rectification: c´est pas la S40, mais la S80 ke je roule comme caisse.
Ah! kel bonheur d avoir un lecteur mp3 dans la voiture. de la bonne ´zic, pas de bouchons... Putin´, c koi ça!
Je freine le plus fort possible, trois gars viennent de sauter du toit d´une des maisons. Heureusement qu´elle n´était pas tres haute. Je sors de la voiture.
S: Putin, keske vous faites? Vous vous imaginez ce qui aurait pu se passer si vous auriez sauté sur mon capot?
Un des 3 gars braque dirrectement son arme su moi.
Gars: Ta gueule! Comme tu peux voir, on est poursuivi par un groupe d´enfoirés de ghoules pas beaux et puants, donc ta bagnolle, on s´en bat les couilles*!
Autre gars: Pedro, du calme, stp. Monsieur, pouvez-vous nous aider?
S: Euh..
P: Tu grouilles de décider???
S: Ok, je vous ammene a mon hotel, vous allez y prendre une douche, et pares, me nettoyer l´interrieur de la bagnolle que vous allez encrader avec vos pantalons salles et otre sueur.
Gars: ok, ce sera réglé.
Ils montent tous dans la voiture, alors que je suis toujours debout, tenant la portiere.
P: Alors??
S: Oui, oui. ça arrive.
Je m´assois, mets la voiture en marche arriere et fais un 180 degrés des ke la rue est assez large, puis fonce vers l´hotel. Pendant le voyage, tout le monde se tait. Le gars qui se nomme pedro recharge son flingue, on dirait un m16 comme celui utilisé en Vietnam. Une fois arrivé a l´hotel, je leur dit:
S: Ok, pour etre straight: vous vous faites apsser pour des adeptes ke je viens de recruter, et cachez vos armes.
On entre l´hotel, monte les escaliers et dans mon appartement.
S: Bon, on s´est pas fait repérés. maintenant, prennez une douche.
parenthese: et le 102e message deja...
L´appart du reaver était vraimant super, mieux que ce que j´avais jamais connu. Une fois sous la douche je ne pouvais m´empecher de penser a deux choses :
il faudrait que l´on rentre au squatt le plus tot possible, pour recuperer quelques affaires et pour regler quelques trucs, ensuite quelle suite donner au plan ? Le reaver peut peu être nous aider.
Bref, je sortis de la douche et me rasait enfin depuis plus d´une semaine.
T : ( a soi même) il va faloir que l´on discutte des suites de nos affaires, le plus tot possible.
Apres m´etre habillé, je rejoignis pedro, le reaver et voyageur dans le salon ou ils faisaient le point sur notre petit combat nocturne.
Tous me regardaient lorsque j´arrivais complétement déstressé en m´instalant dans le sofa, ils étaient déjà prets a partir et avaient l´air vachement stressée et angoissés par toute l´attention que l´on focalisait sur nous.
T : ( en allumant une clope) Alors, qu´est ce qu´on fait les mecs ?
pedro: qu´est ce qu´on fait? déjà tu commence par me donenr une clope : )
Je donnais une clope a pedro.
Reaver : moi c´est photosynthese, je suis reaver mais bon, toute leur religion pourrie je m´en fout un peu, si j´y suis ce n´est que pour les avantages.
Notre equipe se présenta à tour de role et un grand silence s´établit dans notre petite réunion.
pedro*aec un cigarillo*: bon déjà on va commencer par les problemes: on sait toujours pas ce qu´on va faire de notre plan, si on fait l´embuiscade ou l´attaque frontale, a mon avis on récuperera plus de matos par l´attaque du hangar , parce qu´ils doivent stocker également du matos dedans, il faut agir vite de toutes les façons. Les trucs positifs dans l´histoire, on est propres, rasés, et j´ai un cigarillo d´avant guerre dans la bouche.
Toorop : Je récapitule, on peut attaquer leur entrepot demain, en fin de soirée. Il y aura une bonne dizaine de gardes, bien armés bien entrainer, il faudra utiliser l´explosif que l´on a volé sur le mur du fond, on pourra piquer leur camion avec TOUS le matos dedans. L´informateur parlait d´armes legeres, de mortiers, de grenades, de munitions en quantité, de carburant et de quelques mitrailleuses. Le combat sera difficile mais en plus on pourra vider leur coffre, entre 5 et 10000 dollars en liquide. D´apres nos sources voila a quoi ressemblera le camion.
