"Arrêtez les explications foireuses, ça vous fait quoi que génétiquement elles soint moins bien dotées pour ça ?"
Les femmes ne sont pas moins douées en informatique que les hommes, mais elles sont clairement moins intéressées.
Les femmes sont très sensibles à l'aspect d'un métier, autrement dit elles veulent un métier dont l'image leur corresponde. Généralement, elles vont préférer des métiers qui ont une image plus féminine : ces métiers ce sont tous ceux qui concernent les relations humaines, le soin d'autrui et l'esthétique. A l'inverse les disciplines d'ingénierie ont une image plus masculine.
Comme l'a dit Bunyan, au début de l'informatique le ratio était plus favorable aux femmes qu'aujourd'hui, bien plus que dans les disciplines d'ingénierie plus anciennes. Cela venait du fait que l'informatique n'avait pas encore acquis son image : dans les années 1980-1990 est apparu le stéréotype du geek/nerd, adolescent génial et asocial seul capable de comprendre le fonctionnement d'un ordinateur, et c'est là qu'on a observé une forte spécialisation de l'informatique en tant que "métier d'homme" (moins de 10% des étudiants en informatique sont des femmes aujourd'hui, contre 30% à l'époque). Les hommes n'ont pas été dérangés par cette image du geek ou du nerd, mais les femmes sont véritablement repoussées à l'idée d'avoir un métier qui reflète cette image tout sauf féminine. Elles peuvent même faire un effort conscient pour être mauvaises, ou feindre de l'être, en informatique car cela les éloigne du stéréotype du geek, et donc les conforte dans leur image féminine.
Enfin on parle aussi de "menace du stéréotype" : des chercheurs en psychologie sociale on pu noter que lorsqu'un sujet se sent jugé au travers d'un stéréotype, ses performances diminuent. Pour vérifier cette hypothèse on a fait passer des tests mathématique simple à des femmes, or dans le stéréotype féminin usuel la femme est moins douée en mathématique que l'homme. Dans le cas 1, on précisait aux femmes que le test qu'elles passaient avait été conçu pour être aussi bien réussi par les hommes que par les femmes (pour annuler la menace du stéréotype), et dans le cas 2 on les laissait passer le test sans rien dire. Au final les femmes s'étant trouvées dans le cas 1 ont eu des résultats équivalents aux hommes qui passaient ce test, contrairement aux femmes du cas 2 dont les résultats étaient inférieurs.