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Liste des sujets

Secteur 8 : Les Fans Fictions .

Bak00
Bak00
Niveau 10
08 décembre 2001 à 18:48:39

Voici une ptite Fanfics qui vous raconte une petite histoire qui se passerait avant l´attaque de la grotte nord (cd3) d´une façon....originale!!

Bonjour!! .... Aujourd´hui mon maitre, un drole d´homme avec une grande épée m´a promis de me faire courir. Jsuis un peu énervée mais mon pere, un chocobo noir, et ma mere un chocobo jaune m´a promis que tout se passerait bien. Je dois faire honneur à mon pere qui était un grand champion du Gold Saucer. A propos, j´ai oublié de me presenter, je m´appelle Boki et jsuis un chocobo d´or!! Mon maitre as des amies un peu bizarre qui vont surement venir m´encourager.... D´abord, il ya un enorme gars de la meme couleur de mon pere mais avec, un truc luisant sur une de ses pattes!!
Apres, il ya une drole de creature orange qui marche a 4 pattes, et qui adore courir avec moi , puis vient une grosse masse blanche et noir qui me fait mal aux oreilles car il parle tro fort. Jprefere me reposer a coté de la personne en noir et rouge qui ne parle jamais! J´allais oublié un drole d´homme qui me demande daller tjrs plus vite et qui dispose d´un baton pointu. Enfifn, il ya deux maitres qui degage une odeurs differentes, une adore me carresser derriere l´oreille et l´autre s´amuse a me faire chercher un truc avec des bouts pointus.
Enfin nous voila devant la piste, tous le monjde me regarde et j´entends mon nom partout.. Enfin la course commence, jfais un tres mauvais depart mais mon maitre m´encourage, jcommence a sprinter, plus que 100m, jsuis talonnée par un chocobo de la meme couleur que mon pere. J´accelere et au dernier moments, j´entends: Boki agagné. Mon maitre et ses amis me felicitent, jsuis heureux!! Finalement j´ai gangné toutes les courses de la journée.
Jsuis content, la fille aux doue parfum vient me faire des milliers de calins.. puis rapidement a cause de la fatigue, je m´endors...
Que va t-il se passé??
Vous le serez dans les aventures de Boki le chocobo d´or: le kidnapping(demain)

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
08 décembre 2001 à 20:29:11

cool bak00 voila qui est original !
pour Ice45 : ca a l air bien parti mais les fanfics doivent etre termines avant d etre affiche ici
sauf les trucs pour deconner que l onpeut lire comme on veut
j espere que ca ne va pas te decourager quand meme
lol

pour strife2 : c est bizarre
sur le site ou je suis alle
ils disent que les fics sont de jalk torn
pour dragonnoir : merci pour tes compliments
je ne pense pas que les secteurs d aide soient voues a l echec
malgre ce que tu dis votre sujet a bien atteint les 2000 messages non ?

la semaine prochaine je mettrai encore une fic de jalk torn plus serieuse cette fois
l histoire est concentre sur quistis
elle est plutot realiste et j aime bien son point de vue meme si je ne suis pas d accord sur tout
vu le peu de fics ff8 qui en valent la peine
ca vaut le coup de la mettre non ?

GTR2
GTR2
Niveau 10
09 décembre 2001 à 10:56:28

a koi il sert ben ladenouais?

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 11:38:15

a se faire efface ...

Lequestioneur
Lequestioneur
Niveau 10
09 décembre 2001 à 12:01:49

lol, t´as tous compris mr glauque !!

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 12:16:42

et voila t en es arrive a la moitie chtit joueur chef de rayon !
bon moi je mettrai le premier livre de Quistis lundi
je prefre en mettre qu une ou deux par semaine
parce que sinon on finira par tomber en penurie
lol

strife2
strife2
Niveau 10
09 décembre 2001 à 14:33:03

j´ai le chap 8 de ma fic (celle la est plutot sérieuse par rapport aux 7 premiers chap)

CHAP8:duel entre moi vs dead killer (ce chap est un peu sérieux)

pendant qu´on faisait la fête le ciel devint tout noir
moi:c´est quoi ste bins!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
le groupe:SAIS PO
à ce moment un gars de mon age tête normal bref un gars comme tout
le monde quoi
dead killer(c´est son nom):je suis venu m´emparer de ce monde
moi:PO QUESTION C´EST LE MONDE DE MA FIC!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
dead killer:je vais éliminer tes amis
moi:NNNNNNNNOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
à ce moment dead killer tua TOUT LE GROUPE il ne restait plus que moi
moi:GGGGGGRRRRRRRRRRRR tu vas voir INVICIBLE FIRE!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
les 8 dragons apparurent et dead killer les coupa en rondelle avec sa sorte de
gunblade mais en plus grand
ensuite je lui balançait ma flamme et il la stoppa avec de la glace qui ne fondait pas
puis je lui balança mes 910 coups d´épées qu´il bloquait avec sa <<gunblade>>
et pour finir mon coup mortel qu´il me renvoya
moi*presque mort*:non c´est pas possible
dead killer:admet le je suis plus fort que toi
moi:GGGGGGRRRRRRRRR tu vas voir
me jetant sur lui il bloquait mes coups d´épée et m´en donna 1 sur mon épaule
moi*presque en fureur*:CHEV TABLE RONDE!!!!!!!!!!!!!!
dead killer:AH AH AH sans problème "CUT"
il fit apparaitre de la lumière et donna un coup de gunblade à tous les chevaliers
moi:TU l´as cherché
à ce moment des flammes sortaient de mon corp et je ne parvins plus
à me controler je me jeta sur dead killer qui sans comprendre pourquoi se laissait faire
il ne pouvais plus se battre et il mourut à cause de tous les coups que je lui avait donné
dead killer:AAAAAAAAAAAAAAAAARRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHH!!!!!!!!!!!
moi*pouvant
me recontroler*:je l´ai eu
à ce moment le ciel devint clair et le groupe ressucita
le groupe:que s´est-il passé ?
moi:j´ai tué dead killer
le groupe:nous devons lutter contre tous les envahisseur qu viendront
dans ce monde
moi:d´accord à mon avis dead killer n´était que le 1er

FIN

note de moi:à partir de ce moment les fics deviendront plus sérieuses qu´avant
c´est tout ce que j´ai à dire.FINAL (pour les inculturé .FINAL veut dire point FINAL)

********

    • ****************
Blackdeath-c
Blackdeath-c
Niveau 10
09 décembre 2001 à 14:41:21

génial, cette fanfict commençais réellement à m´énervé, en plus il a pas compris qu´il fallait pas mettre les fanfict en totalité et pas par petit bout, il a du mal le strife2 !!!

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 19:44:04

bon la ce n est pas trop grave
on peut lire un chapitre comme ca tout seul
mais au debut je trouvais ca pas mal
mais la j ai quand meme l impression que l histoire se repete non ?

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 19:49:15

vous savez que l on peut avoir don corneo dans l equipe ?
a Wutai demandez a barret d attendre en bas de la montagne quand le don a capture youffie et elena
quand reno fait tomber don corneo
barret le recupere !
il n a pas de super stat mais des que vous rencontrez un ennemi femelle
ce dernier fuit automatiquement
dans le combat final du coup il empeche sephiroth de fusionner avec jenova qui se barre de la grotte nord
la il ne faut plus prendre le don
sinon elle se barrera tout le temps
et voila comme ca vous pouvez finir le jeu beaucoup plus facilement
lol

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 19:50:56

he vous savez qu on peut jouer a street fighter dans ff7
c est simple il suffit d allumer la console
le jeu se lance et ... ah merde je me disais bien aussi
c est dans street fighter que l on peut jouer a street fighter

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 19:56:49

vous savez que l on peut sortir avec nanaki au gold saucer ?
sachez que meme en suivant ce que je vous dit
vous n avez qu une chance sur vingt d y parvenir
volez une fleur a aeris et donnez la a Marlene
envoyez peter tout le monde sauf nanaki
quand vous avez d autres persos de l equipe tuez les vous memes
les autres doivent etre KO a tous les combats
ainsi vous devez arriver jusqu a Nanaki avec seul Clad comme perso
prenez tout le temps Nanaki
dans les combats il ne doit jamais se faire toucher
donc vous devez deja avoir couverture au niveau maitre
voila normalement vous devez y arriver
il vous dira : je n aurai jamais pense ca de toi
tu sais Clad je suis un mal
arrete de me toucher s il te plait "

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
09 décembre 2001 à 19:57:22

vous aussi mettez vos rumeurs !

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:09:41

Quistis

A Shinji, en souvenir d’un débat animé !

Chapitre 1 : Le grain de sable

La nuit… Derrière la jeune fille, les lumières de la BGU éclairaient d’une douce lueur le paysage environnant. Il régnait un silence comme il n’en existe que la nuit, troublé uniquement par le bruit du ressac. Paradoxalement, ce bruit semblait amplifier le silence.

Quistis Trèpe, ex-instructrice de l’université de Balamb marchait lentement le long de la falaise. Un pas après l’autre, elle arriva au bord. Trente mètres plus bas, les vagues se brisaient dans un bouillonnement d’écume blanche. Fascinée par ce spectacle, Quistis s’approcha encore un peu. Le désespoir la submergeait lentement, insensiblement, inexorablement.

- Si je faisais encore un pas, tout serait fini. Ce serait tellement plus facile… pour tout le monde.