Je fis passer un bout d´un journal d´avant guerre ou figurait un camion type 18 tonnes
http://www2.raisport.rai.it/news/sport/moto/199901/18/36a265f702af8/biasion.jpg
On peut compter sur toi Voyageur, en soutien sniper a l´exterieur ? tu te chargeras d´eliminer les gardes qui sortiron juste apres l´explosion.
V : bien sur
T : Ok, pedro et moi on penétrera dans la base juste apres, on pique le camion et on dessoude les gardes si il y en a qui sont encore la et on se tire avec le camion, on récupere voyageur, mais on va ou ensuite ? Le squatt est trop petit...
pedro: qu´est ce qu´on fait après? Tu penses vraiment que je vais utiliser ma part, 2500 $ en liquide + la vente de ma part d´armes dans ce trou poussiereux? Je propose qu´on se taille au sud, just au nord de la grece. histoire qu´on soit pas dans le désert mais au chaud tranquilement. Maintenant pour aller jusqu´a la bas c´est riqué mais a mon avis sa vaut le coup. Mr Reaver, photosynthese c sa? bon je t´appelle synthese sa ira plus vite. *bas*Est ce que sa te branche de quitter ta secte qui ne t´interesse pas vraiment? y´a de l´argent en vue, de la baston aussi.
S: Euh... Je sais pas... entre temps, y a toujours la voiture dehors avec plein de terre et noyé dans votre sueur. Le temps que vous la nettoyez, je vais y penser, ok? Et euh, pour la voiture, ne la nettoyez pas devant l´hotel, les autres reavers ne doivent pas vous voir.
T: c kewl. Ok les gars, on va nettoyer la bagnolle a monsieur propre.
P: Ouais, a
monsieur-je-suis-le-plus-propre-de-tous-et-vous-pu
ez-tous-car-vous-etes-pas-unreaver-éduqué-comme-mo
i.
V: Ouais, a
monsieur-propre-qui-veut-aller-trahir-sa-famille-p
our-avoir-un-peu-d´action.
Pedro et Toorop regardent voyageur avec un drole d´air.
V: Ben koi? c vrai en plus.
P: Voyageur, stfu, would ya?
Ils descendent tous les trois pour nettoyer la voiture. Au moment où ils sortent, un reaver entre ma chambre.
R: Eh synthese! Tu viens pas jouer avec nous aux cartes électroniques?
S: Nan, pas ce soir.
R: MAIS! pkoi po???
S: Pas envi.
R: Pourkoi t´as pas envi? a cause d´eux? C´est qui au fait?
S: Ca te regarde pas, maintenant, laisse moi tranquille, veux-tu?
R: Ok...ok...
Décu, le reaver repart.
20 minutes apres, Voyageur, Pedro et Toorop reviennent.
P: Ta caisse est niquel de chez niquel. Maintenant, tu viens ou pas?
S: Je...
P: Toorop, on le prends pas, ce bouffon! Il sait rien, il est trop propre, il n´ose rien!
S: Je viens.
P: Je t´avais bien dit, il n´ose... je te demande pardon?
S: J´ai dit que je viens.
P: Eh ben dis donc! pas trop tot! Alors, tu prends tes affaires, et on se casse.
Je prends mes affaires, comme un pistolet et fusil plasma, laptop, bouclier de force ( ça a la taille d´un PDA) et qqes vivres et magasines de science. Quand on descent l´escalier et qu´on se dirige vers la porte de sortie, les reavers jouant aux cartes m´appellent:
R: Synthese, tu vas où avec tes potes?
S: Faire un tour en bagnolle.
R: T´as besoin de ton fusil plasma pour conduire?
S: La ferme! cya
Synthese mit ses affaires dans le coffre, s´assis derriere le volant et regarda dans le rétro interrieur:
S : Alors Toorop, on va où maintenant?
T : les collines hors de la ville
La S80 de synthese fendait l´air abominable de la ville de sarajevo. Synthese me foutait la trouille il nous parlait des raisons qui l´avait pourrer a quitter les revers en se retournant pour nous parler mais sans regarder la route, tous les reavers sont comme ca.
