrett. Tifa sortit dans le jardin à la suite de Barrett, et les autres membres de l’équipe ne surent pas quoi dire au docteur Mentor, qui semblait prêt à s’évanouir sous le choc : il était en train de penser qu’il n’avait plus que sept jours à vivre ; mais c’était un optimiste de nature…

Tifa n’eut pas à chercher Barrett très longtemps dans le jardin, il était assis juste devant la clinique ; à vrai dire, juste devant la porte qu’il venait de franchir en la claquant, et en maudissant "cet emplumé à l’épée". C’était bien beau d’avoir retrouvé Barrett ; le tout, c’était d’engager la conversation avec lui avec tact, délicatesse et doigté - du genre : « quelle belle nuit étoilée ! »
« - Barrett, tu n’avais pas à t’énerver ainsi !
- Et POURQUOI, s’il te plait ?!
- Clad n’y était pour rien.
- Ah, tu avais remarqué que "emplumé à l’épée" allait bien à ces deux énergumènes, hein ?
- Ecoute, Barrett…
- Non. Toi, écoute, Tifa. Je sais bien que ce n’est pas de la faute de Clad. Mais alors, pourquoi n’a t-il pas voulu qu’on en finisse avec Séphiroth aujourd’hui-même, hein ?
- Moi aussi, je trouve que ce n’est pas honorable de tuer un homme désarmé !
- De toutes façons, tu es toujours de l’avis de ce CHER Clad !
- Ce n’est pas vrai ! Mais tu as vu dans quel état Séphiroth se trouvait, il est inoffensif.
- Va dire ça à Aeris !
- … tu n’as pas le droit, Barrett…
- Elle aussi, elle était désarmée ! Elle était DE DOS !
- … pas le droit de réveiller ça…
- Elle priait pour notre sauvegarde à tous !
- … tais-toi…
- Et ce salaud l’a tuée ! Tu sais quel âge elle avait, n’est-ce pas, Tifa ?
- … s’il-te-plait…
- Et dis-moi, qu’a fait Clad pour la sauver ? Réponds, Tifa !
- TAIS-TOI ! »
Tifa avait hurlé ces derniers mots, hoquetant, les larmes lui brouillant la vue.
Comme privée de toute force, elle se laissa tomber sur le sol végétal et se cacha le visage pour pleurer, tout en hochant la tête comme si elle voulait nier, ne pas admettre qu’elle craquait.
Maintenant, Barrett s’en voulait de la faire pleurer ainsi. Oh, comme il regrettait…
« Je suis désolé, Tifa. Je voulais pas… Pardonne-moi. »

« - Peut-être que c’est mieux ainsi.
- Voyons, Clad… Ne dis pas ça. »
Adossé au mur du hall, assis à même le sol, Clad baissait les yeux vers le plancher. Il ne bougea pas d’un cheveu lorsque Red vint s’asseoir sans un bruit à côté de lui.
« - J’ai pensé à ce que ton grand-père avait dit…
- Nous empêcherons cette inondation…
- … avait dit l’année dernière…
- …
- "Lorsque le Sacré se déclenchera, la Planète décidera ce qui est bon pour elle"… et tout ce qui lui est préjudiciable devait disparaître, y compris nous ; tu te rappelles, Red ?
- Nous sommes encore bien vivants, la Planète nous a pardonnés…
- Peut-être est-elle rancunière… Cette fois-ci, peut-être que c’est notre dernière aventure… »

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:15:50

« Je suis désolé, Tifa. Je voulais pas… Pardonne-moi. »
Elle sécha ses larmes, leva la tête vers Barrett.
« Je voudrais être seule… Laisse-moi, s’il-te-plait. »
Que pouvait-il faire à présent, sinon la laisser seule comme elle le demandait. Il posa doucement sa main gauche sur l’épaule de Tifa, répéta ses excuses, Tifa hocha la tête et lui sourit : « ce n’est rien, Barrett ! » ; et il s’éloigna, ouvrit la porte de la clinique et entra.
Il n’était qu’un balourd sans aucun tact ! Sans le faire exprès, il faisait du mal autour de lui. Et pourquoi en voulait-il à tout le monde, au monde entier ? Il s’en voulait encore à lui-même pour l’explosion du réacteur numéro un et la chute de la plaque du secteur sept. Wedge, et Biggs, et Jessie, et… et tous les autres… Il leur en voulait aussi, il était en colère contre les morts, car ils étaient partis, les laissant là, seuls avec la destinée du Monde entre leurs mains. Et Aeris ! Si jeune et pleine de vie ! Pourquoi avait-il fallu qu’elle joue à l’héroïne solitaire ?! Pourquoi être partie seule, Aeris, alors que tes amis étaient là, prêts à t’aider ! Partie seule… sans dire un mot à personne. A personne à part… à lui, Barrett… Oui, Aeris n’avait confié ses intentions qu’à lui seul. Mais elle ne lui avait pas dit où elle voulait partir. « Je reviendrai » lui avait-elle dit, avant de s’en aller… ET IL L’AVAIT LAISSEE PARTIR ! … et elle n’avait pas tenu sa promesse, elle n’était pas revenue. Et pendant que Clad était évanoui à Gongaga, ils ont découvert le départ furtif d’Aeris. Et Clad avait eu ce rêve d’Aeris. Clad savait où la chercher, alors Barrett avait gardé son secret, et il avait juste suivi Clad et toute l’équipe sur le continent Nord… La Capitale Perdue... Puis ce long chemin vers la Grotte Nord.
Clad… Pourquoi en voulait-il à Clad ? Ce n’était pas de sa faute, à Clad…
Ils n’avaient rien pu y faire… Les évènements s’enchaînaient à une telle vitesse…
Ce n’était la faute de personne. Clad était manipulé, Clad avait repris la matéria noire qu’il avait confiée à Barrett. Et avant qu’il ne s’en rende compte, Clad l’avait donnée, une seconde fois, à Séphiroth…
Barrett était arrivé dans le hall de la clinique. Clad était assis par terre, Red à ses côtés. Ils levèrent les yeux à son arrivée.
« - Humpf ! fit Barrett. Tu sais, Clad… Je disais "emplumé à l’épée" pour l’autre, là. Ce n’était pas dirigé contre toi.
- Tu m’ rassures ! » fit Clad d’un ton qu’il voulait joyeux.
Et ils s’adressèrent un bref sourire.

Tifa sentait la légère brise du soir lui caresser les cheveux. Elle frissonna. Elle avait eu raison d’emporter un petit gilet en laine. Les nuits pouvaient être fraîches, même dans ces îles du sud.
Malgré sa "petite laine", Tifa frissonna encore. Elle leva les yeux vers le ciel. Elle se revit avec Clad, huit ans auparavant. Ils n’étaient encore que de jeunes adolescents. "Fais-moi une promesse, Clad". Elle était assise sur le rebord du vieux puits, balançant doucement ses jambes d’avant en arrière. "Lorsque tu seras devenu un héros…". "Je veux connaître ça au moins une fois dans ma vie…". Un héros qui viendrait la secourir, comme dans les contes de fées que sa mère lui lisait, avant. Avant qu’elle n’aille rejoindre la Rivière de Vie pour toujours…
Une étoile filante passa dans le ciel au-dessus de Mideel. Une étoile filante comme celle qui avait scellé la promesse de Clad, ce soir-là. "Je te le promets". Et puis il était parti rejoindre le SOLDAT.
Les étoiles dans le ciel… "Clad, est-ce que tu crois que les étoiles nous voient ?" C’était il y a un an, avant la Grotte Nord. Le Hautvent était là ; il les regardait, Clad et elle. "Est-ce qu’elles voient à quel point nous nous battons pour elles ?" A quel point nous nous battons pour la Planète… A quel point Aeris était morte pour la Planète… Aeris…
Tifa se souvint du jour - non, de la nuit - où Aeris fut tuée. La Capitale Perdue.