Malgré l’apparente gaieté qu’elle avait affiché lors de la fête organisée le soir même pour fêter le retour des héros, dont elle faisait partie, Quistis ne s’était jamais sentie aussi malheureuse. Des années passées à dissimuler ses sentiments lui avaient permis de n’en rien montrer. Même la gouvernante ne s’était doutée de rien. Mais à présent, sa vie semblait dériver vers le néant.

Centimètres par centimètres, elle se pencha vers le vide qui semblait lui tendre les bras. Encore... Encore... Encore...

- Est-ce vraiment ce que tu veux faire, Quisty ?

Quistis sursauta et pivota sur ses talons. Devant elle, droite et impassible, se tenait Ellone.

- Qu’est-ce que tu veux dire, Ellone ? balbutia-t-elle, horriblement gênée de s’être laissée aller devant quelqu’un.

Ellone fit quelques pas vers elle.

- Je t’ai cherchée partout. J’étais sûre qu’il y avait un problème. Pendant toute la fête je t’ai observée.

- Qu’est-ce que tu racontes ? Je vais très bien.

- Quisty, fit Ellone avec le plus grand sérieux, j’ai toujours su ce que tu pensais, tu le sais bien. Pendant toute la soirée tu passais d’un groupe à l’autre en racontant n’importe quoi ! Ce n’est absolument pas dans tes habitudes !

Quistis baissa insensiblement les épaules. Oui, Ellone possédait une surprenante intuition, probablement liée à sa surprenante faculté de voyager dans le passé des gens. Durant leur vie à l’orphelinat, dont de nombreux détails ressurgissaient maintenant dans la mémoire engourdie de Quistis, les sentiments des pensionnaires n’avaient jamais eu le moindre secret pour Ellone. En pleine nuit, elle pouvait très bien laisser pleurer un gamin, sachant instantanément qu’il feignait de cauchemarder pour que l’on s’occupe de lui (cela avait souvent été le cas de Zell) alors que, sans que le moindre son ne l’en avertisse, elle pouvait se réveiller pour aller consoler l’un des orphelins qu’elle savait réveillé et tremblant de peur en silence. On ne pouvait rien cacher à Ellone. Mais à l’époque, Quistis avait six ans. Elle en avait maintenant dix-huit et était maîtresse de ses actes. Se drapant dans la dignité qu’on lui avait inculquée lors de sa formation d’éducatrice SeeD, elle toisa son interlocutrice :

- Je n’ai de comptes à rendre à personne. Je mène ma vie comme je l’entends et, même si j’ai des problèmes, ce qui n’est absolument pas le cas, je les assume seule.

La seule réaction d’Ellone à cette tirade fut un petit sourire triste :

- Tu ne m’as jamais fait confiance, même à l’orphelinat. Quand tu avais un problème, j’étais la dernière personne à qui tu en aurais parlée. Pourquoi Quistis ? Je voudrais seulement t’aider.

- Je… Je n’ai rien Ellone, je t’assure.

Ellone s’approcha d’elle et la prit fermement par le bras :

- Si tout va si bien, ne reste pas au bord de ce précipice, tu vas te rompre le cou. Viens, descendons sur la plage, je n’arrive pas à dormir non plus et il n’y a plus personne de réveillé dans la BGU.

Les deux jeunes femmes longèrent la côte pour arriver sur le sable fin de la plage de Balamb. La lune lui donnait un éclat supplémentaire. Quistis avait l’impression de marcher sur de la poussière d’étoiles. Le bruit de la mer envahit ses pensées. Une vague, l’autre… Soudain, quelque chose céda en elle. Tombant à genoux, elle se mit à pleurer, comme une petite fille. De longs sanglots secouait tout son corps. Elle pleurait comme si elle avait décidé de ne plus jamais s’arrêter.

- C’est trop dur Ellone, c’est trop dur ! Je n’en peux plus !

Compatissante, Ellone lui passa un bras autour des épaules.
- On va rentrer à l’intérieur, d’accord ? Tu vas m’expliquer ce qui se passe.

Un petit hochement de tête fut la seule réponse.

Quelque minutes plus tard, elles étaient toutes deux assise dans la cafétaria de la BGU. Ellone posa une tasse de thé chaud devant Quistis.

- Maintenant, parle, fit-elle d’un ton sans réplique. Je ne te laisserais pas partir avant de savoir de quoi il retourne !

La jeune fille eut un sourire désabusé.

- Une peine de cœur, ma chère Ellone, une simple peine de cœur… Ridicule, hein ? Qui aurait pu penser que Quistis Trèpe, l’ex-prof d’élite de la BGU, l’insensible Quistis avait un cœur ?

- Squall, n’est-ce pas ? murmura Ellone.

Des larmes recommencèrent à couler le long des joues de son interlocutrice.

- J’ai menti, Ellone, j’ai menti à Squall et à moi-même. J’ai toujours voulu croire que ce que j’éprouvais pour Squall était le même genre de choses que ce que tu éprouvais pour lui. Je refusais de m’avouer mes sentiments. J’ai toujours été trop sensible. Alors je me suis forgée une autre personnalité. Mais à présent je n’en peux plus. Chaque fois que je le vois avec Rinoa… Oh, je ne peux pas lui en vouloir, bien sûr, mais… J’ai l’impression que…

Elle se tut et enfouit son visage dans ses mains.

- Et le pire, finit-elle par ajouter, c’est que pas une fois Squall ne s’en est rendu compte. Pour lui, j’étais toujours la brave Quistis, l’inébranlable appui, sur lequel on peut toujours compter. Qui était à ses côtés quand il a fait son premier vrai combat ? Quistis ! Qui l’a suivi jusque dans le passé où tu nous a plongé ? Encore et toujours Quistis Trèpe ! Mais maintenant… Maintenant, il n’a plus besoin de moi ! La BGU est reconnue comme la force qui a sauvé la planète. Squall et Rinoa vont pouvoir couler des jours paisibles tout les deux. Selphie a retrouvé ses amis et va remettre Trabia sur pied, Zell a l’air de bien s’entendre avec une de mes élèves et je ne te parle pas d’Irvine et de son harem ! Mais moi… Je… Il n’y a personne… Je suis… toute seule.

Sa voix se brisa. Ellone la fixait, d’un air désolé.

- Mon Dieu… murmura-t-elle… Mon Dieu… Je ne me doutais pas que tu souffrais autant, Quisty. Je… Je suis désolée…
- Désolée, répondit l’autre, amère. Pourquoi aurais-tu à être désolée ? Tu ne m’as rien fait, c’est entièrement ma faute !

- Non… Ce que je veux dire, c’est que… Je m’excuse pour ce qui va arriver maintenant.

D’un revers de la main, Quistis essuya ses larmes.

- Qu’est-ce que tu racontes ?

Le visage de sa grande sœur adoptive se fit d’une gravité qu’elle ne lui avait jamais connue jusqu’alors.

- Quisty. Tout n’est pas fini. Nous sommes piégés dans une boucle temporelle.
- Je le sais bien, répondit Quistis, distraite de ses sombres pensées. La gouvernante nous l’a expliqué. Dans un autre recoin du temps, ce que nous avons vécu depuis qu’Edea a reçu ses pouvoirs va continuer à se répéter pour l’éternité. Mais tout cela est finit et n’a rien à voir avec…
- Je t’en prie écoute-moi. Nous n’avons plus beaucoup de temps. Tu aimes Squall, n’est-ce pas ?
- Quelle subtilité ! .

- Arrête ! La situation est sérieuse. Si tu l’aimes, aurais-tu le courage de l’abandonner à une mort atroce et Rinoa à des siècles de souffrances ?
– Qu’est-ce que tu racontes ? Explique-toi ! répondit Quistis, complètement désorientée.
- Depuis la compression temporelle, mes pouvoirs ont gagné en puissance. Je puis voyager dans le passé des autres mais aussi dans le futur. Et ce que je viens de faire ce soir, je l’ai fait pour contrecarrer un futur abominable.

- Quoi ?

- Tu aurais dû te suicider ce soir Quisty. T’en empêcher est la seule carte que je pouvais jouer contre le Destin sans qu’il s’en aperçoive. Regarde !

Brusquement, un flot d’image se déversa dans l’esprit de la jeune fille. Elle vit d’abord son propre corps flotter dans l’onde froide de la mer Galbadienne, ce qui lui arracha un cri d’horreur. Puis, la BGU… Un flot de silhouettes se précipitait à l’intérieur ! Puis, elle vit Squall et ses amis derrière les barreau d’une prison. La vision suivante fut celle de Rinoa, en larmes, au-dessus du corps ensanglanté de Squall ! Enfin, Rinoa seule, tremblante, perdue au milieu de ténèbres insondables. Brusquement, une forme indéfinissable, une sorte de brouillard d’une couleur insensée apparut et sembla entrer dans la jeune fille… qui se mit à changer ! Elle vieillissait, de plus en plus vite. Ses ailes de sorcières se déployaient… Elles étaient noires… La forme qui se tenait là était celle… d’Ultimecia !

Quistis hurla, comme une bête blessée pour chasser ces mirages de ses pensées. Elle se retrouva à nouveau dans la cafétéria de la BGU, assise à une table. Ellone lui posa doucement la main sur le bras.

- Ellone… suffoqua Quistis… J’ai vu Ultimecia ! C’est…

- Je sais. Je dois dire que l’idée d’un lien entre Rinoa et Ultimecia m’avait effleurée mais je ne soupçonnais pas ça.

- Mais comment… Que… Qu’est-ce que j’ai vu ?

