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Vos meileurs expérincs: livrs, films,etc

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
09 mars 2002 à 18:25:48

Tu as raison, Parkko, c´est bien ce nom-là.

PLAN NINE FROM OUTER SPACE
Film(Science-fiction/Horreur… Ha, ha, ha, ha, ha !)
Réalisateur : Ed Wood

Impressionnant. Lyrique. Fascinant. Terrifiant.
Impressionnant par sa nullité. Lyrique par la mise en scène d’Ed Wood. Fascinant par son comique involontaire. Et terrifiant quand on pense que des films peuvent atteindre ce degré de médiocrité.
Les mots me manquent pour décrire cette chose… Après avoir lu une critique très élogieuse dans « Ze Craignos Monsters, le Retour »(offrez-vous ce livre), j’ai écumé vidéo-club et magasins pour me procurer « Plan 9 from Outer Space ». J’ai finalement pu l’emprunter à la médiathèque Edmond Rostand.
Certains cinéphiles ne recherchent que les bons films. D’autres, comme moi… aiment les deux catégories principales : les chefs d’œuvres et les navets. Attention, je ne veux pas dire que j’aime toutes les nullités, mais seulement celles qui touchent vraiment le fond, creusent leur tombe à chaque réplique inénarrable, démolissent les tentatives de suspense, de comique et d’émotion en quelques séquences bien senties… Ceux-là me font immédiatement atteindre la crise cardiaque. « Plan 9 from Outer Space » est de cette catégorie. Inclassable. Monstrueux. Mais pour les pervers comme moi, tout simplement culte. Il me suffit de résumer l’histoire(des extraterrestres inquiets des progrès techniques humains ressuscitent deux morts et demi et les télécommandent grâce à un pistolet spécial) pour vous montrer l’étendue de cette connerie. Comprenez bien : Ed Wood était un bon réalisateur, un véritable artiste. Son problème, c’est qu’il n’a jamais été capable de mesurer le niveau de débilité d’un scénario, de choisir judicieusement les acteurs(le simple fait qu’il ait engagé Bela Lugosi, qui, à cette époque, et quelques jours avant sa mort(certains prétendent qu’il se serait suicidé après avoir vu le film, mais ce n’est qu’une légende), s’injectait chaque jour trois litres de morphine, le prouve), ou d’utiliser les quelques centaines de dollars alloués par des producteurs radins pour faire des effets spéciaux valables. Le résultat est là. Regardez-le, vous ne le regretterez pas !

Note : je fais actuellement des recherches en vue de me procurer « Robot Monster », qui est ex æquo avec « Plan 9 from Outer Space » au panthéon des pires films de science-fiction jamais réalisés.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
09 mars 2002 à 18:28:33

C´est malheureux: comme vous l´aurez remarqué vous-même, mes copier/coller à partir de Word débloquent sérieusement.

FLASH GORDON
Film(Science-fantasy)

J’ai déjà parlé de mon attirance pour les navets. Celui-ci, s’il n’arrive pas au niveau du mythique « Robot Monster », n’est pas mal. Le plus drôle, c’est qu’il s’agit à la base d’un blockbuster, et que des centaines de millions de dollars ont été investis, pour le meilleur et surtout pour le pire. Je ne sais pas ce qui a déconné dans cet honorable projet d’adaptation de la B.D. « Flash Gordon ». Peut-être qu’ils ont pris un réalisateur trisomique, du genre Roland Emmerich. Peut-être qu’ils ont confié la rédaction du scénario à George Lucas. En tout cas, ce film dépasse toute mes espérances.
D’abord, la musique. Je ne peux pas ne pas en parler, elle est incontournable et m’a quasiment fait pisser de rire… Je ne peux pas non plus m’empêcher de l’associer à l’image récurrente de Flash, bellâtre blond et musclé au T-shirt flashy, juché sur sa moto de l’espace dans un ciel multicolore… Enfin, revenons à nos moutons. C’est la pire mélodie jamais commise par Queen : une sorte de « Flash ! Fla-ash…, doum doum doum… doum doum doum… Flash ! Fla-ash… » qui provoque une réaction immédiate et prévisible : le fou rire. Essayez, c’est un excellent remède contre la morosité.
Ensuite, le film lui-même. Sorte de monstrueuse série B au scénario ultra-plat, d’un haut comique involontaire, il rendrait hilare un type dans le coma. Vous écarquillerez les yeux et vous lèverez pour repasser certaines scènes, comme celle où Ming, grignotant des pop-corns, autorise ses sbires à torturer sa fille. Les répliques vous renverront au fond de votre fauteuil : « Je monte pas là-dedans ! », « Je m’appelle Flash Gordon… », « Père, je te hais ! », « Non, non, pas les vers perforants ! ». Seul le début est un peu terne, mais c’est tellement drôle de voir l’affreux Ming taper sur des boutons étiquetés en anglais(pour une machine extraterrestre…), déclenchant ainsi sur terre diverses catastrophes naturelles. Les personnages n’ont aucune identité, mais le pire, c’est l’Empereur Ming, une caricature de Chinois cruel, avec un vêtement à larges manches, de longs doigts griffus, une barbiche satanique, des sourcils noirs broussailleux, et des yeux incroyablement plissés. Il faut l’entendre ricaner : « HA HA HA HA HA ! ». J’aimerais tant pouvoir vous faire entendre ce rire dément, aboutissement de plusieurs siècles de clichés des « bad guys »… Qu’attendez-vous pour vous procurer le film du siècle ?

mana_slash
mana_slash
Niveau 10
09 mars 2002 à 18:29:29

flash gordon! c vrai que c´etait tordant!
pour les blemes du copier coller, passe ton texte(ou ecrit directement dessus) sur wordpad

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
09 mars 2002 à 18:43:18

Merci, Mana_slash; je le ferai pour les prochains textes. As-tu eu la chance de voir "Plan 9 from Outer Space"?

DARK CLOUD
Jeu vidéo(Action-RPG)