Aeris était bien trop absorbée par ses prières pour les voir. Clad s’était approché d’elle mais elle était toujours agenouillée, la tête penchée vers ses mains jointes, les yeux fermés. Tifa, elle, regardait Aeris et elle non plus n’avait pas vu…
« Clad ! Bon sang, qu’est-ce que tu fais ! » avait hurlé Barrett à côté d’elle. Alors Tifa avait reporté son regard depuis Aeris vers Clad. Il se tenait devant la jeune marchande de fleurs, l’épée brandie, prêt à abattre son arme sur elle. Et elle ne bougeait pas, toujours dans ses prières. "Non, Clad ! Ne fais pas ça !" avait crié Tifa. Pendant une interminable seconde, Clad avait hésité, puis abaissé son arme sans faire de mal à Aeris. Mais une lame Masamune avait surgi de nulle part…

Aeris ouvrit soudain les yeux, son corps bascula en avant, une matéria d’un blanc pur tomba dans l’eau après avoir ricoché sur les marches de l’autel. La matéria émit une faible lueur verte, couleur d’espoir… Et Aeris ferma les yeux à jamais.
Le reste de l’équipe arriva trop tard, après la bataille. Tifa caressa la joue de son amie. "Adieu, Aeris"… Ensuite, ils assistèrent à des funérailles improvisées. Tous, excepté Vincent qui était parti dès qu’il avait vu le corps sans vie d’Aeris sur le sol… Parti en courant comme s’il avait vu un fantôme. Red se chargea de le rattraper, puis revint un peu plus tard en disant que Vincent voulait être seul, qu’il était sur la plage, et ne semblait pas trop secoué ; pas trop…
Clad porta Aeris dans la baie qui entourait la Cité Perdue, et elle resta à la surface de l’eau un instant, telle une Ophélie paisible. Il s’éloigna et le corps sombra dans l’eau, ses longs cheveux bruns s’éparpillant en un halo autour d’elle.

Tous s’étaient montrés bouleversés après ça. Même Vincent qu’après les funérailles on retrouva dans le Bronco posé sur la plage. Il avait beau essayer de le cacher derrière son habituel masque d’indifférence, ses yeux trahissaient le choc qu’il avait éprouvé. Tous s’étaient montrés bouleversés. A part Clad. Ses yeux à lui ne montraient aucune émotion. Il parla peu jusqu’à ce qu’ils arrivent dans le Village du Glaçon ; et même après… De tous, c’était sans doute lui qui avait le plus souffert à la disparition d’Aeris. Les émotions que l’on cache sont plus fortes que celles qu’on avoue. Et l’objet - ou l’être - qui nous manque le plus est celui qui a disparu. Toujours.

Tifa secoua vivement la tête ; elle était en train de faire collection de clichés ou quoi ?!
Elle voulait penser à quelque chose d’agréable ! Comme cette soirée de fête qu’ils venaient d’avoir, il y a quelques jours à peine, par exemple. L’anniversaire de leur victoire à la Grotte Nord. "Victoire" … un bien grand mot. Un anniversaire célébré au Gold Saucer. Le Gold Saucer, ça, c’était un endroit peu sinistre ! Pourtant…

La première nuit passée au Gold Saucer… Clad et Aeris à l’attraction "Round Square". La vue du parc d’amusement et ses lumières, tous si minuscules vus d’en haut, parmi les étoiles. Tifa les observait depuis le sol et s’était imaginée à la place d’Aeris. Si cela avait été Tifa, elle aurait eu quelque chose d’important à dire à Clad… mais n’aurait sûrement pas su trouver les mots. C’était si… compliqué. Aeris, elle, aurait su trouver les mots. D’ailleurs, elle les avait peut-être trouvés - et dits à Clad. Tifa n’a jamais su ce qui s’était passé ce soir-là, entre Aeris et Clad, parmi les étoiles…
Peu avant cela, elle était allée, seule, au théâtre du "Event Square". Clad et Aeris étaient sur scène. Tifa avait bien ri lorsque Clad avait fait l’idiot vers la fin du spectacle, et au lieu de la Princesse, il s’était mis à embrasser le Roi ! Et lorsque finalement, le Roi avait déclaré "il faut fêter ça !", le narrateur avait conclu d’une phrase idiote du style "l’amour triomphe toujours".

Après le combat à la Grotte Nord, Tifa revint à Midgar avec Barrett. Ce dernier ne voulait faire qu’un court crochet à la maison d’Elmyra afin d’aller chercher Marlène. Clad, lui, n’était pas entré dans Midgar, il semblait vouloir éviter Elmyra, éviter les reproches qu’elle pourrait lui adresser, peut-être. Mais la mère d’Aeris ne fit pas de reproches, à aucun d’entre eux…
Barrett avait proposé à cette mère éplorée de venir avec Marlène et lui à Kalm. Elle ne refusa ni n’accepta immédiatement, elle hésita deux longs mois puis, avec l’exode de Midgar qui suivit la Révolte des Taudis, elle avait débarqué un beau matin à Kalm. Marlène était ravie de revoir sa "presque-mère-adoptive" et Elmyra fut visiblement très heureuse aussi. Puis, elle s’en alla un soir, pour toujours, sereine et… heureuse, presque joyeuse. Après un adieu à Marlène, ses derniers mots furent : "je vais enfin revoir ma petite Aeris…". C’était il y a près de trois mois déjà.
Mais avant, bien avant cela… Le soir même où Barrett et Tifa revinrent à Midgar, après le combat…
Elmyra leur avait proposé l’hospitalité pour la nuit, ils acceptèrent. Et lorsque tous dans la maisonnée furent profondément endormis, Tifa sortit dans la brume nocturne. Une brume sinistre, qui s’élevait dès que le soleil se couchait, qui résultait de la pollution environnante. A cette heure de la nuit, ne restaient à l’extérieur que les voyous et les laissés-pour-compte. Tifa se demanda si elle finirait dans une de ces catégories, un jour…
Ses pas la conduisirent dans une église abandonnée, pas tellement loin de la maison d’Elmyra. Les mêmes fleurs…
Les mêmes fleurs que celles du jardin d’Aeris, poussaient ici. Et, se souvint-elle à ce moment-là seulement, c’était aussi les mêmes fleurs que celle que Clad lui avait offerte, en rentrant de sa mission au réacteur un….
Alors, Clad connaissait Aeris avant l’explosion du Briseur d’Air … Et Tifa qui croyait qu’il ne l’avait connue qu’après être tombé de la plate-forme… Elle avait été si inquiète pour lui lorsqu’il avait fanfaronné "tout va bien !", alors qu’il était visiblement en mauvaise posture.
Des fleurs au milieu des Taudis. C’était Aeris elle-même au milieu de la laideur de ce Monde…
Tifa marcha le long de l’allée, atteignit le parterre de fleurs ; des fleurs assez mal en point depuis qu’Aeris ne s’occupait plus d’elles. Tifa s’assit au milieu du parterre, s’adossa au mur du fond, replia ses jambes et posa son menton sur ses genoux joints. Elle laissa sa main aller et venir sur le sol à côté d’elle, dessiner des motifs sans signification sur la terre meuble. Elle laissa son esprit vagabonder…
Et elle se réveilla…
Le soleil traversait les vitraux et le trou que Clad avait fait dans le toit en tombant. Le soleil éclairait le parterre où elle était assise, éclairait ses cheveux châtains, leur donnant un doux reflet auburn. Elle se releva, et vit alors Elmyra juste devant elle.
« Je viens souvent ici, pour m’occuper des fleurs d’Aeris… Mais elles fanent, malgré tous mes efforts ; quoi que je fasse… Elles ont l’air de vouloir mourir…Aeris n’aurait pas voulu voir ses fleurs dans cet état… »
Tifa ne répondit rien, elle cherchait quelque chose à dire. Mais que pouvait-elle dire, de toutes façons ?