- Ce qui va bientôt se passer, Quisty. Ces images me poursuivent depuis la fin d’Ultimecia.

- Rinoa… Ultimecia… Je ne peux pas y croire… Elle était…seule. Et il y avait ce brouillard… Qu’est-ce que c’était ?

La simple évocation de ce souvenir fit frissonner la jeune femme.

- Cette chose est la source de tout nos ennuis, répondit Ellone d’un air sombre. On y fait allusion dans se nombreux ouvrages ésotériques. Depuis toujours, j’ai senti qu’il était vital que je m’y intéresse. Durant mon séjour sur le navire des SeeD blancs, j’ai sillonné le monde à la recherche d’informations sur cette chose.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Il semblerait que nous soyons en la présence d’une incarnation du Mal absolu. Une entité qui canaliserait tout ce que l’univers renferme de maléfique, de nuisible à la vie. Il existe quelques récits qui racontent la lutte de héros des anciens temps, d’autres mondes ou d’autres plans d’existence contre cette menace. Il semblerait que ce monstre ne puisse agir qu’indirectement. Il possède les corps d’hommes et de femmes aux dons particuliers et s’en sert pour nuire à la vie sous toute ses formes. Son objectif ultime, comme la compression temporelle nous l’a démontrée, semble être la destruction totale de tout ce qui est dans l’univers. J’ai lu des légendes sur un puissant sorcier possédé de cette façon qui aurait manquer de réduire l’univers à rien ou encore celle de l’un des descendants de la légendaire seconde Lune qui se serait métamorphosé en monstre terrifiant.

- Mais, pourquoi, pourquoi n’as-tu rien dit plus tôt ?

- Quisty, la boucle temporelle que vous avez établie pour contrecarrer Ultimecia est très instable. Qu’on la brise et qui sait si l’histoire ne connaîtra pas une autre fin ? La sorcière pourrait peut-être réussir à lancer la compression temporelle, en fin de compte. C’est pour cela que je ne pouvais agir que sur le Destin d’une seule personne. Cela évitera des répercussions trop importantes dans la rivière du temps.

- Et ces silhouettes noires qui ont mis le feu à la BGU. Qui sont-elles ?
- Je n’en sais pas plus que toi. Maintenant tu dois agir.
- Agir ? Et comment ?
Ellone la fixa avec le plus grand sérieux.

- Tu dois empêcher Squall de se faire tuer. Ainsi, Rinoa pourra lutter contre l’entité, la renvoyer d’où elle vient et Ultimecia n’existera plus.

Quistis la fixa, incrédule.

- Mais alors… Le SeeD…

- Je ne sais pas ce qui se passera ensuite. Peut-être la BGU n’existera-t-elle plus… Mais la rivière du temps a connu tant de tumultes… qui peut dire ce qui va se passer ? Quoiqu’il en soit, même piégé dans une boucle temporelle, on ne doit pas laisser une entité comme celle-ci perdurer dans notre univers. On ne sait pas de quoi elle est capable… Je sais que je te demande quelque chose de considérable, Quisty, mais il faut faire quelque chose !

- Mais, éclata la jeune fille, c’est le Destin qui l’a décidé ! Pourquoi crois-tu que je pourrais m’élever contre un tel adversaire ?
- Parce que tu devais mourir ce soir et que je t’ai sauvée. Parce que tu es le grain de sable dans les rouages du temps et que toi seule peux éviter l’enfer à tes compagnons.

Quistis ferma les yeux. Les évènements des derniers mois défilèrent dans son esprit en un instant. Jamais elle ne pourrait se pardonner d’abandonner ceux aux côtés de qui elle avait vécu ce qui devait changer à jamais l’histoire de la planète, ceux avec qui elle avait éprouvé des sentiments qu’elle n’avait jamais éprouvé auparavant. Elle rouvrit les yeux.
– D’accord, Ellone, je le ferais. Je ne sais pas comment mais je ferais ce que je pourrais.
A ce moment, une violente détonation secoua le bâtiment.

- Bon sang, qu’est-ce que c’était ?
- Ca, fit sombrement Ellone, c’est le Destin qui est en marche.

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:10:27

L’explosion réveilla tout les habitants de la BGU, qui, dans l’euphorie de la fête, avaient oublié les précautions de sécurité les plus élémentaires. Mais avant qu’ils aient pu réagir, un essaim d’hommes armés s’abattit littéralement sur eux. Tous les agresseurs se dirigèrent vers les dortoirs, ne laissant aucune chance aux assiégés. Déjà, l’esprit vif de Quistis échafaudait un plan pour échapper à cette cohorte armée. Il ne faisait aucun doute que les agresseurs en voulaient à elle et à ses amis. Une seule chose la réconfortait : les visions déclenchées par Ellone lui avaient montré Squall et les autres emprisonnés. Ils ne les tueraient donc pas. Du moins, pas tout de suite. La jeune fille secoua la tête pour chasser de son esprit l’image du cadavre mutilé de Squall. Faisant signe à Ellone de se cacher derrière le comptoir, elle saisit la tasse de thé qu’Ellone lui avait servie un peu plus tôt et, à pas de loups, se dirigea vers le centre de la BGU.

La chance était avec elle. Deux soldats apparemment en retard sur le reste du peloton couraient vers les dortoirs. Elle remarqua avec surprise que les uniformes portaient la marque de Galbadia ! Que se passait-il ? Depuis la chute d’Ultimecia, Galbadia avait sombré dans le chaos. Le nouveau dirigeant de cette nation avait-il décidé de retrouver Edea, leur puissante ambassadrice, de gré ou de force ? Mais l’heure n’était pas aux tergiversations. Quistis lança de toute ses forces la tasse à ses pieds. Elle se brisa avec fracas. Aussitôt, elle battit en retraite derrière la porte de la cafétéria. Comme elle l’avait prévu, elle entendit, le pas lourd des deux hommes se diriger vers elle. Alors qu’ils franchissaient l’entrée de la pièce, elle rabattit violemment la porte, assommant l’un des soldats. L’autre dégaina aussitôt son épée. Quistis sortit son fouet et fit sauter l’arme des mains de son adversaire. Quelques autres coups bien expédiés mirent fin au combat. Ellone sortit de sa cachette.
- Dépêche-toi, lui lança Quistis. Déshabille-en un et passe ses vêtements.

Deux minutes plus tard, deux soldats de petite taille se dirigeaient vers le dortoir. Heureusement, leur arrivée passa inaperçue. Un petit groupe de soldats était occupé à passer les menottes aux mains des plusieurs personnes que Quistis ne connaissait que trop bien : Squall, Rinoa, Irvine, Zell, Selphie, Edea et Cid. Le digne proviseur de la BGU tentait d’obtenir des explications :

- De quel droit agissez-vous de la sorte ? Je vous préviens que la BGU jouit d’un aura de notoriété considérable en ce moment. Vous aurez le plus grand mal à justifier…
- Ferme-la pépère, lui intima un soldat, le chef de toute évidence, sans aménité. Tu auras tout le loisir de t’expliquer plus tard. Quant aux autres écoutez-moi ! lança-t-il aux étudiants qui se trouvaient là. Cet établissement est désormais sous le contrôle de la nation de Galbadia ! Si le moindre mouvement de rébellion éclate, les prisonniers seront aussitôt exécutés. En attendant, un groupe armé va rester ici le temps que leur situation soit décidée. Il vous est interdit de quitter l’enceinte de la BGU jusqu’à nouvel ordre !

Sur ce, il fit signe aux soldats qui l’accompagnait de conduire les prisonniers à l’extérieur. Ellone et Quistis reçurent entre les mains une Selphie complètement hébétée. Suivant les autres soldats, elle conduisirent la prisonnière vers un camion militaire qui attendait à l’extérieur.
- Qu’est-ce que vous nous voulez ? demanda Selphie d’une voix blanche.

- Ferme-la un peu, chuchota Quistis à son oreille ou petit nounours ne sera pas content du tout !

A ces mots, le visage de l’étudiante s’éclaira d’un grand sourire qu’elle réprima aussitôt.

Toujours à la suite des soldats, les deux femmes prirent place dans le camion. Quistis avait peur que l’un des militaires ne lui adresse la parole ce qui l’aurait mis dans une situation plus que délicate. Mais, tout à la garde de leurs prisonniers dont on leur avait sûrement vantés les prouesses guerrières, ils ne desserrèrent pas les lèvres.

Après plusieurs heures de trajet, alors que l’aube blanchissait de ses doigts pâles l’horizon, le camion entra dans la capitale de la démocratie Galbadienne : Deling City. D’après ce que Quistis pu voir à travers les vitres crasseuse du camion, la ville n’avait pas changé d’un iota depuis leur dernière visite. Sous les immeubles grisâtres, un véritable flot humain grouillait, tel les minuscules composantes d’un gigantesque organisme. Le véhicule s’arrêta finalement devant le palais présidentiel. Juste à côté, une sorte de petite base militaire, de toute évidence de construction récente, se dressait. Il était évident qu’il s’agissait là de leur destination. A leur arrivée, un militaire que Quistis identifia d’après ses décorations comme un haut gradé galbadien vint saluer le groupe de soldat.
- Beau travail, les gars, vraiment. Nous allons prendre ces racailles en charge désormais. Vous avez quartier libre pour le moment.

A regret, les deux amies virent leur compagnon emmenés vers le cœur du camp, tandis qu’on leur faisait signe de sortir. Elles retrouvèrent l’agitation et le bruit de Deling City. Ellone soupira :

- Et maintenant ?

