Bon bon bon... j´ai commencé à 22heures, c´est-à-dire, il y a 1h20... maiiiiissss j´ai une suite
Hourra!!!
Je poste le dernier paragraphe de Louise juste avant mon chapitre, histoire de se remettre dedans.
- CHAPITRE 27 -
PAR LOUISE 12
[...]
-Tu as l´air d´un solide gaillard, dit Garrett. Tu aimerais apprendre l´art du vol ? Leane pourrait t´apprendre et tu resterais avec elle.
Lyam me regarda et hocha la tête. Puis Garrett claqua la langue d´un air satisfait et m´adressa un clin d´oeil qui me fit rougir encore d´avantage. Lorsque je rentrai à la résidence avec Lyam, je me promis de ne plus jamais mentir au Maître...
- CHAPITRE 28 -
PAR SELESTRIELLE
La Résidence, ainsi était appelée l´aile de l´enceinte qui servait de dortoir aux jeunes apprentis, c´était de loin la plus sécuritaire et, bien que les explosions aient momentanément cessé au dehors, nous décidâmes de nous y installer. Je sortis dans la cour pour y pratiquer mon tir qui commençait à rouiller après tout ce temps passé sous la pluie. Bientôt, je vis sortir Garrett qui plongea dans le bassin et commença à faire des longueurs. Je n´avais pas idée qu´il nageait si bien, mais si la Ville restait si dangereuse, nul doute que j´allais devoir m´habituer à le voir faire des choses que je n´avais jamais vues.
Lorsque mes doigts me firent tant souffrir que je ne puis plus plier les doigts, je rangeai mon arc et pris le chemin des salles d´aisances pour mettre de l´eau froide dessus. Dans l´agora, j´entendais Lyam qui travaillait sur un je-ne-sais-quoi incompréhensible, la vie semblait avoir presque repris son cours dans ce fragile temps de répit entre les combats acharnés de la nuit.
Avec légèreté, je me rendis dans la bibliothèque principale, en me perdant bien sur une bonne douzaine de fois devant des passages à sens unique et des couloirs tous identiques. Décidée, je débarrassai les étagères des draps qui les recouvraient et petit à petit, la bibliothèque reprit un aspect normal, se dressant fièrement encore, comme des centenaires auparavant, la salle illuminée de vitraux qui projetaient des éclats de soleil bleutés, éblouissants de pureté dans la lumière de l´après-midi. Doucement, précautionneusement, je glissai mes doigts sur la reliure d´un livre doré et le fit glisser le long de l´étagère. Aucune inscription n´était visible sur la couverture, mais le livre criait un message secret et mystérieux. Je l´ouvris, lentement, pour me retrouver devant une page blanche comme neige. Surprise, je tournai la page, puis la suivante, puis l´autre, elle étaient toutes vides, effacées, mortes. L´encre s´était volatilisée.
Il ne me fallut pas beaucoup de temps pour découvrir que tous les livres de cette bibliothèque grandiose étaient vides. La vie avait quitté leurs pages depuis des années déjà, tout comme les gardiens leur enceinte comme la paix avait fui la ville un jour, sans dire au revoir.
Je m´effondrai sur le sol, sans les écritures, sans les gardiens, comment allions-nous retrouver cette paix perdue aux mains des factions de la Ville, comment? Un murmure de tissus derrière moi cria sa présence. Il était là, me regardant faire la découverte qu´il avait faite, 5 ans plus tôt dans cette même salle majestueuse. Sans dire un mot, nous rentrâmes à la résidence.
Lyam était enseveli sous une pile de livres ouverts, les pages étaient pleines cette fois. Il avait du aller les chercher dans les ruines de son ancienne boutique. Avec l´agitation des derniers jours, personne ne devait avoir pris la peine de ramasser les dégâts. Sous les décombres, les livres devaient être encore en bon état.
Nous mangeâmes dans l´agora alors que le soir tombait sur la Ville, plongeant les habitants dans un nouvel enfer de cris et de sang. Je guettais, bien malgré moi, Lyam du coin de l´œil. Je savais que tôt ou tard, il ferait la même découverte que moi un peu plus tôt dans la journée. J´étais toujours anéantie par cette constatation de notre impuissance face à la situation actuelle. Plus tard, les yeux tournés vers le plafond, je me mis à repenser à notre voyage et je failli m´étouffer avec mon idée. Courant dans tous les sens, je réveillai Lyam.
"Les Éternels, ils sont peut-être toujours là!!"
"Mais qu´est-ce que tu racontes Leane?"
"Tu sais, les oiseaux dans la Ville de verre!"
"Rendors-toi…"
"Suis-moi, allez debout."
Je traînai Lyam par la manche dans toute l´enceinte, dans la bibliothèque, au travers de la tapisserie mauve, en haut de la tour, juste à côté de la salle de l´œil qui n´y était plus d´ailleurs, puis finalement dans la pièce au grand balcon. Là, devant nous, aurait du se trouver un immense pont de verre qui se perdait dans les nuages, mais il n´y avait que le vide.
"Leane, on retourne nous coucher, j´en ai assez."
"Non, non, je te jure qu´il y avait un pont."
"C´est fini Leane."
Je plongeai mon regard dans la nuit à peine tombée. L´horizon s´étendait à l´infini sur la mer meurtrière et sur les petites maisons de la Ville. Lyam devait avoir raison. Je jetai un dernier regard dans le gouffre béant devant nous. Une formidable explosion éclata en plein StoneMarket. C´était le retour des incendies et de la guerre dans les rues en même temps que la nuit, mais dans le brouillard des nuages, les flammes illuminèrent un instant de trop une formation de cristal immense qui pointait dans les nuages. Lyam le vit, le pont, à une dizaine de mètres devant nous, il avait été brisé. À mes pieds, je ramassai un minuscule éclat de verre et les explosions éclairèrent la nuit.
Mouhahahaha!! ton tour Louise, j´espere pas avoir foutu tes idées à l´eau avec mes putains d´oiseaux 