« Tifa ! »

Tifa sursauta, elle était revenue à Mideel ; dans le jardin de la clinique de Mideel…
Elle se releva, la tête lui tournait un peu ; sans doute s’était-elle levée trop vite. Elle arrangea sa chemise et défit quelques boutons de son gilet, car elle commençait à avoir chaud.
Clad venait à sa rencontre en courant. Arrivé à sa hauteur, il l’attrapa par les deux bras.
« - Tifa, le docteur Mentor nous a donné une piste. Il a vu le Hauvent qui a été volé à Cid, près d’ici il y a…
- … je, je...
- … deux jours…»
Les genoux de Tifa tremblaient.
« - Tifa ! Qu’est-ce que tu as ?!
- Je, je ne me sens pas… »
Elle avait une sorte de… vertige.
« …pas très bien… Clad… »
Sa tête commença à basculer vers l’arrière, ses yeux se révulsèrent.
« Tifa ! Tifa ! »
Et elle ne vit plus rien que l’obscurité. Elle se sentit tomber, mais quelqu’un la rattrapa avant qu’elle ne touche le sol. Une main fraîche lui toucha le front.
« Dieu ! Tu es brûlante de fièvre ! »
Et elle n’entendit plus rien après ça.

Ce bip, c’était bon ou mauvais signe ?!
Je ne me ferai jamais à cet engin ! Dire que j’ai cherché toute une nuit comment juste mettre le moteur en route ! Heureusement pour moi, Cid l’a modernisé. Sans pilotage automatique, je serais déjà au fond de l’océan à présent…
Et cette avarie dans le circuit de refroidissement - enfin, si c’était bien le circuit de refroidissement - qui m’a tant retardé près du Fort Condor… J’ai eu beaucoup de chance après tout, que les habitants du fort aient pu m’aider à réparer l’avion.
Je ne suis pas très fier de l’avoir emprunté depuis trois jours à Cid, surtout de cette façon, sans son autorisation. Hum… cela s’appelle du vol, sans doute…
Mais je ne pouvais pas faire autrement. Si je lui en avais parlé, il aurait demandé pourquoi j’en avais besoin, il aurait peut-être même insisté pour venir aussi… Et je ne pouvais permettre ça. C’est une sale besogne, une très sale besogne que je dois effectuer seul. Je ne veux plus que quiconque risque sa vie, surtout par ma faute.
Me voici arrivé, enfin presque…
Il faudra que je pense à laisser une note à Cid, sur le tableau de bord peut-être. C’est la moindre des choses que je m’excuse auprès de lui ; et auprès de Clad aussi, pour ce que je m’apprête à faire… même si je n’ai guère le choix.
Il va falloir que je pose correctement le Hautvent, je ne tiens pas à l’endommager dans les marécages.
Au fait,comment fait-on atterrir cet engin, déjà... ?
Il y avait une série de manettes...à actionner...dans le bon ordre...
Mon Dieu , j ai oublié lesquelles c était !!

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:17:05

Alone for a while, I’ve been searching thru the dark…”. Chole rentra en chantant dans la grange. “… melodies of life, love’s lost refrain…”. Elle tenait dans chaque main un seau rempli de légumes pour chocobo. « Bonjour mes bébés ! Voilà le déjeuner ! Vous avez intérêt à avoir faim ! »
Elle posa l’un des seaux près de l’entrée tout en sifflant l’air de sa chanson, et alla nourrir le premier pensionnaire, dans l’écurie la plus proche. “We met, we laughed, we held on fast, and then we said goodbye…”. Elle caressa doucement le cou du chocobo. “…who’ll hear the echoes of stories never told ?”
Puis elle passa au suivant. « Charly ! On ne picore pas dans la mangeoire des autres ! C’est ton tour maintenant, tu ne peux pas patienter un moment, goinfre ! »
Sa voix douce et claire s’élevait dans la grange, les chocobos se mirent à se dandiner suivant le rythme apaisant de la chanson. “… Leave ’em now and see what tomorrow brings… In your dearest memories, do you remember loving me ?”
Elle en arriva finalement aux deux derniers, tout au fond de la grange. Mais avant, elle alla chercher l’autre seau de nourriture.
“…voice from the past, joining yours and mine…”
Elle sentit que quelque chose clochait…
“…now I know…”
…mais ne comprit pas, avant d’atteindre les deux écuries du fond.
« Iiiiiiih ! CESAR ! »
Elle laissa tomber son seau, les légumes s’éparpillèrent sur le sol. Elle passa en courant près de l’enclos extérieur où des chocobos jaunes, verts et bleus lui chantèrent "rrrrWark !". Elle faillit trébucher plusieurs fois en fonçant vers la maison.
« Billy ! ». Elle était au bord des larmes.
Tout en courant à sa rencontre, Billy se demandait ce qui mettait sa sœur dans cet état.
« Billy, Chole ! Qu’est-ce qu’il se passe ? » s’informa leur grand-père en sortant de la maison.

Lieu : Mideel - Temps : le jour-même, au petit matin.

En entrant dans la chambre, Barrett vit Clad endormi sur le lit de Tifa.
Ou plutôt : Clad, assis au pied de son lit, dormait, ses avant-bras sur le matelas, la tête posée sur ses bras croisés.
« - Chut ! Laisse-le dormir, Barrett.
- Tifa ! Tu te sens mieux ? chuchota t-il
- Je vais très bien ! Désolée de vous avoir causé du soucis, hier soir…
- Oh, je n’étais pas trop inquiet ! mentit Barrett. Je sais que tu es très résistante !
- Merci ! rit Tifa.
- Le docteur veut que tu te reposes encore un jour ou deux...
- Mais je vais à merveille ! Je peux me lever ! »
Ses protestations réveillèrent Clad. «…mmmh, encore cinq minutes, M’man… » Puis il se rendormit.
Tifa se mit à rire le plus discrètement possible.
« - Pas question de te lever, Tifa. Au moins pas avant que le médecin t’ait examinée à nouveau. D’ailleurs, ni Clad ni moi ne devrions être là ; le docteur Mentor croit que c’est une sorte de virus, ou quelque chose du genre…
- Un virus ?!
- On en saura plus quand les résultats de tes analyses seront arrivés. »

« - … Tu ne peux pas savoir comme j’ai attendu ce moment, Lucrécia… Mais je ne me le pardonnerais jamais si je profitais de la situation…
- Hé, Vinnie ! Lâche-toi un peu, Chéri ! T’es si rabat-joie !
- VAS te coucher…
- D’accord si tu m’accompagnes !
- ... te coucher, SEULE ! On en reparlera demain. Si jamais tu t’en souviens encore… »