Souvenez-vous : dans l’épisode numéro 17 de mon feuilleton autobiographique « Raphaël contre les Radins », mon père m’avait forcé à nettoyer le couloir de notre appartement dans les moindres recoins au prix très capitaliste de 40 francs l’heure. J’ai ainsi pu m’acheter mon second jeu PS2, « Soul Reaver 2 ». Les choses en seraient restées là, si dans l’épisode numéro 19, je n’avais pas réussi à convaincre ma mère de me donner 60 francs d’argent de poche par semaine. J’ai ainsi pu m’offrir « Dark Cloud ». Pourquoi « Dark Cloud », alors que j’aurais aussi bien pu acheter « Ico », « Metal Gear Solid 2 », « Resident Evil Code Veronica X », « Silent Hill 2 », « Rayman M », « Shadows of Memorie » ou bien d’autres ? Parce que la plupart des jeux cités ci-dessus ont une durée de vie très courte. Après avoir bouclé « Extermination » en quatre heures et « Soul Reaver 2 » en vingt-trois heures(je sais, je sais, on peut parfaitement le finir en cinq heures, mais j’ai pas mal tourné en rond dans la Forge de Ténèbres, la Forge Aérienne et la forteresse de Janos Audron), je désirais un soft qui me permette de patienter jusqu’à ce que j’économise assez d’argent pour m’en offrir d’autres. Alors, lequel ? Vous avez sans doute remarqué que la plupart des jeux récents se torchent rapidement : « Final Fantasy IX » lui-même peut être fini en douze heures, et ça doit être pire pour son successeur. Nintendo, société que je hais pour diverses raisons plus encore que Nike, Sony, Gap, Sega, Microsoft, TotalFinaElf et Apple, a beau prétendre être toujours aussi talentueuse, elle diminue progressivement l’investissement de Miyamoto(dans Zelda : Ocarina of Time, il n’était impliqué qu’à 20\% dans le projet), et vient d’annoncer qu’ils ne sortiraient plus que des jeux à la durée de vie inférieur à dix heures. Apparemment, Nintendo ne réalise pas que cette annonce est un suicide par rapport à la clientèle des vrais joueurs, tandis que les bolets de la maternelle continueront de jouer à « Mario » en n’y voyant que du feu. En tout cas, il me fallait passer le temps. Après avoir joué à la démo de « Dark Cloud », j’ai jeté mon dévolu sur ce jeu. Il me semblait intéressant, maniable et long.
Il l’est.
Ce qui surprend le plus avec « Dark Cloud », c’est le design général. Plusieurs influences sont réunies : manga, heroic-fantasy, RPG traditionnel, contes des mille et une nuits, culture amérindienne, culture américaine… Cet amas hétéroclite pourrait donner lieu à un hideux pot-pourri ; heureusement, il n’en est rien, et à la stupéfaction du joueur, ça fonctionne plutôt bien. Par exemple, prenez le character design du personnage principal : il s’appelle Toad(croâ, croâ… n’ayez crainte, vous pouvez le renommer), et est vêtu d’un poncho, d’un turban, d’un jean noir et d’une paire de gants bruns de chauffeur. Son visage, aux yeux immenses, au nez et au menton minuscules, est typiquement manga. Essayez de vous le représenter… Ca marche ! Ses vêtements, malgré leurs origines diverses, lui vont comme un gant. Le constat est le même pour le grand méchant loup : ce génie maléfique a la tête et le ventre de Boo(« Dragon Ball »), des habits indiens(un joyau dans le ventre, des boucles d’oreilles, un gilet ornementé), et habite dans un château hybride entre la forteresse volante de Ban(« Fly ») et le manoir de l’illustre Comte Vlad Tepes III Dracula. Tout le background du jeu, c’est ce mélange insensé d’influences peu habituelles, qui forme finalement une ambiance originale et fraîche.
Ensuite, il y a le système de jeu. Il est très simple, et finalement très linéaire. Il ne comporte que deux phases : Promenade/Construction et Donjons. Promenade/Construction, c’est ce qui se passe quand vous êtes dans un village : Toad ne peut pas combattre, le temps s’écoule normalement(aurore, matin, après-midi, coucher du soleil, nuit, aurore, matin, après-midi…) et en appuyant sur la touche SELECT, vous accédez au mode de construction. C’est ça, le principe du jeu : dans la seconde phase, « Donjons », vous parcourez des dédales dont la nature varie selon la région(souterrains, jungle, bateau englouti…). Vous devez alors tuer tous les monstres de la zone, car l’un d’eux possède la clé qui vous permet de terminer le niveau et d’accéder au niveau suivant du même donjon. La nature de cette clé varie selon le donjon : dans le bateau englouti, vous récupérez un crochet, et quand vous le fixez à une poulie, vous pouvez vous hisser au niveau supérieur ; dans la jungle, vous donnez à manger une baie rouge, une pierre luisante et une châtaigne épineuse au hibou pour qu’il vous montre la sortie ; dans les souterrains, vous trouvez un blason que vous devez fixer à une porte pour vous enfoncer plus profondément encore sous la surface du sol… Vous pouvez quitter un donjon en cours de diverses façons : en vous connectant par télépathie avec le Roi Magicien, celui-ci vous téléporte dans la phase Promenade/Construction, mais uniquement si vous avez tué tous les monstres. S’il en reste dans le niveau, vous pouvez utiliser une Poudre d’Evasion. Enfin, entre chaque niveau, vous avez la possibilité de revenir à la surface… tout en pouvant reprendre votre progression là où vous l’aviez interrompue. Dans ces donjons, vous trouvez donc des monstres, des coffres, et surtout des sphères magiques. En effet, le génie du mal a détruit tous les villages du monde. Par chance, le bon Roi Magicien a enfermé les maisons, les arbres et les gens dans des sphères magiques pour les protéger ; les attaques du génie n’ont fait que disperser ces sphères. Votre mission sera de toutes les trouver ; vous pourrez alors, dans la phase Promenade/Construction, reconstruire les villages, ce qui se révèle au final très intéressant : vous pouvez décider des endroits où placer les maisons, les arbres, les rivières, les chemins. Vous devez en outre replacer les éléments spéciaux, qui ne sont pas « libres », tels que les gens ou les meubles, dans les maisons : quand chaque maison a en place tous ses éléments spéciaux, une scène automatique se déclenche, et en allant voir dans cette demeure, leurs occupants vous offrent des objets utiles. Evidemment, tout cela est finalement très linéaire : un village et un donjon à la fois… De plus, le principe de reconstruction du monde n’est pas nouveau ; les habitués de l’import se souviendront de « Secret(ou Legend, je ne me souviens plus) of Mana ». Mais il y a encore plein de détails dont je n’ai pas le temps de parler, comme les boss(géniaux), le système de combos exemplaire, les armes évolutives(vous pouvez les réparer, les améliorer grâce à des gemmes élémentaires ou anti-un certain type d’ennemi, les transformer en d’autres armes, voire les transférer vers un plan synthétique, ce qui vous permettra d’intégrer leur puissance à une autre arme…), le système d’équipe(chaque personnage a ses spécialités), le fait que les donjons soient générés aléatoirement, la gestion de la soif(si vous ne buvez pas, vous mourez ; vous pouvez augmenter la taille de votre « jauge de soif » en utilisant des Gourdes), l’amélioration possible de votre nombre de points de vie(le minimum est 70, le maximum est 170), de votre défense(chaque personnage a un aliment particulier pour augmenter sa défense), les magasins, l’esquive, les sources cachées, les niveaux bonus, les coffres bonus qui apparaissent aléatoirement dans les villages reconstruits, le système de duel pour certains combats spéciaux(combinaison de touches façon Bust-a-Groove qui donne lieu à une scène automatique)… Certes, ce n’est pas un jeu si riche que ça, il apparaît même singulièrement plat quand on a appréhendé toutes ses facettes, mais comparé à Resident Evil, par exemple… Est-ce un hasard si tous les jeux PS2 que j’aie acheté font partie de mes meilleures expériences ?

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
09 mars 2002 à 18:48:56

Encore quelques copier/coller buggés. Consolez-vous, ce sont les derniers que vous subirez, grâce à Mana-slash.

SILENT HILL 2
Jeu vidéo(Horreur)