Les chemins vallonés de la périphérie de sarajevo etait recouvers de crateres et de zones de bosquets brulés. Une fois arrivée sur place, on sortit de la voiture et nous regarderent le soleil se coucher et avec lui et notre groupe se formait un espoire sur la race humaine qui devait encore une fois tenter de survivre.
P : on gagnera, avec plus ou moins de violence mais on arrivera a s´en sortir.
T : Oué
Une légere brise soufflait sur nous et avec elle la pestilence de la ville.
V : On agira demain, on attaquera l´entrepot.
je sortait la tente :
T : allé monton ca on a pas que ca a faire, si on peut dormir quelques heures ce sera bien, j´assure la 1ere garde.
La tente fut rapidement monté et on dormit d´un sommeil clair et apportant conseil.
L´aube se leva enfin sur une journée décisive, d´une couleur jaunate a cause du passé de sarajevo qui modifiait toutes les couleurs naturelles...
Le lendemain, je me sens sale, tordu de partout.
S: Aïe...
P: ALors le reaver? pas habitué hein? t´inkiet, ça viendra.
S: Il y a de l´eau qqe part?
P: Nan ke dalle.
S: Keske j´ai commencé...?
Nous sortons de la grotte, il fait jour, Sirfi fait sa premiére sorti, je suis là, il y a Fox, Scull, Cwist, Nhiost et Roara :
T : Roquette! Pas d´ennui en vue?
R : Aucun... pour l´instant...
T : Parfait! Allons-y!
Sirfi est équipé de deux uzi, Fox et Scull de deux desert eagle, Cwist et Nhiost et couteau au jambe et d´uzi et Roara d´un petit minigun au allure de suffateuse.
Nous partons dans le désert :
S : C´est quoi la mission?
T : Récupérer une malette contenant suffisemment de preuve pour faire bouger les quelques pholiticiens non-corrompus restant!
S : ok...
Nous montons dans nos deux humeurs et partons vers la Gare de frégeuse, situé au milieu d´Athéne, du moins, de ce qu´il en reste...
JAX
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Voy : Bon, le Reaver, j´aime pas les gens comme toi, alors tu fermes ta gueule ou tu te prends une balle dans ta gueule d´intello ! !!
Syn : [Il tremble] D´accord, mais je peux être très efficace...
Voy : Avec quoi ? Avec un livre ?
Syn : Avec un ordinateur ou une voiture ! !!
Voy : Bon ok, mais me casses pas les burnes et tout ira bien... Bon, moi je vais fouiller les ruines de Bogdan & Fils. A toute les mecs...
Voyageur partait vers la ville d´ou resonnaient des tir d´armes automatiques. Il partait trenter de retrouver une partie de lui meme et cet instant solennel de fierté pour le jeune voyageur furrent radicalement anéantis par le reaver qui en titubant a cause de son sommeil me bouscula :
Toorop : Merde, fait attention putin, t´es lourd.
S : Méé c´est mon dooooos.
T : Oué, je sais c´est pas un palace ici mais ca va bientot le devenir, maitenant que voyageur est parti de son coté, quelque a quelque chose de spécial a faire pour la journée ou on passe un moment a se faire chier en ville ?
S: On retourne pas en ville. en tout cas pas moi. Si les autres Reavers me voient, je suis un homme mort.
T: Bon ben... on reste ici a rien glander..
pedro: . ..
Toroop : Faites comme cous voulez, je vais chercher quelques trucs en ville.
Apres quelques dizaines de minutes de chemin je me trouvais a l´entree de la ville ou les choses etaient devenues pires que tout, des humains et des goules étaient pendus aux réverberes cassés, seuls les corbeaux en profitaient et notre petite incursion de se soir sera legerement plus difficile.
Les rues devenaient dangeureuses et en me baladant je surpris deux humains en train de dévaliser les cadavres d´autres humains, au milieu d´une rue peu fréquentée. Je décidais de les tuer mais pour mettre toutes les chances de mon coté je montais sur un reste de maison et de gravats qui m´affrait une bonne place de tir a environ 5 metres du sol, j´avais un champ de tir parfait sur les deux voyous qui se trouvais en contrebas, à une soixantaine de metres, je m´allongais et réglais mon Ak en mode coup par coup. Le premier tir déchira le silence, la balle pénétra a la hauteur du foie du salaud qui etait resté debout pour surveiller les environs et qui n´avait pas bien fait son boulau. Il s´affala a terre, silencieusement, un bras perpendiculaire et l´autre glissé sous le corps, je ne lui estimait que quelques minutes supplementaires a vivre, guerre plus. Le deuxieme, ne sachant pas d´ou venait le coup courrut pour s´échapper, malheureusement pour lui, dans ma direction. Arrivé a une dizaine de metres de moi, je dévalais la pente, surpris, il me regarda et tribucha, il était sur le ventre et relevait la tête pour me voir approcher, j´eu a peine le temps de voir son nez en sang qu´il avait déjà recu une balle de . 45 qui était partit de mon pistolet instinctivement, sans même que je controle mon geste.