« - Alors, vous voyez que je vais bien !
- …hmm, fit le médecin d’un air évasif. Tes analyses sont négatives, mais j’aimerais en faire d’autres.
- Pourquoi donc si mes analyses sont normales ?!
- J’ai dit qu’elles étaient négatives, Tifa. Ta fièvre n’était pas due à un virus comme je le pensais… Mais les analyses ne sont pas "normales" !
- Qu’est-ce que…
- As-tu fait partie du SOLDAT ? demanda le médecin d’un air mystérieux.
- Quoi ?! Bien sûr que non !
- Que voulez-vous dire, Docteur ? intervint Clad.
- Tu sais de quoi je veux parler, Clad, fit le médecin. Les membres du SOLDAT subissent des injections de Mako, ce qui les rend plus forts et plus résistants que les autres hommes.
- Le SOLDAT n’accepte pas de femmes dans ses rangs ! siffla Tifa entre ses dents.
- … ils voulaient Aeris dans leur troupe…
- Quoi qu’il en soit, Tifa, conclut le docteur Mentor. Il n’est pas question que tu quittes cette clinique avant deux jours au moins ! Tu as encore besoin de repos !
- Mais…
- Ne discute pas les ordres du médecin, Tifa, fit Barrett d’un ton paternel, on restera avec toi, ne t’en fais pas.
- Docteur ! appela Clad alors que celui-ci s’apprêtait à sortir de la chambre.
- hmmm ?
- Pourquoi croyiez-vous que Tifa avait fait partie du SOLDAT ?
- Ses analyses sanguines révélaient un fort taux d’une substance… particulière. J’ai procédé à des analyses plus poussées… »
Clad comprit avant même que le médecin ne finisse sa phrase :
« - …Et la substance inhabituelle était du Mako. Mais à un taux très élevé. Très élevé. Il faut qu’elle garde la chambre, Clad. J’ai peur d’une rechute.
- Elle n’ira nulle part sans votre autorisation, Docteur…
- Je compte sur toi !
- Ouais, comptez sur lui ! » ronchonna Tifa, agacée qu’on ne lui demande pas son avis.
Le médecin quitta la chambre, traversa l’étroit couloir et alla répondre au téléphone qui sonnait dans son bureau.
Au même moment, Cid, Yuffie, Red et Cait Sith entrèrent bruyamment dans la chambre, avec chacun un bouquet de fleurs, Red tenant le sien dans sa gueule.
« - Hmm, ’u ’as ’in, ’i’a ? fit-il
- Pardon ?
- Il veut savoir si tu vas bien, Tifa, répondit Cid en débarrassant Red de ses fleurs.
- Si elle ne se sentait pas bien, vous l’auriez déjà tuée, en débarquant ici avec la délicatesse d’une horde d’éléphants et le silence d’un réacteur de jumbo-jet !
- Ne t’énerve pas, Barrett, minauda Tifa. J’aime quand il y a de l’ambiance !
- Clad, téléphone pour toi ! » fit le médecin en ouvrant la porte de la chambre.
Il vit l’attroupement autour du lit de Tifa, s’énerva, mit tout le monde dehors et referma la porte en lançant : « Repos forcé, miss Lockheart ! Ordre du médecin ! »
« Et mes bouquets de fleurs ?! » protesta Tifa.
Deux minutes s’écoulèrent et Yuffie entra sur la pointe des pieds, chargée de fleurs.
« Le docteur me tuerait s’il me voyait ici ! » fit-elle avec un sourire. Elle déposa les fleurs sur la table de chevet et sortit.
« - Rétablis-toi vite, Tifa…
- Merci.
- … et montre au vieux que t’es pas une chochotte ! »

Yuffie savait déjà que le hérisson blon…- enfin, Clad - était plutôt bizarre. Mais à ce point !
Quand elle rentra dans le bureau du docteur Mentor, dont la porte était entrouverte, le docteur était parti en visite à ses autres patients mais toute l’équipe était là. Et Clad était au milieu d’eux, riant tellement qu’il se tenait le ventre. Barrett lui prit le combiné téléphonique des mains, de peur qu’il ne le lâche.
« - HAHAHA ! IL A VOLE CESAR ! hurlait Clad en s’esclaffant.
- Il est malade, il se sent mal ? s’enquit Yuffie.
- pfff… HAHAHA ! IL A CHOISI CESAR ! QUEL IDIOT ! HAHAHA ! »
Clad se tapait sur les cuisses, plié en deux, et n’arrêtait pas de rire.
« Clad ? Tu vas bien ? » fit une voix au téléphone.
Barrett avait enclenché le haut-parleur, de sorte que tous pouvaient entendre la conversation.
« Barrett au téléphone, Billy. Clad est juste… il est juste en train de se marrer ! »
« Tu sais ce qu’il lui prend ? » demanda Red à Cid.
Cid ne répondit rien mais pointa l’index sur sa tempe gauche et le tourna d’une façon significative. Yuffie était bien d’accord avec lui : Clad venait de péter les plombs ! Red fut plus indulgent : « ce doit être nerveux, après toute une nuit à se faire du soucis pour Tifa… C’est la tension qui se relâche trop brutalement… ». Cait Sith se gratta la tête avec sa patte car il n’y comprenait rien.
« - HAHAHAHA ! DIS-LEUR, BILLY ! HAHAHA !
- Nous dire quoi, Billy ?
- Eh bien, Chole vient de découvrir à l’instant qu’un de nos chocobos, un des chocobos de Clad…
- CESAR ! CESAR ! WHAHAHA!
- ... euh, c’est ça... Donc César a été volé, sûrement il y a à peine une demi-heure. Parce qu’il était encore dans son écurie quand j’y suis venu. Un vol en pleine journée, et je n’ai rien vu ! César…
- CESAR ! HAHAHA !
- …était tout au fond de la grange en plus ! Et rendez vous compte : un chocobo doré de grande valeur ! Et c’est le préféré de Chole ; ça lui a fait un choc ! J’ai tenu à prévenir Clad au plus vite et…
- HAHAHAAARGH ! »
Clad toussa, se remit à rire, faillit s’étrangler en toussant de nouveau. Il se calma, s’essuya les yeux et prit une grande inspiration pour se remettre de ses émotions. N’entendant plus les rires de Clad, Billy continua, d’une voix perplexe :
« Le voleur savait qu’il avait beaucoup de valeur, il est allé directement à Cés.. - je veux dire, le chocobo doré. Alors qu’il y avait d’autres chocobos dans l’enclos extérieur, et un autre chocobo doré dans l’écurie près de l’entrée ! Mais César a une stature peu ordinaire aussi, il est déjà plus grand qu’un choco adulte, alors qu’il vient de naître ! Il a des parents exceptionnels, et il promet d’être un champion plus tard ! »
En entendant ça, les épaules de Clad furent à nouveau pris de tremblements.
« - Ah non, Clad ! Arrête de rire comme une baleine et dis nous c’qu’il y a de drôle !?
- César est exceptionnel en effet, fit Clad très sérieux. Mais il… HAHAHARGH... »
Il s’était remis à tousser comme un asthmatique, sa toux était entrecoupée de rires nerveux.
« Qu’est-ce que je disais ! C’est les nerfs ! » fit Red, très sûr de lui.
« - Clad, ça SUFFIT ! lui cria Barrett.
- HAHAHA, oh ! Mon estomac va éclater… HAHAHA ! »
Excédée, Yuffie mit son poing dans la figure de Clad. Il tomba sur son… postérieur, et baissa la tête. Il gémit.
« - Aïe ! Pourquoi t’as fait ça, Yuffie !…. pfff… HAHAHAHA… !
- Oh mon Dieu, il est irrécupérable !
- Je vais vous expliquer, soupira Billy. Voyez-vous, César…
- HAHAHA ! CESAR !
- Hum… il vient de naître, comme je vous l’ai dit, et pour le moment… il est incontrôlable…
- HAHAHA !
- Mais bon sang, faites-le taire ! cria Barrett.
- … il ne sait pas sa gauche de sa droite et n’obéit pas. Nous n’avons pas eu le temps de beaucoup l’entraîner, et il n’est pas très rapide à la course…
- HAHAHA ! IL SE TRAÎNE A LA VITESSE D’UN ESCARGOT ENDORMI PLUTÔT ! WHAHAHAHA !
- … BREF, arriva finalement à conclure Billy, vous pourrez facilement rattraper le voleur si vous savez par où il se dirigeait. Je vous conseille tout de même de passer par la ferme : j’ai vu le Hautvent…
- MON HAUTVENT ! s’écria Cid.
- …posé près du marais, et j’ai peur qu’un Zolom ne s’en prenne à l’avion. Mais ne comptez pas sur moi pour déplacer l’appareil : j’ai HORREUR de ces serpents visqueux et je ne tiens pas non plus à savoir ce que ça fait de s’écraser en avion !
- Le Hautvent ?! » s’exclama tout à coup Clad en se relevant.
Il était redevenu complètement sérieux, comme si rien ne s’était passé. Yuffie, qui s’apprêtait à lui envoyer son fameux crochet du gauche, s’arrêta à temps.
« - Dis-moi, Billy. L’appareil te paraît en bon état ou est-il hors d’état de voler ?
- \% #$ ! jura Cid. Ce $\%&# de voleur va s’en mordre les doigts si mon Hautvent a une seule égratignure !
- Promets de ne plus rire, Clad !
- Billy !
- Bon, OK ! Le Hautvent s’est posé sans bruit et tout me paraît en ordre, sinon j’aurais entendu le crash…
- Merci. Au revoir, Billy !
- Euh… Ouais, salut, Clad ! »
Le combiné fut raccroché à l’autre bout du fil. On n’entendit plus dans le bureau du médecin que la tonalité du téléphone. Biiip, biiip…
Puis Barrett raccrocha.
Clad avait un léger sourire énigmatique sur les lèvres.
« Question à 100 000 gils, annonça t-il, pourquoi un voleur s’en prend-il à un chocobo doré qui vaut deux fois moins et va dix fois plus lentement que le superbe Hautvent de Cid - en état de marche - qui était en sa possession ? »