Inutile d’en parler pendant des siècles… C’est un véritable miracle que j’aie réussi à m’acheter ce jeu, et j’ai encore eu beaucoup de pot d’aller à la FNAC trois jours avant cette satanée grève, et de choisir l’édition collector sans même le savoir… Ce n’est qu’une fois rentré au bercail avec le jeu tant désiré que j’ai vu la mention « collector ». J’ai beau saigner du nez tout le temps(j’espère que ce n’est pas une tumeur) et n’avoir aucune vie sociale, il m’arrive de me sentir chanceux.
En fait d’édition collector, il n’y a pas grande différence avec la version normale. Déjà, on remarque que le jeu est parfaitement identique. Ensuite, les « bonus » se résument à un « luxueux » boîtier en carton rigide(à ce train-là, ils nous feront bientôt des boîtiers collectors en papier toilette… il fut un temps où ces belles éditions spéciales étaient vendues dans des boîtes en acier plaqué or, qui s’en souvient ?), et à un DVD supplémentaire. Que contient donc cette belle galette translucide portant la tronche d’une étrange fille ? Un making of fantastique(un peu court quand même), avec des interviews du producteur, du musicien, du character designer, du monster designer(il nous apprend notamment que « le monstre à camisole » a été créé d’après la silhouette d’un de ses amis, un type cool, les mains réunies sur son ventre dans son sweart-shirt, capuche rabattue, qui écoutait son walkman et marchait au rythme de la musique), des dessins de développement, des images des concepteurs travaillant sur les décors… Mis à part ce making of, on a quelques belles images bonus, une dizaine de bandes-annonces(trois de « Silent Hill 2 », une de « Metal Gear Solid 2 », une de « Z.O.E. », une de « Silent Scope 2 », une de « Pro Chaipakoi Soccer » et une dernière de je ne sais plus quel jeu…), un deuxième making of caché, celui de « Castlevania », les biographies des créateurs de « Silent Hill 2 », malheureusement en anglais, et un générique spéciale, des fois que celui du jeu ne nous aurait pas suffi. Voilà, c’est tout pour le collector. Je m’en serais bien passé, mais puisqu’il était au même prix que le jeu normal, pourquoi pas… D’ailleurs, comme je vous l’ai dit, je ne m’en suis même pas aperçu avant de rentrer chez moi.
Et le jeu dans tout ça ?
Il mérite bien une édition collector. Je ne reviendrai pas longtemps dessus, parce que je n’ai pas le temps d’appuyer une idée déjà bien enfoncée dans nos petites cervelles par les magazines spécialisés : c’est le meilleur survival-horror à ce jour. Que ce soit clair : certes, il n’y a que cinq armes(sans compter les armes bonus). Certes, il n’y a que quatre types d’ennemis(dont un, le dinosaure qui s’accroche aux grillages, que l’on n’aperçoit que trois fois dans le jeu) et deux, ce fameux Pyramide Head, et le boss final, au design original et malsain mais un peu kitsch. Certes, vous vous le ferez en moins de dix heures.
Mais tout cela est-il si important ?
Le premier « Resident Evil », qui reste de loin le meilleur de la série(n’en déplaise à ce connaaaaaaaaaaaaaaard de Shinji Mikami, qui tente même de l’effacer de la mémoire des joueurs, grâce à ce remake surdoué mais usurpateur, « biohazard »(oui, maintenant, ça s’écrit sans espace et sans majuscules)), ne s’embarrassait pas de mille armes, d’une durée de vie très longue ou d’un millier d’ennemis : il cherchait avant tout l’efficacité, car le but d’un bon survival-horror, c’est de faire peur. A ce niveau, le contrat est parfaitement rempli dans « Silent Hill 2 ». C’est de la véritable épouvante. Ce jeu vous noue les tripes. Il n’est pas vraiment gore, en tout cas pas dans le sens traditionnel du terme : bien sûr, vous verrez bien des jets de sang et d’abominables créatures, mais le principal, c’est le suspense. Dans ce sens, il est bien plus mature que les « Resident Evil ». Ce n’est pas non plus un jeu gothique : derrière ses allures satanistes, il y a une vraie défense des valeurs traditionnelles, l’amour, la famille, l’amitié… Mais avant tout, ce jeu fait peur. J’ai joué l’intégralité de ma première partie la nuit(c’est facile, moi, je vis de toute façon la nuit), seul, et je vous garantis que ça fait froid dans le dos, c’est quasiment viscéral. Essayez un peu, ensuite, d’aller vous coucher, sans vous retourner plusieurs fois, dans le salon, l’entrée, le couloir ou votre chambre. N’avez-vous pas peur de voir surgir Pyramide Head ?
Les quelques défauts sont curieusement absents du premier opus. Ainsi, dans « Silent Hill », on pouvait savoir à la fin d’une partie quels bonus on avait remporté. Hop, supprimé. A présent, essayez donc de deviner si vous avez gagné le multiplicateur de munitions, l’option d’annulation du filtre granuleux, la tronçonneuse, le spray, ou encore les artefacts païens nécessaires à ressusciter Mary… Sympa. Pour ajouter à la difficulté, vous devez, comme dans le premier épisode, récupérer les bonus que vous avez gagnés, car ils n’apparaissent pas directement dans votre inventaire, mais à des endroits particuliers de Silent Hill.

AU PASSAGE, UNE PETITE AIDE
A ce sujet, je vais vous aider un peu : les trois objets nécessaires à ressusciter Mary sont le Chrisme blanc, qu’on trouve à l’hôtel au début du jeu, la Coupe d’obsidienne, qu’on trouve dans le musée, juste avant la prison, et le Livre de Crimson, qu’on trouve dans l’hôtel, après avoir visionné la cassette, au second étage, dans la pièce où il y a les écouteurs. Lorsque vous avez ces trois objets, quelles que soient vos performances, votre fin devient « Renais ». La tronçonneuse se trouve au début du jeu, juste après le cimetière où vous rencontrez Angela, devant le Ranch de Silent Hill ; elle découpe un tronc d’arbre, vous ne pouvez pas la rater. Le pulvérisateur rempli de gaz anesthésiant est dans le camping-car où vous trouvez la lettre « Rendez-vous au bar Chaipakoi ». Pour les monstres à la camisole, il faut mieux d’abord les paralyser avec le spray et ensuite les démolir à la tronçonneuse. Il y a sans doute d’autres bonus, mais je ne les ai pas trouvés. Désolé de ne pouvoir vous indiquer à la suite de quelle fin vous obtenez un bonus donné.

Ensuite, le monde parallèle. Vous vous souvenez, quand Alessa pétait un plomb, dans le premier épisode, Harry plongeait dans une autre dimension, plongée dans l’obscurité, pleine de grillages, de chaînes, de barbelés, de rouille, de machines, de pendus et d’appareils de torture… Génial, non ? Pas de chance, cet aspect a totalement disparu de « Silent Hill 2 ». Tout au plus remarque-t-on une demi-plongée, lorsque James est à l’hôpital : il s’évanouit, on entend les célèbres sirènes, et il s’éveille dans un bâtiment un peu différent. J’ai une théorie à ce sujet, je pense que « Silent Hill 2 » est situé chronologiquement avant le premier épisode, et que Samaël venait juste de commencer à foutre le bordel. Enfin, c’est quand même dommage, j’aimais vraiment les grillages rouillés et les pendus partout(on s’amuse suivant ses moyens). Le scénario est un peu vide. Il ne s’attache pas à l’origine de la damnation de la ville, et c’est normal, puisque les joueurs fidèles à la série le savent déjà. Il s’agit à la base d’un trafic de drogue. Cette drogue est produite à partir d’une plante de la région de Silent Hill, le White Claudia, utilisée par les anciens habitants de la ville dans leurs cérémonies païennes. Les têtes du trafic, Michael Kaufmann, directeur de l’hôpital de Silent Hill, et Dahlia Gillespie, l’antiquaire légèrement siphonnée, connaissent évidemment les propriétés magiques du White Claudia et invoquent les anciens dieux(des démons ?) afin d’éliminer les gens gênants, comme l’officier de police Gucci, qui décédera d’une crise cardiaque. Tout se passe bien(pour les trafiquants) jusqu’au jour où Dahlia Gillespie se met en tête d’utiliser sa fille, Alessa, pour réincarner Samaël, un ancien dieu, sous forme humaine. Ca, on l’a vu dans le premier Silent Hill. Dans Silent Hill 2, la capacité de la ville maudite à éveiller et à ressusciter fantômes et démons permet à une certaine Maria d’apparaître… Le scénario de cette suite est donc bien moins consistant, mais bien plus mystérieux, que celui du premier. Même si vous visitez tous les lieux, lisez tous les documents et obtenez les quatre fins, vous ne saurez pas tout. Les pièces manquantes du puzzle sont cependant assez faciles à mettre en place pour quiconque a un Q.I. supérieur à 90. Pour une fois qu’un jeu ne se croit pas obligé de tout expliquer et fait confiance au cerveau des joueurs… ça fait du bien. Le dernier point noir, ce sont les fins. Encore une fois, contrairement au premier épisode, ce ne seront pas vos choix(allez-vous libérer Cybil Bennett de la possession démoniaque, grâce au fond d’Aglaophaotis trouvé à l’hôpital ? Allez-vous dénicher la seconde fiole d’Aglaophaotis, au motel, pour permettre à Kaufmann de s’en emparer et d’arracher Samaël du corps d’Alessa ?) qui détermineront la fin du jeu, mais la façon dont vous mènerez votre partie. Souvenez-vous bien de ce qui suit : selon le nombre de boissons énergétiques, de kits médicaux et d’ampoules absorbées, de monstres tués, de documents lus, la rapidité avec laquelle vous finirez le jeu, et enfin l’efficacité avec laquelle vous protégerez Maria, la fin sera différente. Ca paraît assez cool, mais ça vous oblige en fait à varier les performances et même à faire une partie de merde si vous voulez voir la plus mauvaise fin, la suicidaire(elle est très marrante).

