Foot365 : interview de Sébastien Pérez
TEMPSPORT
MARSEILLE / SÉBASTIEN PEREZ :
« Je voulais faire partir les corbeaux »
10 décembre 2002 - à Marseille - Fabien LAURA
Après quatre mois d’inactivité, Sébastien Perez a retrouvé le sourire. Ses blessures à répétition ne sont plus qu’un mauvais souvenir et l’ancien joueur de Galatasaray aspire désormais à apporter sa pierre à l’édifice marseillais en se fondant dans le collectif. Peut-être dès samedi face à Sedan.
Sébastien Perez, après votre match en Coupe de la Ligue, pensez-vous enfin jouer en championnat samedi contre Sedan ?
Je suis prêt mais c’est à l’entraîneur de décider. Physiquement, ça m’a fait du bien de voir que je pouvais tenir 90 minutes en L1. J’avoue que le but que j’ai marqué contre Troyes m’a fait très plaisir et j’ai partagé cela avec le staff médical. Ils ont tout mis en œuvre pour que je revienne rapidement. Ils ont toujours été là dans les moments difficiles et je leur ai dédié ce but.
Vous êtes resté aux soins mardi matin. Est-ce grave ?
J’ai pris un coup au moment de mon but samedi et après mes problèmes, je n’ai pas voulu prendre de risques. Mais ça va.
Vous parliez récemment de chats noirs. Doutiez-vous vraiment de ce retour ?
C’est une expression. Je disais que je voulais me faire tatouer deux épouvantails sur les épaules pour enlever les corbeaux. Plus sérieusement, nous pratiquons un sport de contacts. N’importe qui peut se blesser. Il faut vivre avec et prendre sur soi lorsque ça arrive.
Quelle a été votre recette pour rebondir ?
Il faut travailler sans aller trop vite et en accord avec le staff médical. Aujourd’hui, je préfère en faire plus que ce qu’il en faut au niveau du médical. Il ne faut pas lésiner sur les moyens. Venir avant l’entraînement, partir après… Je veux faire un maximum de soins pour prévenir ces blessures. Surtout que je sors de plusieurs mois d’inactivité. C’est vrai qu’à un moment, ça a été pénible. En fait, c’est la répétition des blessures qui est difficile à supporter. Lorsqu’on est blessé, on sait qu’on a une période pour revenir mais souvent, lorsqu’il reste quelques jours, on revient peut-être trop vite et on rechute. Alors là, le moral en prend un coup derrière la tête. Mais j’essaye de positiver chaque situation. Cela m’a encore plus renforcé au niveau du caractère. J’apprécie encore plus les bons moments et je relative les mauvais.
« Le schéma tactique de Perrin me va bien »
Pensez-vous avoir apporté un plus au groupe ?
Les prestations individuelles ne sont rien si collectivement on n’est pas solidaire. Le principal, c’est le collectif. On l’a vu contre Sochaux. L’esprit d’équipe était bien. Contre Troyes, c’est l’envie d’aller de l’avant qui a été bien. De toutes façons, si nous voulons avoir la prétention de rester dans le haut du tableau, il faudra faire des résultats et aller grappiller des points à l’extérieur.
Lorsqu’on entre dans cette équipe, s’adapte-t-on facilement au système de jeu d’Alain Perrin ?
Le système de jeu, je le connaissais parce que j’ai fais la préparation d’avant-saison avec le groupe. Il n’a pas changé. C’est une défense à trois ou à quatre, avec deux arrières latéraux qui participent au jeu offensif. J’ai pratiqué ce système à Galatasaray. Ce schéma me va bien parce que j’aime bien attaquer. C’est vrai qu’il faut beaucoup d’activité et c’est dans ce registre qu’il faut que je progresse physiquement, que je retrouve mon niveau.
Les Sedanais sont habitués à faire de bons matchs contre les grosses équipes. Ce déplacement dans les Ardennes ne sera pas facile pour l’OM…
Nous restons sur deux prestations assez moyennes à l’extérieur et nous aurons à cœur de réagir et de montrer que nous pouvons poursuivre cette bonne lancée après les deux derniers matchs à la maison. On sait que ce match sera dur, âpre, très disputé. Le stade de Sedan sera plein. A nous de bien nous préparer cette semaine pour bien aborder ce match. Il y aura aussi d’autres inconnus : l’état du terrain et le froid.
Des conditions qui ne vous avantagent pas…
Les Sedanais seront mieux préparés que nous. Nous entrons dans la période hivernale où il est très difficile de jouer. Les terrains sont durs, gelés ou détrempés. Il faut être prudent parce que les risques de blessure sont importants, les appuis ne sont pas les mêmes. On sait qu’il faut bien s’échauffer, trouver les appuis et ne pas se tromper de chaussures. Et samedi, il faudra penser à prendre toutes les chaussures, mêmes les stabilisées ou les baskets…