- On doit absolument tenter quelque chose pour les libérer !

- Je ne remet pas en doute tes talents Quisty, mais cette base me semble bien gardée. A nous deux on ne pourra rien faire.

- Pour l’instant, enlevons ces uniformes. Je doute que l’on nous reconnaisse dans une ville aussi peuplée que celle-ci. Ensuite, nous irons à l’Hôtel Deling. On pourra réfléchir à tout ça à tête reposée. J’ai eu suffisamment d’émotions pour aujourd’hui !

Elle n’en avait pas fini. Au moment ou un guichet automatique lui délivrait la somme d’argent dont elle avait besoin pour la soirée, une voix grave la fit se retourner d’un bloc.

- Miss Trèpe ! Ellone !

- Mais ferme-la, couillon !

Quistis resta muette de stupeur.

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:11:10

Chapitre 2 : Renforts inattendus

Quelques jours plus tôt, la vue des trois personnes qui s’avançait vers elle aurait envahi Quistis d’une irrésistible envie de sortir son arme. Mais à ce moment précis, elle eut un soupir de soulagement. D’un pas décidé, Seifer Almassy se dirigea vers elle et, la saisissant par le bras, l’entraîna dans le flot humain de Deling City tandis que Raijin et Fujin –les auteurs du délicat échange verbal que Quistis venait d’entendre- agissaient de même avec Ellone –la traitant toutefois avec beaucoup plus de délicatesse que quelques jours auparavant.

- Vous êtes totalement cinglées ! murmura Seifer entre ses dents. Je vous croyait plus censée que ça, ma chère ex-prof !

- Seifer ! fit Quistis d’une voix glaciale. Lachez-moi immédiatement ou je…
- Crie ? Je vous le déconseille fortement. Pour l’instant, ces braves gens sont trop occupés par leurs petites affaires pour se soucier de vous mais si vous leur en donnez l’occasion, il vous reconnaîtrons sur le champ ! C’est déjà un miracle que personne ne vous ai vue ! Priez pour que ça dure encore cinq minutes !

Marmonnant à son ancienne instructrice de garder la tête baissée, le jeune homme la mener à travers un dédale de ruelles sombres jusqu’à une petite maison. La jeune fille remarqua que son ancien élève avait troqué son éternel manteau blanc et rouge contre des vêtements noirs, dans le but, supposa-t-elle, de ne pas attirer l’attention sur lui. Il sortit une carte magnétique de sa poche et l’introduisit dans la serrure de la porte qui glissa silencieusement sur ses gonds. Une fois que tout le petit groupe fut à l’intérieur, Seifer laissa libre cours à sa colère :

- Non mais vous êtes malades ! Vous êtes recherchées dans tout Galbadia et voilà que je vous trouve en train de flâner en plein dans la capitale ! Qu’est-ce que vous faites ici !

- Nous pourrions te poser la même question Seifer ! rétorqua Ellone, cassante. Après tout, tu peux déjà nous remercier de ne pas être sauvées en courant quand on t’as aperçu !

Seifer baissa la tête. Quistis se mordit les lèvres. Sans le vouloir, Ellone venait de le blesser très gravement. Durant la soirée précédente, Edea lui avait narré la visite de Seifer à l’orphelinat et sa pathétique confession. Bien que peu encline à lui faire confiance, Quistis s’était laissée convaincre que le repentir du jeune homme était honnête. Dans un tel état d’esprit, ce reproche, surtout venant d’Ellone, avait dû le frapper comme une flèche en plein cœur.
– Eh, arrête de l’embêter, Ellone, protesta Raijin . Il est comme avant, Seifer et il veut juste…
Cette tirade pleine de finesse fut interrompue -comme la moitié de ce que disait Raijin- par un violent coup de pied au tibia asséné par Fujin.

- Tu peux pas te taire cinq minutes, dugland ? Seifer a une langue, alors ta gueule et laisse-le parler !

Après un léger signe de remerciement à l’adresse de son amie, Seifer commença timidement :

- Je ne sais pas si vous accepterez de me croire mais…

Quistis s’approcha de lui et lui saisit la main :

- Seifer ce n’est pas la peine, fit-elle avec une douceur inhabituelle. Edea m’a tout expliqué. Je sais que tu veux nous aider, continua-t-elle, avec un regard appuyé en direction d’Ellone.
Son interlocuteur rougit violemment.

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- Elle… Elle t’as parlé ? Alors tu…
- Du calme Seifer. Le passé n’a plus d’importance. Nous devons d’abord nous préoccuper du présent. Et pour commencer, dis-nous comment tu es arrivé là ? A point nommé je dois dire.

Le jeune homme soupira, cherchant visiblement à rassembler ses esprits :

- En temps normal, je n’aurais jamais osé remettre les pieds à Deling City ou où que ce soit à Galbadia. N’importe qui aurait pu me reconnaître et si ça c’était produit, je n’aurais pas donné cher de ma peau ! Après ma visite chez Edea, j’ai appris que la BGU organisait une fête, à laquelle j’étais convié. Je n’ai pas osé m’y rendre. J’avais encore… trop de choses à assumer. Toujours est-il qu’après quelques évènements que… je préfère passer, j’ai retrouvé Fujin et Raijin. Nous n’avions nulle part où aller. Nous avons traîné de ville en ville. C’est en passant par Dollet que nous sommes tombés sur un régiment de Galbadiens. En fouinant en ville, nous n’avons pas tardé à apprendre que Squall, vous-mêmes et tous les autres étaient recherchés par les autorités galbadiennes pour tentative de meurtre, assassinat sur plusieurs hautes personnalités et… (il baissa la voix) voie de fait sur un dirigeant galbadien. Un mandat d’arrêt international est lancé contre vous et votre photo doit être affichée sur tous les murs de ce continent.

- C’est ridicule ! lança Quistis. Il comptent nous condamner sur ces accusations. après ce qui s’est passé ?
- Voilà le problème, répliqua Ellone. Personne ne sait exactement ce qui s’est passé ces derniers mois. On peut mettre au crédit de la BGU le sauvetage de la démocratie d’Eshtar mais c’est tout ce dont on est sûr. D’un point de vue strictement juridique, cette plainte est tout à fait acceptable… et ce dont nous nous sommes rendus coupables est passible de peine de mort à Galbadia !

- Ce n’est pas possible ! Comment peuvent-ils… D’ailleurs, qui est derrière tout ça ? Qui a pris ta succession et celle d’Ultimecia, Seifer ?
- Je ne sais pas encore. Mais laisse-moi finir. Au vu des forces qui étaient déployées pour votre capture, j’étais certain que vous n’aviez pas une chance. J’ai donc décidé de partir à Deling pour voir ce que je pourrais faire là-bas. Cette maison appartenait à un soldat mort sur le terrain dont j’ai récupéré les affaires personnelles. Voilà…

- Alors tu es venu ici uniquement pour nous sauver ? demanda Ellone. Je… Je crois que je te dois des excuses, Seifer.
- Ce n’est rien ! répondit-il, gêné.

A ce moment là, un flot de jurons se fit entendre dans la pièce attenante, où avaient disparu Fujin et Raijin depuis le début de l’entretien. Sa froideur habituelle réduite en miettes, Fujin surgit devant Seifer et lui colla une page de journal sous le nez.
- Ce sont les nouvelles d’aujourd’hui ! s’étrangla-t-elle. Lis ça !

Après avoir parcouru les premières lignes, le jeune homme pâlit violemment.

- Qu’est-ce qui se passe ? lança Quistis.

- Je vous lit, répondit Seifer d’une voix blanche : Après une courte période d’intérim due aux récents troubles qui ont secoués notre pays, un cérémonie d’intronisation a ré-officialisé les pouvoirs de notre président, désormais tout à fait rétabli de son accident…Winzer Deling.

- Quoi ?

- Il y a plus : Au cours d’une conférence de presse annoncée pour demain soir, le président fera le point sur la situation actuelle. Nul doute qu’avec le retour d’un homme de poigne comme le président Deling, la situation devrait notablement s’améliorer. Enfin, Winzer Deling a rompu tout contact diplomatique avec Eshtar, expliquant que leur rapports ne pourraient se conclure que par les armes.

Quistis se saisit du quotidien et parcouru frénétiquement les pages, à la recherche de plus d’informations.

- Mais enfin, protesta Ellone, c’est impossible ! Deling est mort. Il a été tué par Edea, lorsqu’elle était possédée ! Squall a vu le cadavre !

- En tout cas, il a plutôt bonne mine pour un macchabée, dit Raijin en indiquant une photo qui montrait le président, souriant et épanoui entre ses deux gardes du corps. J’aimerais bien être comme ça après ma mort.

Quistis attendit l’inévitable coup de pied dans le tibia mais cette fois, ce fut le poing de Fujin qui s’écrasa sur le nez de son « ami », dont le sang se mit à jaillir comme d’une fontaine.

- Bon, quoi qu’il en soit, poursuivit Seifer, Deling est en vie et menace nos amis et la gouvernante. Le président d’Eshtar est aussi menacé. Au fait, il n’a pas été capturé ? J’avais entendu dire qu’il comptait se rendre à la BGU ?
– Oui, il était invité, répondit Ellone, il semblait désireux de parler à Squall à propos d’un… problème le concernant. Mais des affaires pressantes l’on rappelé à Eshtar.