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:19:07

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Tifa se demandait pourquoi ses amis faisaient tant de bruit dans le bureau du docteur Mentor, les autres patients devaient penser qu’ils n’avaient aucune éducation. Elle se mit alors à rougir de honte. Elle décida de se lever et d’aller voir ce qui se passait. Après tout, le couloir était très étroit et marcher cinq mètres, ce n’était pas faire une course de fond tout de même ! Elle allait montrer à ce médecin qu’elle était en pleine forme !
Elle entendait toujours Clad rire de l’autre côté du couloir. Il parlait d’escargots, crut-elle deviner. Pourquoi diable parlait-il d’escargots ?! Non, elle devait se tromper… Elle sauta sur ses pieds… et le regretta amèrement. Ses jambes étaient incapables de la porter, elle se sentit tomber, face contre terre. Sa tête heurta le sol. « Aïe ! » pensa t-elle, le souffle coupé. Et elle s’évanouit.

Yuffie fut très attentive à la devinette de Clad. Car il avait prononcé les mots magiques : « la question à 100 000 gils » ! La question en elle-même n’intéressait pas Yuffie outre mesure, mais les 100 000 gils, ça, c’était autre chose ! Dans sa petite tête brune, elle se repassa à la vitesse de la lumière les indices qu’elle possédait : Séphiroth avait été retrouvé dans la Rivière de Vie à Mideel et depuis six mois, il était dans un état végétatif dans cette clinique… Non, cela n’avait rien à voir avec la question de Clad ! Alors elle passa à l’indice suivant : Vincent n’avait plus donné signe de vie, n’était pas venu à la fête au Gold Saucer… Voilà un début de piste qui semblait un peu plus… intéressant…
Continuons : l’aérostat de Cid était volé depuis trois jours, volé pendant la nuit où il était resté au Gold Saucer. Et le même jour où Cid avait constaté le vol… quelques heures plus tard, à Mideel, le docteur Mentor avait vu "un gros avion à hélices qui semblait être ton Hautvent, Clad" - ce à quoi, Cid s’était bien sûr empressé de répondre "c’est MON Hautvent, Docteur !" Euh, ne nous égarons pas dans les détails, là !
Donc, le Hautvent semblait se diriger vers le nord selon le médecin ; information qui s’était avérée, étant donné qu’on avait retrouvé l’appareil près de la ferme chocobo, dans les Prairies… Maintenant, c’était César (Hahaha ! aurait fait Clad) - un chocobo doré appartenant à Clad - qui avait "disparu", volé en plein jour dans cette ferme… sous le nez et à la barbe des éleveurs ! Yuffie ne connaissait qu’une seule personne, un seul homme capable d’une telle… discrétion…
Pourquoi alors avoir pris un chocobo valant "deux fois moins cher" et "dix fois plus lent" qu’un avion à réacteur - qui était en bon état de marche… Le voleur ne s’intéressait ni à l’avion ni à l’argent, alors. Une fois de plus, un seul homme pouvait être suspecté d’un tel… désintéressement…
L’appât du gain peut être une sacrée motivation, même pour les cerveaux les plus lents, et Yuffie avait peut-être beaucoup de défauts, mais surtout pas un "cerveau lent" ! Clad avait à peine fini sa phrase, les autres membres de l’équipe firent un "euh …" hésitant et Yuffie lançait déjà devant l’assistance médusée (« Roulements de tambour, s’il-vous-plait ! » pensa t-elle) :
« C’est parce que Vincent avait besoin d’un chocobo doré ! Il voulait aller là où seul un chocobo doré pouvait l’emmener ! »
Clad applaudit
« - Bravo, Yuffie !
- Tu me donnes l’argent, alors ?!
- Hein ?
- Les 100 000 gils promis, voyons !
- Euh… c’était juste une expression, Yuffie…
- Quoi ?! Et zut ! J’te hais, Clad Strife ! »
Et elle sortit de la pièce en fulminant. Il y eut un moment de soudain silence après tout ce charivari.
« - Bien, fit Cid, je vais aller rechercher mon Hautvent !
- C’était Vincent, le voleur… Je n’arrive pas à y croire, il est - il semblait si honnête… murmura Red.
- Je vous l’avais bien dit qu’il était bizarre, ce Valentine ! » répondit Barrett, s’appropriant sans vergogne la déclaration de Cid, faite il y a plusieurs jours de cela. Et tous trois sortirent.
« - Hé, attendez ! fit Clad en les suivant
- Mais où Vincent voulait-il aller, en fait ? » demanda Cait Sith.
Personne ne lui répondit, ils étaient déjà tous sortis.