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
16 mars 2002 à 18:38:15

Salut les gars! De quoi puis-je encore parler? D´Angel? De Buffy? Du peintre, designer, sculpteur et autres suisse Giger? Ou de mille autres choses que j´adore...

yuffie_kisaragi
yuffie_kisaragi
Niveau 10
16 mars 2002 à 18:41:23

dragon t´es vraiment fort !
au fait qd est ce qu´on pourra lire ton livre que tu m´avais parlé l´autre jour.

[Mrglauque]
[Mrglauque]
Niveau 10
16 mars 2002 à 21:19:55

oui c est vrai, je suis assez impressionne par ce que tu ecris

moi j aimerais bien que tu parles de Gorillaz, groupe de musique que tu avais cite dans ta liste il y a quelques temps

sinon est ce que quelqu un a vu nid de guepes ?
pour un film francais, j avoue que je suis vraiment impressionne !
Cela prouve qu un realisateur n est pas oblige de s appeler Luc Besson pour faire du grand spectacle

ema2
ema2
Niveau 10
06 avril 2002 à 17:58:12

Pour "Harry Potter", impossible de lire la coupe de feu sans avoir lu les autres avant ! A moins d´être prêt à rater beaucoup d´allusions aux épisodes précédents. En plus, moi, j´ai aimé le premier, préféré le deuxième, adoré le troisième et encore plus le dernier ! Bref, mon conseil : Lisez "Harry Potter" et lisez lez dans l´ordre ! :o)

J´adore "Buffy" et "Angel", donc si tu veux en parler Dragon Noir...

@+!
PS : mana_slash, merci pour la visite guidée ! :o)

ema2
ema2
Niveau 10
08 avril 2002 à 17:33:13

Bon finalement, c´est moi qui vais parler de "Buffy contre les vampires". J´espère que ça ne gênera personne...

Bon, tout le monde connait le thème, non ? "A chaque génération, il y a une élue" : une fille choisie pour tuer les vampires. Inspirée d´un film, dont les critiques disent que c´est un navet, la série, elle, a toujours reçu d´excellentes critiques depuis sa création en 1996.
A cette époque, la tueuse s´appelle Buffy Summers. Elle a quitté Los Angeles après avoir notamment incendié le gymnase de son école (elle est en seconde au début de la série) et elle débarque avec sa mère à Sunnydale, petite ville typique de Californie (son soleil permanent, son lycée -le même que pour la série Beverly Hills-, ses filles en jupes courtes et ses garçons style surfeurs, ... ). Mais Sunnydale compte aussi un nombre important de cimetierres (12 rien que dans la ville), des kilomètres d´égouts où les vampires et autres démons adorent se cacher, et le plus important : Sunnydale est une Bouche de l´enfer, en résumé, un centre de convergence démoniaque !
Bref, dès son arrivée à Sunnydale, alors que Buffy voudrait bien oublier ses récents ennuis à Los Angeles, ses (tout nouveaux) amis se retrouvent entraînés dans un cimetière pour servir de repas au Maître (le ´big boss´ de la première saison), et elle doit acepter d´assumer son rôle de tueuse pour les sauver. Ce qui fait que dès le début, on a l´un des thèmes récurrents de la série : Buffy voudrait avoir une vie normale, mais elle a des responsabilités à assumer, car elle est la seule à pouvoir affronter les démons qui sévissent à Sunnydale. Au fil des saisons, ce thème va être abordé de différentes manières : Buffy grandissant, elle devient de plus en plus consciente de son rôle de tueuse et elle l´accepte peu à peu.
Autre thème récurrent : les relations amoureuses. Là encore, Buffy voudrait simplement trouver un petit ami, mais son premier petit ami (un lecteur d´Emily Dickinson) manque de se faire tuer en essayant de la protéger. Elle decidera de rompre pour éviter qu´il ne se fasse tuer. Et ça ne va pas s´arranger avec Angel, son seul vrai petit ami dans les trois premières saisons ! Celui-là est un vampire maudit par des gitans qui lui ont rendu son âme. De ce fait, Angel, conscient de ces actes, devient un être particulièrement romantique (toujours torturé par son passé, la mélancolie lui colle à la peau). Amoureux de Buffy, il est prêt à tout pour la protéger, alors même que le devoir de Buffy serait de le tuer... Ah, la scène où Buffy découvre qu´Angel est un vampire ! Alors qu´elle embrasse Angel pour la première fois, Angel perd tout contrôle et prend son apparence vampiresque/vampirique avant de filer alors que Buffy se met à hurler ! En bonne petite tueuse, Buffy porte toujours une croix autour du cou (d´ailleurs Angel lui en offre une, dès le premier épisode) et sa croix a brûler Angel !

Bon, sans vouloir tout raconter, quelques précisions quand même. Bien que chaque épisode propose une nouvelle intrigue, chaque saison a un fil conducteur : On trouve donc un big boss par saison.
Le premier est un très vieux vampire appelé le Maître (très original !). Coincé dans les ruines d´une église, il n´aspire qu´à en sortir et à amener le chaos à Sunnydale (bon ça, c´est le but de tous les vampires). Pour la première saison, on a droit à plusieurs ´erreurs´ de Giles (le bibliothécaire, protecteur de Buffy) qui permette au Maître d´accomplir la prophétie selon laquelle la tueuse doit mourir ! Même Angel ne peut rien pour la sauver...
Le big boss de la seconde saison, c´est... Angel lui-même ! Conséquence de sa relation avec Buffy, Angel perd de nouveau son âme et redevient le vampire sadique (pléonasme, non?) qu´il était un siècle auparavant ! Il faudra pas mal d´épisodes (et de tortures infligées par Angel aux proches de Buffy) pour qu´elle soit vraiment prête à le tuer et même après l´avoir fait, elle en gardera longtemps des remords. ("La soirée de Sadie Hawkins" reste pour moi un des meilleurs épisodes de cette saison.)
La saison III voit l´ascension du Maire de Sunnydale (deux sens au terme ´ascension´). Et si on retrouve Angel (ben oui, voilà bien une série où, même mort, les héros reviennent - normal pour des vampires !), on découvre également Faith, une nouvelle tueuse, très différente de Buffy. (Eh oui, on a maintenant deux tueuses ! C´est en fait une conséquence de la fin de la saison I !)
La saison IV, euh oublions-la : mauvaise saison ! (Préférer la saison I d´"Angel" ! :o) )
Et la saison V, actuellement en cours de diffusion (en France)... Beaucoup de changement dans cette saison : on y voit la disparition de personnages qui étaient là depuis le début (la mère de Buffy), alors que d´autres évoluent beaucoup. Si Buffy accepte mieux son rôle de tueuse et les responsabilités que cela implique (mais ces responsabilités vont se confondre avec d´autres responsabilités dans cette saison), sa vie amoureuse n´est pas simplifiée par Spike (encore un vampire, apparu dès la saison II)

Je me rend compte que je n´ai encore fait aucune allusion à la magie. On en trouve évidemment beaucoup (à commencer par les sortilèges pour rendre ou prendre une âme à un vampire). On trouve aussi dans "Buffy" beaucoup d´allusion aux classiques du fantastiques : Un épisode avec Dracula dans la saison V, un loup-garou, une version d´"Hansel et Gretel", maisons hantées et Halloween sont bien sûr également de la partie.

En conclusion, je dirai que le principal attrait de "Buffy" au fil des différentes saisons, c´est, comme pour "Harry Potter", qu´on voit grandir et évoluer les personnages. Dans les deux cas, bien que les histoires aient un fond fantastique, les problèmes auxquels sont confrontés les personnages peuvent être perçus comme les problèmes que nous rencontrons dans la vie réelle. J´ai fait allusion tout à l´heure à l´épisode intitulé "La soirée de Sadie Hawkins" : Dans cet épisode, il est question du sentiment de culpabilité et de pardon (en particulier, "Comment se pardonner à soi-même ?")

Bon, et pour ceux qui ne voient pas l´intérêt des livres, voici la réponse de Giles quand on lui demande ce qui manque aux nouvelles technologies :
"Une odeur [...] Les parfums peuvent raviver des souvenirs de façon très forte. Une odeur de fleur, ou une bouffée de fumée peuvent faire réapparaître des choses occultées.
Le parfum des livres est puissant et riche.
Le savoir divulgué par un ordinateur semble... semble être désincarné, sans aucune vie, il arrive et il s´en va. L´acquisition des connaissances doit s´appuyer sur du tangible, doit avoir... une odeur."