- J’espère qu’il va y rester, dit Seifer. Il y sera en sécurité pour l’instant. Quoiqu’il en soit, nous devons absolument rentrer en contact avec les autres.

- Nous avons réussit à faire comprendre la situation à Selphie, expliqua Quistis. Squall doit savoir que nous sommes là et sur le point d’agir. Ca devrait les inciter à ne pas prendre d’initiatives hasardeuses pour le moment. Mais que faire maintenant ? Il faudrait nous introduire dans la prison de Deling ou le palais présidentiel.

- Oublie ça, rétorqua Seifer. Tous les dispositifs de surveillances ont été revus quand Ultimecia a pris le contrôle de Galbadia. Une souris ne pourrait pas passer sans qu’ils ne s’en aperçoive.

- A mon avis, suggéra Ellone, le meilleur moyen serait encore de nous introduire dans la conférence de presse que Deling donne demain. Le président va sans doute parler des prisonniers et du sort qu’il leur réserve. Et nous pourrions en profiter pour… visiter les lieux.

- Oui mais comment ?

Soudain, Quistis eut une brusque illumination.
- Seifer, disposes-tu d’un véhicule ?
- Oui… Le soldat dont nous occupons la maison avait une voiture.
- Parfait. Ellone, tu restes ici avec Fujin et Raijin. Seifer avec moi. Nous devons être revenus pour demain soir !

- Mais enfin où va-t-on ?

- A Timber, bien sûr !

[Mrglauque]
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Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:11:51

- Et tu es sûr de ce que tu dis ?
- Totalement, j’ai bien reconnu la voix de Quistis ! dit Selphie en hochant vigoureusement la tête. Je suis sûre que l’autre soldat était Ellone. Où auraient-elles pu être sinon ? Les Galbadiens ont passé la BGU au peigne fin. Elles n’avaient nulle part où se cacher…

- Et ça nous avance à quoi ? lança Irvine avec mauvaise humeur. Tu crois qu’elle vont se pointer ici après avoir zigouillé tous les gardes de cette prison ? Nous ne sommes pas à la prison de désert, tu sais. Les gardes qui sont ici ont l’air d’être des gars surentraînés ! On est dans un beau merdier, c’est moi qui te le dis !

De fait, la situation ne semblait guère encourageante. Après être sortis du camion, les captifs avaient été séparés en deux groupes. Cid et Edea avaient été conduit on ne savait où tandis que Selphie, Rinoa, Irvine, Zell et Squall avaient été jetés dans le cachot où ils se trouvaient à cet instant. Pendant que Selphie et Irvine discutaient ferme, Zell parcourait inlassablement la cellule de long en large. Rinoa, épuisée par toutes ces émotions somnolait sur l’unique matelas de la pièce tandis qu’assis à côté d’elle, Squall semblait ruminer de sombres pensées.
- Et toi le beau ténébreux, l’interpella Selphie. Qu’est ce que tu en penses ?

- Sincèrement ?

- Ben oui, fais-nous partager ton optimisme légendaire !

- Eh bien je pense que nous ne nous sommes jamais retrouvés dans une situation aussi mauvaise. Plus d’armes, plus de G-Forces en plein territoire ennemi dans une prison haute sécurité. Quant à Quistis, je me demande ce qu’elle peut bien faire contre tout ce monde.

- Beau résumé, chef, fit Zell avec une amertume qui ne lui était pas coutumière. Et pour une fois, je ne suis pas loin de partager ton avis.

A ce moment, Rinoa sortit de son demi-sommeil. Le froid de l’ingrate cellule métallique la fit frissonner. Distraitement, Squall lui couvrit les épaules de son blouson.
- Je suppose, demanda Selphie à la jeune fille que l’on ne peut pas compter sur ton cher papa cette fois ?

- Je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis les évènements des dernières semaines, fit rêveusement Rinoa. Et n’oublie pas que nous sommes au cœur de la place ennemie.

Ces sombres pensées furent interrompues par le chuintement caractéristique de l’ouverture d’une porte. Quatre gardes pénétrèrent dans la prison et s’alignèrent impeccablement de façon à former une haie d’honneur. Un pas lourd se fit entendre.

- Voilà donc les fiers vainqueurs de la sorcière Ultimecia ! Heureux de vous rencontrer enfin !

Les cinq jeunes gens restèrent figés par la stupéfaction.

- Winzer Deling !

- Eh oui, Winzer Deling. Surpris ? Oh, c’est vrai, votre chère gouvernante m’avait laissé pour mort. Mais j’ai la vie dure… comme vous. Hélas, j’ai comme l’impression que votre chance insolente a tournée.

- Assez, Deling ! cracha Squall, vibrant de mépris. Nous exigeons de connaître les raisons de cet emprisonnement !

- Je vous en pris, ne prenez pas vos grands airs avec moi, mon jeune ami. Toutes vos questions trouveront leur réponse demain. J’organise une petite conférence… dont vous serez les vedettes ! Un grand show avant votre exécution ! Vous devriez me remercier.

Rinoa n’avait pas quitté Deling des yeux pendant toute sa tirade. Tous ses pouvoirs de sorcière étaient en alerte. Il émanait du président de Galbadia quelque chose… d’inhumain, de surnaturel, d’atrocement malsain. Avaient-ils à faire à une autre doublure, comme celle qui les avaient abusée, quelques temps auparavant ?
- Non, lui souffla immédiatement son intuition, c’est pire.

Cependant, leur ennemi ayant fini son petit discours, il tourna les talons et commença à s’éloigner.

- Attendez ! s’écria Zell. Et Edea ?

- Elle est en lieu sûr, répliqua Deling en haussant les épaules. Ne vous en faîtes pas, vous la reverrez… pour la grande scène des adieux déchirants !

Brusquement, son regard se posa sur Rinoa. Un sourire démoniaque déforma ses lèvres.

- Oh oui, murmura-t-il. Vraiment…déchirants !

Sur ce, il quitta la pièce, laissant les cinq amis dans un désespoir profond.

- On est mal, soupira Irvine.
Ils ne purent que l’approuver.

- Si vous ne me croyez pas, allez chercher le rédacteur en chef, répéta Quistis, inflexible. Je suis certaine qu’il se souviendra de nous.

Affalé dans un fauteuil, Seifer soupira. Voilà près de deux heures que son ex-instructrice négociait avec toutes les secrétaires de ce fichu bureau. La jeune personne à qui elle s’adressait maintenant, bien que plus préoccupée par le séchage de son vernis à ongles que par ses visiteurs, finit par s’avouer vaincue, non sans un léger soupir qui exprimait tout le bien qu’elle pensait de cette empêcheuse de tourner en rond. Elle décrocha un téléphone.

- Oui monsieur. Oui, poste B. J’ai ici une visiteuse qui dit vouloir vous rencontrer absolument… Non, pas de rendez-vous, non… Oui, je le lui ai dit mais… Oui, elle m’a dit qu’elle était l’amie d’une certaine Rinoa Heartilly. Son nom ? Attendez…

Recouvrant le récepteur de la paume de sa main, elle allait demander à Quistis de décliner son identité lorsque celle-ci, à bout de nerfs, saisit d’autorité le combiné, arrachant un petit cri d’indignation à l’employée.

- Zone ? C’est Quistis ! Quistis Trèpe ! Ca fait des heures que je poireaute dans le hall, tu ne voudrais pas… Entendu… Merci !

Avec un large sourire, elle rendit le téléphone à la secrétaire qui la gratifia d’un regard assassin. Seifer qui avait assisté avec intérêt à la scène alla rejoindre Quistis.

- Tu as réussi ?

- Oui, il va nous envoyer quelqu’un.
- Je ne pensais pas que tu connaissais des gens comme le rédacteur en chef du Timber Maniacs. C’est devenu l’une des revues les plus en vogue ces derniers temps ! Il y a même un canal Timber Maniacs qui vient d’être lancé à la télévision !

- Quand j’ai connu Zone, fit Quistis avec amusement, c’était le chef des Hiboux de la Forêt et, incidemment, un grand amateur de revues cochonnes. Il n’occupe ce poste que depuis quelques mois.

Pendant ce dialogue, un petit homme était sortit de l’un des nombreux bureaux. Sans un mot, il salua les deux amis et leur fit signe de le suivre. Ils furent conduits à une porte plus large que les autres sur laquelle un écriteau indiquait pompeusement :Monsieur le Rédacteur en Chef de Publication. Leur guide frappa légèrement à la porte qui fut ouverte par un grand jeune homme dégringuandé.
- Quistis ! Comment vas-tu ?

Il la serra dans ses bras -un peu trop longtemps et un peu trop fort au goût de Seifer- et décocha à son compagnon un regard suspicieux :

- Dites donc vous, vous ne seriez pas…
- Zone, intervint Quistis, il s’agit bien de Seifer Almassy, mais pas de panique. Il y a eu une déplorable méprise. Seifer est de notre côté, maintenant.

Zone hocha prudemment la tête.
- Admettons… Qu’est-ce qui t’amènes ici ?

- Je crois que je vais encore avoir besoin de tes services.

- Tes désirs sont des ordres, répondit-il avec un sourire enjôleur. Que puis-je faire pour toi ?
- Eh bien… Je suppose que tu as entendu parler des récents évènements à la BGU…
- Très peu… Pourtant j’ai les meilleurs journalistes du continent ! Mais très peu d’information on filtrés. La BGU serait entrée en pourparlers avec Galbadia, non ?