Tifa se réveilla en sursaut et regarda autour d’elle. Personne, tant mieux ! Elle se releva aussi vite que possible, s’aidant de ses bras, et se retrouva à quatre pattes, haletant à cause de l’effort - minuscule pour les autres, mais qui relevait de l’exploit pour elle. Ah, la relativité… !
Elle prit appui sur le rebord du lit et essaya de se hisser dessus. Cela lui prit un certain temps, et à peine avait-elle réussit à réintégrer son lit qu’elle entendit Yuffie crier "J’te déteste Clad !", ou quelque chose de ce genre… Puis plusieurs claquements de porte. Ooooh, ils allaient se faire traiter de voyous et tous être jetés hors de la clinique !
Elle reprenait son souffle lorsque l’on gratta doucement à sa porte. "Laisse-moi faire, Red" entendit-elle Barrett dire de l’autre côté de la porte. Puis trois petits coups frappés délicatement à la porte. Tifa n’en revenait pas, "Barrett" et "délicatement" pouvaient s’accorder !
« Oui, entrez ! » répondit-elle de sa voix la plus vaillante possible. En fait, elle n’était pas aussi en forme qu’elle le croyait…
« - Toujours la forme, Tifa ?
- A merveille ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien !
- Tant mieux…
- Je vais aller rechercher mon Hautvent, Tifa. Et je resterai à Kalm, pour te souhaiter la bienvenue dès que tu rentreras !
- C’est gentil, Cid… Hum, tu as retrouvé le Hautvent alors ?
- Oui, il est près de chez Clad…
- Attendez une minute ! fit ce dernier. Vous ne pensez pas un peu à Vincent ?
- Ce voleur ! pesta Cid
- Je, je suis un peu déçu par son attitude… soupira Red
- Je n’ai jamais eu tout à fait confiance en ce Turk ! fit Barrett.
- … Oh, c’était juste un ex-Turk…
- Toi l’espion, on t’a pas sonné ! »
Cait Sith baissa la tête, en fait, tout son corps s’affaissa. Il voulut se diriger vers la porte.
« - Attends, Cait ! l’arrêta Tifa. Barrett ne voulait pas te faire de la peine. N’EST-CE PAS, Barrett ?
- Humm… Ouais, c’est vrai ! Tu me connais, Cait, je parle toujours un peu trop vite…
- Bien ! s’exclama Cait tout joyeux. J’accepte tes excuses sous-entendues !
- Puisque c’est comme ça, l’affaire est réglée ! Je pars chercher le Hautvent ; à la prochaine, tout le monde !
- On reviendra tous à Kalm dès que Tifa sortira de la clinique, et on fêtera ça !
- MAIS ECOUTEZ-VOUS, BON SANG !!!
- Clad, pourquoi tu t’énerv…
- PAS UN INSTANT VOUS NE VOUS SOUCIEZ DE VINCENT ! MAIS NOUS SOMMES UNE EQUIPE ! B*$ #\%* DE M* #\%$ !!! »
Cid fut surpris de l’influence qu’il pouvait avoir sur le jeune Clad ; quoiqu’à sa place, il aurait utilisé une expression un peu plus imagée pour ce genre de jurons…
« COMBIEN DE FOIS nous a t-il TOUS sauvés, hein ? Vous ne vous en rappelez peut-être pas, mais MOI, je sais que je lui dois la vie ! »
Clad eut un peu mal à la gorge après avoir tant crié. Il pensa aux autres patients de la clinique et sentit le rouge lui monter aux joues. Et vit que Tifa rougissait aussi…
« - Clad a raison. Je vais très bien et si Vincent a besoin d’aide, vous devriez aller le retrouver au lieu de vous préoccuper de moi…
- Hum, hum… On ne sait pas où il est allé !
- Si. Nous savons où il est, n’est-ce pas Clad ? »
Yuffie se tenait dans l’embrasure de la porte, venant juste d’arriver. Apparemment, elle ne haïssait plus Clad, elle lui souriait même. Clad approuva de la tête.
« - Vas-y, lance-toi, tête de hérisson ! l’encouragea Yuffie
- J’ai une idée de l’endroit où il est allé…
- Nous avons fait le tour du monde l’année dernière, Clad, et il ne peut se diriger que vers UN endroit, pour avoir besoin de ton choco doré !
- Tu as raison, Yuf’ »

« Bien, tout le monde est d’accord, alors ? » lança Tifa d’un ton enjoué ; un peu trop enjoué, cela sonnait faux…
« - Je sais, c’est moi qui ai voulu qu’on aide Vincent… Mais je ne peux pas te laisser seule, Tifa…
- Merci ! ironisa Barrett. Alors, nous, on compte pour des prunes !
- Clad, voyons, tu sais que Barrett et Red resteront ici avec moi…
- Et si tu t’inquiètes encore pour Marlène, je te répète qu’elle sera RAVIE de rester quelques jours de plus chez sa copine de classe, plus que de retrouver son vieux paternel !
- Oui, Barrett, mais…
- Pas de mais ! Je n’ai pas besoin de toi ici. Je vais TRES bien, je t’appellerai si jamais je suis à l’article de la mort !
- Ne plaisante pas avec ça, Tifa… »

" Pardonnez-moi, Cid et Clad. Je ne peux que vous demander de m’excuser pour ce que j’ai fait.
Adieu à tous.
V. "
« Sinistre, son message ! » résuma Cid.
Arrivé dans la région des Prairies, Clad avait pensé « Au diable ce qu’elle peut bien dire, je retourne au chevet de Tifa ! », mais maintenant que Cid avait trouvé cette note sur le tableau de bord du Hautvent, il se dit qu’il ne pourrait jamais…
Il ne pourrait jamais plus se regarder dans une glace s’il ne tentait pas, au moins, de rattraper Vincent - et de l’aider, s’il le pouvait…
Sur l’invitation de Clad, Cait Sith alla dans l’écurie afin de changer son chocobo noir pour le dernier chocobo doré qui restait.
Il sortit en courant, tout de suite après être entré.
« - Au s’cours, Clad ! Il ne veut pas que je l’approche !
- Qui ?
- Le chocobo ! Il m’a à moitié défoncé le crâne quand j’ai voulu le sortir, son bec est dur comme l’acier ! »
Clad alla à son tour dans la grange, et en sortit avec le chocobo récalcitrant. Il lui murmurait à l’oreille tout en lui grattant le cou. Il tendit la bride à Cait Sith, qui se recula d’effroi.
« - Je ne touche pas à cet oiseau de malheur ! Pourquoi tu ne me prêterais pas celui que tu étais en train de monter, hein, dis ? Et tu utiliserais celui-ci, qui a tellement l’air de tenir à toi !
- D’accord. Comme tu voudras… Mais je lui ai parlée, tu sais. Elle veut bien te transporter, maintenant. Goldie est juste un peu exclusive. Elle ne permet à personne d’autre qu’à Chole et à moi de… Oh !
- Quoi donc, Clad ?
- … c’était donc pour ça qu’il a pris César ! Parce que Vincent ne pouvait pas approcher Goldie non plus… »

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:21:06

« - Je crois qu’on est perdus, Clad ! gémit Cait Sith
- Hmm… fit Cid, tout aussi perplexe.
- Je, j’étais pourtant sûr que l’Ile Ronde était par là !
- Bande de moules, suivez-moi ! lança Yuffie d’un ton moqueur avant de foncer à toute allure sur sa monture à plumes.
- Vous croyez qu’on devrait la suivre ?
- Je ne fais pas très confiance au sens de l’orientation d’une fille - surtout de CETTE fille… Mais nous n’avons pas le choix ! Geronimo !»
Ainsi conclut Cid avant de mettre son chocobo au galop, sur les traces de Yuffie.
« - Cait, je crois que Yuffie peut sentir la matéria à trente lieues à la ronde ! Alors penses-tu, une île dont la base entière est faite de matéria !
- Hummm… Si je n’étais pas qu’une peluche, je pense que j’aurais peur ! »

