" Est ce que la réussite, le progrès et tous les aspect négatifs que celà apporte avec, ne sont pas l´aboutissement, certes un peu exagérées et à grande échelle de cette " recherche du bonheur" qu´affectionne tant les philosophes des Lumières."
>> Parce que toi, t´es plus heureux qu´un bonobo ?
Permet moi d´en douter : plus on avance, et plus on sait. Mais la connaissance n´est que la définition de ce que l´on ne connait pas. En ouvrant le champs des connaissances, on ne fait qu´argandir l´horizon de notre ignorance. Ce que l´on sait c´est que l´on ne sait pas.
Bon, ca, c´est la base.
Mais justement, le bonheur, donc la pleinitude, se définit lorsqu´on est ´rempli´, sat, plein, et non lorsqu´on est un dixième plein et neuf dixiemes vide !
Ne rien savoir ( au sens propre : ne meme pas savoir ce que l´on ne sait pas) rends plein, car l´entité se suffit à elle meme.
Sans conscience de son ignorance, l´animal est heureux, ou en tout cas plus heureux que nous, car il ne sait pas ce qu´il manque. Tandis que nous savons ce qu´ils nous manque. Etplus nous cherchons à le remplir, plus le gouffre s´approfondit.
bon.
Maintenant, allons un peu plus loin :
Comme tu le dis, elliiiis, pour qu´il y ait des ´bons´, il faut aussi des ´méchants´.
C´est à dire qu´un adjectif n´existe par définition que par opposition à son contraire.
La gentillesse n´existe que parce que la méchanceté existe. Sinon nous n´en aurions pas conscience.
De ce fait, le bonheur n´existe que parce qu´existe le malheur.
Nous ne sommes heureux qu´en comparaison avec ceux que nous savons malheureux.
Donc les animaux ne sont pas heureux, puisqu´ils n´ont pas de points de comparaison avec notre civilisation.
Qualifier d´heureux, c´est typiquement humain, c´est de l´anthropocentrisme.
Nous avons créé nous-meme notre artificelle quete du bonheur en meme temps que nous nous sommes roulés dans notre malheur.
Plus nous croyons etre heureux, plus cela souligne l´écart qui est fait par définition avec le malheur des autres.
autrement dit, cette quete du bonheur est automatiquement destructrice.
Nous multiplions, en cherchant le bonheur, les raisons d´etre en douleur.
Nous ne faisons que complexifier la douleur, nous ne la réduisont pas.
Evidemment, je sais plus du tout ou je voulais en venir.
Je part rapidement sur un autre point qui me vient :
Tu dis elliiiis : " Bref, je trouve ça nul de mettre l´homme à part, en le maintenant pour unique responsable de ce qui se passe. Oui, mais peut être n´a t´il pas le choix."
>> le virus a-t-il le choix ?
Ce n´est pas parce nous n´avons pas le choix que l´on ne doit pas se rendre compte de ce que l´on est.
Bon, et puis merde : j´ai pas compris ou voulais en venir elliiiis =)