J´avais récupéré leur butin, un gros sac de toile kaki, soit quelques balles de kalash, une grenade que je donnerais a pedro, et une trentaine de dollars que je garderais pour moi.
Arrivé a notre campement, j´aperçu Pedro et Synthese parlant ensemble, je donnais la grenade, qui était une grenade incendiaire, une grenade thermite, a Pedro et leur racontait ce qu´il venait de se passer. Ils écoutaient attentivement et silencieusement.
Finalement Pedro me fit remarquer que j´avais oublier de faire ce que j´étais parti faire en ville, c´est a dire acheter de la bouffe. D´énervement, je donnais un gros coup de pied dans un pneu de polymère de la S80.
S : MA BAGNOLE, MERDE TOOROP C´EST PAS POUR RIEN CE TRUC ! !!
T : Mais tais toi et prépare toi pour ce soir plutôt...
pedro: bon synthese, viens avec moi, il y a un endroit apte a l´entrainement là bas. On prend la bagnole.
synthese: euh... ok.
pedro: ok, on va s´entrainer ici. Alors déjà il faut qu je sache quel type d´armes tu sais magner.
synthese: armes a énergie, en fait, malgré ce que dit voyageur, je suis une star au fusil a plasma.
pedro: montre moi.
pedro: ok c simpa, mais apparemment t´as pas trop de chargeurs, donc garde le pour les grandes occasions.
synthese: mais... je ne sais utiliser rien d´autre!
pedro: rectification: tu ne SAVAIS utiliser rien d´autre. Tiens prend sa. *je lui jette mon flingue* Tu en auras un perso assez bientôt, maintenant entraine toi un peu a tirer, sa ne sera jamais un inconvénient pour toi. Maintenant tire sur les cibles que tu veux, je pense que tu devrais apprendre vite, t´es malin comme mec. Quant a tes problemes de confort, sa ira mieux au bout d´un certain temps, et si notre coup réussit tu pourras t´acheter un bon lit. Au boulot maintenant...
Dans les ruines de Bogdan & Fils, je trouve un reste de feuille brûlée. C´est une feuille de compte où les seuls noms encore lisibles sont :
- Ranko Radovic, Belgrade
- Darko Cimkevic, Sarajevo
Je note ces noms tout en sachant que ces deux hommes ont une grande chance d´être morts, et de plus, il y a de grandes chances pour qu´ils n´aient aucuns liens avec moi. Mais j´espère, car l´espoir fait vivre. Je rentre voir les autres. Je chercherai celui qui habite ici, Darko Chimkevic, et si je n´y arrive pas, je partirai à Belgrade voir l´autre après l´attaque...
L´heure était arrivée et l´attaque de l´entrepôt des contrebandiers arrivait.
T : vous êtes prêts ?
P : ( jetant le reste de son cigariot) Ouais, c´est peut être la plus grosse connerie qu´on fait mais ça vaut le coup de la faire.
V : Ouais, je suis avec vous ( fait tourner le barillet de son revolver), j´ai besoin d´action.
S : Je vous suis.
On grimpa dans la voiture de Synthèse, les sacs avec le matos étaient dans le coffre et le tableau de bord indiquait 19h15. Personne ne dit rien durant le trajet, l´air de guitare de l´autoradio aurait couvert nos voix. je pris la parole :
T : Euh, Synthèse, t´y tien a ta voiture ?
S : Ben ouais pourquoi ?
T : Je sais ou tu peux la mettre si plus tard tu veux venir la rechercher ici, parce que l´exfiltration se fera bruyamment et en camion. Je pense que tu sauras le conduire, tu n´auras qu´a suivre l´autoroute et continuer jusqu´a Belgrade, c´est à 80 Km et c´est peut être le meilleur endroit pour tirer un bilan.