PS : DragonNoir : Pour le problème des "’", si tu as un traitement de textes qui s´appelle "Bloc-notes" sur ton PC, il est possible qu´un texte passé par son intermédiaire arrive sans problème sur le forum. En tout cas, je n´ai jamais posté de "’" sur le forum (sauf maintenant, où je fais exprès !) et j´utilise toujours le bloc-notes pour rédiger mes longs messages.

mana_slash
mana_slash
Niveau 10
13 avril 2002 à 10:46:50

Ca a l´air bien Buffy, mais j´ai jamais vu un seul epsode (ouiiiin) J´espere que j´en verrai quand meme un jour :)

TheNewMephisto
TheNewMephisto
Niveau 10
13 avril 2002 à 11:05:31

Moi je suis plongé dans la litterature FANATSY et Advanced DOnjons & Dragons .
Notamment leS livre paru dans la collection des royaumes oubliés ,"La saga de l´elfe noir" par RA Salvatore .

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
13 avril 2002 à 14:56:46

Salut les gars! J´adore "Buffy", mais surtout "Angel", qui propose une évolution des personnages plus rapide. C´est d´ailleurs la seule chose à sauver de la télévision, profitez-en. Ce soir, les trois derniers épisodes de la cinquième saison. Il paraît que Buffy meurt pour sauver le monde.
Moi, ce que je préfère dans "Buffy", ce sont les passages second degré. Le vampire, dans l´imaginaire populaire, est un symbole sexuel évident; "Dracula", le roman original de Bram Stoker, avait d´ailleurs été classé "livre pornographique"(ne vous excitez pas, c´était à l´époque victorienne). Avec Angel, c´était déjà génial. Il redevient une bête dès qu´il couche avec une fille... Avouez que voilà une image forte pour exprimer la traditionnel bestialité de certains hommes au lit. De la même manière, Spike assimile suçon avec sexe: lorsqu´il ne parvient pas à mordre Willow, dans la quatrième saison, nous avons un très amusant parallèle avec l´impuissance masculine. Willow lui demande "Ca arrive aux autres vampires? - En tout cas, pas à moi. - C´est à cause de moi, c´est ça?". Il perd donc tout pouvoir sexuel et doit se réconcilier avec la délicatesse émotionnelle pour retrouver la vigueur. OK, c´est brutal et superficiel, mais c´est une série américaine, il ne faut pas trop leur en demander. Mais dans "Angel", l´aspect "second degré" est poussé à son extrême limite, avec des "private jokes" que tous ne pourront pas comprendre. Cordelia a une vision. Weasley: "Angel, il faut s´arrêter. - Ca n´aurait pas pu lui arriver avant qu´on quitte l´hôtel? Attends un peu, Cordelia, on est presque arrivés...".

