Les marines et blancs empochent leur neuvième victoire dans les Ardennes en dix-sept confrontations. Avant la mi-temps, Bordeaux avait assuré l’essentiel grâce à la patte de Pascal Feindouno. Une victoire qui place Bordeaux à la sixième place avant le choc Monaco – Auxerre.
Le football est comme tous les sports qui se pratiquent en extérieur, il doit faire avec les conditions climatiques. A l’heure du coup d’envoi, dans les Ardennes, la mercure flirte avec le 0. La pelouse du Stade Louis Dugauguez est gelée sur une moitié. Les appuis sont indécis, la terre est dure, les coups font mal. Les deux équipes attaquent le match « petit bras » et les Bordelais plus encore car ils jouent sur la mauvaise moitié celle où les glissades sont légions. Les hommes de Dominique Bathenay sont les premiers à déclencher de timides offensives qui passent toutes au-dessus de la transversale. N’Diaye, par deux fois, tente des frappes lointaines ( 7’ et 9’).
22. Ce chiffre vous dit quelque chose ? Le numéro de Pauleta ? La minute de jeu de la première occasion bordelaise ? Exact ! La première occasion de Pauleta qui appelle le ballon dans la profondeur. Smertin le voit. Le ballon arrive à destination. Le buteur portugais tente le lob mais Regnault se détend parfaitement ( 22’). Les deux hommes vont se retrouver quelques minutes plus tard. A la réception d’un centre de Darcheville, Pauleta reprend le cuir de volée et Regnault le capte. La bonne période bordelaise est émaillée par une frappe à l’entrée de la surface d’Asuar. Ramé assure ( 27’).
Un événement peu commun se produit lorsque N’Diaye lançait sur l’aile droite arrête sa course comme un sprinter fauché par un claquage. L’attaquant sedanais pourtant ne sort pas. Il reste sur la pelouse. Dominique Bathenay n’a-t-il pas le choix ? A 10 et demi, Bordeaux s’ouvre le chemin du but. Sur une ouverture de Sahnoun, Pauleta, décalé sur l’aile gauche, s’appuie sur Savio. La défense ardennaise n’est pas alignée. Pauleta est seul et centre au second poteau pour Pascal Feindouno dont la reprise de volée du droit fait mouche ( 0-1, à la 37ème minute). La réussite est totale. Avec un but d’avance, Bordeaux est d’un extraordinaire réalisme.
Depuis le banc de touche, Baup voit des brèches béantes dans la cuirasse ardennaise. Ses hommes ne savent pourtant pas en profiter. Le sauront-ils en seconde période ? Si on s’en tient au statistiques, les Girondins n’ont jamais perdu en ayant ouvert la marque cette saison et les Sedanais n’ont jamais gagné en ayant encaissé un but en premier. Les stats oui mais les faits sont là Sedan pimente la 46ème minute de jeu. Camara frappe sur la barre mais l’arbitre de touche avait levé son drapeau. Cette occasion avortée a donné du baume au cœur des Sangliers qui sont bien plus mordants que les visiteurs. N’Diefi est le premier à faire travailler d’une frappe envolée du droit ( 51’).
Sous l’impulsion de Noro entré au retour des vestiaires à la place de Brando, Sedan prend crânement sa chance. La domination est ardennaise et pourtant Pauleta a la balle du KO au bout du pied droit. En fin renard des surfaces, il profite d’une bévue incroyable de Charpenet qui n’a pas remarqué Pauleta entre lui et son but. Pauleta a tout le temps pour allumer Regnault mais sa frappe aussi incroyable que cela puisse paraître passe à côté ( 60’). Sedan souffle, Bordeaux tempête sous sons crâne. Les conditions de jeu se détériorent à vue d’œil. Les organismes souffrent, les fautes font mal. Les contrôles, les passes, les appels semblent être des opérations d’une grande complexité.
Frayeurs vous avez dit frayeur. Sur un coup-franc sanglier, Jambay prend le dessus sur Ramé mais sa tête manque totalement sa cible ( 72’). Il serait temps de mettre les Sedanais à bonne distance des buts marines et blancs. Darcheville, Feindouno, et Sahnoun comprennent le message des attaquants adverses. Bordeaux monte d’un cran et presse plus haut. Automatiquement, Bordeaux récupère le ballon plus aisément. Le danger n’est pourtant jamais très loin. Sur une contre-attaque, Basto s’emballe et offre le décalage. Pius N’Diefi en profite pour frapper en force du gauche. La balle n’était vraiment pas loin ( 80’).
Sedan met la pression sur le onze girondin. Le point du match nul serait une bouée au milieu de l’océan pour les hommes de Dominique Bathenay. Les trois points seraient un ascenseur au classement pour les Bordelais qui manquent une nouvelle fois une balle de but sur un contre de Feindouno qui oublie Darcheville seul dans l’axe. Elie Baup décide dans un dernier effort de lancer Meriem à la place de Darcheville pour tenir le ballon loin des pieds ardennais. Les trois minutes de temps réglementaire sont d’une longueur inhumaine pour le banc bordelais et les supporters, nombreux à avoir fait le déplacement.
A 16 secondes de la fin, la frappe de Noro file en sortie de but. Bordeaux retient son souffle jusqu’au coup de sifflet de M. Colombo. Bordeaux empoche les trois points.