- Hum… Pas vraiment. Pour ne rien te cacher, Galbadia a fait capturer Squall et tout nos compagnons.

- Rinoa aussi ?

- Hélas oui.
– Mais c’est affreux ! La pauvre ! On avait promis de se retrouver, nous tous, tout les Hiboux de la Forêt ! Et ces maudits Galbadiens…

- Zone ! Du calme. C’est pour cela que j’ai besoin de toi !

- Tout ce que tu veux !

- Est-ce que tu pourrais me fournir des cartes de presses à des noms que je vais t’indiquer ainsi que du matériel pour une petite équipe TV de, disons cinq personnes ?

Zone la regarda, interloqué.

- Pourquoi…

- Est-ce que tu veux revoir Rinoa vivante ? intervint Seifer, expaspéré. Alors fais ce qu’elle te dit, tête d’œuf, et vite !

Acquiesçant, Zone décrocha le téléphone qui reposait sur son bureau et donna quelques rapides consignes. Une demi-heure plus tard, tout ce dont Quistis et Seifer avaient besoin était réuni. Zone les aida à transporter le matériel dans leur voiture.

- Quistis, Seifer fit-il au moment de leur départ. Vous me promettez de me ramener Rinoa saine et sauve ?

Les deux jeunes gens échangèrent un regard grave.

- Promis.

[Mrglauque]
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Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:13:06

Chapitre 3: La conférence

L’après-midi du jour suivant était déjà fort avancé quand Quistis et Seifer regagnèrent discrètement Deling City. Quand ils frappèrent à la porte de leur refuge, une jeune fille blonde vint leur ouvrir.

- Mais qu’est-ce que… s’étrangla Seifer.

- Hé, du calme, c’est moi, Ellone ! Entrez vite, nous sommes en plein préparatifs.

- Ellone… intervint Quistis. Qu’est-ce que tu fais dans ce déguisement ridicule ?
- Etant donné que vos portraits sont sur tous les murs de la ville, je pense qu’il ne serait pas très malin de vous promener à découvert. Je faisais juste un essai. J’ai travaillé toute la nuit et je pense ne pas m’être trop mal débrouillée, non ?

La jeune magicienne les conduisit dans ce qui tenait normalement lieu de salon mais qui, pour l’instant, avait plutôt l’air d’un atelier de couture. Des morceaux de tissus traînaient sur les tables tandis que plusieurs perruques jonchaient la moquette.

- J’ai réussi à me débrouiller avec les moyens du bord et l’aide de Fujin qui est allée… faire les magasins. Il y a là de quoi nous rendre méconnaissables. Et de votre côté ?

- On a tout ce qu’il faut, répondit Seifer. Je pense que nous n’aurons pas trop de mal à nous faire passer pour une équipe de Timber Maniacs TV. Où sont Raijin et Fujin ?

Question purement rhétorique. Les cris de Fujin faisaient littéralement trembler les murs de la demeure.
- Plus haut la lampe, couillon ! Comment veux-tu que j’y vois quelque chose ? La perceuse, vite ! Attends un peu que j’ai les mains libres et tu vas voir ce que tu vas te prendre, imbécile !

A la vue de son ami, Raijin eut un large sourire.

- Regarde, Seifer, ce qu’on a réussi à faire !

Il agita ce qui semblait être une petite boîte noire.

- Dis-lui ce que c’est !

- En fait, il s’agit d’un brouilleur gestuel. Dans un rayon de dix mètres, aucune caméra de surveillance ne pourra repérer le moindre mouvement. Toute source de déplacement d’air disparaîtra du champ. Autant dire qu’on va pouvoir se promener dans le palais sans le moindre problème !

L’étape suivante fut la distribution des rôles.

- Même déguisés, nous courons un gros risque d’être reconnus, Seifer et moi, si nous nous montrons trop, remarqua Quistis. Il vaut mieux que nous tenions des rôles « discrets ». Seifer s’occupera du son et moi de la caméra.
- Parfait, répondit Ellone. Etant donné que je ne suis pas connue à Deling City, je pourrais « jouer » la présentatrice. Fujin sera une journaliste chargée de faire un reportage écrit.

- Et moi ? demanda Raijin.
- Toi tu portes le matos et tu la fermes ! lui indiqua aimablement Fujin.

- Et une fois dans la place, Quistis, que fait-on ?

- J’ai l’impression que le palais présidentiel et le camp où sont emprisonnés nos amis communiquent. Vu l’importance de la conférence qui a lieu ce soir, il est fort probable que des gardes soient appelés pour assurer la surveillance dans le palais lui-même. Nous devons en profiter pour entrer dans la base et délivrer Squall et les autres.

- Sincèrement, intervint Seifer, tu penses que c’est faisable ?
La jeune fille eut un sourire ironique.

- Je te le dirais à la fin de la soirée ! Bon, ceci dit, nous partons dans quatre heures. Prenons deux heures pour nous reposer. Nous aurons besoin de toutes nos ressources !

Une foule de journalistes de tout poil se massait à la porte du Palais Deling quand « l’équipe Timber Maniacs TV » arriva sur place. En observant son groupe, Quistis ne put qu’admettre qu’Ellone avait fait du bon travail. Ils était tous méconnaissables. Seifer avait, après maintes protestations, accepté d’enfiler une perruque brune. Vêtu d’un vieux pantalon et d’une chemise noire, il avait tout à fait l’allure de l’un de ces employés à qui on ne prête jamais attention. C’était également valable pour elle, songea-t-elle avec humour, en examinant le stricte costume gris qu’elle avait revêtu. Pour l’occasion elle avait dénoué ses long cheveux qu’elle avait noué en une natte grossière. Il avait suffit d’habiller Raijin « normalement » pour lui faire totalement changer d’apparence. Fujin, quant à elle, s’était laissée convaincre de se teindre les cheveux en roux –après que Quistis lui ait juré sur l’honneur que la couleur s’estomperait- et les avait ramenés sur son bandeau oculaire, trop facilement reconnaissable. A leur tête, trottait une Ellone totalement métamorphosée dans une longue robe noire et une perruque blonde sur la tête.

Quand, après mille manœuvres sournoises pour forcer la cohue – coups de coude, prétextes bidon - , ils arrivèrent à la porte du palais, un garde les arrêta.
- Puis-je voir vos cartes de presse et votre invitation ? demanda-t-il à Ellone.
- Notre invitation ? Je suis désolée mais nous n’en avons pas. Nous sommes accouru de Timber sitôt que cette réunion a été annoncée.

- Dans ce cas je regrette, mais sans invitation, je ne peux pas vous laisser passer.

- Ecoutez, nous avons fait un long trajet pour cette occasion. Vous ne pouvez pas nous laisser à la porte maintenant !

- Navré…
- Très bien ! Ellone pinça les lèvres. Flanquez-nous à la porte. Les gens vont en entendre parler, croyez-moi ! Nous avons une chaîne hertzienne à Timber ! Tout le monde saura que par la faute d’un planton mesquin, Timber Maniacs TV ne peut donner satisfaction à ses téléspectateurs ! Bonsoir monsieur !

- Attendez ! lança le garde, gêné. Je suis navré mademoiselle. Veuillez excuser mon attitude… Je… Je vais vous faire entrer.

Les cinq amis entrèrent dans un hall magnifiquement décoré. De splendides tableaux ornaient les murs tandis que d’innombrables sculptures étaient disposées ça et là, dans un savant désordre. Deling était sans doute l’un des pires tyrans de ce siècle mais force était de reconnaître qu’il avait du goût.

- Bravo, Ellone ! souffla Seifer alors qu’ils se dirigeaient vers la salle de conférences. Tu as un sacré talent d’actrice.

- Possible, mais je crois que je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie ! rétorqua la jeune fille sur le même ton. Bon, nous voilà dans la place. Que fait-on maintenant ?

- Nous allons assister à la conférence, chuchota Quistis. Nous ne devons pas attirer l’attention pour le moment.

Winzer Deling attendait les journalistes dans une immense salle aux murs pourpres. Une longue table noire avait été installée pour l’occasion. Feignant l’assurance, Ellone et Fujin s’y installèrent tandis que le reste du groupe rejoignait le bout de la pièce où un essaim de techniciens s’activaient autour de leur caméras respectives. Souriant, le président Galbadien prit la parole.
- Mes chers amis, je tiens avant toutes choses à vous exprimer ma joie de me trouver parmi vous ce soir. Je sais que Galbadia n’est plus en odeur de sainteté dans de nombreux états et vous m’en voyez navré. Ce que je veux vous annoncer ce soir est que je présente mes plus humbles excuses à toutes les nations à qui, directement où indirectement j’ai pu causer du tort. Bien que je sois conscient que me justifier ne change rien à la douleur des populations qui ont pu souffrir de mes agissements, je dois à la vérité de révéler que les exactions commises de Galbadia ne sont, pour la plupart pas de mon fait mais de celle de mon ex-ambassadrice, j’ai nommé Edea Kramer !

Sur un signe de Deling, une porte s’ouvrit et Edea et Cid apparurent, encadrés par quatre soldats.

- J’ai ici la preuve, continua Deling en brandissant une liasse de documents, que cette ignoble sorcière s’est servie de ses pouvoirs pour m’envoûter et arriver au pouvoir. Galbadia n’aurait été qu’un tremplin pour accéder à la domination mondiale. Ceci, vous deviez sûrement vous en douter. Mais ce que vous ignorez, c’est que cette abominable femme et son mari, le cerveau de toute la conspiration, étaient aidés par six conjurés, que je tiens à vous faire rencontrer !