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:06:50

BLOOD OMEN 2
Jeu vidéo(fantastique/épique)
Développeur : Crystal Dynamics

Si vous suivez régulièrement mon feuilleton autobiographique « Raphaël contre les Radins », vous n’avez pu raté l’épisode numéro 23, particulièrement marquant. Juste avant d’être opéré de l’appendicite, je dépensais 20 euros, l’argent de poche de la semaine en cours et de la semaine suivante, afin d’acheter son cadeau de Noël à ma petite sœur. J’ai ainsi pu lui offrir avec 4 mois de retard les deux premiers volumes en couleurs du manga « Sakura »(je lui avais déjà donné les deux en noir et blanc pour son anniversaire). Mais du coup, je me suis retrouvé sans le sou pour me procurer « Blood Omen 2 » et « Ico », deux excellents jeux d’aventure récemment sortis sur PS2. Voici deux semaines, j’éteignais mon ordinateur à la suite de mon heure hebdomadaire sur le forum Final Fantasy VII du site « JEUXVIDEO.com »(celui-ci, quoi), dans un bonheur à peine entaché par le regret poignant qui m’étreint à chaque fois au moment de vous quitter. Ma mère me dit une heure plus tard que c’était le week-end de Pâques et qu’on allait m’offrir une pleine valise de billets verts(OK, j’exagère) comme cadeau. Inutile de vous décrire mon émotion : j’allais enfin pouvoir acheter Blood Omen 2. Las ! Après mon dîner, à deux heures du matin, je fut pris de terribles maux de ventre. C’était mon appendicite qui faisait des siècles. Puisque mon sujet « J’ai été opéré de l’appendicite » où je raconte brièvement cette désagréable expérience semble passionner la majorité des habitués(et je me demande bien pourquoi), je ne vous ferai pas l’affront de rappeler les faits. Je n’ai pu sortir que jeudi matin, heureux de retrouver ma liberté. Quelques points de sutures matérialisés par une belle petite ficelle verte et des pansements blancs, le tout recouvert d’un gros sparadrap… et c’était tout. J’éprouvais encore quelques douleurs en soulageant mes intestins, mais rien de notable. Enfin, avant même que cette couture à la Frankenstein sur le bas-ventre ne me soit ôtée avec célérité(le mercredi de cette semaine), dévoilant une petite cicatrice dont ma famille me dit qu’elle me rend plus viril, le jour même de ma sortie de la « Clinique Internationale du Parc Monceau »(nom pompeux qui en dit long sur les ambitions de cet établissement privé), je me suis précipité à la Fnac.
Ils ne l’avaient pas. Pas de Blood Omen 2 sur leurs étalages. Une morsure de glace m’étreignit le cœur. Pourtant, les amis de mon petit frère assuraient qu’il était sorti… Pas de panique, Raphaël, rappelle-toi : la Fnac n’avait pas non plus Ergheiz, malgré son excellence. Mais une série telle que Legacy of Kain ? Je me suis aussitôt précipité à Score Games pour une confirmation. Il y était ! Un gros boîtier transparent contenant un petit rectangle de plastique bleu ; sur ce rectangle, une jaquette « Blood Omen 2 ». C’était le seul exemplaire restant ! Rugissant, j’ai brandi ma Soul Reaver et je me suis frayé un chemin à travers la foule en déchiquetant les opposants. La terrifiante lame spectrale aspirait l’âme des ennemis au moment même où elle s’extirpait de leur chair torturée. Serrant convulsivement le Bâton de Moebius, un joueur horrifié se précipitait vers la boîte de Blood Omen 2. L’artefact qu’il portait lui permettait de résister à la puissance de la Soul Reaver ; mes canines eurent raison de lui.
Non, évidemment. J’ai avancé à grands pas vers Blood Omen 2, et je l’ai acheté de la manière la plus pacifique qui soit. De retour chez moi, j’ai pu constater qu’il ne méritait pas tout à fait d’être l’objet de désirs aussi flamboyants.
- Comment ? vous écriez-vous. Blood Omen 2 est nul ?
Rassurez-vous. C’est un excellent jeu, son scénario n’est pas si mal, même s’il n’arrive pas au niveau de celui de Soul Reaver 2. Cependant, force est de constater que c’est presque l’épisode le moins réussi de la saga. Je vous donne ici mon tableau de préférences :
1) Soul Reaver 2
2) Blood Omen
3) Blood Omen 2
4) Soul Reaver
Comme Soul Reaver est déjà un jeu vidéo fantastique, vous en tirerez aisément les conclusions qui s’imposent. Je vous ai ici fait grâce du « Legacy of Kain : … » du second épisode et du « … : Legacy of Kain » du premier, tout simplement parce que les deux opus PS2 ne portent plus ces mentions, remplacées par le très stylé « The Legacy of Kain Series ». Lors des premières previews de Blood Omen 2, j’avais un préjugé défavorable envers cette œuvre, car je croyais qu’il s’agissait d’un remake de « Blood Omen : Legacy of Kain », un jeu low-tech qui restera pour toujours dans mon cœur de par son ambiance superbe, sa mise en scène encore aujourd’hui surprenante de spontanéité et de rapidité et ses doublages géniaux, sans parler de l’ambiance « d’artisanat » qui règne d’un bout à l’autre du soft. Je reste l’ardent défenseur de ces petits créateurs indépendants qui semblent les proies privilégiées des grosses entreprises. A jamais je boycotterai les remakes du type « biohazard »(Shinji Mikami annonce qu’il s’agira dorénavant du véritable premier épisode. « Resident Evil », le seul, le vrai, ce chef-d’œuvre impérissable réalisé par une autre équipe de développement, disparaîtra à jamais. Snif ! Il sera à l’avenir impossible de se procurer ce jeu), généralement développés par des sociétés florissantes ayant par d’obscures manipulations récupéré ces licences juteuses. Mais heureusement, Crystal Dynamics respecte le jeu original de Silicon Knights. « Soul Reaver 2 », par exemple, renvoie directement à ce bon vieux « Legacy of Kain : Blood Omen ». Il leur restait un petit problème : comment développer une suite à Blood Omen alors que le modèle 3D de Kain ayant servi pour les cinématiques(vous savez, cette bonne tête avec une chevelure semblable à une chaussette grise emplie de coton, dépassant d’une armure noire et rouge) était à jamais perdu ? Ils résolurent le problème en un tournemain. Blood Omen 2 est introduit par une cinématique d’une excellente facture représentant pour la première et dernière fois Kain dans son design et sa tenue d’origine. Ca ne dure que le temps d’un plan : regardez bien, dans l’obscurité, sous les Piliers(ou Colonnes) de Nosgoth qui s’effondrent, sa belle armure d’acier du premier épisode, les superbes arcades sourcilières, la Soul Reaver à la lame noire comme de l’encre… La séquence suivante montre déjà le nouveau look de Kain : engoncé dans une tenue bien suicidaire laissant le torse à découvert(seul point véritablement grotesque de Blood Omen 2), tenant une Soul Reaver s’étant mise au diapason de son maître(elle a une lame grise et ne consomme plus son énergie magique), et le visage en début d’évolution, il prépare son invasion. La suite est bien rapide : détruisant tous les obstacles, Kain et son armée arrivent à Meridian, capitale de Nosgoth, située au sud des Piliers(on n’est pas prêts de la voir dans la série de Raziel : la carte de Soul Reaver 2, qui sera réutilisée dans Soul Reaver 3, ne nous montre que le territoire au NORD des Piliers). Là, il affronte en combat singulier le mystérieux Seigneur Séraféen, qui résiste sans problème à la puissance de sa lame affamée(découvrez la raison de cette soif d’âmes à la fin de Soul Reaver 2 !) et, d’un seul coup d’épée, précipite Kain dans les limbes.
Le reste, c’est à vous de le découvrir. Mon but n’est pas de briser toutes les surprises que le scénario vous réserve, mais de vous expliquer pourquoi Blood Omen 2 fait partie de mes meilleures expériences et mérite amplement un achat. Commençons donc par les défauts. Le premier et le principal : la Soul Reaver ! Alors que tout le visuel publicitaire montre Kain tenant à la main cette arme vampirique, vous ne la touchez qu’une seule fois pendant tout le jeu, juste avant de démolir le boss final ! C’est certes un peu normal, vu sa puissance : dans le premier épisode, la Soul Reaver(alors appelée par la traduction française « Eclateur d’Ames ») tuait tous les ennemis du jeu en un coup. Mais remarquons également qu’on ne trouvait l’arme qu’au milieu de la partie(pour moi : maintenant, si vous arrivez à finir Blood Omen en deux heures après être sorti de la Cathédrale d’Abernus, je vous en félicite), et que son utilisation était accompagnée de deux contreparties de dissuasion : on ne pouvait ni utiliser des sorts et objets en la tenant, et selon la résistance de l’ennemi, une certaine quantité de votre énergie magique partait en fumée en même temps. Or, dans Blood Omen 2, il n’existe plus d’objets ni d’énergie magique, et les sorts(au nombre de six, et on ne peut les obtenir qu’en butant des boss) s’utilisent plus à la façon des transformations du premier opus ou des pouvoirs de boss de Soul Reaver. En contrepartie, les développeurs auraient pu faire en sorte que la Reaver dévore la barre de vie de Kain, mais là, un autre problème : elle n’acquiert une assez grande puissance pour nuire à son utilisateur que lorsque Raziel la met en contact avec sa propre épée symbiotique(la même, mais venue du futur), et de plus, il s’agit là de résistance physique, et non karmique : la Reaver absorbe les âmes des gens qu’elle touche, et ce pillage s’accompagne de l’explosion du corps de la victime. Elle ne peut avoir de prise sur la vraie « réalité » : dans Blood Omen, Kain ne pouvait briser de tonneaux, de pierres ou couper des arbres avec la Soul Reaver : son tranchant est uniquement spectral, on le voit bien sur sa modélisation 3D, où la lame est toute en rondeur. Donc, plus de Soul Reaver. Zut alors. Les autres défauts sont le scénario assez plat(mais qui livre quand même pas mal de clés pour comprendre l’acharnement de Kain à conquérir Nosgoth, ce que fera Raziel dans Soul Reaver 3, ou même qui sont les Hyldens dont on n’entend le nom que brièvement à la fin de Soul Reaver 2), la répétitivité de l’action(je tue, j’ouvre une porte, je tue dans la brume, j’actionne un levier, je tue en attrapant un type et en l’étranglant, je fais un grand saut sur une rambarde, je tue en sautant sur une pauvre femme). Certes, les combats avec les boss, les énigmes et les phases d’infiltration pimentent agréablement le déroulement du jeu, mais ça reste très classique. Mis à part quelques phases de gymnastique en hauteur, la plate-forme présente dans Blood Omen(vous avez oublié la transformation en loup-garou) et Soul Reaver semble avoir définitivement déserté la série, comme dans Soul Reaver 2, et c’est bien dommage. Les graphismes sont bien, mais pas exceptionnels. Il y a des temps de chargement. Les boss sont trop durs. Il n’y a ni objets, ni transformations, ni véritables sorts : là encore, on remarque un manque de diversité flagrant. Ca plaira à certains, mais les combats sont trop nombreux. On ne peut frapper les ennemis qu’en étant verrouillés sur eux, contrairement à Soul Reaver. On retrouve le système de sauvegarde en bornes ; il a le mérite d’être mieux fait que celui de Soul Reaver 2, puisque ce sont des signes cabalistiques qui servent de checkpoints auxquels on revient en cas de mort brutale, et sur lesquels on se rematérialise après avoir sauvegardé et rechargé la partie. Mais ça reste un système de sauvegarde en bornes, qui devient frustrant lorsqu’on vient de réussir un passage difficile et qu’on doit ensuite se taper un autre passage difficile…

