Je sais lol mais c'est quand même un must comme jeux.
Parrait que Portal 2 est en dév. selon une madame je sais plus qui, mais m'enfin bonne source quand même (faudrait que je retourne voir sur google). Ça serait simpa. C'est râre les bons puzzle game de nos jours ;_;
Sur ce:
- CHAPITRE 56 -
PAR SELESTRIELLE
Une fois les restes de notre campement dégagés et Lyam solidement attaché sur un brancard de branches et de feuilles, nous nous mîmes en route pour le reste de l'après-midi sous le couvert des frondaisons, plus denses encore que celles de la journée précédente.
Je portais Lyam avec Selene Tandis que LeafyFang et Garrett éclairaient le chemin dans les arbres déracinés et les branches instables. Malgré les dommages de l'explosion qui s'amenuisaient au fur et à mesure que nous nous éloignions du cratère, la forêt, de plus en plus ténébreuse, nous fournissait maints obstacles tout aussi périlleux. Ainsi, après une heure de marche, nous commençâmes à rencontrer des spécimens de petits serpents aquatiques de couleurs vives donc le contact brûlait la peau.
Évidemment, je ne pus m'empêcher de penser que Lyam aurait voulu observer ces spécimens de ses propres yeux, je m'efforçais donc de mémoriser leur apparence et leurs mœurs du mieux que mes connaissances limitées en terme d'observation de la faune ne me le permettaient.
C'est ainsi que se déroula notre deuxième journée, à cheminer dans d'épais fourrés, transportant Lyam, sans dire un mot, couverts de brûlures de serpents, d'égratignures et de terre. Et comme si la situation n'était pas assez désagréable, je ressentais les prémices d'un horrible mal de tête qui se précisa à la tombé de la nuit quand nous nous arrêtâmes dans un bosquet de résineux plus clairsemé que le reste de la forêt.
J'avais l'impression que ma tête allait exploser. Je serrais les dents pour ne pas crier, de peur de réveiller les autres ou pire encore de les empêcher de dormir, car chacun d'entre nous était maintenant indispensable à la survie des autres dans cet environnement hostile. Aux dires de Garrett, nous n'avions pas encore pénétré la partie la plus dense de la forêt. Je n'osais même pas imaginer les périls qui nous attendaient dans les coins les plus reculés de ce labyrinthe végétal.
Pour calmer mon mal de crâne, je tentai de me concentrer sur les bruits autour de moi. Le bruissement des feuilles, le murmure du vent étouffé par le couvert végétal, le croassement des amphibiens postés aux alentours. Et comme je continuais cet exercice, je me mis à ressentir chaque son de façon plus claire et plus distincte et je sentis au plus profond de mon esprit s'ouvrir ce sixième sens de la veille.
Une brèche, pas plus qu'une fissure d'où s'égouttaient quelques gouttes de perception contrairement au torrent d'informations de la veille. Et pourtant, cela ne fit qu'amplifier mon mal de tête car le moindre bruit s'ajoutant à l'harmonie des autres était un fardeau pour ma concentration. Si, la veille, ce n'était pas moi qui contrôlais ce sens, qui pouvait gérer dans le moindre tracas des milliards de particules au même moment, je pouvais maintenant à peine me concentrer sur plus d'un son à la foi.
Étais-ce par manque d'expérience, ou parce que je n'étais pas venue au monde avec ce don, je l'ignore, mais la forêt silencieuse devint rapidement un vacarme. Et plus je tentais de me concentrer pour sortir ce cet état de perception aiguë, plus le son me submergeais et plus je sentais mon cœur battre dans mes tempes comme un tambour de guerre.
Et avec la puissance et la grâce de l'explosion de la veille, tout s'arrêta net. Tous les sons firent place à une chaleur, une lumière profonde que je ressentais, non pas avec mes yeux, ni avec ma peau, mais avec la seule force de mon esprit. La chaleur balaya tout le reste, comme un phare perçant l'obscurité, comme des braises, ardentes mais silencieuses qui me brûlaient la poitrine d'une chaleur réconfortante.
Je sentis mon cœur ralentir, mes yeux se fermer, mes sens s'éteindre, et en tout dernier, avant de plonger dans les ténèbres noirs de mon sommeil, je sentis s'évanouir la chaleur douce et puissante que m'avait tiré de l'enfer sonore juste sur mon cœur, transperçant mon corps de son rugissement silencieux.
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Est-ce que je poste trop vite? 