Nouveau geste du président. Cette fois, ce furent une dizaine de gardes armés de mitrailleuses qui entrèrent, tenant en joue Squall et tous les autres !

Impuissante, Quistis ne put que serrer les poings. Le tyran était en train détruire la réputation qu’avait acquis la BGU. Les documents qu’il brandissait – sans aucun doute fabriqués de toutes pièces – allait suffire à convaincre les journalistes et, à travers eux les populations de la véracité des accusations portées. Comme l’avait dit Ellone, personne n’avait vraiment compris ce qui s’était passé durant les derniers mois. Mais ces papiers consistaient des preuves concrètes que le public avalerait sans la moindre hésitation.

- Se basant sur une situation d’extrême confusion, poursuivit Deling, ces criminels, dont l’une est en fuite, se sont fait passer pour ceux qui avaient mis fin à la guerre qui a manqué de nous submerger. La vérité est tout autre ! Une autre nécromancienne, nommée Ultimecia, a tenté de remettre la situation en place et de s’opposer aux Kramer. Ces terroristes l’ont exécutée sans le moindre scrupule. Heureusement, cette admirable femme a pu, avant d’expirer, me sauver la vie et me remettre les documents que je vous présente aujourd’hui !

Une vive rumeur courait maintenant parmi l’assemblée. Des regards franchement hostiles commençaient à se poser sur Squall et ses compagnons, totalement figés, anéantis par la tournure des évènements.

- Et pour tout ces crimes, pour les souffrances qu’ils ont infligées à la population de Galbadia et du monde entier, je ne vois qu’une sentence à la hauteur des atrocités qu’ils on commises : la peine de mort ! Dès demain, ces assassins payeront pour leurs crimes, devant l’ensemble de la population !

Une vague d’applaudissement salua cette déclaration. Tout en feignant de participer à l’excitation générale, Quistis réfléchissait à toute vitesse. Le plan de Deling était parfait : organiser une conférence de presse pour annoncer la condamnation de ses ennemis lui assurait le soutien des populations qui, en d’autres circonstances, auraient pu réagir défavorablement. Mais pourquoi, pourquoi diable Deling tenait-il absolument à détruire ses ennemis ? La guerre était terminée, ils ne pouvaient pas lui nuire davantage. Quelle était sa véritable motivation ? Le tyran cachait quelque chose, quelque chose qu’elle devait découvrir.

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:13:40

Pendant qu’elle cogitait ainsi, Deling s’était levé et concluait la réunion :

- Chers amis, je vous remercie de vous être déplacés. Je ne voulais que vous présenter la vérité. Mes attachés de presse se chargeront de vous remettre une copie des documents que je vous ai présenté et répondront à vos questions. Maintenant, avant de nous séparer, j’ai le plaisir de vous convier à un cocktail, si le cœur vous en dit.

Les prisonniers furent reconduit en cellule, tandis qu’une multitude de domestiques transformait la pièce en salle à manger.

C’était le moment. Quistis adressa un léger signe à ses amis qui commencèrent à se glisser vers la sortie. Alors qu’Ellone se levait, on l’interpella :

- Excusez-moi, mademoiselle ?

Le cœur de la jeune fille s’arrêta de battre. Jovial, Deling se dirigeait vers elle.

- Vous faites partie de la chaîne « Timber Maniacs TV » à ce que l’on m’a dit ? Je regrette de ne pas vous avoir fait parvenir d’invitaion. Cela ne vous a pas empêché de passer, à ce que je vois…

- Je… Vous comprenez… balbutia Ellone, totalement perdue.

- Ne vous inquiétez pas, vous avez bien fait d’entrer tout de même. Je suis heureux que Timber commence à renouer des relations avec nous. Je dois avouer que nos rapports n’ont pas toujours été des meilleurs…
- Ce qui est fait est fait, répondit son interlocutrice qui commençait à se ressaisir. Nous voulons aller de l’avant, désormais. Excusez-moi mais je…

- Je suis tout à fait de votre avis ! s’exclama Deling. Pour vous prouver ma bonne foi, je suis même prêt à vous accorder un interview en exclusivité !

Ellone tombait des nues. Il allait falloir qu’elle donne le change où sa couverture allait être réduite à néant.

- Vous me voyez très flattée, Président Deling. Je vais appeler mon groupe.
Tout en se forçant à sourire, la pseudo présentatrice rameuta son « personnel ». Heureusement, chacun parvint à conserver son sang-froid et joua son rôle à la perfection.
- Chers téléspectateurs, commença Ellone quand la caméra fut branchée, Raina Loyar vous parle du palais présidentiel de Galbadia. Il y a à peine quelques minutes, le président Winzer Deling a fait plusieurs déclarations inattendues qui lèvent le voile sur les événements qui ont secoué le monde aux cours des derniers mois. J’ai avec moi le président Deling pour une interview exclusive. M Deling, bonsoir.

- Bonsoir.
- Vous avez ce soir désigné les responsables de la période d’anarchie qui s’est récemment abattue sur notre planète et annoncé leur exécution prochaine. Première question. Pourquoi organiser une exécution publique à notre époque ?

- Je tiens à ce que le monde entier sache que les coupables des misères qu’ils ont endurés seront châtiés exemplairement. Cependant, la clémence me pousse à épargner le reste de la BGU ainsi que la jeune Rinoa Heartilly, qui a, de toute évidence, été manipulée par ces odieux bandits et par son père, le Major Caraway. Je ne veux que la justice.

- Vous avez également signalé que l’un des conjurés vous avait échappé…

- C’est exact. Une dénommée Quistis Trèpe a réussi à nous filer entre les doigts. Mais rassurez-vous, toutes les forces galbadiennes sont mobilisées pour l’empêcher de nuire à nouveau.

- Pouvez-vous nous parler de vos projets futurs ?

- Volontiers. Je compte tout d’abord reconstruire ce que la guerre a détruit. J’ai également pris la décision de faire indemniser au maximum les familles des victimes. Mon rêve est que Galbadia redevienne la fière nation qu’elle était auparavant.

- Président Deling merci beaucoup. C’était Raina Loyar qui vous parlait du palais de Galbadia.

- Dites-moi, ma chère, demanda Deling quand la caméra eut été coupée, ne nous sommes pas déjà rencontré ?
- Je crains que non, M Deling. C’est la première fois que je met les pieds à Galbadia. Maintenant, si vous voulez bien m’excuser, mais il faut absolument que je reparte préparer mon reportage.

- Faites ma chère, faites. Au plaisir.

Dès qu’il fut hors de vue, Ellone se faufila vers les toilettes pour dames. Le reste du groupe la rejoint un peu plus tard. Une fois que Raijin eut bloqué la porte, ils ôtèrent leurs déguisements.

- Cette fois-ci, soupira Seifer, j’ai bien cru que nous étions découverts.

- Confidence pour confidence moi aussi ! répondit Ellone. Je me demande encore comment j’ai réussi à tenir sans fondre en larmes.

- Bon, assez discuté, lança Quistis. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Fujin, tu as le brouilleur ?

- Hmm… répondit cette dernière d’un ton distrait.

- Qu’est ce qui ne va pas, Fujin ? demanda Seifer. tu as l’air préoccupée.
- Je le suis.

- Mais encore.
Sortant de sa réserve habituelle, Fujin commença à arpenter leur minuscule cachette.

- Il y a trop de choses bizarres. Premièrement, je me demande pourquoi ils ont pris la peine de séparer Cid et Edea du reste du groupe. Ca n’est pas très logique. Ensuite, ce geste de clémence vis-à-vis de Rinoa… Totalement absurde ! Tout le monde connaît les méthodes de Deling : ses explications concernant Rinoa ne tenaient pas debout. Mais pourquoi bon sang, ressent-il le besoin de l’épargner ? Et surtout, pourquoi veut-il les éliminer ? La partie est terminée, les tuer ne change rien !

- C’est aussi mon avis, marmonna Seifer. Cela ne peut vouloir dire qu’une chose.

- Quoi donc ?

- Que la partie n’est pas terminée pour lui !

Depuis son retour en cellule, Edea était en proie à une panique folle. Cid tentait de son mieux de la calmer. Sans succès. Serrée contre lui, elle sanglotait :

- Cid… Cid… Tu comprends ce que je viens de te dire ? C’est horrible ! C’est…

- Ma chérie… Calme-toi, je t’en supplie… Tu te trompes peut-être…

- Non ! Je sais ce que j’ai vu ! Personne n’est mieux placé que moi pour le savoir !

Alors qu’elle enfouissait à nouveau son visage contre l’épaule de son mari, la porte s’ouvrit.

- Vous ! cracha Edea en découvrant son visiteur. Vous allez cesser votre petite mascarade ! Je vous ai percé à jour !

- Je n’en doute pas… Pourquoi croyez-vous que je vous ai isolé de vos protégés ? Sous votre influence, ils auraient pu commettre un acte… imprévu. Et je préfère ne pas prendre de risque… bien que les chances d’un événement inattendu soient plutôt improbable…

- Je ne vous laisserais pas faire ! Rien n’est encore joué…
- Bien sûr que si ma chère… Tout est joué… Depuis longtemps, comme vous ne l’ignorez pas !

Edea savait qu’il avait raison. Mais quelque chose, au plus profond d’elle, lui suppliait de garder espoir.