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:08:09

Si vous pouvez faire abstraction de ces défauts, le jeu est fait pour vous. Reste un grande déception : le manque d’envergure du scénario. Kain passe presque tout son temps dans la ville de Meridian, on finit le jeu en 21 heures et surtout, il s’achève alors qu’il va commencer sa conquête ! Ca aurait été passionnant de le suivre alors qu’il rallie des vampires à sa cause, va au Tombeau des Séraféens, ressuscite Raziel et ses frères… Les fans des Piliers de Nosgoth vont être déçus, on ne les voit que quelques secondes dans l’introduction.
Passons aux qualités. La jouabilité est tout simplement parfaite. Elle ressemble pour l’essentiel à celle de Soul Reaver, malgré quelques différences, comme l’impossibilité de frapper sans avoir verrouillé l’ennemi ou de faire faire un demi-tour rapide à Kain. La touche d’aspiration du sang n’est plus Rond mais Triangle ; on s’y fait vite, et ce n’est pas si mal puisque du coup, la touche Croix sert à sauter et c’est Rond pour les Dons Obscurs. Comme d’habitude, Carré permet de cogner. Outre l’absorption d’hémoglobine, Triangle permet d’ouvrir les coffres reliques qui augmentent votre puissance et de faire une « prise » sur un humain. La transformation en Brume est à présent confinée aux nappes de Brume. Disparition remarquée du plein sac à dos d’objets, armes, armures, transformations et sorts de Legacy of Kain : Blood Omen. Quel dommage, mais ça rend du coup le gameplay plus instinctif et rapide à gérer, sans parler du réalisme, puisqu’on ne porte plus qu’une arme à la fois. On se fraie donc un chemin dans le jeu à une vitesse folle, on se sent prédateur, invincible. Les voix sont parfaites. Deux éléments géniaux pour ces doublages : pour commencer, sachez que l’homme qui double Kain en français est le même que pour Soul Reaver 1 et 2 ! On regrette quand même la douce voix de psychopathe qui annonçait « Ces bizarres mécanismes envoient des éclairs d’énergie tournoyante qui étripent mes ennemis humains, arrachant des lambeaux de chairs de leurs os ensanglantés » du même ton qu’elle emploierait pour vous dire qu’il fait beau aujourd’hui. Mais si on ne peut plus retrouver le doubleur de l’époque, autant prendre celui-ci, qui utilise des intonations très théâtrales(la fin de Soul Reaver, avec ses répliques retentissantes « Ah ! Tu connais ton passé, mais tu n’y comprends rien ! T’imagines-tu que les Séraféens étaient nobles et altruistes ? Ne sois pas si simpliste ! Leurs intentions n’étaient pas plus louables que les nôtres » est restée dans toutes les mémoires). Certaines voix sont trop calmes(un homme tombe dans le vide en disant « non » très calmement). Dans l’ensemble, elles restent adaptées, avec des accents très amusants(le gros musclé parlant avec une voix d’étudiant, le commerçant « allemand »). Elles servent admirablement le prochain point clé du jeu : les discussions. Certains joueurs foncent dans leur partie comme des brutes. Nul doute que ceux-là ne profiterons pas d’une facette très agréable de Blood Omen 2 : les dialogues facultatifs. D’une façon pratiquement systématique, quand deux personnages ou plus sont ensemble, ils palabrent. Morceaux choisis : deux femmes devant une porte fermée : « - Sors de là, bon à rien. – Quel pauvre type ! Dès qu’il reçoit de l’argent, il s’empresse d’aller voir les filles. – Partons, je sens qu’il est très occupé. » Un grand Séraféen et un livreur : « - La livraison a été annulé. – Mes commandes ? – Jetez-les à la mer, ça m’est parfaitement égal. – Les jeter ? – Parfaitement. Ecoutez, je serais vous, je passerais ça aux profits et pertes sans un mot de plus. – J’en parlerai au Conseil. Vous n’avez pas à… Attendez, mais que faites-vous ? » Précisons qu’après cette dernière conversation, le Séraféen trucide le pauvre livreur. Personnellement, je m’approche à pas de loup de tous les groupes que j’aperçois et je monte le son pour profiter des dialogues. Ils sont parfois étonnants. Les boss sont durs, je l’ai déjà dit dans la liste des défauts. Le premier, Faustus, et le troisième, Sebastian, sont particulièrement irritants. Je trouve ces deux zigotos trop résistants et leur passage « combat » pénible. Autrement, le déroulement de ces batailles épiques est exemplaires : elles se décomposent en plusieurs phases, de deux à quatre étapes différentes, très tactiques, mêlant allègrement la baston pure avec l’énigme de type Soul Reaver(cette dernière n’est pas toujours simple à trouver : une petite aide pour le Seigneur Séraféen, dans la première phase, vous devez simplement lui envoyer un projectile télékinétique et, pendant qu’il se tord de douleur, faire un grand saut sur lui pour le faire tomber de la plate-forme ; j’ai mis une heure à trouver ça, parce qu’on peut également le frapper juste après son attaque d’apparition ou sauter directement dessus : il donne alors l’impression de souffrir mais ces attaques n’ont en réalité aucune conséquence). Donc, le meilleur des plaies et des boss. Il est vraiment gratifiant d’abattre ces créatures, même si ce ne sont plus des monstres énormes comme dans Soul Reaver, mais de simples vampires ou Hyldens. On trouve aussi quelques détails bienvenus : contrairement aux Soul Reaver, les portes ne se referment pas tout de suite et… et… les cadavres restent en place au lieu de s’évaporer. On ne peut cependant les déplacer et les cacher à la manière de Snake dans Metal Gear Solid 2, et c’est bien dommage, car les gémissements et bruits de chutes attirent les autres humains. Vous pouvez alors admirer leur Intelligence Artificielle : ils donnent un ou deux coups de pieds dans le cadavre, se penchent sur lui, intrigués, et se mettent à fouiller les environs en marmonnant « Qu’est-il arrivé ? ». Ce qui m’amène à parler de l’une des choses les plus réussies du jeu, l’I.A.. Elle est sans défauts. Les honnêtes citoyens ne vous remarquent pas trop si vous circulez au milieu d’eux, hurlent si vous éventrez leurs semblables sous leur nez, ne vous oublient pas tout de suite si vous vous éloignez, s’inquiètent quand vous sortez votre arme et reculent alors jusqu’à trébucher, les combattants courent vers vous avec un ensemble touchant, fuient s’ils sont trop amochés… On note aussi que si les NPC ne possèdent pas un véritable emploi du temps comme dans Zelda, ils se promènent, parlent à leurs amis… Réaliste, tout simplement. Est-il encore nécessaire d’enfoncer le clou ? Ce jeu est sublime.

APOCALYPSE3
APOCALYPSE3
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:11:23

He venez sur renouvellons l explois SVP!

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:12:10

LE SECRET DE LA PLANETE DES SINGES
Film(science-fiction)

Nous parlons là, bien entendu, de la série originale, cette saga qui se désagrège un peu plus à chaque épisode, mais garde finalement sa cohérence narrative ainsi que son intérêt, et n’est-ce pas là l’important ? Elle se conclura avec l’historique réconciliation des singes et des humains, mais dans « Le Secret de la Planète des Singes », nous n’en sommes pas encore là. Le film nous montre d’abord la fin du premier, avec Ulysse Taylor, gardant Nova dans ses bras, qui quitte Cornélius, Zira et Zaïus. A la limite de la Zone Interdite, il trouve alors la Statue de la Liberté, à moitié enfouie dans le sable. Image terrible, symbole d’apocalypse qui sera réutilisé dans des milliers de films(Independence Day, Judge Dredd…) et de jeux vidéos(ce jeu de course aquatique de Cryo, comment s’appelle-t-il déjà ? et tant d’autres), ce monument submergé, dépouillé de sa superbe, conclut le film original, que je vous encourage vivement à revoir. Cette fin-là était dépourvue d’ambiguïté, contrairement à celle du prétendu remake de Tim Burton, en fait un gigantesque pied-de-nez aux pontes d’Hollywood qui croyaient le dresser. Tant que vous y êtes, lisez avant tout et surtout le livre de Pierre Boulle(oui, bande d’incultes, il a existé et il existe encore de bons écrivains fantastiques français, nous sommes même juste derrière les Anglais, eux-mêmes en seconde position sous les Américains), qui reste plus philosophique, plus passionnant et plus humain que toute cette clique des Etats-Unis. Mais si vous ne deviez voir qu’un film de la série « Planète des Singes », ce sera celui-là. Plus loufoque, plus burlesque que le premier, avec des scènes à mi-chemin entre le comique et l’horreur(entre autres la messe macabre des adorateurs de la bombe atomique, consacrée dieu de la Paix), il est aussi beaucoup plus imaginatif et lugubre dans le fond. A visionner respectueusement, pour faire taire ce préjugé ridicule qui consiste à affirmer que l’Amérique du Nord ne pond plus de films qui se finissent mal…

FULGUREX
Bande dessinée(humour)
Scénariste : Tronchet, dessinateur : J’ai oublié

Inénarrable. Impossible à résumer. Et d’ailleurs, je n’ai pas le temps. Lisez-le, tout simplement. Les trois tomes.

TERRES D’OMBRE
Bande dessinée(fantastique)
Auteurs : Désolé, j’ai encore oublié, ma mémoire est une passoire

Cette B.D. au graphisme très agréable, beaucoup plus lisible en tout cas que du Loisel(ce n’est pas difficile à faire), utilise un background « Donjons et Dragons » plutôt classique. Ce qui l’est moins, c’est le scénario. Parfaitement conçu, huilé comme une horloge, sans un mot, sans une vignette inutile(Stephen King serait ravi), il est introduit de manière ludique par le meurtre d’une bande de voyageurs dans les marais et se conclut superbement d’une façon que je ne dévoilerai pas. Lisez-le, ce n’est pas un conseil, mais un ordre.