En suivant Yuffie, ils arrivèrent finalement à destination. Le soleil commençait déjà à se coucher. Les chocobos, à part Goldie, avaient fait tout le chemin depuis Mideel jusqu’à cette île perdue au milieu des flots du Nord et, n’ayant eu droit qu’à une courte pause dans la région des Prairies il y a plusieurs heures de cela, les pauvres volatiles étaient complètement épuisés. Prenant pitié de ses chocobos, Clad décida de les laisser se reposer sur la plage ; et nos amis durent donc gravir la haute enceinte rocheuse qui protégeait l’Ile Ronde. Yuffie traînait des pieds, se plaignit de points de côté et fit une halte à mi-chemin. « Allez devant ! Je vous rattraperai ! » fit-elle en s’asseyant et en soufflant comme un bœuf. Clad, Cid et Cait Sith se remirent donc en route sans elle. « Bon débarras ! » pensa Cid avec un sourire. Il lui en voulait encore d’avoir volé les matérias du groupe, l’année passée.
Ils finirent l’escalade de la paroi et se retrouvèrent vite dans l’île elle-même. Alors qu’ils n’avaient fait que quelques pas dans l’épaisse jungle - un véritable labyrinthe de végétation - ils entendirent un grognement tout près d’eux. Un fauve de couleur rousse sauta depuis la branche où il était installé, et atterrit devant eux.
« - Grrr… Que faites-vous ssssur mon territoire !
- Red, ça alors ! Qu’est-ce que tu fais là !
- Cait, ce n’est pas Red…
- … en effet… mais il lui ressemble vraiment…
- Ne bougez pas, il a l’air féroce…
- Qui est sssssse Red dont vous z’avez parlé !
- C’est un ami à nous, il vous ressemble beaucoup. Mais vous n’avez pas les mêmes yeux. »
En effet, en plus des tatouages et des blessures de guerre, ce fauve-ci n’avait pas la même couleur d’yeux que Red. Et "ce fauve-ci" était en fait une jeune femelle, avec de magnifiques yeux vert-émeraude dont le centre de l’iris semblait constellé d’étoiles d’or ; la pupille d’un noir intense se contracta. Une lueur passa dans les yeux vert hypnotiques, Clad pensa : « Il va attaquer ! »
« - Nanaki ! cria Yuffie de loin. Comment es-tu…
- Oh non, manquait plus qu’elle ! » marmonna Cid.
Yuffie parvint en courant à la hauteur du groupe, vit l’animal, stoppa net mais ne put retenir le reste de sa phrase :
« - … arrivé ici…
- Nanaki ! Encore un autre de vos z’amis qui me ressssssemble !
- …euh, en fait Nanaki et Red sont une seule et même personne…
- UNE PERSSSSONNE ! IL NE ME RESSSSSEMBLE DONC PAS !
- Attendez ! Je veux dire: Nanaki est l’autre nom de Red, il n’est pas humain et vous ressemble beaucoup. C’est étrange d’ailleurs, il pensait être le dernier de son espèce.
- JE ssssuis la dernière de mon esssspèce ! Et je ne vous crois pas, Humains !
- Nous ne vous disons que la vérité ! »
Ils semblaient tellement sincères, ces humains, que les certitudes de Léona s’ébranlèrent. Elle se décontracta et s’assit sur son arrière-train mais ne quitta pas le groupe des yeux. Elle n’avait jamais connu que cette île, ses parents lui disaient qu’ils étaient les derniers survivants de leur espèce et depuis qu’ils étaient morts, elle se sentait tellement seule, isolée sur cette île, obligée de se battre tous les jours pour sa survie. Il y avait une chance pour que ces humains disent la vérité. Elle décida d’attraper cette chance au vol, elle voulait s’accrocher à cet espoir…
« Quel est votre nom ? »
Léona revint soudain à la réalité… Une chance pour qu’ils disent vrai, un espoir…
« - Mon véritable nom est imprononsssssable dans votre langue, mais z’ appelez-moi Léona, fit-elle de sa voix la plus douce possible.
- Léona, s’il-vous-plait, nous devons passer sur votre territoire. Nous sommes à la recherche d’un ami qui a besoin de notre aide. »
Léona se souvint alors du seul autre humain qu’elle venait de voir passer, cet étrange spécimen d’humain à la cape rouge… monté sur un ridicule volatile jaune. Elle en aurait bien fait son dîner, de cet oiseau qui se déplaçait si lentement ; et tout à coup, avant qu’elle n’ait pu attaquer, il avait filé à un train d’enfer vers la rivière… Cet oiseau était devenu complètement fou ! Elle aurait pu le rattraper malgré tout, mais elle ne s’attaquait ni aux bêtes malades, ni aux proies folles - mauvais pour sa santé, tout ça !
Elle décida d’aider les humains. D’un mouvement de la tête, elle indiqua la direction.
« - Vers la rivière au nord-esssst ! Vous pouvez traversssser mon territoire !
- Merci Léona ! » fit l’humain blond à la drôle de coiffure.
Et le groupe se mit à courir dans la direction indiquée.
Avant qu’ils ne soient hors de portée de voix, Léona ajouta d’un ton enjoué :
« - Vous me présenterez z’à ssssse Red que vous connaissssez ?
- Promis ! »

Ils arrivèrent très vite à la rivière indiquée par Léona, mais pas de Vincent. Seul César était là, en train de boire au bord de l’eau. Dès qu’il entendit le groupe venir, il se retourna brusquement, cria et se mit à courir en rond, en agitant désespérément ses ailes trop courtes pour voler. Clad s’approcha du chocobo, l’amadoua et parvint à le calmer.
« - Oui, calme, César. C’est fini maintenant. Tu es un bon chocobo…
- Clad, regarde ! » fit Cid en pointant du doigt une zone près de la rivière.
A cet endroit, la terre était mouillée et plus meuble qu’aux alentours. Des traces de lutte.
« - On s’est battu ici !
- Oui, et je crois savoir qui a gagné, hein César !
- Tu veux dire que Vincent a perdu le contrôle de César, et qu’il est reparti à pied ?
- Tout à fait. Maintenant, il faut trouver où il est allé.
- Tiens, où est passée Yuffie ?
- Yuffie ? Je ne sais pas…
- Hé oh, Yuffiiiie ! »
D’autres traces partaient de la rivière. Deux pistes, laissées par deux personnes différentes, qui allaient dans la même direction.

« - Vincent, attends-nous !
- Que… Yuffie ! Qu’est-ce que tu fais là !
- Nous sommes venus t’aider !
- "Nous" ? Mais je ne vois personne d’autre, Yuffie ! »
Yuffie se retourna, et s’aperçut qu’elle était seule en effet. Elle pensait pourtant que les autres l’avaient suivie…
« - Ils… ils ont dû me perdre de vue, je suis passée devant, mais ils arrivent bientôt !
- Tu - vous n’auriez JAMAIS dû me suivre jusqu’ici !
- Quels que soient tes problèmes, nous t’aiderons, Vince !
- Personne, personne… ne pourra m’aider. Je dois y aller seul.
- Mais, on est tes amis !
- JUSTEMENT ! C’est trop dangereux, ne vous mêlez pas de ça !
- pfff ! On croirait entendre Clad ! On en a vu d’autres l’année dernière, tu sais ? On est des durs !
- Je ne veux pas que vous risquiez…
- Les amis sont faits pour s’entraider ! C’est ce que j’ai appris avec vous tous… Je pensais que c’était mieux de travailler en solo, jusqu’à ce que je les rencontre… Et toi aussi, tu t’es joint à notre troupe ensuite. Pourquoi ne serait-on plus une équipe, maintenant ?!
- Je ne veux pas de votre mort sur la conscience. J’ai déjà les mains trop sales…
- LAVE-LES ! »
Vincent se mit à rire, la première fois depuis bien longtemps. Il avait un rire délicieux…
« - Yuffie ! Toi et tes jeux de mots idiots ! Que m’as-tu dit l’année dernière, au fait… euh, un jeu de mots sur mon nom…
- Je t’ai dit : "Qui est ta valentine, Vincent ?", c’était un 14 février…
- Oui… comment ai-je pu oublier ça…»
Vincent ne riait plus. Il avait cessé de rire à l’annonce de son nom déformé, de ce mot : "valentine". Il pensa à la seule valentine qui existait dans son cœur…

Lieu : clinique de Mideel - Temps : le même soir.

Red sortit dans le jardin de la clinique, s’assit sur l’herbe humide de rosée du soir. Une lune rouge, rouge…
Il tendit le cou vers l’astre nocturne et hurla sa peine et son désespoir, hurla tout ce mal-être qu’il ressentait ; ce serrement dans son cœur, depuis que le vieux Hago lui avait téléphoné du village de Cosmo ! C’est comme s’il avait été poignardé…
Il hurla son chagrin, il pleurait la mort de son grand-père…

« - Barrett, il faut que j’aille lui parler !
- Dans ton état, Tifa ! Tu délires, ou quoi !
- Mais… je peux peut-être le consoler, essayer de le consoler, au moins l’écouter…
- Je pense surtout qu’il a besoin d’être seul. »
Tifa posa son front contre la vitre de sa chambre. Un halo de buée se forma sur le carreau, à l’endroit où se trouvait son visage. Depuis son lit d’hôpital, par la fenêtre, elle devinait une forme dans la semi-obscurité, une forme familière et solitaire. Un long hurlement s’éleva de nouveau dans la nuit.