- Cette fois ça suffit ! brailla Zell. On doit faire quelque chose ! On ne va pas gentiment attendre de se faire zigouiller !

- Il a raison ! appuya Selphie. On a réussi à s’échapper une fois, il n’y a pas de raison que l’on ne réussisse pas maintenant ! De toute façon, si ça rate, on mourra ce soir au lieu de demain !

D’un lent hochement de tête, Squall approuva.

- C’est vrai, on doit agir. Seulement…

- Seulement quoi ?
- Ca peut paraître stupide mais… J’ai peur.
- Squall, qu’est-ce qui se passe ? demanda doucement Rinoa.

- Je ne sais pas. C’est ridicule mais j’ai un pressentiment. Très mauvais.
- Ah oui ? coupa Irvine. Eh bien moi, j’ai le pressentiment que si on ne sort pas d’ici très vite, on va mourir. Allez, on y va.

- Très bien… Comment on va s’y prendre ?

- Comme dans la prison du désert, marmonna Zell. Allongez-vous !

Sur ce, il se mit à tambouriner à la porte en hurlant :

- A l’aide, vite ! Ils sont en train de s’entretuer !

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
10 décembre 2001 à 13:14:58

Chapitre 4 : Dans les rouages du destin

Avec mile précautions, Quistis, Seifer, Raijin et Fujin traversèrent un couloir qui devait les mener à l’arrière du palais. Sous prétexte d’aller chercher divers outils, Raijin avait put explorer sommairement les lieux. Ils n’eurent donc pas trop de mal à s’orienter. Alors qu’ils entraient dans la partie du palais interdite au public, Quistis pria pour que la machine mise au point par Fujin fonctionne correctement. Force lui fut de reconnaître que jusqu’ici, tout se passait comme prévu. Après avoir traversé une petite cour intérieure, Raijin indiqua une petite porte blindée du doigt.

- Je crois que ça donne sur le camp, chuchota-t-il. Il vaudrait mieux nous équiper.

Il ouvrit le lourd sac qu’il portait et sortit de sous plusieurs mètres de câble la Gunblade de Seifer, le fouet de Quistis, le chakram de Fujin et son bâton.

S’approchant de la porte, Quistis constata qu’il s’agissait d’une serrure à code, d’un modèle extrêmement perfectionné. Ils allaient avoir du mal à la forcer. Fujin avait déjà sorti de sa veste une pince électromagnétique et commençait à forcer le boîtier de sécurité quand une voix s’éleva.

- Puis-je vous aider ?
Devant eux, dans la lumière blafarde de la lune, se dressait un homme immense, tout de noir vêtu. A sa main, scintillait une gigantesque lame que Quistis identifia comme un katana. Peu répandues à la BGU en raison de leur maniement, très difficile, ces armes passaient, entre des mains expertes, pour extrêmement meurtrières.

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- Mon nom est Delos. Je suis le jardinier…

Il eut un sourire qui dévoila des dents blanches et pointues.

- Et également l’agent de sécurité. J’ignore comment vous avez réussi à vous introduire ici mais je crains que votre petit jeu ne se termine. Si vous vous rendez maintenant, je promet de ne pas trop vous faire souffrir.

Le claquement sec du fouet de Quistis fut la seule réponse.

- Mmh… J’ai l’impression que je vais avoir affaire à forte partie… Mais j’ai moi aussi quelques amis avec moi.

A ce moment, deux formes sortirent de derrière un arbre. Un jeune homme et une femme, également armés de katanas vinrent se placer aux côtés de Delos.

- Parfait, les nargua Seifer. J’aurais eu des scrupules à brutaliser un pauvre jardinier seul. En garde !

- Mais avec plaisir ! susurra le jeune aide de Delos en se plaçant devant lui.

Brusquement, il fut pris d’une sorte de spasme et tourna sur lui-même de façon si rapide que l’œil de son adversaire ne put distinguer le moindre mouvement.

Quistis eut un hoquet de stupeur : le jeune homme avait changé d’apparence ! C’était maintenant une copie conforme de Seifer qui s’avançait sur son compagnon. Même l’épée s’était changée en Gunblade ! Observant ses deux autres adversaires elle s’aperçut qu’ils avaient subi une métamorphose similaire. L’un arborait l’aspect de Raijin tandis que l’autre lui ressemblait trait pour trait.

- Chacun combat son sosie ! hurla-t-elle. Protégez Fujin ! Elle doit ouvrir la porte !

Avec une grâce féline, son clone s’approcha d’elle. Elle perçut un claquement et ressentit une douleur fulgurante à l’épaule. Son ennemie manipulait le fouet avec une habileté égale à la sienne ! Essayant de conserver son calme, Quistis attaqua à son tour. Le coup porta et elle vit avec satisfaction son sosie grimacer sous le choc. Sans lui laisser l’initiative d’une nouvelle attaque, elle se concentra et invoqua les puissances mystiques. D’ardentes langues de feux s’abattirent sur le doppelganger, la projetant contre un mur. Dans sa chute, elle laissa s’échapper son fouet. La jeune fille se rua dessus pour le récupérer. Elle se redressa pour examiner un instant la scène. Elle n’eut aucun mal à reconnaître Seifer de son rival. Alors que le monstre combattait avec rage, lui maniait la Gunblade froidement, avec un sourire cynique. D’une feinte brillante, il perça la garde de son adversaire. La lame traversa de part en part le clone qui s’écroula avec un étrange gargouillis. A peine eut-il touché terre qu’il retrouva son apparence normale. Raijin pour sa part se tenait, triomphant, à côté de la dépouille d’une autre créature.
Un instant distraite par le spectacle, Quistis ne vit pas son propre ennemi se ruer sur elle et l’étendre à terre d’un crochet à la mâchoire.

- Seifer, Raijin, vite, à l’aide ! hurla le monstre.

Totalement concentrés sur la bataille, les deux homme ne soupçonnèrent pas un instant la traîtrise. Ils se précipitèrent sur la jeune fille, l’arme au clair. Celle-ci hurla.

- Cette fois c’est…
Une sourde détonation se fit entendre. Le corps de la pseudo Quistis s’écroula dans l’herbe humide. Comme les autres, elle retrouva instantanément son aspect normal. Horrifiés par l’abominable erreur qu’ils avaient failli commettre, les deux hommes ne purent que regarder leur amie d’un air misérable. Celle-ci scrutait déjà l’obscurité, à la recherche de l’auteur du coup de feu.
- Qui est là ! Montrez-vous !

- Du calme, chère amie. Croyez-vous que je vienne en ennemi alors qu’il m’aurait suffit de laisser ces créatures vous tuer si j’avais voulu me débarrasser de vous ?

- Cette voix…

Sortant de l’ombre, un homme s’avança, un revolver encore fumant au poing. Ses yeux perçants scrutèrent les quatre amis froidement.

- Miss Trèpe ? Et je suppose que voici Seifer Almassy et sa cour ?
- Major Caraway !

- En personne. Que faites-vous avec ces coupe-jarrets ?

Avec émotion, Quistis observait le père de Rinoa. Comme à leur précédente rencontre, elle fut frapper par l’aura d’autorité qui émanait du personnage. Son visage, d’une étonnante jeunesse pour son âge, paraissait pour l’instant extrêmement tendu.

- Major Caraway, fit Seifer en s’approchant. Je vois que vous me connaissez. Bien que le moment soit mal choisi, je m’excuse pour tout ce que j’ai fait subir à votre fille. En gage de ma bonne foi, sachez que je me suis engagé dans cette aventure pour la sauver, elle et ses compagnons.

- Faites-lui confiance, Major, appuya Quistis. Mais vous-même, que faites-vous ici ? Et comment avez-vous su…
D’un geste, elle indiqua la créature dont la ruse avait faillit lui coûter la vie. Pour toute réponse, Caraway tordit le bras du cadavre vers l’arrière. Il se plia comme si ses os avait été de caoutchouc.

- Ces monstres n’ont pas de squelette. Quand on connaît cette particularité, il est très facile de les reconnaître en observant leurs mouvements. Quand à la raison de ma présence ici, je suis là pour la même chose que vous. Je veux ma fille.

- Je ne sais pas si vous avez eu des échos de la conférence de presse, mais Deling a promis de la gracier.

- Deling ! Caraway eut un sourire cynique. Pensez-vous que l’on puisse ce fier à ce genre de personnes ? Si il a l’intention d’épargner Rinoa, c’est qu’il compte l’utiliser pour autre chose. Et quel que soit son plan, je refuse de laisser mon enfant entre ses mains.

- C’est aussi mon opinion, affirma Quistis.

Sur ce, elle se détourna un instant. La pensée du danger auquel elle avait échappé in extremis la fit frissonner. Derrière elle, gêné, Seifer se racla la gorge.

- Miss Tr… Quistis. Je… Je suis vraiment navré.

- Ce n’est pas grave, Seifer. Tu ne pouvais pas savoir.

- Penser que j’aurais pu te…

Il se tut, incapable d’aller plus loin.

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Brusquement, un claquement sec se fit entendre.
- Raijin, annonça Fujin, dis-leur que c’est…
- Ouvert ! compléta Seifer, sautant sur la diversion. Merci Fujin. Dites, vous n’avez pas peur que le bruit n’ait attiré du monde ?
- Aucun danger, fit Caraway. Je connais le palais. Cette cour est l’endroit où Deling aime à se retirer pour méditer. Elle est complètement insonorisée. Maintenant, dépêchons-nous. Je sais où se trouve la prison.