HOROLOGIOM
Bande dessinée(science-fiction)
Auteurs : Je devrais dormir plus, j’aurais moins de trous de mémoire.

Encore un graphisme agréable, quoique assez particulier pour repousser les imbéciles sans aucune notion artistique, et encore un scénario très bien conçu. Que puis-je dire de plus ? Décidément, aujourd’hui, je ne vous parle pas beaucoup de mes meilleures expériences.

LE MAITRE DE JEU
Bande dessinée(fantastique)
Auteur : Décidément, c’est ma journée d’amnésie.

Une excellente bande dessinée dont le troisième tome vient tout juste de sortir. Le rythme est bon, on ne s’ennuie pas un instant, et l’intrigue est intéressante, quoique un peu conventionnelle à mon goût. Hélas, mille fois hélas, cette semaine je dois aussi parler « d’Angel Sanctuary » et de « Ranma », et c’est pourquoi je ne vous détaillerai pas les mille qualités du « Maître de Jeu ». Notons qu’il s’agit d’une série parallèle au « Chant des Stryges » et au « Clan des Chimères » qui mettent en scène les mêmes créatures, ces fameuses Stryges, aussi appelées Lamies. Le triptyque des Stryges est bien parti pour faire date dans le monde de la bande dessinée ; je présume qu’il est inutile de vous spécifier de jeter un œil aux deux autres séries qui le composent.

DragonNoir
DragonNoir
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:13:05

ANGEL SANCTUARY
Bande dessinée(manga)
Auteur : Généralement, j’arrive à retenir les noms japonais : Shinji Mikami, Katsuhiro Otomo, Akira Toriyama, Fujishima… Mais celui de cette fille, il n’y a pas moyen. Ca doit faire un de trop.

« Angel Sanctuary » mérite qu’on s’y attarde, et c’est pourquoi je vous le décris en détail. D’abord, les défauts. Ils sont très rares, il faut vraiment les traquer. On remarque l’absence d’un grand but dans l’histoire, qui se résume pour l’instant à un chassé-croisé de Setsuna cherchant Sara, la femme de sa vie, mais également sa sœur… Comment ? Ben oui, je vous avertis, c’est le manga le plus pervers que j’aie jamais lu ! Je reviendrai là-dessus très bientôt, mais d’abord les autres défauts. A part ce scénario simpliste, le graphisme est agréable mais pas toujours très lisible. Ne vous affolez pas, ce n’est rien comparé à du « Kenshin » par exemple(si quelqu’un m’explique dans quel sens il faut regarder les images des combats et où sont les personnages, je lui paie un Coca). Et c’est tout pour les problèmes ! A présent, les qualités. L’un des aspects les plus marquants du manga est la perversité dans laquelle baignent tous les personnages. Il propose déjà le plus grand nombre de personnages efféminés, homosexuels, transsexuels, hermaphrodites et travestis, mais je suis plutôt tolérant de ce côté-là : si ce n’était que ça… Il y a aussi des incestes, des femmes qui grandissent en empêchant leurs seins de pousser, de prétendus « anges » qui font avaler leurs plumes aux gens, les convertissant en zombies protéiformes, et même une démone qui attrape des gens et les avale par le vagin, les digérant lentement à l’envers. Avec une telle succession d’atrocités, difficile de garder un rythme détendu et de faire de l’humour… Et pourtant, l’auteur y arrive. Qu’on ne me dise plus que les filles sont gentilles et délicates, car « Angel Sanctuary » est un manga fait par une fille pour des filles. Ce qui est génial, dans la démarche de l’auteur, c’est qu’elle arrive à cette « mise à distance » qui lui permet de ne jamais se ridiculiser. Vous avez vu « Rosemary’s Baby » ? Cette superbe adaptation par Roman Polanski du roman sublime d’Ira Levin propose une histoire finalement bien atroce, mais assaisonnée d’un second degré résolu qui permet de manière contradictoire d’éviter le burlesque. Ainsi, quand le Chapelier Fou vient soumettre à une princesse de l’enfer la proposition de mariage de Lucifer, elle dit d’une façon lugubre : « Vous êtes venu jusqu’ici pour me dire ça ? ». Réplique immédiate du Chapelier et mise à distance qui désamorce tout malaise ou tout grotesque : « Bien sûr que non ! En fait, je suis juste venu vous faire admirer mon nouveau chapeau et ma nouvelle jupe ! Magnifique, non ? ». Et la princesse prend immédiatement une moue « simplifiée » et arbore une immense goutte d’inquiétude typique des mangas… Ou encore le personnage secondaire qui réapparaît après une longue absence, très impressionnant : « Tu te souviens de moi, Setsuna ? ». Et aussitôt le comique reprend le dessus : « Ouais ! Je me souviens ! Tu es… euh… Tu es… Flûte, j’ai complètement oublié ton nom. ». Il arrive même, comme avec l’archange Mikael qui se fait surnommer Mikanou, qu’un gag devienne un élément narratif à part entière. Nous pouvons aussi remarquer un mélange des mythologies harmonieux(Yggdrasil, l’arbre magique des Vikings, est planté au beau milieu du monde des morts, et Charon le passeur grec vient naviguer tout près) mais pas toujours logique(les archanges deviennent porteurs de forces élémentales alors que le Yavhé biblique désapprouve la magie… No comment). Les personnages sont très soignés, et il y a plein de petits détails agréables comme les remarques que l’auteur plante à chaque chapitre. Qu’attendez-vous donc pour le lire ?

RANMA 1,2
Manga(humour)
Auteur : oups, un dernier oubli pour la route.

En fait, le « 1,2 » du titre est coupé d’une diagonale et non d’une virgule. Le problème est qu’avec cette saleté de programme Word, cette mention est immédiatement remplacée d’un caractère spécial, plus petit, qui ne passera sûrement pas au copier/coller. C’était juste pour l’anecdote. De toute façon, ça passe déjà très mal au copier/coller, vous pouvez le constater rien qu’en regardant la bouillie de chiffres et de lettres qui émaille mon texte. Je consacre « Ranma 1,2 » meilleur manga jamais écrit. Pourquoi ? Certes, j’adore « Ah My Goddess », « Gunmm », « Apple Seed », « Gunsmith Cats », « Angel Sanctuary » et surtout « Evangelion », cependant ma préférence va à « Ranma », en raison d’une qualité simple : il me fait mourir de rire ! Essayez-le, les personnages sont sympathiques, le graphisme superbe… Et les gags sont vraiment géniaux, bien servis par des poses japonaises débiles comme Genma Saotomé, de profil, un pied à terre et l’autre en l’air, qui verse de l’huile sous les pieds de son fils. En plus, les combats sont lisibles, une rareté dans l’univers du manga(je vous le répète, lisez « Kenshin » et vous comprendrez). Que pourrais-je dire de plus ? Hilarant, tout simplement.

APOCALYPSE3
APOCALYPSE3
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:17:27

Alors venez sur renouvellons l explois!

mana_slash
mana_slash
Niveau 10
13 avril 2002 à 16:26:32

Tout a fait d´accord avec toi, Ranma est hilarant!
(j´adore les "techniques speciales a la Saotome", quand le pere est super serieux alors que c´est n´importe quoi!)Dommage qu´il y aie tant de volumes...j´en ai 21...pourquoi les mangas ne sont ils pas gratuit?????? :)

C´est clair que je ne comprends rien aux combats de Kenshin, heureusment que le scenario est excellent...

Haaa les boss de Soul Reaver...ca ce sont des boss!
J´adore l´avant dernier( juste avant Kain dans la neige, desole je n´ai aucune emoire pour les noms)
Quand il nous poursuit dans les longs couloirs, et que l´on cherche desesperement comment le tuer...
J´ai juste trouver le combat final contre Kain un peu enervant, mais bon...

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