P : Parle pas de bilan tout de suite, concentre-toi sur le combat, on verra comment on va s´en sortir.
T : Tourne !
Synthèse dérapa légèrement sur la droite et entra dans une petite rue qui descendait, au bout d´une centaine de mètres Synthèse fit rentrer la S80 dans les restes d´un parking souterrain, où notre descente s´acheva au troisième sous-sol.
T : Gare-toi ici, seul pédro et moi connaissons cet endroit.
Synthèse stoppa net la voiture et le rugissement du moteur mourut dans l´écho de l´immense pièce vide, seulement éclairée par quelques lampes de secours qui clignotaient dans l´obscurité.
Tout le monde descendit et Voyageur ouvrit le coffre et nous donna nos sacs.
P : l´entrepôt est à une centaine de mètres. On a quelques escaliers à remonter et ensuite on ne pourra plus reculer. Je répète le plan : on fait silence, Voyageur, il y a un petit mirador pas loin, tu auras un super angle de vue, tu te mets en position et tu attends. Moi, Synthèse et Toorop on se mettra à couvert a une dizaine de mètres du mur arrière. Toorop placera l´explosif, allumera la mèche et repartira à couvert. Apres l´explosion, des gardes sortiront armés jusqu´aux dents, ce sera à toi de jouer Voyageur, une balle, un mort.
Ensuite on rentre, on s´occupe du reste, on sort avec le camion, tu montes et on par a toute blinde vers l´autoroute.
Tout en écoutant pédro je placais mon vieux casque sur ma tête, avec un sale pressentiment.
Une fois son speech terminé nous vérifièrent nos chargeurs, serrèrent nos rangers et sortirent du bâtiment.
Cents mètres plus loin, un grand bâtiment se dressait de dos, un entrepôt de peut être 200x50 mètres sur une dizaine de mètres de hauteur, nous rentions dans l´arrière cour, où personne ne montait la garde. Au milieu de cette cour, a une cinquantaine de mètres du mur que nous allions détruire se tenait un vieux mirador fait de bois et de tôle rouillée. Plus près du mur, deux palettes de vieux bidons nous serviraient de poste pendant que Voyageur ferait son travail.
Pedro : Go Go Go ! !!
Le signal était lancé, je courus vers la porte et une fois arrivé sur place je tournais ma tête pour avoir une vision rassurante : Voyageur dépliait le bipied de son fusil et faisait ce mouvement typique pour faire rentrer la première balle de 7.62 mm dans la classe.
Adossés aux fûts de pétrole vide, nous attendions maintenant l´instant critique.
Je me levais doucement en regardant Pedro et Synthèse a mes cotés qui balayaient l´espace du regard, a la recherche de la moindre anomalie. Pedro m´avança le plastic qu´il avait jusque la gardé dans son sac a dos, trois kilos d´une pâte malléable couleur amande avec en son centre un petit appendice qui n´était qu´un détonateur, une mèche artisanale, avec cela Pedro me donna une boite d´allumettes pour l´allumer.
Je courus jusqu´au centre du mur, un mur ne devant pas dépasser 30 cm d´épaisseur. Une fois le plastic placé a la hauteur de mon nombril, j´eu une très mauvaise surprise, la boite d´allumettes n´en contenait plus que trois. La tête de la première se cassa, ne faisant qu´augmenter mon angoisse et m´imaginant dans un mauvais film d´action, la seconde s´éteignit instantanément, la troisième, enfin brillait d´une flamme claire et droite d´un superbe jaune et la mèche lente l´avala. J´abandonnais la boite sur place et couru me mettre à couvert derrière les fûts, en courant, je vis Voyageur pointer le pouce vers le haut et coller son oeil a son viseur. Les vingt mètres franchis, je dérapais pour me mettre en position allongée, à coté de Synthèse et Pedro qui regardait fixement le plastic, ce que je fit rapidement. La longueur de la mèche diminuait lentement, 25 centimètres, puis 20, 15, puis 10 et enfin la flamme bleue de la mèche disparue dans le plastic pour faire exploser la charge primaire de peroxyde d´acétone qui ferrait exploser les trois kilos de plastic. Les enfers se déchaînèrent une fraction de seconde plus tard.