Clad, Cid et Cait Sith avaient suivi les traces de Vincent et Yuffie. Mais arrivées à un certain point, là où le sol était trop rocailleux, les traces ne furent plus visibles. Ils levèrent alors les yeux du sol ; ils n’avaient plus besoin de suivre les traces de pas. Devant eux, à quelques dizaines de mètres à peine se dressait une caverne. La grotte à matéria… là où ils avaient trouvé la matéria d’invocation suprême…
Ils se mirent à courir à toute vitesse et atteignirent l’entrée de la grotte.

« - Non, Vincent ! Emmène-moi avec toi !
- Adieu Yuffie ! »

Clad eut à peine le temps d’apercevoir une cape rouge faire volte-face, puis disparaître dans le puits qui se trouvait au fond de la grotte. La silhouette de Yuffie courut vers le puits et sauta dedans à la suite de Vincent.
Clad ne réfléchit même pas, il s’élança à la suite de Yuffie, l’empoigna par le bras, et faillit finir au fond du puits aussi, lorsqu’il sentit sa chute s’arrêter brutalement : Cid le retenait par les pieds, tandis que Cait Sith retenait Cid par le blouson.
Par un mouvement de balancier qui succéda à la brutale secousse, Yuffie fut projetée contre la paroi du ravin.
Lorsque sa tempe cogna la dure paroi recouverte de cristaux de matéria, elle eut l’impression que sa tête éclatait. Mais elle put rouvrir les yeux. Elle baissa la tête, vit alors un flot de liquide vert phosphorescent qui tourbillonnait en dessous d’elle. La Rivière de Vie… Elle sentit un liquide chaud couler le long de sa joue, et vit aussi plusieurs gouttes de ce liquide rouge et visqueux tomber sur son corsage de laine blanc ; du sang qui s’écoulait de son propre front. Elle se sentit légère tout à coup, et sa dernière pensée fut "…alors, voilà ce que ça fait de mourir…", puis elle sombra dans la nuit la plus totale.

« - Comme c’est étrange !
- Qu’est-ce qui est étrange, Vincent ?
- Que je sois là à te parler, alors que tu es morte, Aeris. Serais-je mort aussi ?
- Non ! Je ne t’aurais pas fait venir ici si cela avait été aussi dangereux !
- Je suis là ; dis-moi quoi faire, maintenant.
- Tu dois empêcher la Grande Crue de la Rivière de Vie.
- Tuer Séphiroth - tuer l’esprit de Séphiroth, pour qu’il ne puisse pas déclencher la crue…
- Oui, je pensais que tu y arriverais à temps mais… Non, Vincent. Il est trop tard à présent…
- Que dis-tu !
- Séphiroth… il a une telle force de volonté…La crue est en train de se préparer. La Planète gronde, l’énergie spirituelle bouillonne, je peux le percevoir. Séphiroth savoure déjà sa vengeance envers tout le genre humain. Mais si l’inondation se produit, non seulement les hommes, mais aussi toutes les espèces vivantes mourront ! Et je ne peux rien y faire, toutes les âmes de la Rivière de Vie ne peuvent rien faire. Nous ne pouvons que suivre le cours de la Rivière. Mais Séphiroth, lui, contrôle ces flots !
-Il y a forcément un moyen de le contrer, aide-moi, Aeris ! »

La jeune femme baissa les yeux. Elle semblait hésiter.
« - Il faut que tu le contres avant même que cette histoire se soit produite. Avant même qu’il ne soit parvenu jusque là…
- Je ne comprends rien à ce que tu dis !
- Le passé, Vincent. La réponse est dans le passé, dans ton passé !
- Mais… le passé est révolu… que veux-tu que je puisse y faire ?!
- La Source, Vincent… Nous sommes à la Source-même de tout ce qui a existé, existe et existera. La vie est une boucle ; quand nous sommes dans la boucle, nous ne pouvons pas revenir en arrière. Mais ici, rends-toi compte : nous sommes en dehors de la boucle, de toutes les boucles qui ont pu exister depuis la nuit des temps…
- Cesse de parler par énigmes ! Mon cerveau est comme engourdi ici, je ne comprends rien !
- Voici la boucle de ta vie ! »

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:21:39

Aeris désigna une sorte de porte, non plutôt une sorte de tunnel sombre.
« - Décide du moment très précis de ta vie où tu veux revenir, traverse ce passage, et tu seras dans ton passé. Et alors tu pourras rectifier toutes les erreurs que tu as commises en ce temps-là…
- C’est aussi simple que ça ?!
- Non, pas exactement. Tu pourrais être victime de troubles de la mémoire, confondre passé et avenir, illusions et réalité. Plus tu iras loin dans ton passé, plus les pertes de mémoire seront importantes… Alors, je te conseille de juste revenir dix jours en arrière ; en t’y prenant à temps, tu arriveras ici avant que Séphiroth ait pu faire quoi que ce soit…Et alors, tu libéreras son âme, elle se joindra à la Rivière et ne causera plus de tort à quiconque…
- En six ans, il a déjà tellement causé de torts, à toi, à toute la Planète !
- … Cela n’a plus d’importance à présent. Dépêche-toi, Vincent ! Tant que le corps physique et l’âme de Séphiroth ne seront pas apaisés dans la mort, la Planète court au désastre !
- Il faudrait aussi tuer son corps à Mideel, alors ! Et dire que j’étais là-bas et que je n’ai rien fait à part voler son sabre !
- Ce n’était pas la peine de le tuer physiquement. Quand son âme se dissoudra dans la Rivière, son cœur à Mideel cessera de battre, à jamais.
- …
- Va, maintenant ! Rappelle-toi : dix jours dans ton passé, pas plus ! »

Vincent vit une silhouette vaguement familière s’approcher… Bugenhagen ! Alors… il était mort, lui aussi ? Pauvre Red…
Aeris aussi vit l’image du vieil homme s’approcher, se faire plus nette. Elle poussa Vincent en direction du tunnel.
« Dépêche-toi, Vincent ! Il va être trop tard, sinon ! »

A l’entrée du tunnel, Vincent ne suivit pas les conseils d’Aeris. Il prononça à voix haute :
« Je veux revenir vingt-six ans en arrière - non, vingt-sept ans en arrière, un an avant la naissance de Séphiroth ! »
Aeris en resta interdite. Mais avant qu’il ne rentre dans le tunnel, elle le retint par le bras :
« - Trente et un ans, Vincent ! Un an avant sa naissance, c’était il y a trente et un ans !
- Mais…
- Fais moi confiance !
- Bien, trente et un ans en arrière, alors… »

Comme c’était bizarre, et lui qui avait toujours pensé que Séphiroth était né vingt-six ans plus tôt. Alors que c’était trente ans… Quatre ans d’écart… Comment avait-il pu faire une erreur de quatre ans, qu’était-il donc arrivé lorsque Séphiroth avait quatre ans ?… Mais Vincent ne comptait pas le découvrir, il avait pris sa décision ; pas de bon cœur - ou plutôt la mort dans l’âme, mais il avait pris sa décision : il allait… éliminer Séphiroth… dès sa naissance… Ou plutôt : Séphiroth n’allait jamais naître !

Et il pénétra dans le tunnel. C’était étrange, il crut entendre Bugenhagen crier : « Non, ne fais pas ça, Vincent ! » à l’instant même où il s’était fondu dans l’obscurité du tunnel de son passé. Mais il avait sûrement mal entendu.
Il se sentit tomber, tournoyer en tombant. Sa chute dura une éternité. Et durant tout ce temps, il se répétait : « trente et un ans dans mon passé… trente et un ans… trente et un… »

holy_x
holy_x
Niveau 10
25 décembre 2001 à 12:24:26

sa se voit que c´est du copier coller sinon sa ferais po "…